Ça s'appelle un enlèvement

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Korai Leskov
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MessageSujet: Ça s'appelle un enlèvement Dim 8 Jan - 21:44
...Mais peu importe. En arrivant sur Deimos Alexei eu un mauvais pressentiment et alla directement demander des comptes à ses hommes. Ceux-ci pourtant ne semblaient pas avoir quoique ce soit à signaler. Bizarre... Mais tout cela était bizarre remarque. Korai demandait de plus en plus de choses farfelues et lui ne savait jamais lui dire non. Le pire étant que ces "choses" se trouvaient toujours être utile au final mais elle ne lui expliquait pas, elle ne lui parlait plus. Il était obligé de se fier à ce qu'il savait d'elle et malheureusement son savoir avait une limite : elle évoluait, lui cachant davantage d'elle et l'empêchant de plus en plus de la comprendre. Bon sang il avait quoi ce type pour avoir attiré son attention ? Des petits nerveux tout juste bon à faire du transport il y en avait partout. Si elle avait voulu faire de l'intimidation il aurait pu s'en charger lui-même, mais non il fallait ramener ce type sur Phobos, au nez et à la figure de l'Aera Center.

Ils passèrent devant les restes de l'Ancien casino... Brûlé. L'Aera center s'était empressé de reconstruire un bâtiment similaire mais Alexei était certain que l'intérieur ne serait jamais le même. Ce seul moment d'égarement lui suffit pour être davantage irrité. Si elle avait exigé qu'il vienne lui-même alors qu'elle savait qu'il n'aimait pas venir ici à présent juste pour satisfaire sa peine et sa rancune, il risquait fort bien de lui tordre le cou une bonne fois pour toute, malgré ses promesses et sa fidélité à son égard. Il lui avait promis de la protéger des autres, pas de lui-même. L'équipe était en place et Alex monta donc avec un de ses hommes sur les toits pour surveiller l'opération d'en haut. Il lança le signal et attendait lorsqu'un bip retentit dans son oreillette. Il l'activa, continuant d'observer les rues le type apparut et ses hommes étaient près à le cerner, n'attendant que les ordres pour se rapprocher, et un second pour aller l'aborder.

- Alex... tu as trouvé ce que je te demandais ?

Une voix vibra dans son écouteur, annonçant lui télécharger un fichier enfin trouvé sur ce type. Bah tiens donc... il lui aurait fallut deux jours pour apprendre que les types de l'aurora spei n'avait pas que leurs cargaisons à cacher visiblement. Mais soit, ce vaisseau pour le moment ne l'intéressait pas. korai avait demandé qu'on lui amène cet homme et on venait de l'informer pour simplifier que quatres hommes lui tombant dessus ne suffiraient pas.

- Passes moi ça.

Il prit le fusil de son acolyte et y inséra une cartouche : une seule. pas une bleue, comme celles réputées sur mars mais une de celles bien de chez eux dans la mafia. il visa et tira, le tir fit mouche. Une sorte de rayon traversa le vide jusqu'à la cible, et la touchant, se propagea sur lui comme un ballon d'eau éclatant. Sauf que cette flaque était une arme électrique qui clouerait ce type au sol, le sonnerait et le paralyserait pendant un bon bout de temps. Le gars à côté de lui le regarda avec des yeux ronds mais alex n'expliqua même pas le pourquoi de son geste et redescendit. Ce type aurait surement été capable de faire front aux quatres hommes qu'il avait prévu. Ceci dit la mission n'avait pas changé et ses hommes s'étaient donc ensuite jeté sur lui déguisés en sécurité de Deimos pour l'emporter au plus vite. mission terminée... on rentrait au bercail : le nouveau.

_____________________

Korai avait les yeux vides à force d'observer le sol en songeant. Elle n'était pas entrain de penser comme une chef lorsqu'un nouveau prisonnier fut descendu dans la fausse. Ca ne l'intéressa pas jusqu'à enfin voir la tête du type. Sayole... Elle l'avait demandé il y avait plus de deux jours, Alexei en avait mit du temps... Elle releva ses yeux verts sur un escalier montant à l'une des premières passerelles sur les parois et entrevit à une bonne centaine de mètres son compagnon qui la fixait avant de s'en aller. oui, elle continuait de jouer dans la fausse. Elle ne le héla pas pour avoir fait son travail, il le lui devait... mais un sourire amusé franchit ses lèvres. Alexei boudait-il ? Ca en avait tout l'air en tout cas.

Vêtue comme une simple fille elle décida de jouer un peu avant. C'était son nouveau jeu préféré ça : se faire passer pour une personne moins dangereuse qu'elle ne l'était à présent. Visiblement ce type avait morflé durant le trajet. A tout les coups Alexei avait encore joué aux autorité et profité du voyage pour se calmer les nerfs à sa façon. c'était ce que les autorités faisaient en général le temps du voyage pour Phobos, peu importe... Des bruits de pas l'alertèrent, on venait par là. Hors de question que les autres prisonniers le trouvent tout de suite, elle voulait d'abord voir de ses propres yeux la personnalité de ce type, aussi le prit-elle par les épaules et le tira dans une galerie moins éclairée, d'une force qui ne semblait certes pas aller à une femme frêle comme elle. Peu importe... A peine avait-elle finit que les types passaient sans les remarquer. un danger en moins, ces gars auraient pu tout faire capoter en la reconnaissant. Elle patienta donc, assise non loin de ce type, songeuse. Contrebande de ses fesses, ce gars et surtout son vaisseau touchait à un secteur qui l'intéressait récemment. Le soucis étant qu'ils n'étaient pas les moins bon dans le domaine et sur le marché, loin de là. Alors ils leur barraient des opportunités... Pas très bon pour le commerce. mais elle verrait ça plus tard.

- Hey, t'es pas mort au moins ? Elle bouscula un peu du pied l'homme en question avant qu'un sifflement la fasse se raidir. Elle ne pourrait pas tuer cette bête et surveiller ce type en même temps. Surtout, elle n'était pas dans son costume de reine, la fille qu'elle s'amusait à jouer n'avait pas de dons. Mais debout !

elle le secoua, un peu crispée de devoir attendre qu'il se réveille pour s'échapper d'ici. Bien oui elle n’allait pas le trainer encore une fois, la créature aurait tôt fait de les rattraper.


Dernière édition par Korai Leskov le Lun 9 Jan - 1:56, édité 2 fois
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Sayole
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Lun 9 Jan - 0:02
Il venait de quitter Max, la jeune demoiselle qu’il avait malencontreusement rencontré quelques instants auparavant. Il marchait dans la rue, et sortit de nouveau son Pad, l’activant via son empreinte digitale puis le code d’activation. Il observa les données, le travail reprenait le dessus… Bon, il avait encore quatre heures devant lui pour rentrer à bord, et c’était largement suffisant. Il verrouilla de nouveau l’engin, et continua sa route…

Après tout, se passa très vite. Il n’eut pas le temps de réagir. Il violente décharge le frappe, dans le dos. La douleur le foudroya sur place, il tomba à genoux sans pouvoir rien y faire alors que chaque muscle de son corps se crispait, lui offrant une douleur inouïe. Il résista à peine quelques secondes avant de perdre connaissance puis plus rien…

Il se réveilla longtemps après, sans vraiment pouvoir dire combien. Il était dans un vaisseau, la sensation de l’espace était incomparable et donc facilement reconnaissable, même avec la tête dans le case. Ses tempes le faisaient souffrir le martyr… Il n’ouvrit pas les yeux tout de suite, essayant de comprendre ce qui lui arrivait… Il entendit des gars parler, visiblement intéressé par ses possessions. Il écouta plusieurs minutes avant de faire semblant d’enfin se réveiller. Il n’avait rien appris de probant, et devait donc essayer une nouvelle tactique. Ses geôliers lui souhaitèrent la bienvenue, de manière ironique, et le forcèrent à ouvrir son Pad en lui forçant la main. Mais lorsqu’ils lui demandèrent le mot de passe, il en donna un faut. L’effet fut immédiat, l’écran devint rouge, signalant l’effacement des données et le matériel se vida de toutes informations… Et visiblement ils n’apprécièrent pas du tout. Le premier coup de poing lui fit vriller le visage, il encaissa encore moins bien le deuxième, et perdit de nouveau connaissance au troisième.

Il se réveilla alors pour la deuxième fois. Cette fois si, ces liens avaient disparus, et il était allongé. Il sentit un pied le taper, et quelques mots qu’il ne distingua pas. Debout ? Il ouvrit les yeux. Sa tête lui tapait tout autant, et il sentait une partie de son visage engourdie… Il se redressa sur ses codes, les yeux encore un peu dans le vague. Il toucha son visage meurtri. Il avait une lèvre fendue, l’arcade droite dans le même état, et surement de belles traces. Il espérait juste qu’ils avaient arrêté de frapper une fois qu’il avait perdu connaissance. Il se releva en position assise, et toucha la moindre poche de son uniforme, à la recherche de tout et n’importe quoi. Rien… Ils lui avaient tout enlevé… D’un mouvement sec il releva sa manche droite, et regarda son avant-bras. Aucune trace de cicatrice, donc son implant était encore là, l’Aurora pourrait le localiser…

C’est alors qu’il regarda autour de lui. Des galeries, sombre et crasseuse, quelques poutres et des barreaux… Et… Une jeune femme. Il porta un regard étrange sur elle, visiblement étonné.


On est sur Phobos n’est-ce pas ?...

La réponse arrive et fut positive… Il soupira et entreprit de se redresser avec une légère grimace… Il souffla presque pour lui-même :

Et bien Max, j’espère que ta journée se finira mieux que la mienne…

Il ne voulait pas vraiment en parler, c’était juste sa manière de gérer le stress, une pointe d’humour. Sa journée avait mal commencé avec leur collision, et n’avait pas vraiment bien continué… La sienne finissait très mal, et il espérait qu’elle s’en sortait mieux que lui. Il commença son analyse, presque à voix haute :

Phobos dépend de Mars pas de la terre, donc je doute que ce soit mes vieilles histoires. Mais dans le même temps j’étais spécifiquement visé, et je ne suis pas passé par un procès… Soit c’est un vengeance, soit on me veut ici pour une raison précise… Faut que je mette la main sur la motivation de ma présence ici, après restera plus qu’à…

Il n’eut pas le temps de finir, un cri étrange se fit entendre un cri monstrueux. Il avait entendu les légendes sur ce lieu, sur ces bestioles qui s’occupaient de limiter la population du coin… A sa droite, il vit une grille rouillé. Il attrapa un barreau, tira dessus avec insistance et finit par un fer cassé un. Il le soupesa. Cela ne valait pas son couteau ou son bolter, mais c’était mieux que rien… La situation était simple, c’était une chasse, et il était la proie… Comme tout le monde ici, et c’était donc un jeu de survie… Le but n’était pas de courir vite, mais de courir plus vite que les autres… Un nouveau cri, plus proche. Visiblement la chose n’était pas loin. Il se tourna vers la jeune femme qui était encore à coté de lui.

J’aurai bien commencé par les présentations, mais je pense que l’on n’a pas le temps. Tu dois connaitre le coin, en tout cas, ça peut ne pas être pire que moi. Tu nous fais sortir d’ici ?

Il n’eut pas le temps d’avoir une réponse. Le monstre débarqua avec son immense mâchoire et ses ranges de dents qui claquèrent à a quelques centimètres de ses pieds. Le couple de circonstance prit ses jambes à son coup. Il détala, suivant la jeune femme autant qu’il ne pouvait. Il n’était pas encore totalement remit du traitement qu’on lui avait infligé. Il suivait dans sa course, essayant de passer là ou l’agilité de la jeune femme lui manquait. Dans le même temps il essayait d’observer, de comprendre. Le monstre était derrière eux, à quelques mètres. Il entendait son long corps racler contre les parois de pierre et de boue. D’un coup, une idée lui vint, les poutres étaient plus fine, rongée, vieilles, plus fragile… Il continua sa course et tenta un coup d’épaule dans la première qui céda facilement, mais le choque lui laissa échapper un crie de douleur. Continuant sa course, il continua arrivant sur la deuxième avec plus de conviction, grognant à l’impact. Elle craqua également. A la troisième, lorsqu’elle céda, elle entraina l’effondrement de la galerie derrière eux. Il ne pouvait dire si cela avait écrasé le monstre ou simplement bloqué le passage.

Les deux arrêtèrent leurs courses. SaYoLe se pencha en avant pour reprendre sa respiration. L’effort après avoir été ligoté aussi longtemps lui avait couté. Et son épaule était affreusement douloureuse… Il posa son regard sur elle, sa barre de fer toujours en main, l’observant. Quelque chose clochait mais il ne savait pas vraiment quoi. La jeune femme était assez réservée, et semblait pas sûr d’elle. Pourtant, ses prises d’appuis et sa manière de se mouvoir lors de leur fuite étaient stupéfiantes, comme si elle connaissait chaque pierre qu’elle avait touchée…


Ecoutes, je ne sais pas qui tu es, tu ne sais pas qui je suis, et je t’assure que je serai ravie de remédier à tout cela. Mais j’ai besoin de faire le point, et pour ça d’un endroit calme. Ya un truc comme ça ici ? Tu peux m’y conduire ?
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Korai Leskov
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Lun 9 Jan - 1:36
Korai acquiesça avant d'observer les roches des galeries.Ce qui avait pu le mettre sur la route ? Beaucoup d'élément. Peu de temps après elle cillait et contempler le type comme s'il avait donné une information capitale. Sauf que Max allait plus fréquemment à un garçon. Elle ne savait pas encore où Alexei avait trouvé ce type, connaissant sa sœur et si elle avait su que c'était sur Deimos elle aurait donné sa main au feu pour cela mais non. C'était trop large : une coïncidence rien de plus.En attendant elle commença à regarder autour d'elle histoire de trouver une sortie. On crevait de chaud dans la fausse, l'énergie des foreuse bien plus bas encore laissant échapper assez de chaleur et de vapeur pour ça. Sauf que certaines odeur remontaient elle aussi du coup et Korai qui était habituée à des odeurs tout de même plus délicate se faisait violence pour ne pas vomir. Dans tout les cas elle voyait deux chemins pour partir. Ca faisait combien de temps qu'elle était en bas ? Deux jours ? Ouaip, le temps qu'avait mit Alexei pour revenir. Normal qu'elle soit aussi crasseuse que les autres prisonniers, même ses cheveux étaient sales. Personne n'aurait pu la reconnaitre comme ça. Plaquant ses cheveux derrière son oreille, elle écoutait en même temps le gars analyser sa propre situation.

Franchement pas de quoi être fier, tout le monde dans le métier faisait ça ! Mauvaise joueuse ? pour une fois oui, cela l'aurait un peu amusé que ce type soit totalement perdu mais bon.

- Au lieu de rêvasser je pense qu'on a des soucis plus sérieux, là.

Elle se raidit en entendant un cri répondre à son information et se carapata un peu plus loin. Peu de temps après, du moins quand Sayole eut enfin finit de s'exciter sur son bout de métal, ils couraient. Et pour courir il n'y avait pas besoin d'éviter de montrer ses capacités. une bute de roches qui aurait prit trop de temps à être contournée, elle sauta par dessus à l'aide d'une main, retombant sur un pied pour continuer directement à courir. Sayole, elle ne savait pas ce qu'il avait fait. Le monstre par contre lui défonça la bute ce qui fit un retentissement pas possible. Sauf que bientôt elle entendit un grognement de douleur et se retourna d'un coup. Elle n'avait pas non plus envie de perdre celui qui l'amusait pour le moment et un léger courant d'air se forma autour d'elle... Pas besoin. En fait il s'en sortait même très bien. Elle se surprit à sourire mais se reprit vite alors qu'il se retournait pour foncer à la troisième poutre, ce qui fit s'effondrer la galerie... Sauf qu'à présent ils étaient coincés.

- Il est mort... ?

Une question anodine mais qu inquiétait autant la vraie Korai que le personnage effacé qu'elle s'entêtait à jouer. Presque muette, elle observa Sayole reprendre son souffle puis venir lui demander son aide. Ca n'allait pas, il avait raison de chercher la facilité mais elle, ça ne l'aidait pas. Elle l'observa, méfiante. Se doutait-il de quelque chose... ? Autant donner les informations à mi mot en somme.

- Ça fait des mois que je suis ici et si j'ai bien apprit quelque chose c'est à ne pas compter sur les autres. T'es mignon mais tu me donnes quoi en échange ? T'as rien...

Beuh quoi ? Elle aurait parfaitement eu le temps de lui faire les poches pendant qu'il dormait, non ? Elle attendit longuement avant de se masser la nuque, soupirer doucement les yeux clos et lui faire signe de la suivre. Là il fallut monter voir escalader pour rejoindre par un trou à peine assez grand pour que l'homme passe, le tunnel du dessus. Des cliquetis se faisaient entendre, des bruits assez étrange mais Korai ne s'en inquiéta pas : ils s'éloignaient et eux allaient en sens contraire. Elle rejoignit une bouche d'entrée (ou de sortie selon les points de vue) qui donnait pleine vue sur la fausse : une sorte de lieu en cercle plat et rond et dont l'espace vide à l'étage du dessous montait jusqu'à plusieurs centaines de mètres. C'était pour ça qu'on appelait ce lieu la fausse, et par ironie du sort elle se trouvait devant l'escalier même où Alexei avait fait descendre ce type. Sauf que depuis cet endroit si Sayole regardait bien il pouvait parfaitement comprendre que lors de leur course avec l'insecte aux trousses, Korai l'avait pas fait vraiment courir droit et peut-être même pas facilité la tâche du tout. Korai avait prit cela en compte, à lui à présent de s'en rendre compte ou pas. Elle le testait encore...

Montant à l'échelle elle l'aida ensuite à finir de monter non sans lui sourir doucement avant de se figer et d'aller se cacher derrière lui. Ça pouvait ressembler à n'importe quoi étant donné qu'une fille dans un lieu pareil se faisait aisément remarquer mais là c'était surtout que le type en question n'était pas un des hommes de Korai et plutôt de ceux à qui elle avait pété la tronche donc autant dire que non seulement il pouvait la reconnaitre mais aussi la balancer. Résultat depuis le dos de Sayole elle regarda ses pieds... Un peu figée. Sauf qu'aux insinuations douteuses du type sur le partage il avait du la repérer quand même. Peut-être pas reconnue vu que sa tête était cachée derrière le type mais là pour le coup elle était bien dans les emmerdes... Et dire qu'il aurait suffit d'une lame d'air... juste une ! Et il aurait arrêté de plaisanter avec le fait qu'elle se cache derrière quelqu'un. Tout le monde aurait fait ça en le connaissant rien qu'un peu, même les mecs !

- ...pervers.
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Sayole
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Lun 9 Jan - 12:02
Elle lui avait demandé si le monstre était mort. La question le surpris. Était-ce par envie d’en finir avec cette chose, ou une sorte de respect de l’animal ? Il ne chercha pas beaucoup plus loin, chacun avait sa manière de voir les choses. En guise de réponse, il haussa les épaules :

Peut-être, je n’en sais rien. En tout cas, il nous retrouvera pas par là…

Puis elle répondit à sa demande d’aide. Du moins si on pouvait appeler cela une réponse. Il la regarda un peu déconfit, étonné qu’elle le rembarre de la sorte après la petite course qu’ils venaient de faire. Beaucoup l’en aurait remercié au minimum, voire se seraient sentit redevable, mais elle, elle n’entrait dans aucune des deux catégories… Pourquoi ? Elle pensait ne pas avoir été en danger ? Soit elle était folle, soit elle était sûr d’elle, et donc devait avoir quelques choses de puissant… Cachant sa réflexion intérieure, il sourit :

Le fait que je n’ai rien sur moi qui brille, qui s’allume ou qui vaut de l’argent ne veut pas dire que je n’ai rien à offrir… Disons simplement que je pourrai t’être utile. Beaucoup de choses ont plus de valeur que de simples liasses de billets. Je pensais qu’étant ici, tu l’aurais compris…

Elle soupira, se toucha la nuque et finalement l’emmena avec lui. Derrière elle, avec maintenant cette allure plus calme, il observait sans cesse les alentours. La barre de fer qu’il avait encore dans la main se retrouve bloquée dans son dos, lui évitant d’avoir à la tenir tout en étant à portée de main. Encore une fois, dans sa tête il analysait la situation, sans pour autant comprendre ce qu’il faisait ici ! Son passé terrien dans l’armée lui aurait valu une exécution et pas un simple emprisonnement… Si c’était pour ses actes de contrebandes et de mercenariat, mais qu’il avait été attrapé par les autorités, il aurait eu un procès, ou au moins un simulacre de procès… Donc il s’agissait d’une vengeance, ou d’un objectif autre qui nécessitait sa présence ici…

Il sortit cela de ses pensées, de toute manière, il n’apprendrait rien de nouveau comme ça… Il lui fallait prendre le maximum de renseignement, et trouve un moyen de sortir d’ici. L’Aurora devait déjà être en route, il était sûr que Thais se lancerai à sa poursuite. La question était de savoir combien de temps il devait attendre avant de recevoir ce secours…
Bon, les gardes devaient gérer tout le haut de la prison, la partie administrative et la porte d’entrée… Mais avec ces monstres, ils ne doivent pas descendre… Donc il n’y a pas d’autorité ici, sauf que chaque lieu et chaque regroupement de personne a besoin d’un leader, aimé ou pas, mais quelqu’un prenait toujours le dessus sur la masse. Et cette personne-là devrait pouvoir l’aider…

Une nouvelle fois, il dut sortir de tout cela pour arriver à suivre la jeune femme. Elle passait par des endroits où lui devait faire un effort supplémentaire. Mais il suivit sans broncher. Il jura intérieurement, ces galeries étaient un véritable enfer. Non pas que l’odeur ou la promiscuité le gênait, il pouvait la supporter, mais il avait un mal fou à se repérer. Lui qui était habituer ou travée droite de son navire et aux espaces découverts, ces tunnels sinueux étaient incompréhensible.

Ils finirent par monter sur des échelles, s’élevant de la fosse. Au moins, il n’aurait pas à recroiser des monstres, et c’était sans doute aussi la réflexion de la jeune femme. Puis d’un coup, ils se retrouvèrent face à un homme. Crasseux, il avait néanmoins une musculature assez impressionnante. Il les interpella, et la jeune femme vint se cacher derrière lui. En temps normal, il aurait trouvé cela amusant, mais là, il y voyait plutôt un nouvel ennui. L’homme fit une remarque pas très classieuse sur la situation, lui demandant explicitement de lui prêter la demoiselle pour quelques minutes. Sayole l’observa sans broncher :


Et bien l’ami, loin de moi l’idée de vouloir jouer le preux chevalier servant, mais là tout de suite elle marche avec moi. Donc oublie l’idée.

L’homme visiblement pas habitué à ce qu’on lui dise non sortit son couteau. Un couteau en bon état, de fabrication militaire… Sayole sembla d’un coup absorbé. Mais ce n’était pas de la peur, de la simple analyse. Il souffla pour lui-même :

Ainsi donc, des produits rentrent quand même… Intéressant…

Il fit rouler son épaule douloureuse et mit un pied en arrière pour préserver un équilibre plus solide. Il leva alors la main, et fit signe à son adversaire de venir, dans un geste évident de provocation. L’homme s’emporta, et attaqua en premier, lame en avant. Sayole l’écarte de son bras en lui bloquant le poignet et lui donna un solide coup de poing sous le menton. Il recula sous le choc et tituba avant de revenir à l’assaut. SaYoLe esquiva et lui donna deux rapides coups, l’un dans la poitrine pour lui couper la respiration et l’autre à la tempe droite. Chaque coup était précis, net et sans bavure. Tout ce qu’il avait appris et mit en pratique dans les forces spéciales terrienne. Aucun de ses gestes n’était superflu, et chaque attaque visait à faire la plus mal possible. L’homme vacilla, surpris et sonné. Il en profita en se jetant en avant, attrapant le bras de l’homme pour lui tordre, ce qui eut pour effet de lui faire lâcher le couteau qui tombe au sol dans un bruit métallique. Dans la continuité de mouvement, il utilisa sa jambe pour le faucher et le faire tomber, le maintenant au sol par une clef de bras. Son adversaire hurla de douleur. Il força sa prise pour lui faire encore plus mal et se pencha pour lui souffler :

Qui c’est qui commande ici ?
Les gardes !
Non qui commande vraiment !
La mafia par l’intermédiaire de Korai !
Tu sais où le trouver ?
Non… Lâche-moi !
D’accord…


Il d’un mouvement sec il lui démit l’épaule. Le bruit de craquement fut assez désagréable. Mais il ne lui avait pas cassé le bras, juste démit. C’était douloureux, handicapant, mais pas définitif. Et il le mettait hors de combat pour les minutes à venir. Il se releva, abandonnant sa victime mais en prenant soin de mettre la main sur le couteau qu’il avait utilisé. Il le fit tourner entre ses doigts pour en vérifier l’équilibre, puis le rangea dans le fourreau qui était à son uniforme. Cela ne correspondait pas vraiment, mais il devrait s’en contenter. Il reporta son attention sur la jeune femme :

Tu peux me conduire à ce Korai ?

Alors qu’il venait de poser la question, quelque chose encore le frappa. Cet homme voulait la violer. Et il l’avait défendu. Pourtant, il ne lisait aucune peur en elle, ni même un semblant de gratitude… Alors que leur adversaire détalait, il continua de la regarder.

Je suis SaYoLe, et tu es ?...
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Korai Leskov
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Lun 9 Jan - 13:07
Elle releva son regard vers Sayole en l'entendant marmonner et sourit dans son dos avec amusement. Effectivement ça entrait et sortait... Les autorités de la prison contraints et forcés voir ayant été changé de personnel avaient dans l'obligation de laisser passer certains voyages. Ce que ce type ne savait pas c'était que niveau fort de sécurité, autant pour y entrer que pour en sortir Phobos était presque imprenable. Si ses comparses voulaient venir ils devraient très certainement venir en prisonnier et donc sans armes... Enfin. Korai savait que très certainement des fidèles du commandant se pointeraient, elle avait juste demandé à avoir du temps. C'est qu'elle avait un commerce à faire fonctionner et pas la moindre chance pour se rater au moins une fois. Si elle choisissait mal ses alliés c'était plus que sa peau qui était en jeu.

Le type lâcha son nom, ce qui la fit serrer les dents. Sauf que le type comprit visiblement mal et confondit avec un homme... Avant de démettre l'épaule du type. Entre ça et les clé de bras Korai était de façon très visible, surprise. Allons bon, Alexei avait oublié de lui faire circuler ce genre d'information. Bon même sans pouvoir elle savait toujours pouvoir se défendre contre un type pareil, ayant été performante bien avant de réagir au réactif. Néanmoins moins entre la barre en fer et le couteau Korai commença à se demander pourquoi les mâles dans ce genre de situation se paraient toujours à la guerre. Qu'ils étaient bêtes... Non là c'était la brune qui oubliait que le coup du monstre tout à l'heure ferait peur à n'importe qui. Lorsqu'elle l'observa, le type semblait commencer à comprendre. Elle affichait toujours un visage étonné et secoua la tête pour le remercier sincèrement... Bah oui elle n'aurait pas eu à lever la main sur une telle merde, rien que l'idée de toucher ce pervers l'aurait fait grimacer. Bon visiblement il voulait la rencontrer... ? Elle sourit doucement et pointa les hauteurs avant de se mettre à lui expliquer la situation, après tout il avait bien le droit à ça aux vue de ce qu'il avait fait. Et visiblement Alexei n'y était pas allé de main morte avec lui puisque Sayole continuait de remuer l'épaule.

- Désolée de briser tes espoirs mais les échelles nous séparent juste des galeries et donc des monstres ne sachant pas escalader des parois... Oh, si tu entend une alarme, tu cours. Ceux qui mènent cette prison sont en haut car ils ont des portes à leur cellules, ça les protège de bien des choses. Si on monte on a intérêt à être en haut avant celle-ci. ouais donc, en bas : la fausse, en haut : les geôles. Facile de s'orienter dans ce truc si on évite les galeries, non ?

C'était ironique. Par contre elle avait frémit en parlant des monstres qui arriveraient surement et pour cause : elle-même n'avait aucun pouvoir pour ordonner qu'on ne lâche pas ceux là. Similaires à des lézards en bien plus gros, ils avaient tendance à bouffer tout ce qui n'était pas dans les geôles justement. Pire encore, même ses lames d'air ne parvenaient pas à trancher correctement leur peau, elle était plus dure que le diamant. Oh ces monstres avaient été importés d'autre part mais quand elle lui disait qu'il faudrait courir c'était limite voler.

- Tu peux m'appeler Léna.

Pas vraiment un mensonge, surtout qu'elle n'avait pas dit que c'était son vrai prénom, juste qu'il pouvait l'appeler ainsi. Fidèle à elle-même elle jouait sur les mots. C'était une couverture qu'elle avait tellement utilisé autrefois qu'elle aurait très certainement réussi à vivre avec remarque... Suite à ce qu'il s'était passé elle ne chercha plus à cacher qu'elle savait en effet ce qu'il se passait ou bien qu'on la connaissait. libre à lui dans conclure qu'elle faisait partie des meneurs, en tout cas en la voyant, ceux qui bloquaient l'accès aux échelles et plateforme qu'il fallait monter pour monter jusqu'au geôles les laissèrent passer. Après quoi elle se mit à escalader à même la roche au lieu de passer par la première échelle : il y avait juste à voir son état pour comprendre pourquoi. Le reste fonctionnait et donc elle prit son temps pour faire un brin de causette.

- Ca te servira à quoi de rencontrer Korai ?

Elle l'attendit en haut d'un escalier en attendant sa réponse. il lui aurait été aisé de voler jusqu'en haut mais elle n'était pas certaine d'avoir assez de force pour le monter aussi. Puis bon, elle voulait se faire une idée de cet homme non ? Alors elle détacha un des liens de l’escalier. Elle su qu'il s'en était rendu compte lorsque celui-ci s'arrêta net de bouger : l'échelle ne bougeait pas non plus. Elle sourit amusée et ne chercha pas à défaire l'échelle davantage.

- Réponds ou je la détache complètement. Pourquoi es-tu ici ?

Elle souriait mais doucement, pas vraiment menaçante pour deux sous. Chassez le naturel, il revenait au galop... Mais il était normal qu'elle protège son supérieur, même si "il" était elle. A la limite elle aurait presque pu jouer ce jeu indéfiniment, après tout il n'avait pas à savoir le lien entre ceux qui l'avait amené ici et la mafia, non ? En attendant aux vue du vide en contrebas et de ce qu'il restait à monter sur l'échelle il avait tout intérêt à ce qu'elle ne finisse pas de détacher le lien. Elle attendit donc d'avoir une réponse plus ou moins correcte et haussa ensuite les épaules, remettant le lien en place. Histoire qu'il n'en profite pas pour monter et lui tordre le cou elle alla prestement à l'autre échelle, tout de même méfiante.
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Sayole
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Dim 15 Jan - 15:29
Elle lui avait indiqué les hauteurs, lui expliquant qu’il fallait continuer de monter, et prendre d’autres échelles. Pendant un moment il afficha un sourire. Il trouvait ça logique, depuis le début de l’humanité, les forts avaient toujours été en haut, laissant les autres dans les bas-fonds. De là était venue l’expression de l’ascension du pouvoir. Il se demanda même combien étaient mort en voulant monter ces échelles pour ses grades… Pourquoi ce lieu serai-il différent ?

Oui, si l’on veut. Moi je n’aime pas être trop confiné, l’aire libre me manque déjà… Mais je retiens, si y’a une sonnerie, il faut filer…

Puis elle lui donna son nom, Léna… Un peu cours, mais bon, après tout, avec son surnom qui lui faisait office d’identité depuis pas mal de temps, il ne pouvait pas vraiment dire grand-chose. Chacun avait besoin de cacher son identité, pour des raisons différentes, et puis cela pouvait très bien être son vrai prénom.

Puis ils partirent. Il la suivit docilement, de toute manière il n’avait pas vraiment le choix. Ils commencèrent leur ascension doucement, sans trop de difficulté. Ils délaissèrent même certaines fois les échelles pour la roche, un chemin moins facile et surtout plus sûr… Quelques instants plus tard, alors qu’il la suivait sur une échelle, profitant d’une belle vue sur son postérieur, elle l’interrogea sur les raisons qui le poussaient à voir Korai. Il ne répondit pas tout de suite, mais d’un coup, une vibration ébranla l’échelle, annonçant clairement qu’une attache avait été enlevée. Elle l’interrogea de nouveau. Il posa un regard froid sur elle, essayant de comprendre, avant de répondre d’une manière sèche, sans peur, mais avec une colère froide :


Qu’est-ce que tu crois ? Tu ne m’as pas écouté ? Je ne sais pas ce que je fais ici, et la seule personne qui peut avoir des informations c’est lui. Je doute que la personne qui dirige ce lieu ne soit pas au courant de ce genre de chose ! Maintenant arrêtes de jouer et refixe cette putin d’échelle.

Elle refixa les attaches de faire, et il reprit sa montée. Elle avait pris de l’avance, évitant de se retrouver à la même passerelle que lui, plutôt prévoyante. Il regardait le corps sublime qui montait avec élégance de ses yeux claire, avec un regard qui en disait long sur la confiance qu’il lui accordait maintenant. Beaucoup de choses commençaient à être curieuse, et cela ne lui plaisait pas… Il attrapa la barre de fer et le couteau, et attacha les deux ensembles, en faisant une sorte de petite lance. Si elle recommençait, elle se prendra se javelot improviser entre ses deux petits yeux… Il n’avait pas apprécié, pas apprécié du tout, mais il n’avait pas tellement le choix, elle était son seul guide possible…

Ils continuèrent de monter, sans nouvel incident, passant par des passerelles où ils croisèrent du monde. A chaque fois, personne ne l’arrêta où ne lui dit quoi que ce soit, mais tous l’observaient. Visiblement, le fait que cette Léna le précède suffisait comme laissez-passer. Ils continuèrent, et il la rattrapait même, montant la même échelle qu’elle à une distance raisonnable. Alors qu’il passait une nouvelle passerelle qui donnait sur une galerie de cellule où se trouvaient quelques personnes, il s’arrêta, bloquant le pied sur le premier barreau de l’échelle…

Cette voix, il connaissait cette voix.. Il tourna son regard, et vu un groupe des trois prisonnier en train de parler. Et c’est la voix de celui qui lui tournait le dos qui le faisait tiquer… Il ne l’avait pas oublié…
Il était ligoté et les yeux bandés, mais il n’avait pas pu oublier la voix de celui à qui il devait ces hématomes sur le visage. Lâchant les barreaux, il se dirigea vers lui, la colère encore dans les tripes. Le jeune homme ne le vit pas venir. Sayole l’attrapa pas les épaules pour le tourner vers lui, et lui décocha un coup de boule magistrale qui l’envoya immédiatement au sol, le nez en sang, et quasiment assommé… Les hommes avait qui il discutait le regardaient étonné.


Moins facilement maintenant que je n’ai plus les mains liés dans le dos hein ?!

Comme son adversaire n’était visiblement pas prêt de se relever, Sayole tourna les talons, et vit Léna le regarder. Il était en colère, même après avoir pu se défouler. Il attrapa les barreaux de l’échelle, et lui fit signe de continuer de monter.

Je pense que ce Korai va avoir deux ou trois petites choses à m’expliquer…

En effet, la déduction était logique. Ce prisonnier faisait partit de ses ravisseurs, donc c’était Korai qui l’avait fait venir ici… Par contre la raison… Alors qu’ils continuaient de monter, l’alarme retentit. Il prit en main sa lance improvisé, et accéléra l’allure… Il n’aimait pas ça…
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Korai Leskov
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Dim 15 Jan - 18:09
Mauvais joueur, mauvais perdant. Il n'y avait rien de pire que quelqu'un ne supportant pas les choses qu'il ne calculait pas : la preuve se type râlait parce qu'elle avait attenté à sa vie... hoeh, dans ce monde il fallait savoir s'adapter et jouer des risques , hein ? Soupirant elle remit tout de même l'attache et continua.

- Ne m'en veux pas, je surveille mes arrières, après tout je ne sais pas qui j'amène en haut pour le moment.

Et lui non plus mais c'était voulu pour le coup. Tout en grimpant, elle continua de parler un peu, par jeu, par envie d'emmerder et parce qu'au pire ça testerait l'endurance de ce gars aux blablas un peu chiants. La seule fois où elle eut ensuite une interruption fut lorsque l'échelle arrêta de frémir. Elle vit alors Sayole se diriger à grand pas vers un type et redescendit pour mieux voir. Le coup fut assez fracassant pour la faire sourire, assez amusée par la répartie. Bon au moins s'il n'était pas bon joueur avait-il de quoi amuser la galerie : surtout elle qui aimait tant observer de loin. Ceci dit cela fait de lui dans sa tête quelqu'un d'extrêmement régulier. Aux vue de son manque d'entrain avec le coup de l'échelle, il n'était peut-être même pas certain qu'il accepte le trafic qu'elle voulait lui proposer... Le "sinon" avec elle était connu, mais logiquement personne n'aurait refusé. Bref..; elle verrait ça plus tard.

Korai s'arrêta néanmoins de sourire quand il la contempla et comme prise sur le fait remonta vite fait l'échelle : une petite curieuse, voilà ce qu'elle était. Elle parlerait néanmoins de ses nouvelles recrues à Alexei. Sayole avait bien fait selon Korai, même si maintenant elle ne savait pas comment il prendrait la nouvelle que c'était elle, Korai. Bon elle saurait s'en dépêtre comem à chaque fois mais elle savait aussi qu'ils avaient besoin d'urgence de contrebandiers fiables. Et le soucis c'est que d'une Sayole et son équipe portaient préjudice aux marchés en cour sur Mars mais en plus étaient visiblement actuellement les plus... "adéquats" pour ce genre de travail. Donc oui ça l'ennuierait peut-être d'avoir à le tuer pour cacher ce qu'il se tramait. Elle ne voulait pas en arriver là et normalement l'offre devait suffire mais si elle ne rechignait pas à tuer à ses yeux tout ça semblerait dommage.

Le reste se passa sans encombre, néanmoins l'alarme retentit et d'un coup elle accéléra, dépassant une ligne de trou de plus d'un mètre de diamètre, tous espacés de plusieurs dizaines. mais dans tous un bruit de coulissement se faisait entendre. Ces lézards chassaient ce qu'il y avait sous eux comme si d'instinct ils préféraient voir de dessous leur proie que de dessus. Dans tout les cas elle eut beau se dépêcher, la prochaine ligne de ces trous était à même distance de la prochaine plateforme qu'eux. La brune essaya quand même d'accélérer mais trois têtes apparurent bientôt de ces trous dans la roche et là elle blêmit très fermement. Si l'alarme était audible, les cris de frayeurs stimulants, les hurlements de ceux attrapés par ces choses prouvaient l'efficacité de ce stratagème pour réguler les prisonniers.

- Bande d'enfoirés...

ils y avaient le droit deux à trois fois par jour, des fois quatre. Elle savait ces créatures plus rapide qu'elle et en voyant deux lui foncer dessus n'hésita pas et se jeta en arrière dans le vide : même ainsi ces bestioles étaient à même vitesse ce qui donnait une idée de leur dangerosité et pourquoi ces bêtes préféraient descendre que monter. La brune attrapa Sayole de sorte à le faire dégringoler aussi et projeta du vent avec assez de force pour les éloigner des parois au moment même où l'une d'elle tentait de refermer sa mâchoire sur eux. Tombant dans le vide elle tenta de l'agripper comme elle pouvait et les enveloppa d'une sphère venteuse qui leur fit comme une sorte de sol, assez du moins pour remonter très vite vers les hauteur. Là dessus elle n'y alla pas par quatre chemin, remonta directement dans sa geôle quitte à mal calculer l'atterrissage.

Évidement c'est ce qui arriva étant donné que le vent était un élément trop volatile. Repoussant comme elle pouvait Sayole et son poids d'homme qui à cause de la chute était vautré sur son ventre, elle parti débloquer la manivelle. A temps visiblement : l'une de ces bêtes passait sur les barreaux pour descendre rejoindre les autres... La grille se referma d'un coup sec, empêchant le lézard de passer ou de regarder ce qu'il y avait dans ce trou. Ils avaient eu du bol. Mais c'était monnaie courante avec korai, elle aimait prendre des risques. Pour se calmer elle s'éloigna de la grille et alla s'asseoir sur un des bancs de la salle.Les courants d'air se faisaient nombreux dans cette geôle, trahissant les trous pour passer dans les autres.

- Vivement qu'on se tire d'ici.

Murmura-t-elle avec un accent slave assez prononcé cette fois. Elle ne se cachait plus et son regard se durcit en se posant sur l'homme qu'elle avait sauvé. oh elle avait fait ça parce qu'elle devait traiter avec lui, peut-être aussi parce que contrairement à certains autre ici elle ne le voyait pas pour le moment comme un boulet : peu importe... Oui ça avait été instinctif mais elle devait arrêter de faire ça, elle s'était trop fait avoir avant. L'alarme cessa et les lézards avec leur paquets remontèrent chacun dans leur trou. Sauf un... il resta sur la grille, à les contempler et tenter de passer son museau. Elle n'y alla pas par quatre chemin et réessaya une lame d'air. Là encore même sur leur ventre cela sembla faire mal à cette bête, entailla la grille mais sinon rien. Elle enrageait mais oui elle ne pouvait rien contre ces bestioles. Celle-ci néanmoins après le coup parti en vitesse, laissant Korai marmonner contre son manque de force : elle était positive selon les données du doc... pas négative.

- Une question. A ton avis, pourquoi un chef de mafia te ferait amener ici sans te tuer ?

Accent et indice. Elle en disait beaucoup mais c'était fait exprès. Malheureusement ces lézards avaient écourté son petit jeu et elle n'était tout bonnement pas capable de savoir s'il serait fiable ou non. Merci les geôliers, merci !


Dernière édition par Korai Leskov le Sam 4 Fév - 23:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Mer 18 Jan - 1:48
L’alarme lui gueulait dans les oreilles alors qu’il accélérait comme sa partenaire de circonstance la montée. Les barreaux lui semblaient bien plus frêles alors qu’il les utilisait plus rapidement, plus rudement. Sans compter le bruit métallique de sa propre lance qui cognait fer contre fer. Il entendait les bruits de crie, de pas précipité, de porte et de grille que l’on fermait. Bref, tout le monde semblait se faire la male. Visiblement, elle n’avait pas blagué en l’avertissant sur cette situation…

Pourquoi il leva les yeux, il ne savait pas. Une intuition peut-être, l’envie de voir ou était Léna surement… Mais il vit ces trois espèces de lézard surgir d’un trou dans le mur. Tous deux s’arrêtèrent, et il regarda en bas, à la recherche d’une porte de sortie. Tout ça pour voir d’autre bestiole apparaitre, percevant même les cris de prisonnier visiblement pas assez rapide ou piégé. Tout cela faisait froid dans le dos. C’était un soldat, il était fait pour le combat, pour mettre sa vie en jeux dans les conditions extrême… Mais il combattait contre un adversaire connue, dans des paramètres acceptable… Pas contre des monstres comme ceux-là, avec un terrain dont il n’avait aucune idée des dangers et des pièges…

Il eut a peine le temps de relever les yeux quand la jeune femme l’agrippa et l’envoya dans la vide avec lui pour échapper à une bête. Pourquoi il avait lâché prise, aucune idée. Il ne le savait pas. Mais heureusement qu’il n’avait pas résisté, car une imposante mâchoire. La chute était impressionnante dans le tube que formait cette partie de la prison. Pendant un instant, il se rappela même les sauts en parachute qu’il avait effectué lors de certaines missions. Alors qu’il fermer les yeux pour se préparer à la chute et à sa mort, il sentit la brune l’agripper et d’un coup, une chose étrange se passa. Il n’eut pas le temps de lâcher un crie, une question ou faire quoi que ce soit. Il se retrouva entrainer vers le ciel. Un malaise le saisit. C’était quelque chose de pas naturel, de désagréable. Ou était les vitres et la ferraille qui l’entourait lorsqu’une sensation semblable le prenait. Nul part, il n’était pas dans un planeur. Ils allèrent de plus en plus vite et furent projeter d’un coup dans une cellule. Il se retrouva allonger sur elle, le souffle coupé.

Elle n’eut pas a le pousser, il roula sur le côté pour se dégager. Bien que la contact d’un corps féminin ne lui déplaisait pas, ce n’était ni l’heure ni le moment, et encore moins avec une fille qui venait de le menacer de mort… Pourtant elle lui avait sauvé la vie. Elle verrouilla la cellule et le monstre se retrouva hors de portée de ses proies. SaYoLe lui avait encore son espèce de lance à la main, arme bien futile s’il en ait en regardant ce qui venait de leur arriver. Reprenant sa respiration il observa même cette Léna lancer une espèce de lame d’air qui entama bien plus la cellule que le monstre derrière, mais cela avait au moins eut le mérite de le faire fuir.

Il la regarda de haut en bas. Sa voix avait changé, on attitude aussi. Sans compter qu’elle venait de montrer un don, et qui était bien supérieur à celui de Thais. Elle était redoutable, bien plus qu’elle l’avait montré de prime abord… Il n’aimait pas ça, trop de choses clochaient… Elle lui posa alors une question, ce qui fit sourire le capitaine.

Tu veux avoir le file de ma réflexion hein ?..
Et bien, visiblement, c’est ce fameux chef de la Mafia qui m’a fait venir effectivement, c’est le type que j’ai couché qui m’a mis sur la voix…
Après, la suite est logique… Si j’avais fait quelques choses qui ne lui plaisaient pas, c’est une balle ou un laser qui m’aurait fauché à Deimos, et pas un rayon paralyseur… Si cela avait été plus personnel, je serai déjà en train de souffrir et pas en train de gambader…
Donc j’en conclu qu’il attend quelques chose de moi, et quelque chose qui justifiait mon enlèvement visiblement…


Il leva ses yeux vers elle. Il aurait tellement voulu une clope histoire de pouvoir se détendre. L’adrénaline retombait, et la fatigue aussi, ces dernières heures n’avaient pas été de tout repos…

Mais tu devrais pouvoir me dire à quoi m’attendre non ? N’est-ce pas … ? Comme tu as dit-t’appeler déjà ?

Il le savait parfaitement, mais il avait un soupçon qui était de plus en plus persistant, et il lui offrait une occasion de repartir sur de nouvelles bases…
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Korai Leskov
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Mer 18 Jan - 15:53
- Je t'avais dit qu'il valait mieux grimper au plus vite.

Murmura-t-elle de son accent slave, ne le dissimulant plus du tout. Ses yeux verts observaient sa proie avec cynisme tandis que la belle restait assise sur son banc, patientant. Elle s'était montrée, s'était dévoilée... Du moins pour elle était-ce le cas rien que du fait d'avoir utilisé son don. Son corps s'étira félinement tandis qu'elle songeait à évaluer la situation. Le propos de Sayole étaient perspicace mais elle avait bien comprit depuis longtemps qu'il avait de la jugeote : plus que certains de ses hommes... Ouais mais bon elle refaisait la mafia elle ne pouvait pas demander du personnel compétent pour le moment... Et elle sourit au "quelque chose". Cette chose était dans le ciel d'Echo et était loin d'avoir aussi peu d'importance que semblait l'imaginer l'homme en face d'elle. S'il savait...

Néanmoins la question qui lui fut retourné la fit hausser un sourcil. Comprenait-il donc que quelque chose clochait ? Visiblement oui, assez du moins pour lui redemander son nom. Sauf qu'il lui avait prouvé avoir de la réflexion donc logiquement il n'avait pas oublié. Elle sourit et finit par se lever, s'avançant de lui avant de le défier du regard. S'l avait comprit qu'elle était faussée il ne semblait pas encore comprendre à quel point.

- Korai Alina Léna Leskov. Je crois que tu surestimes les hommes d'ici : ils se laissent dominer par une femme.

La pique était voulue et elle ne chercha pas à l'approcher plus, tournant la tête pour vérifier le calme revenu de Phobos. Quelqu'un gémissait plus bas, surement un blessé... La seule chose qu'elle fit fut d'aller voir par curiosité entre les barreaux de sa grille pour savoir de qui il s'agissait, puis revint à lui, bras croisés.

- Il est étrange que tu n'en sache pas plus sur la mafia régissant sur Mars et ses deux lunes alors que tu joue toi et ton petit vaisseau entre nos pattes.

Non elle n'allait pas y aller par quatre chemin, plus maintenant. Se déplaçant encore elle alla chercher sous le banc un reste de paquet de clope et grimaça, il ne lui en restait pas des masses: Alex allait devoir lui en rapporter la prochaine fois qu'il irait jouer les gorilles, lui et ses hommes inexpérimentés. Elle s'alluma la sienne avant de lui envoyer paquet et briquet sans chercher à savoir s'il fumait ou non : son petit jeu avait mal fonctionné, elle était donc agacée voir passablement irritée.

- Il se trouve que toi et ton rafiot êtes arrivé au mauvais endroit... pour travailler au mauvais moment. Murmura-t-elle en relevant ses yeux verts sur lui. Pas de chance, vous êtes les plus repérables sur le marché à l'heure actuelle... Et je déteste qu'on me vole la vedette. Son regard se fit glacial, acéré alors qu'elle souriait presque par jeu. Sayole ne savait pas à quel point il s'était mit dans le pétrin à faire son boulot correctement. Quand on commence un travail... "Sayole". On essaie d'en apprendre un peu plus sur les marchés actifs. En ce moment autour de Mars il y a deux forces : celle de l'Aera et la mienne.

L'intimider ? Ça marcherait réellement avec ce type d'homme !? Elle en doutait. Ceci dit il semblait sérieux et prendre des risque était ce qu'elle aimait alors au lieu de se prendre la tête à le laminer jusqu'à ce qu'il s'en aille du marché elle préférait encore parvenir à... passer une sorte d'accord ? Ouaip, surement.

- Ce conflit est plus dangereux qu'il n'y parait... Et j'y porte un intérêt personnel. Elle haussa un sourcil et grimaça, preuve qu'elle n'en dirait pas plus là dessus. Toujours est-il que j'ai du reprendre le flambeau familial et que je suis devenue un brin sadique et irritable. Alors ton petit commerce qui commence à nous mettre des bâtons dans les roues en polluant notre sauve-conduit m'agace énormément.

Elle le contempla, cherchant à voir ses réactions. Enfantine et simplette, elle passait rapidement au calme et à la maturité, prouvant là encore qu'elle s'amusait changer son caractère pour éviter qu'on la comprenne elle-même. hormis l'accident sur Deimos qui aurait irrité n'importe qui rien donc ne transparaissait pour le moment.

- Mon père t'aurait... comment Alexei dit ? Ah. "Éclaté la tête contre le damier" pour ce genre de petit jeu mais je ne suis pas mon père... Alors je préfère t'avoir avec moi plutôt que contre moi. Le trafic de contrebande que j'organise est trop connu encore de l'Aera et nous mettons du temps pour éliminer les espions qu'ils ont mit parmis nous... il en reste peu mais pour ce genre de... tracts j'ai besoin de fiabilité. C'est pourquoi j'ai envoyé Alexei te chercher... Tu auras pu faire la connaissance de ses nouveaux hommes de mains, ils sont malheureusement encore bien mal éduqué.

Un temps de silence et elle continua :

- Nous ne pouvions prendre le risque que vous refusiez une "invitation"... ou que tu envoies un remplaçant. Ceci étant ces hommes n'auraient jamais du te frapper et je m'excuse pour les désagréments... Enfin il reste l'histoire de la montée. Normalement elle aurait du durer plus longtemps et il y a eu pas mal de désagréments en cour de route. je voulais me faire une idée de toi avant de te parler, et la seule chose que j'ai réussi à apprendre c'est que tu protégeais les filles si tu en avais besoin et avait un sacré bon coup de boule. Autant dire pas grand chose... mais soit ! c'est de bonne guère.

Là dessus elle se tut enfin, le laissant examiner les informations. Quand à elle, la brune finissait sa cigarette en le contemplant, attendant visiblement ses réactions. une voix la hélait, attendant visiblement qu'elle lui ouvre mais pour le moment la reine des damnés attendait la réaction de Sayole pour parvenir enfin à savoir si elle devait continuer ou pas... Finalement la clope finit elle la laissa finir de se consumer sur le sol et l'observa, totalement détendue à présent. Néanmoins elle restant aux aguets, n'essayant plus de se montrer "normale", "fragile" ou même "caractérielle"... Elle avait abandonné celle qu'elle était à la mort de son père et était prêt à tout pour éliminer l'Aera Center.

- Le choix est simple : les neutres n'existent pas; Soit tu travaille avec moi, soit tu fonctionne contre moi. je n'ai pas le luxe de pourvoir faire des écarts en ce moment. Je peux juste te dire que tu aurais toi-même gros à gagner en acceptant de me suivre.

Et sa reconnaissance, mais bon elle était trop fière pour en parler de cela. Elle et son accent se turent donc définitivement, attendant une réponse. Elle ne pouvait visiblement pas en dire plus pour le moment.

[Thais peut commencer à faire du grabuge si elle veut ^^ °a condensé tout dans un rp **°]


Dernière édition par Korai Leskov le Jeu 19 Jan - 17:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Jeu 19 Jan - 10:29
La remarque de la jeune femme lui tira un sourire ironique. En effet, il fallait monter vite, très vite. Ces bestioles étaient sans doute le moyen d’éviter tout surpeuplement de la prison, et aussi un moyen d’amusement pour les autorités en place. Il avait entendu ce genre de rumeurs sur cette prison et ce qui s’y déroulait, mais considérait bien plus cela comme un mythe et un moyen de dissimuler les assassinats entre prisonnier ou des excès de zèle des gardiens.

Elle avait repris un accent, un accent qu’il n’avait pas remarqué auparavant. Encore un truc qui clochait. Il la dévisageait lorsqu’il donna son nom, son vrai nom. Il laissa échapper un petit éclat de rire, autant sous la surprise que sous l’ironie de la situation. Ainsi donc c’était elle ? Elle qui s’amusait depuis tout à l’heure à l’observer, à la tester… Pas étonnant que tout le monde la laissait passer. Et son erreur sur son identité donnait un petit coté comique à la situation. Elle enchaina en parlant des hommes d’ici qui se laissaient gouverner par une femme. Elle lui fit alors penser à Thais, et il répondit dans un sourire.


Le sexe importe peu. Pour diriger, il suffit d’inspirer le respect et une certaine dose de crainte. Voilà comment l’on devient un leader, et si j’en crois ce que j’ai vu, vous possédez les deux. Et puis être une femme à ses avantages…

Le sous-entendu sur sa capacité de séduction n’était ni une insulte, ni un compliment, juste une simple observation. Le regard que portait un homme sur une femme était toujours différent, et la séduction était souvent utiliser dans des négociations… Il n’effaça pas son sourire pour rajouter.

Par contre chez vous, pour tester les gens, vous n’y aller pas avec le dos de la culière. C’était peut-être même un peu trop non ?

Une touche d’humour, la seule arme qu’il lui restait ici. Même s’il parvenait à la tuer, ce qui était loin d’être évident avec le don qu’elle avait montré, sortir d’ici serai presque impossible. Sans compter que s’ils avaient pu le faire entrer si facilement, des gardes au-dessus devaient être à sa botte. Elle le lança alors sur le sujet de sa connaissance de la mafia tout en se cherchant des cigarettes. Et de lui lancer le paquet. Il répondit calmement tout en s’en allumant une. Il s’amusa à l’idée que ces cigarettes auraient pu un jour passer par ses soutes. Ce n’était pas sa marque favorite, mais une clope était une clope, surtout dans ce genre de situation.

Je ne m’intéresse pas aux forces en présence. Si je devais m’en soucier, je devrai faire attention aux commerçants officiels, aux autorités, à l’Area, à la mafia et aux diverses petits trafiquant qui réclament des zones ou des commerces comme étant les leurs. Ces luttes de pouvoir ne m’intéressent pas. Je prends l’argent là où il se trouve, c’est tout…

Tout en terminant sa phrase, il lui renvoya le paquet de cigarette d’une geste fluide. Elle commença alors, mêlant menace diffuses mais aussi flatterie, ce qui lui tira tantôt un sourire sincère, tantôt un sourire ironique. La situation en elle-même ne l’était-elle pas ? Autant quant à « l’invitation » qu’il avait reçue, que sur la manière dont les choses se déroulaient. Elle avait parfaitement exposé la situation, aussi il ne trouva rien à redire, et encore moins de quoi l’interrompre. Il se contenta de fumer tranquillement sa cigarette tout en l’observant. Alors qu’elle terminait, il entendit une voix l’appeler, mais comme elle n’y prêta pas attention, il en fit de même. Il souffla doucement sa fumée, murissant sa réponse. Sa voix s’éleva alors, calme et fluide alors que ses yeux claires l’observaient.

Alors dans ce cas, j’ai le regret de te dire que nous avons un problème tous les deux. Tout d’abord, je te suis devenue inutile à partir du moment où tu m’as fait enlever. Mes consignes sont claire, si je disparais, ma seconde prend simplement ma place, et la vie suit son cours. Tu n’es pas la seule à avoir un passé qui te colle aux fesses aussi belle soient-elles.

Un compliment caché derrière une petite pique. C’était sa manière de faire, mais aussi de la tester à son tour. Il voulait voir ce qu’elle acceptait et n’acceptait pas, et ainsi pouvoir évaluer ce que représentait l’Aurora pour elle. Il enchaina sans lui laisser le temps de réagir.

Ensuite, contrairement à ta mafia qui met en avant l’organisation au détriment de ses hommes, mon vaisseau fonctionne différemment. Ma priorité est et restera mon équipage. Et je refuse de le soumettre à une autorité quelconque, quelle qu’elle soit, et quoi qu’il m’en coute.

Il se mettait en de sales draps en disant ce genre de chose. Il était suffisamment en courant des agissements des mafias pour savoir que quelqu’un qui en savait trop et qui n’était pas utile disparaissait rapidement. Mais il préférait être clair, et le fait qu’il soit prêt à se sacrifier lui donnait un avantage dans les négociations. Il écarte les bras comme pour se montrer vulnérable et continua.

Néanmoins, si vous me faites sortir d’ici avec un accord, je peux retrouver mon navire et reprendre les commandes avec l’accord que nous aurons trouvé ici…

Et voilà, les cartes étaient sur la table. Il était d’accord pour négocier, mais s’il n’aimait pas ce qu’on lui proposait ou plutôt lui forçait, il préférait refuser et mourir ici. Paradoxalement, il était le mieux placer pour négocier, mais il était également celui qui pouvait perdre le plus.

Soyons claire. Je ne me soumets pas à votre autorité, ni à une taxe quelconque. Je garde ma liberté de choix et mon libre arbitre.
Par contre, je suis enclin à refuser toute transaction avec l’Aera et à privilégier des missions qui vous concerne, tant qu’elles sont bien rémunérées… Une sorte de partenariat diront nous…


Cela ne l’engageait à pas grand-chose, surtout qu’il évitait déjà l’Aera comme la peste… Mais ça, elle n’était pas sensé le savoir…


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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Sam 4 Fév - 23:19
Un café, quelques rires… Thais était assise dans le fauteuil du capitaine, légèrement affalé, pied croisé sur le sol, en compagnie de quelques hommes et femmes avec qui elle partageait un moment de calme. Elle aimait s'installer la quand Sayole était en mission. Non qu'elle ait eut des prétentions à devenir Capitaine mais c'était comme une manière de prendre à son tour en charge le vaisseau, de veiller sur ses ouailles…

    "Et tu crois qu'il va le faire?"
    "Il en serait bien capable ce con…"
    "J'en suis pas si sûr tu sais…"


Quelques paris pris sur certaines actions, rien de bien méchant, c'était bon enfant. Thais souriait en les écoutants. Soudain, une alarme retentit, et l'écran bleuté qui se tenait face d'elle vira soudain en rouge, alors qu'une image tridimensionnelle de Sayole apparut, suivit d'un transfert de donné immédiat. La conversation se coupa directement, alors qu'elle bondissait sur ses pieds pour rejoindre l'écran, cherchant les informations complémentaires à ce transfert.

Deimos, un petit chargement sans importance. Voilà ce qu'aurait dut être cette mission. Le Pad avait apparemment été activé par l'empreinte digitale du Capitaine, mais le mot de passe avait été faussé. Il ne pouvait s'agir d'une erreur. Il y avait un problème.

    "Qu'est-ce qu'il se passe?"
    "Je ne sais pas encore. Va me chercher Braag et Dan."


L'homme sorti précipitamment alors qu'Hanna s'approchait d'elle pour consulter l'écran.

    "Sort moi le scan de la planète. Je veux savoir où il est."


La femme s'éloigna, rejoignant son propre poste alors que les deux hommes entraient, demandant ce qu'il se passait.

    "Il n'est nulle part."
    "Braag, Dan, je veux que vous vous branchiez sur les caméras de Deimos. Epluchez les enregistrements transmis par le PAD. Je veux savoir où il était, avec qui et pourquoi."


Le visage de Thais avait largement perdu son sourire. Elle jeta un œil au siège du capitaine, dans lequel elle était assise quelques secondes auparavant. Elle n'avait jamais été aussi prête de le voir lui revenir. Elle serra les dents. Les ordres étaient clairs. En cas de disparition du Capitaine, elle prenait le contrôle du vaisseau et assuraient leur sécurité en priorité. Quelques codes tapés sur le clavier holographique et une fréquence cardiaque apparut à l'écran. Elle se retourna vers Hanna, qui semblait tout aussi soucieuse sur sa console, occupé à balayer la planète de long en large, comme si elle avait pu passer à côté de quelque chose.

    "J'ai activé son émetteur. Retrouve le moi."


Thais était contracté, la situation générait un inconfort particulier. Reculant un instant, elle attrapa son gobelet de café, observant quelques instant le liquide noir qu'il contenait avant de le jeter.

    "Je crois que je l'ai!"


Thais rejoignit rapidement Hanna derrière son écran, fixant les donner qui y défilait.

    "Il est dans un vaisseau."
    "Destination."
    "A en juger par la vitesse et la direction… Je dirais Phobos…"


Une longue inspiration. Que pouvait-il avoir bien fait pour qu'on le conduise à Phobos? Elle ne pourrait avoir la réponse que lorsque les informaticiens auraient réussi à se connecter sur les enregistrements de Deimos, soit quelques heures, le temps de les exploités.

    "Tu dois prendre le…"
    "Je sais. Déclenche le protocole DC-85L6."


Plusieurs membres d'équipages, parmi les hauts gradés et surtout les "anciens" de l'Aurora Spei étaient nécessaires pour déclencher ce procéder qui permettrais à Thais de prendre le contrôle total du vaisseau. Les commandes de Sayole seraient réinitialisées au profit des siennes, qu'elle seule connaissait.

Plusieurs heures passèrent avant que le vaisseau ne soit effectivement "sous ses ordres". Les enregistrements de Deimos ne donnèrent rien de probant. Il s'était trouvé avec une femme, "Max" juste avant d'être enlevé. La Max en question n'avait pas de lien apparent avec la prison de Phobos, et aucune infraction n'avait été commise qui vaille ainsi une déportation directe. Quelqu'un le cherchait donc directement. Pourquoi? Cette question ne trouvait pas de réponse.

Thais s'en mordait les doigts. Prendre le contrôle du vaisseau ne lui apportait aucune satisfaction, des responsabilités qu'elle n'avait pas envie de prendre… Abandonné Sayole. Cette idée lui était insoutenable. Il était toujours venu la chercher… Dans n'importe qu'elle situation. Et pourtant, l'injonction qu'il lui avait donnée lui interdisait. L'équipage d'abord.

Elle ordonna une réunion extraordinaire de tous les gradés, et la conversation débuta rapidement, bien avant que tous soient présent, entre ceux qui ne pouvaient supporter l'idée d'abandonner leur capitaine, et les autres qui invoquaient sa volonté.

    "On ne peut pas le laisser la bas!"
    "Et alors quoi?! On ne sait même pas ce qu'ils lui veulent. Si c'était la Terre, il aurait eu un procès! L'Aurora est la priorité, et il faut le mettre hors de porter!"
    "Mais Sayole EST l'Aurora!"
    "Tout l'équipage vit sur ce vaisseau! Oui on peut difficilement se passer de Sayole, mais sacrifier la vie d'une centaine de personne pour un seul homme, je dis non!"


La discussion s'arrêta alors qu'elle entra dans la salle, prenant place au-devant avec une certaine hésitation, à la place qui était habituellement réservé à son supérieur. Elle balaya les personnes présentes du regard, imposant son rang fraichement acquis. On attendait beaucoup de ce qu'elle allait dire. Elle n'avait jamais remarqué comme la pression des regards pouvait être aussi écrasante.

    "Je refuse d'abandonner notre Capitaine."
    "Mais vous ne pou.."
    "Je ne vous ai pas donné la parole. Je ne peux pas tolérer qu'on s'en prenne ainsi à l'un des nôtres. Mais l'équipage est notre priorité, il est donc impensable de le mettre en danger. Que tous les volontaires se tiennent donc prêt pour une mission de récupération. Hanna, quand je te le dirais tu mettras le cap sur Narvek afin que l'Aurora soit hors de portée. Je veux d'ici trente minutes toutes les informations utiles sur Phobos. Comment y entrer, comment en sortir, qui la contrôle… Je veux tout savoir sur ces enfoirés. Vous pouvez disposer."


Une demi-heure plus tard. Une vingtaine de personne l'avait rejoint. Les non-soldats avaient été écartés, sauf ceux pouvaient se révéler utile (informaticien), avaient également étaient écarté ceux comme Hanna, qui étaient nécessaire au fonctionnement du vaisseau et à sa mise en sécurité.
La prison avait une architecture peu commune, et il était impensable pour eux d'y descendre et de procéder à sa fouille pour retrouver Sayole. Même avec la localisation GPS, ce serait peine perdue. Les rumeurs la disaient aux mains des Leskovs partiellement au moins, mais quels Leskovs? Le chef de la mafia avait été assassiné au moment même où l'Aera Center prenait le contrôle de Deimos, son fils avait déserté le terrain familiale lui préférant l'armée, ne restait donc plus que sa fille. Korai.

Pour une raison inconnue, l'idée qu'une femme soit à la tête de cet enlèvement donnait encore plus à Thais envi de se battre, mais elle gardait pour elle ses ardeurs au profit d'un plan plus calme. La mafia… Ca ne rigolait pas, hors de question de prendre trop de risque. Sans compter la taille de la structure…

Une petite heure de préparation, de briefing et ils étaient en route. Leur vaisseau de transport pris la direction de Phobos, alors que l'Aurora Spei mettait le cap sur Narvek.
Arrivé à proximité de la lune, le vaisseau se mis à diffuser un message de détresse, demandant l'autorisation d'atterrir pour réparation. Le vaisseau fut alors guidé sur une station excentré de la terrasse, les responsables évitaient de prendre trop de risque et les occupants du vaisseau avaient eu ordre de ne pas en descendre. Plusieurs hommes arrivèrent peu après pour le prendre en charge, un technicien, et des hommes armés. Le vaisseau était petit, et manifestement de transport, affaire de routine en somme.

Ils ne s'attendirent pas à se retrouver en joue sitôt le dernier entrer dans le vaisseau, la ou les caméras de sécurité n'avaient de prise. Les réflexes défensifs furent rapidement maitrisés par l'équipe, et les hommes se retrouvèrent bientôt désarmés, à genou au milieu du vaisseau.

    "Lesquels d'entre vous bossent pour Korai Leskov?"
    "…"
    "Ne répondez pas tous en même temps."
    "…"


Excéder par le mutisme de ces hommes, elle sorti son arme et en dirigea le canon vers la tête de celui qui était le plus proche d'elle.

    "Cela pourrais peut être vous sauvez la vie… Je repose donc ma question. Lesquels d'entre vous bossent pour Korai?"
    "… Moi."
    "J'aime mieux ca… /Elle rangea son arme en s'adressant à ses hommes/ Assommer les autres et piquer leurs fringues."


Quelques sons sourds de coup donné, et de corps qui s'affalent, et les trois hommes restants se virent dépouiller de leurs affaires, puis enfermer dans la soute. Tandis qu'une partie de ses gars se changeaient, Thais se plaça face à celui restant.

    "Je t'explique rapidement comment les choses vont se passer. J'me doute que t'es un bon chien, et que tu me donneras pas ton maitre comme ça… Mais sache que je ne lui veux pas de mal… j'ai juste besoin de le rencontrer. Tu vas donc nous conduire jusqu'à elle. Si tu refuses, c'est une balle dans la tête, si tu essayes de prévenir tes petits copains, même tarif, ou encore, si tu tentes de nous perdre dans la fausse… Je crois que tu as compris la rengaine."


Les choses étaient mises au point, s'il voulait garder la vie sauve, il se tiendrait bien tranquille et ferait ce qu'on lui demandait. Quelques hommes allé rester aux vaisseaux, habillés comme les techniciens pour le "réparer", les hommes restant se sépareraient. Deux accompagneraient Thais et l'homme de main, tandis que deux autres feraient en sorte de se brancher sur le système de communication. Un petit génie, et le gros bras nécessaire à sa protection.

Quand ils furent près, l'action fut lancée. Une arme fut laissé à l'homme de Korai, décharger cependant, afin de laisser l'illusion qu'il était toujours maitre de la situation. Un des hommes de Thais avait revêtu les vêtements d'un des gardes, tandis que l'autre, ainsi qu'elle-même jouaient les prisonniers. Le groupe se sépara en sortant des hangars, entrant réellement sur ce qui était appeler la terrasse.

Longeant un mur vitré, la jeune femme put observer l'immense précipice au-dessus duquel ils se trouvaient et eut une pointe d'appréhension. S'apprêtait-elle réellement à descendre le dedans? Elle avait l'impression que plus jamais elle ne reverrait le jour.

Un dédale de couloir, de nombreuses formalités qui furent franchit à l'aide de l'homme de main. Sans doute pensait-il, à raison, que la fosse aurait rapidement fait de les éliminer, sans doute pensait-il qu'une fois arrivé là où elle le voulait, ils le laisseraient repartir, qu'il pourrait remonter sur la terrasse simplement, ses terrer pour ne pas craindre la fureur de son maitre…

Mais les choses ne se passèrent pas de la sorte. Quand les portes de l'ascenseur se furent refermer sur eux, l'homme de Thais le pressa pour qu'il les détache, et celle-ci lui repris son arme, empruntant à son collègue une partie de ses munitions pour la recharger.

La descente lui sembla être la plus longue de sa vie, alors qu'elle sentait peu à peu la terre les engloutir et la pression augmenter. Elle ferma les yeux quelques instants, repoussant ses craintes, les chassant au profit du calme… Pourvut que les deux autres parviennent à accomplir leur mission…

Quand les portes s'ouvrir, Thais poussa devant elle l'homme, qui ne manqua pas de protester; comme il commençait à se débattre, le compagnon de Thais déposa le canon de son arme sur sa tête. Celui-ci serra les dents.

    "Jamais vous ne pourrez l'atteindre, jamais on ne vous laissera la rejoindre armé de la sorte. Ce genre d'équipement est bien trop précieux en cet endroit, vous serez tué à la première occasion!"
    "Pas si nous avons rendez-vous."
    "Quoi?! Vous croyez que vous pouvez débarquer ainsi et prétendre 'prendre rendez-vous'?!"


Elle pointa un doigt devant lui, lui faisant signe d'attendre, et observa alors sa montre. Pourvut qu'ils ne trainent pas… Soudain, un grésillement fort désagréable se fit entendre dans les hauts bien au-dessus d'eux, suivit par un incompréhensible trainé de cris. Sans doute les pensionnaires avaient cru à un nouveau lâché de monstre… Mais pas de sirène… Au lieu de cela, une voix, féminine. L'enregistrement était mauvais, mais bien suffisant pour se faire entendre.

"Bonsoir Mlle Leskov. Ici le Capitaine de l'Aurora Spei. Vous avez, je crois, quelque chose qui m'appartient, et qu'il me tient à cœur de récupérer. Je suis tout à fait prêt à négocier, sachez néanmoins que j'ai pris toutes les précautions nécessaires pour mettre hors de votre porté la seule chose qui, de mon point de vu, aurait pu susciter votre intérêt. Mes intentions ne sont pas belliqueuse, mais croyez bien que si l'objet de ma venue a à subir les moindres sévices, je saurais vous le faire regretter; mais il n'y a aucun intérêt, pour vous comme pour moi, à ce que je ne devienne ces miettes dans votre lit, qui vous prive de sommeil. Inutile de me chercher. Je viens à vous."


Le message tourna une seconde fois, avant de se couper en plein milieu, sans doute les deux avaient déguerpit. De toute façon, c'était amplement suffisant. Le message n'avait à aucun moment mentionné Sayole, mais les concerner comprendrait rapidement de quoi il s'agissait, tout comme il comprendrait que l'Aurora Spei était déjà loin. Une rumeur montait déjà, parcourait les geôles, la fosse. Pour un peu que la concerné ne l'ai pas entendu, ses hommes viendraient rapidement lui en faire un rapport.

La jeune femme toisa l'homme de main du regard.

    "Je crois que nous sommes attendus. Aller en route, je n'ai aucune intention de pourrir dans ce trou."


Elle le pressa un instant de son arme pour le faire avancer, de sorte que débute leur longue ascension.
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Korai Leskov
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Sam 11 Fév - 17:28
Peu importe les avantages. La brune sourit parce que la phrase pouvait avoir été tournée comme un compliment mais cela s'arrêta là. Autant Korai aimait à être impeccable sur tout les points, autant qu'on le lui fasse remarquer n'exacerbait pas son orgueil. Elle sourit cependant un peu plus face à sa remarque sur sa façon d'enquêter sur les gens et haussa doucement les épaules.

- - Vous ne m'avez pas laissé grand choix, les informations vous concernant étaient trop peu nombreuses... Il m'a donc fallut ruser un peu. De toute manière ce n'est pas plus mal, rien ne vaut l'expérience. Elle sourit avant d'ajouter autre chose. Et il en résulte que vous êtes encore en vie et donc digne de mon intérêt.

Dans un sens il avait été assez fort pour survivre, dans l'autre il n'avait pas fait d'erreur avec elle. Allez savoir de quel sens elle parlait. les deux peut-être ? La suite fut du coup une explication sur ses motivations et Korai les avaient trouvé relativement claires mais ce Sayole les comprit de travers. Diriger son vaisseau ? Elle n'en avait aucunement l'intention justement. Mais elle le laissa dire, fort de sa détermination à croire avoir le dernier mot. Pourquoi pas ? il était plus aisé de manipuler quelqu'un pensant avoir le dernier mot.

- Bien, en ce cas nous sommes d'accord. Dans ce cas autant parler directement d... quoi encore ?

La grille s'activa d'elle-même et Aleksei son bras droit entra dans la geôle sans prendre le temps d'en demander l'autorisation. Aleksei était un grand blond à la stature dure et froide, ne semblant pas chercher à se montrer affublé de la moindre émotion et s'approcha alors de son supérieur tout en observant Sayole d'un air de désapprobation évidente. Mais cela devait surement être du au fait qu'il ait frappé l'un de ses hommes, pour ça Alek était assez protecteur : lui avait le droit de les frapper mais pas les autres : si quelqu'un devait les punir ce devait être lui en somme. Se retournant, la jeune femme le laissa lui adresser quelques mots d'un dialecte proche du russe à l'oreille et se raidit avant hocher la tête, visiblement mécontente. Une voix raisonna alors dans toute la zone. Il n'y avait plus trop besoin de savoir ce que cette personne avait bien pu lui dire car l'amie de Sayole entrait en jeu. Doucement mais surement alors que Korai ne lâchait pas Sayole des yeux un sourire froid et acéré apparut sur ses lèvres précédemment douces.

- Il semblerait que vous ayez plus d'amis que ce que vous aviez dit monsieur Sayole. Je déteste les complications...

Murmura-t-elle, agacée à l'idée que la garce ayant parlé ait pu trouver ne serait-ce qu'une information concernant son frère ou même sa sœur. Ceci étant Alek était venu l'avertir d'avoir du envoyer un groupe nettoyer la terrasse et devinait donc que le message interrompu devait être l'acte des hommes travaillant pour eux : les autres savaient tout juste comment donner l'apparence qu'ils contrôlaient la prison... Mais même si elle savait qu'il était impossible que cette femme ait trouvé l'un des siens il y avait des choses qu'elle ne pardonnait pas. Les affaires étaient si tendues en ce moment que d'office ce pari risqué le devenait trop avec l'apparition de cette femme aussi korai sorti-t-elle l'arme d'Aleksei et la brandit sur Sayole. Le jeune homme ne dut alors sa survie qu'au fait qu'Alek lui-même agrippe le poignet de Korai pourla faire tirer à côté.

- Korai, on a besoin de lui.

Autant la brune eut envie de torturer son bras droit pour cet affront, autant il avait raison. Serrant les dents elle lui rendit l'arme et tenta de se contenir. Il était vrai qu'être sur les nerfs et ne pratiquement pas dormir depuis des mois l'empêchait de penser convenablement en ce moment. Il n'était pas de l'Aera, il ne l'avait pas trahit... Elle se devait donc d'agir avec lui avec autant de diplomatie qu'autrefois. Mais il avait fallut tuer tant de monde pour enfin se sortir de ce merdier que même libérée Korai resterait surement en partie paranoïaque.

- fait ce que tu veux des types en terrasse et ramène moi cette garce désarmée ici. Seule.

Ca voulait dire ce que ça voulu dire et lorsque quelques minutes plus tard une blonde apparut avec un des agents de Korai, plus blême qu'un cadavre, un sourire amusé franchit les lèvres de la reine des damnés. Garce certes, mais mignonne. Elle comprenait un peu mieux l'affaire, néanmoins s'il était évident qu'elle allait jouer avec ça, un signe de tête à Alek qui les avait accompagnés de force durant la montée et désarmés avec plus ou moins de talent de persuasion obligea l'accompagnateur de la blonde à suivre son bras droit bien sagement malgré ses gémissements. Entre temps pas moins de six homme de mains d'Alek étaient venus surveiller les lieux ou bien rester là pour avertir de la situation dans laquelle s'était mise cette petite effrontée.

- Thais... Eh bien bienvenue à cette petite réunion, prend place je te prie.

Ce n'était pas une proposition évidement. Les dossiers rapportés par Alek sur ce qu'il avait trouvé concernant Sayole enfin en main, elle connaissait le nom de cette jeune femme. S'adossant à un mur elle continua de le feuilleter comme si les personnes présentes dans la salle n'étaient là que pour un vulgaire rendez-vous d'affaire. Malheureusement quand elle releva les yeux il était évident que les cris que l'on pouvait entendre quelques geôles plus bas étaient ce qui l'avait fait sourire. L'accompagnateur de Thais payait sa trahison au prix fort, tout simplement.

- Votre amie, Sayole, me met dans une position peu confortable... d'une parce qu'à vous deux je ne peux décemment pas vous faire sortir aussi facilement de la prison, de deux parce qu'avec tout le désordre et le grabuge causé il va être impossible durant un temps même à mes hommes d'essayer d'aller surveiller une partie de mes marchés. La proposition "amicale" va donc surement être moins sucrée pour vous je pense... de plus je ne peux pas me permettre de parler de cela à deux personnes: ce serait trop dangereux peu importe votre lien.

Elle ne chercha même pas à savoir ce que cette fille avait bien pu lui dérober : personne n'avait assez de force pour attaquer l'armée de mars ou le ma-85 sans qu'elle n'en soit avertie après tout. Pourtant elle observait la petite blonde : elle avait quand même pas eu peur, c'était certain. Sayole avait parlé de son vaisseau comme si celui-ci ne pouvait pas dépendre de lui mais il semblait que ses hommes de main eux ne l'entendent pas de la même façon. De même ce qu'ils ne pouvaient pas savoir c'est qu'avec tout ça les geôles allaient avoir surement droit à une inspection en règle pour débusquer les faiseurs de trouble.

- Alors à vous de me trouver une solution ou une preuve de bonne foi avant que je m'énerve réellement. Clair ?

Et ainsi un simple rendez-vous pour parvenir à un marché assez fructueux devenait un véritable nid d'emmerde...
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Jeu 23 Fév - 3:19
La situation aurait pu être bien pire, mais il ne l’aimait pas non plus. Son interlocutrice était plaisante à regarder, mais ce corps cachait toute la froideur et la cruauté qu’elle pouvait posséder pour avoir pu se rendre maitresse d’un univers comme cette prison… Il était dans un endroit qu’il ne connaissait pas, avec beaucoup de cartes manquantes, sans soutient… En somme, il pouvait très bien disparaitre ici sans qu’il ne puisse rien y faire.

Korai lui adressa une réponse quant à la petite comédie qu’elle avait jouée. La réponse tira un sourire ironique sur le visage du capitaine, le forçant à éloigner momentanément la cigarette de ses lèvres. Il porta son regard clair dans le sien, et répondit simplement :


Je suppose que je dois m’en sentir honoré…

Il n’avait pas aimé être manipulé, mais surtout il n’aimait pas se sentiment de faiblesse. La jeune femme devait avoir l’habitude qu’on lui soit soumis, tout comme lui avait l’habitude que son équipage ou du moins une grande partie le soit… En somme, aucun des deux n’accepterai d’être en position de faiblesse par rapport à l’autre… Mais les négociations étaient en place, et le tout était de traiter sur un pied d’égalité. C’est avec soulagement qu’il vit qu’elle allait plutôt aller dans son sens, jusqu’à ce qu’elle s’arrête en pleine phrase suite à l’entrée d’un homme qui ne s’était pas donner la peine de s’annoncer. Le regard qu’il lui adressa en disait long sur la manière dont il le considérait. Et alors qu’il chuchotait à l’oreille de sa patronne, il put très distinctement lire dans le regard de la jeune femme qu’elle commençait doucement à glisser vers le même avis. C’est alors que les haut-parleurs de la prison grésillèrent et qu’il entendit la raison de tout cela. Il reconnut immédiatement la voix de Thais, se tendant légèrement par la même occasion. Quelle conne ! Venir le chercher ici… En même temps, à quoi pouvait-il s’attendre d’autre ?... Thais restait Thais… S’il avait vraiment voulu que cela arrive, il aurait arraché son émetteur… Dans le même temps, la savoir à sa recherche lui donnait du baume au cœur, et elle avait sous-entendu que l’Aurora était loin.

C’est alors que Korai s’occupa de nouveau de lui, visiblement haineuse que la situation lui échappait. Dans un sens, elle lui ressemblait… C’est alors qu’elle se saisit d’une arme et la braqua vers lui, dans le but facile à comprendre de l’abattre. Etrangement, SaYoLe ne bougea pas d’un pouce, tirant même une longue bouffée afin de finir sa cigarette avant que la balle ne parte. De toute manière, que pouvait-il faire ? Il n’avait pas d’endroit pour voir, et son arme de fortune ne servirait à rien pour lutter contre une balle… La mort était une chose qu’il avait accepté depuis longtemps, voire même qu’il attendait. Quitte à mourir, autant le faire correctement.

Lorsque la détonation se fit entendre, il la fixait encore du regard. Le mouvement rapide de l’homme à côté d’elle venait de lui sauver la vie. La belle était passée juste à côté de son visage pour s’écraser sur le mur derrière lui, décrochant une partie de la pierre dans un bruit aisément reconnaissable. Les yeux du capitaine ne quittèrent pas Korai, comme s’ils n’avaient même pas vu l’homme à qui il devait d’être toujours debout. Ils avaient besoin de lui… Curieusement, ce qui l’inquiéta le plus ce fut qu’elle ne s’emporta même pas contre l’opposition flagrante à sa décision. Elle était donc d’accord. Ce qui signifiait qu’elle était capable de laisser court à sa colère sans retenue, qu’elle n’était pas aussi calme et réfléchit qu’elle voulait bien le faire croire. En somme, une incontrôlable à la tête de la mafia… Rien de plus dangereux. Elle ordonna alors qu’on lui ramène sa seconde seule et désarmée. Avant que l’homme ne quitte la pièce, SaYoLe lui lança :


Fais attention, elle mord…

Une mise en garde, surtout un moyen de lui faire comprendre qu’il la connaissait bien, donc sous-entendre que s’il ne la ramenait pas en un seul morceau, il allait le payer. Une menace qui était en l’aire vu qu’il n’était pas mieux lotit, mais qui était bel et bien réel… L’homme disparut, et SaYoLe se reconcentra sur Korai.

Mes hommes sont libres de leur choix et de leurs actions tant qu’ils ne mettent pas en danger le vaisseau. Je ne peux pas leur en vouloir de chercher à m’aider, et cette petite démonstration me donne un sentiment de fierté…

Il afficha un léger sourire, et alla s’assoir au fond de la salle de manière calme et posée. Il s’installa et ferma les yeux pour se reposer. Sa voix résonna de nouveau :

Énervant lorsque l’on ne peut pas tout contrôler n’est-ce pas ?.. Nous allons voir ce que cela donne…

Et il se tut, gardant les yeux et les lèvres closes de longues minutes. Il n’y avait aucun intérêt à continuer de discuter avant que Thais n’arrive. Intérieurement, il essaya de comprendre le plan de Thais. Elle avait dut venir avec un commando. Sans doutes Bragg, un expert en informatique pour ce petit tour de force, et des gars discret mais efficace, surement tous des Ghosts, l’unité d’élite de l’Aurora. Quelques temps plus tard, Thais apparu encadré des hommes de la mafia. SaYoLe rouvrit simplement les yeux pour s’assurer qu’elle tenait encore debout alors que Korai l’invitait plus ou moins cordialement à s’installer. Alors qu’elle s’exécutait, il la regarda et tapota son bras, là où se trouvait l’émetteur. C’était un remerciement ou un reproche ? La question était intéressante, mais Korai reprit la parole, ne lui permettant pas de continuer. Il entendit d’ailleurs des cris montant des geôles, mais il s’en détacha une fois sûre que ce n’était pas ceux de l’un de ses hommes. Korai conclut en les menaçant. Une nouvelle fois, il la regarda dans les yeux, et répondit calmement.

C’est votre demeure pas la mienne. Ma responsabilité ne n’incombe qu’à bord de mon navire, pas ici. C’est donc votre problème pas le miens. Si vous n’êtes pas capable de nous faire sortir, laisser nous partir, on se débrouillera seuls…

Nous étions sur le point d’avoir un d’avoir un accord il me semble non ? Vous avez les cartes en mains, à vous de conclure, mes mises sont déjà sur la table. L’issue ne dépend donc que de vous…

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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Jeu 23 Fév - 20:42


L'ascension débuta avec d'autant plus d'entrain que Thais pressait son arme sur l'arrière de la tête de l'homme de Korai. Sans doute n'avait il aucune envi de rester dans les bas fond et rejoindre au plus vite les geôles le débarrasserait également de ces perturbateurs, même si ce qui l'attendais risquait de ne pas être drôle. Comment pouvait on ne pas comprendre ce geste, quand on sait ce qui se trouve dans le fond des geôles? Thais ne devais sans doute son sang froid qu'à son ignorance...

Les deux hommes qui l'accompagnaient étaient pourtant tendu, tout comme elle, à l'entente des gémissements et cris stridents émit par des créatures qu'ils ne voyaient pas. Un regard à droite, un à gauche... Quelques ombres passaient, sans s'attarder, sans doute préféraient elles s'en prendre à des proies plus faible, seules...

Grimper commençait à lui échauffé les muscles, alors qu'ils se rapprochaient toujours du niveau des geôles, plus de monde visible à ce niveau la, on les regardait avec insistance, sans toute fois s'opposer à eux. Le plan fonctionnait à merveille... S'annoncer ainsi leur avait laisser un passe droit... Sans doute les hommes de Korai étaient déjà en route pour les chercher, ou les abattre... au choix. Mais si elle était la proie de Korai, aucun autre n’essaieraient de s'en prendre à eux. Et cela leur avait sans doute déjà évité bien des embûches...

Elle sut qu'ils étaient "arrivé", alors que, terminant l'ascension d'une énième plateforme, elle se retrouva face à plusieurs hommes qui les tenaient en joue. Le guide passé devant les avait rejoint piteusement, et elle le considéra avec une pointe de mépris, alors que ses propres hommes enfin sur la plateforme visaient à leur tour ceux qui leur faisaient face... Bien dérisoire alors que leur adversaire étaient deux fois plus nombreux.

    "Lâchez vos armes... Ou je vous fait abattre sur le champ."


Les deux compagnons d'armes se regardèrent un instant, observant leur supérieur, sans bouger, attendant son ordre. Thais observait avec calme, le groupe qui leur faisait face. Elle abaissa alors légèrement son arme, la gardant toujours bien en main, mais moins menaçante.

    "Ou est Korai, votre chef. C'est elle que je suis venu voir, pas la bande de chien à sa botte."


Elle eut un demi sourire en voyant l'un des hommes s'énerver, alors que d'un geste celui qui semblait le leadeur le remis en place. Des têtes brûlées, une tête froide. C'était bon de savoir ça, au moins semblait il parfaitement capable de raisonné, de peser le pour et le contre. Avec un peu de chance, il était proche de cette Korai, et dans ce cas, il y aurait peut être moyen d'avoir quelques discutions les pieds sur terre... D'un autre coté, il l'abattrais froidement si jamais cela ne devait pas aboutir... Le petit nerveux trop heureux d'avoir retrouver les siens, et d'échapper à son contrôle répliqua alors.

    "Parce que tu crois pouvoir atteindre notre chef armée comme tu l'es?! Espèce d'idiote! Jamais! Je te l'ai pourtant dit!"


Elle leva les yeux au ciel, il l'ennuyait, que n'avait elle pas eut l'idée de le faire taire plus tôt... Mais, alors qu'elle s'apprêtait à répliquer, une ombre surgit de l'étage inférieur, déclenchant cris et tir désordonné avant que des injonctions données d'un ton ferme ne puisse remettre de l'ordre dans ce chaos. Thais et son équipe ne durent qu'à la chance de ne pas être blesser par un de ces tirs qui visaient la créature qui s'étaient jeter sur Thais. Celle ci avait rouler au sol, propulser par la puissance du contact avec la bête, protégeant sa tête des griffes puissantes à l'aide de son bras, lâchant un cris alors qu'elles laceraient sa chaire, déchirant sa combinaison. Tout se déroula si vite que personne n'eut réellement le temps de réagir, entre les cris, les tirs... Un hurlement strident, et les mâchoires aux dents acérer se tendirent vers elle, gueule grand ouverte.

La peur l'aida très certainement à déclencher la détonation, qui lui sauva la vie. L'adrénaline la rendit puissante, sans doute bien plus que ce qu'il aurait suffit. L'air s'échauffa au coeur même de la gueule de la bête avant de se dilaté brusquement. Dans une enceinte ouverte, il aurait sans doute renversé toutes les personnes présentent, mais la gueule formait une paroie qui empêchait le souffle brûlant de se répandre, et sous la force de l'explosion, la mâchoire de la créature se disloqua, de manière largement visible pour tous, et alors qu'une partie de ses propres os perforait son cerveau, la créature s'écroula sur Thais.

La jeune femme se dégagea prestement, non sans une pointe de frayeur, elle enfonça son pied dans la tête éclaté de la bête, comme pour l'achever, reculant alors qu'elle était encore sur le sol. Tous était sonner, choquer. mais quelques instants plus tard, la tension remonta d'un coup. Les deux hommes de Thais tenaient en joue leur adversaire, passant de l'un à l'autre, ne sachant ou donner de la tête. Thais, désarmer, se releva doucement, se remettant de ses émotions en regardant le cadavre difforme de ce qui peuplait cette fausse. Sayole lui paierait cette frayeur. Elle porta son bras blesser à sa poitrine, trois grosse griffure ensanglanté suintait largement, poisseux, alors qu'elle même étaient découverte d'éclaboussure d'un sang couleur lie de vin, épais, celui de la bête. Elle inspira doucement relevant un regard, déterminé, sourcils légèrement froncé sur leur chef avant de déclarer.

    "Baissez vos armes."


Ses deux hommes la regardèrent comme surpris, avant de s’exécuter. Alors que les hommes de Korai avançaient rapidement sur eux pour se saisir de ses hommes, elle leur tint tête, droite, déclarant d'un ton qui ne souffrait aucune contradiction. Non une menace, une promesse.

    "Vous avez vu ce dont je suis capable. Si vous faites le moindre mal à mes hommes, c'est vous que j'explose."


En était elle réellement capable? L'affaire n'était qu'histoire de circonstance, mais l'important était qu'ils le croient. Pour tous, la tête de cette bête avait explosé sous son impulsion. De quoi leur faire froid dans le dos... Son visage eut un léger tic alors qu'elle rabaissait son bras, visiblement douloureux, mais elle n'en montrerais rien à l'avenir. Thais fut séparer de ses hommes et conduite dans quelques étages supérieurs, en compagnie de celui qui l'avait conduit jusque la, manifestement pas dans les bonne grâce des siens.

Séparé de cet homme, on l'amena jusqu'à une petite geôle, et Thais fut étonné d'y trouver Sayole, parfaitement libre de ses mouvements, en compagnie d'une femme qui ne devait pas être beaucoup plus vieille qu'elle même. Mais plus que cela, c'était plutôt l’austérité et l'étroitesse du lieu qui lui donnait matière à réfléchir. Si petit... Pour le chef de la mafia... La jeune femme lui confirma son identité en l’invitant à se joindre à eux, non sans l'appeler par son prénom, histoire d'essayer de l'impressionner. Thais répondit par un sourire, ironique toutefois.

    "On se tutoie? Je n'avait pas conscience que nous étions intimes... C'est très aimable de votre part, mais je préfère rester debout si vous n'y voyez pas d’inconvénient..."


Le bras de Thais pendait à son côté, comme si la blessure n'avait jamais exister, et pourtant, au fond, la douleur la rongeait, comme une brûlure sourde, mais l'adrénaline lui permettait d'y faire pour le moment abstraction. Sayole avait sous ses yeux tapoter son propre bras. Faisait il référence au sien, blesser, ou encore à son émetteur? Peut importait, qu'il pense qu'il aurait dut le retirer ne changeait rien. Elle était la maintenant, c'était tout ce qui comptait. S'il l'avait ôter, sans doute aurait-elle mis plus de temps à le retrouver, mais Thais n'était pas du genre à lâcher prise. Korai s'adressa alors à Sayole comme si elle n'était pas la, de quoi lui donner envi d’apprécier cette jeune femme de toute évidence et Sayole de lui répondre sur le même ton, SES mises étaient déjà sur la table. Elle le fixa un long moment. Pour l'heure, il n'était plus le capitaine.

Elle s'adressa alors à Korai, qui l'observait un peu trop directement à son gout, sans qu'on ne lui en ai donner l'autorisation, elle l'as prenait, après tout, n'était elle pas actuellement le capitaine de l'Aurora Spei? Sans doute la personne à qui s’adresser, mais loin de "céder" à la requête, la menace de Korai, elle déplaça le sujet de la conversation, sur un terrain qui l’intéressait plus particulièrement. D'après ce qu'elle avait put comprendre, la mafieuse aurait fait enlevé Sayole dans le but de l'utilisé, lui et son vaisseau. Même si l'idée de travailler pour la mafia ne l'enchantait guerre (ennui en perspective), elle n'oubliait pas qu'ils étaient des mercenaires, vendu aux plus offrant, dans les limites de la moralité...

    "Il y a quelque chose qui me pose question... Si vous pouvez ainsi faire sortir vos hommes, vos ordres de ce lieux grotesques pour aller vadrouiller à quelques missions dérisoire comme par exemple, capturer un homme sur Deimos... Pourquoi ne pas sortir vous même de cette prison sordide? Ne me dites pas que vous ne pouvez pas. Je suis blonde, pas stupide. Si vous avez la capacité de vous échapper, mais que vous ne le faites pas, c'est qu'il y a ici quelque chose qui vous retient... J'ai connut mieux comme destination de vacance, et les autochtone sont pour le moins... peu accueillant. C'est donc qu'il y a ici quelque chose suffisamment digne d’intérêt pour qu'on se penche dessus."


Le regard qu'elle avait eut pour son bras blesser à l'évocation des créatures peuplant cette prison se reposa sur Korai, aussi assurer qu'à son arriver. Elle n'avait pas peur. Après tout... Korai ressemblait à un ange à côté de ce qui lui avait sauter dessus quelques minutes plus tôt.

    "Je n'ai cure de savoir de quoi il s'agit. Vos affaires ne sont pas les miennes... Mais croyez vous que si je suis, moi, parvenu à cette conclusion, d'autre ne viendrons pas y mettre leur nez? Je doute qu'après le foutoir mis sur la terrasse, vous soyez tranquille... Quoi qu'il y ai ici, ce n'est pas terminer, autrement vous ne perdriez pas votre temps... Pensez vous que vous pourrez le terminer sans être découvert? Je crois moi, que vous avez besoin d'homme comme nous. D'homme, qui n'ont rien a voir avec vous... D'homme qui n'ont jamais été fichés dans cette prison... D'homme qui ne seront pas surveiller une fois au dehors. De toute évidence, ce grabuge vous sera attribuer, ne m'en déplaise... Et je ne doute pas de la réaction des autorités devant le manque de discrétion dont j'ai fait preuve. "


Un bref sourire, imprudent peut être, montrer trop d'arrogance devant cette femme, chef de la mafia (rien que ça!) pourrait lui jouer des tours, mais elle voulais pour rien au monde laisser transparaître autre chose que de l'assurance.

    "J'ai agiter un drapeau rouge sous le nez du taureau, mais c'est vous qu'il cherche... L'Aurora n'est pas à vendre, il n'as qu'un seul maître, mais ses services le sont... Nous choisissons nos contrats, et il n'est pas question qu'il en soit autrement, mais je suis sur que nous pouvons trouver un terrain d'entente... Qui nous satisfera toute deux."
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Korai Leskov
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Ven 24 Fév - 21:51
Intervint alors la nouvelle petite blonde tout juste arrivée... Ne voyant pas de menottes à leurs poignets, son soupire en dit long et Alek' ne se fit donc pas prier pour que ce genre de souffle cesse chez la brune. Oui donc, une fois menottée, Korai daigna enfin se remémorer ce dont elle parlait. enfin, elle râlait... et ce à cause de sa familiarité. Sans blague !? Et alors ? Elle pensait réellement que le chef de la mafia allait se défaire de ses habitudes pour elle ? Quelle idée ! Amusée, son sourire ne se perdit pas et la brune enchaina.

Puis ce fut au tour de Sayole de l'ouvrir. bien. il avait de la suite dans les idées mais sa réponse la fit sourire d'un air presque tendre devant la naïveté de cet homme. Pensait-il réellement que ce lieu n'était pas sécurisé au point que même si elle-même perdait en ce moment assez aisément son contrôle, ses hommes eux feraient office de bon à rien ? Pensait-il aussi qu'elle n'était pas joueuse ? A tout les coups l'incartade allait être passée en revue par une sécurité de SON crus, employant mille et une manière pour modifier dans les données les personne ayant chamboulé aussi bien la terrasse que les bas fonds de la fosse. Quant au fait qu'ils aient appelé Sayole... Eh bien. Encore faudrait-il le trouver. Mais serait-il mort ou vivant ? Cette question devint vite un jeu pour elle. En fait finalement et bizarrement, peut-être que cette petite aventure avait ranimé une chose en elle. Si c'était le cas il n'était pas certain qu'elle ne tente pas de s'amuser un peu avec ces deux là : pas méchamment, juste pour jouer... Mais à des jeux dangereux: les meilleurs, evidement.

Un soupire, un sourire... Et un agacement. la blonde se remit à parler. Aux oreilles de Korai ce son dédaigneux ressemblait plus au bruit d'un piaillement de volaille à laquelle elle se serait bien fait un plaisir de retirer les plumes tandis qu'elle était envie avant de la secouer par le cou comme un dindon. En apparence, korai se tourna juste vers elle, ne laissant rien transparaitre. ces yeux verts jaugeaient la jeune femme se prenant pour une chef du simple fait que son commandant ce soit fait enlevé. Ca ne faisait pas d'elle un "chef" aux yeux de korai. Et là pour le moment c'était son jugement qui comptait, pas le sien. Sayole, elle l'avait étudié, et il avait les épaules assez solides pour ce genre de travaille. Cette petite peste par contre qui espérait surement qu'elle se défile alors qu'elle-même devait se faire dessus à ne pas encore savoir si elle allait conserver son poste, surtout qu’elle était quand même revenue chercher son chef : donc qu'elle s'attendait aussi "un peu" à ce qu'il y ait des possibilités qu'il reprenne son poste. Elle-même n'avait-elle pas remplacé son père plusieurs Et est-ce que ça avait fait d'elle le 'chef' ? Non. Elle savait d'expérience que si cette petite blonde était venue chercher son supérieur ce n'était certainement pas pour le laisser poireauter ensuite sous ses ordres. Elle avait prit des risques en venant ici. Fait des erreurs, en résultat de quoi même si eux deux s'entendait à ce qu'elle reste le..; "chef", ce n'était pas avec elle que Korai avait désiré traiter.

Alors elle dodelina de la tête pendant que cette "Thais" parlait, faisant une moue des lèvres en hochant la tête et la penchant de côté comme si elle acquiesçait... mais elle s'en foutait en fait. oui elle pensait vite et juste. Mais elle faisait une erreur : ici elle ne contrôlait rien, pas même les hommes qu'elle avait laissé derrière elle. Autant ceux qui l'avait suivit jusqu'ici avait peut être une chance de s'en sortir, autant les autres étaient surement déjà mort. Peut-être même pas à cause des hommes de Korai, mais tout bonnement parce qu'ils étaient entrés dans une prison et avaient merdé. "Blonde pas conne"... elle avait envie de lui répliquer "Je suis chef, pas toi" mais ça aurait été donner trop d'estime à si peu de chose. Il suffit alors d'un regard à cet homme qui la connaissait si bien, un tapotement de l'index sur ses lèvres qui sourirent avec gourmandise en pétillant des yeux comme si elle préférait flirter avec Aleksei que de parler à cette greluche et son homme de main s'exécuta. Il parti dans une salle pendant que Korai essayait d'octroyer un peu de respect aux dires de la blonde. Oui, certes... il y avait en effet une chose qui se tramait ici. Elle était en retard celle là, c'était ce dont elle parlait avec Sayole. Oui, vrai. Ils auraient pu s'enfuir : mais comment ? Ils ne pouvaient pas remonter et il était hors de question de la relâcher "elle", tant que Sayole n'aurait pas discuté avec Korai. il n'y avait qu'une seule sortie possible, et elle n'était surement pas en remontant à la terrasse, à présent qu'ils avaient tout secoué. Oui aussi... L'Aera savait surement qu'elle préparait quelque chose. Une pointe d'amusement apparut alors sur son visage mutin. Si ça pouvait les rendre vert de ne pas savoir quoi elle en serait plus qu'heureuse. A ce moment là Aleksei arriva près d'elle et posa une main sur l'épaule de Thais, ferme dure, intransigeante. Évidement, pas de celle qu'on chassait d'un mouvement d'épaules mais qui vous forçaient plutôt à rester sagement en place.

- Je te remercie Aleksei.
Emit-elle alors qu'Alek susurrait surement à Thaïs des phrases certes polies mais pouvant se résumer à "ta gueule" tout en lui collant un large bout de sparadrap gris sur la bouche.
- Elle est réactive.
- Hiurk... c'est devenu un mode ? lança-t-elle doucement voir très calmement mais avec un air de dégoût sur le visage, pensant visiblement peu de chose des personnes à don. Ce qui signifiait qu'elle ne s'appréciait pas ainsi non plus en fait... mais peu importe. Eh bien tire lui dans le bras... murmura-t-elle en faisant un signe de la main d'une négligence enfantine assez rare, même pour elle.

Aleksei en resta quoi, comprenant assez tardivement qu'elle n'y songeait pas vraiment : pas tout de suite en tout cas. la brune en savait déjà pas mal sur les réactifs. Si elle était positive, il y en avait peu de chance, une balle dans le bras l’empêcherai d'agir. SI elle était négative... Il suffisait de rester près de son certainement si tendre amant. Ce qu'elle fit avec évidement un plaisir assez malsain. Non pas que ce type lui tapait dans l’œil mais pour le moment Thais lui était totalement antipathique.

- Bon, après ces plaisanteries - assez rigolotes je dois bien l'avouer-, si nous reprenions ? Ah oui... C'est très gentil à vous de proposer votre aide pour disparaitre mais le seul moyen si l'on ne vous aidait pas à sortir pour que vous y parveniez, serait que vous soyez morts et enterrés. Et comme expliqué plus tôt, ce ne serait pas dans mon intérêt vous l'avez certainement bien compris... (ou sinon c'est qu'il était blond) Oh et... le bruit que vous entendez, c'est l'ascenseur qui remonte. Et je doute que grâce à vous qu'il redescende tant qu'une enquête n'aura pas eu lieu.

Là dessus elle leur fit signe de la suivre et changea de salle pour une largement plus grande et spacieuse. De là un homme armé parla dans un micro avant de lui céder la place Pour descendre dans un tunnel récemment visiblement creusé. D'autres se suivirent et ils retournèrent alors dans la fausse sans le savoir. Les tunnels se succédaient et Korai savait où elle allait. Sur cette Lune il n'y avait pas la place pour le vaisseau qui était entrain de se grandit petit à petit. Cependant la prison faisait un excellent entrepôt...

_____

La salle était immense, et le plafond les accueillait à plusieurs dizaine de mètre au dessus. Les bruits se succédaient et Korai se retourna avec amusement devant Sayole et son acolyte toujours menottée et muselée. Un once de pitié lui aurait fait retirer cette ignoble chose si elle 'avait pas pour le moment l'envie de se prendre la tête de savoir qui dirigeait. Elle avait évalué sayole, c'était donc lui qui devrait au moins pour cela diriger l'affaire. Cette proposition bien qu'en partie seulement émise devait évidement déjà avoir été comprise : elle ne traitait pas avec les sous-fifres ou les gens qui n'avaient pas encore obtenu son respect. Thais voulait dirriger ? Parfait. Mais en ce cas elle se passerait de cette offre. Certes cela emmerderait Korai mais la demoiselle aimait prendre des risques.

- Il y a peu de choses à savoir. je pense que vu les pièces entreposées ici vous savez déjà ce qui se trament...

Murmura-t-elle alors qu'on pouvait voir des vaisseaux être démantelés ici-même, dans la Lune de Phobos. Peu importe comme ils les faisait sortir, cela ne les concernait pas. non eux, ce qu'ils devaient savoir c'était...

- Nos hommes peuvent aisément les faire entrer dans un vaisseau au nom de cette prison. Le hic, c'est qu'avec tout cela nous avons déjà pratiquement finit... Il ne nous manque plus que 5 livraisons. A prendre quelque part dans cette galaxie et amener ici.

Ils construisaient un vaisseau, certes, mais ailleurs. Lorsqu'elle se retourna néanmoins un homme les contemplait de loin sans réellement les regarder. Et d'un. Alek se mit alors automatiquement devant elle lors des tirs mais il se prit une balle : et pas visiblement depuis la position du type louche. Korai leva le regard et en trouva un second. Si elle parvint à contenir son inquiétude pour son bras droite, l'énervement la fit créer rapidement une sorte de sphère au creux de sa main dont des reflets comme des mirages permettaient de voir le vent qui tournoyait au creux de sa paume. Elle n'eut qu'à pointer le type et une lame de vent vint lacérer son torse aussi facilement que dans du beurre, ayant pour cela pratiquement pour cela tranché la barrière de sécurité de la passerelle sur laquelle il était. Si Korai avait été négative, cette passerelle aurait été décimée...

- Finalement, je pense que la blonde était un poil en retard dans son jugement.

La blonde, pas Thais. Il était courant chez Korai de donner des surnoms aux gens. Pour sayole elle cherchait encore, preuve qu'elle ne l'avait pas totalement mis en case. Mais oui, elle avait plus qu'écouté ce que disait Thaïs mine de rien. Ca ne l'empêcha pas de sourire d'amusement. A leur avis... il s'en cachait combien ? Non car à tout les coups s'il y avait deux agents de l'Aera il y en avait d'autres...

- Des taupes...
- Surement mais tu leur fera la peau plus tard Alek, retient toi un peu.

Il fallait dire que son bras droit avait tendant à détester la trahison, plus encore que Korai. Et à contrario de ce qu'on aurait pu penser d'elle, elle commençait enfin à se calmer de cet accès de colère dans laquelle l'avait plongé l'Aera Center. Son calme légendaire et sa manie de calculer revenaient et un peu grâce aux deux zouaves qu'elle pensait evidement incapable de se défendre pour le moment.
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Jeu 1 Mar - 22:53
Alors que la tension était palpable dans la pièce, encore plus après le premier coup de feu, SaYoLe avait les yeux rivé sur Thais, observant son bras avec un brin de colère dans le regard. C’était clairement des traces de griffures et non un traitement infligé par les sbires de Korai, et c’était la seule chose qui l’avait retenue de tenter quoi que ce soit. Elle avait sans doute rencontré l’un des monstres qu’il avait lui-même croisé. Sauf qu’elle avait été forcée de se battre…

Dans tous les cas, rien n’avait vraiment avancé… Thais était maintenant auprès de lui, mais blessée et sans armes, pas de quoi être une grande aide. Il se demanda un instant combien de Ghost l’avaient accompagné et où ils se trouvaient. L’extraction était l’une des missions pour laquelle ils étaient formés depuis le début, et donc même dans ce milieu difficile, cela semblait être une échappatoire crédible.

C’est alors qu’elle prit la parole, le détachant de ses réflexions sur la manière de sortir d’ici. Elle avait une sorte d’assurance, quelque choses qui avait changé par rapport à d’habitude. Soudain il s’en rendit compte. Elle n’était plus sa seconde, elle était le capitaine de l’Aurora. Elle parlait avec le poids de toutes les vies qui s’y trouvaient, avec le poids des tonnes de métal blindé de l’engin, de chaque circuit… Elle l’avait remplacé, le protocole avait été parfaitement respecté. Il l’avait choisi pour ça, pour ce genre de moment, et il était arrivé.

Il venait de faire une énorme erreur, et un large sourire ironique lui traversa le visage. Il avait négocié comme capitaine de l’Aurora. Hors il n’était plus rien, il n’avait plus aucune contrôle. Il était même plus qu’un « disparu ». En réalité, tout ce qu’il allait négocier était caduc… Thais étaient maintenant maître de l’Aurora…

Le bras droit de la jeune femme vint arrêter Thais, lui souffla de la fermer alors qu’il lui plaçait un scotch sur la bouche. Menotté, bâillonné… Voilà qui promettait pour ses premières heures en tant que Capitaine. Elle se laissa faire, sans doutes qu’elle avait compris que cela n’aurait servi à rien, tout comme il n’avait pas cherché à éviter la balle que souhaitait lui loger dans la tête Korai.

Un rapide échange sur le fait qu’elle était réactive. Au moins, cela conformait l’une de ses idées selon laquelle elle c’était battu avec l’une des créatures, et lui soufflait comment elle s’en était débarrassé. La rudesse relative du bras droit dans sa manière de faire lui valut un regard noir du capitaine qui gardait le silence. Paradoxalement, tout cela était à son avantage, et si Korai ne voulait pas négocier avec elle, c’était tout bénéfice, car tout ce qu’il pourrait conclure ne vaudrai rien.

Korai leur fit une sorte de morale, n’apportant rien de nouveau hormis la pression d’une échappée impossible. Mais chaque chose devait venir dans le bon ordre, et leur priorité était d’abord de se sortir de la mafia avant de se sortir de Phobos. Aussi, il ne répliqua rien, ne lui répondant même pas. Seul son regard froid répondait à la jeune chef.

Elle leur demanda alors de les suivre, et le petit groupe partit. SaYoLe restait proche de Thais, mais étrangement, se plaçait toujours à sa droite. Certain y aurait juste vu une manière de marcher à ses côtés, d’autre habitué à la hiérarchie militaire pouvaient en conclure qu’il se plaçait sous les ordres de Thais. Une situation amusante lorsqu’on pouvait remarquer qu’elle était ligoté et bâillonné. Ils arrivèrent alors dans un endroit auquel il ne s’attendait pas. C’était une véritable garage sous terre. Ici tout était démonté, remonté, arranger, modifié. Un véritable entrepôt, ou plutôt une véritable usine.

C’est alors que Korai leur expliqua la raison de tout cela. Beaucoup était sous entendue dans son discourt, mais facilement compréhensible. Ils construisaient un vaisseau, et vu tout la place qu’il y avait ici et qu’elle n’était pas nécessaire, ce qu’ils construisaient devait être énorme. Soudain, quelque chose clocha. Une sorte de tension quelque chose. Il vit Korai tiquer que quelques choses, et d’un coup, un tir se fit entendre.

Immédiatement, les réflexes militaires reprirent le dessus, il à peine la balle avait-elle atteint sa cible que les bras de SaYoLe virent envelopper Thais pour lui offrir la protection de son propre corps alors qu’il l’entrainait contre une carcasse pour la mettre à l’abri. Il n’eut qu’une faible attention pour la douleur qu’il avait pu causer à son bras en faisant cela, la priorité était ailleurs. Il en profita pour lui retirer le bataillon et faire céder les menottes à l’aide du couteau qu’il avait gardé sur lui, la libérant.

Korai s’adressa plus ou moins à eux dans ce qui était un échange avec son bras droit. Le sang collait par terre. SaYoLe lui était maintenant légèrement devant Thais, en tampon entre les deux jeunes femmes. Les choses avaient beaucoup évolué avec tous ces derniers évènements. Il avait donc couteau à la main, la lame jouant légèrement entre ses doigts comme un couteau de lancer. Sa voix s’éleva, calme et froide, comme si la négociation avait lieux tranquillement dans un café.


Korai… Je veux que l’on récupère nos armes, celles que vous nous avez prises lors de notre arrivée ici, et je veux récupérer les hommes de l’Aurora qui sont dans la fosse ainsi que leur équipement. Une fois que ça serai fait, on pourra reprendre les négociations dans un endroit plus propice et moins exposé…
L’Area est ici, et la prochaine fois, ils ne rateront peut-être pas leur coup… Je ne veux pas que mon capitaine soit blessé parce que votre sécurité est déplorable.


La mine énervée du bras droit contrasta avec celle de Korai. Oui, il venait clairement de se mettre sous les ordres de Thais, d’inverser les rôles. Il continua pendant qu’il avait encore leur attention.

Que vous le vouliez ou non, je ne suis plus la capitaine de l’Aurora, quand bien même je le voudrai. Thais en est la propriétaire, et c’est donc avec elle qu’il faudra traiter… Tout ce qui a été dit avant est caduc…

Il savait que cela allait énerver Korai, mais c’était un risque calculé. Il fallait tirer le meilleur profit de la situation et il comptait le faire.

L’Area est autant une menace pour vous que pour nous. De plus, ces négociations doivent être faites dans les meilleures conditions possibles… Je demande donc à ce que vous nous trouviez un endroit calme le temps que je soigne ses blessures…

Oui, le temps de s’assurer qu’elle aille bien, et surtout le temps de regrouper leurs informations pour être plus à même de négocier.
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Ven 2 Mar - 12:01
La jeune Korai n'eut pas l'air d'apprécier que Thais soit parvenu jusqu'ici sans entrave. Et pourtant, c'était bel et bien le cas, elle était ici parce qu'elle le voulais bien, que Korai la fasse menotter n'y changeait rien. Thais était parvenu ici parce qu'elle l'avait bien voulut, et pas pour une autre raison. Elle regarda l'homme qui entrepris de la menotter avec un bref sourire teinté de quelques grimace alors qu'il saisissait son bras blesser, sans se débattre, mais avec un regard qui en disait long. Comme une simple question... Est-ce que tu crois que cela va m'arrêter? Sans doute non, pourquoi sinon aurait il commis l'impardonnable erreur de ne pas l'entraver?

Thais repris alors son discours, ne se laissant pas départir du fait qu'elle soit entravé, et non Sayole, ce qui laissait clairement envisager de quelle manière Korai la percevait. Un regard mauvais à l'attention de son Capitaine, parce que mine de rien, elle n'appréciait pas, et elle continua. Korai ne l'écoutait guerre, se plaisant à dodeliné, à sourire faussement, comme pour lui montrer sa propre insignifiance, mais qu'importe Thais continuait, elle savait que malgré les facéties, Korai l'entendais, Sayole également. Les mots ne seraient pas perdus.

Soudain, une main ferme se posa sur son épaule. Thais eut un mouvement pour se dégager, mais peu violent, un archétype de réflexe qu'elle abandonna vite. Il ne servait a rien, non pas qu'elle n'aurait pas réussit à se dégager, mais surtout qu'une fois fait, elle restait entravé, et dans un milieu ou elle serait vite submerger; toutefois, quand il essaya de lui scotcher la bouche, pas décidé à se laisser fermer le clapet de la sorte, Thais dégagea sa tête, et ses dents virent agripper quelques doigts qui passaient par la, les mordant avec entrain avant de se dégager, conforme à la promesse qu'avait fait Sayole à son égard... Elle mordais.

    "Je ne crois pas avoir été particulièrement désagréable jusque la... La politesse voudrait que vous me laissiez terminer..."


Un regard pour Sayole, puis un air effronté face à Korai, elle ajouta, avant de se laisser faire.

    "Mes paroles vous déranges, mais ne vous y méprenez pas... Vous ne pouvez négocier sans moi."


Qu'est-ce qui la dérangeait tant au fond? Que ce soit une femme qui lui tenait tête? Oui... Elle devais avoir horreur de cela. De ne pas être la seule face à tout ces hommes qu'elle dominait sans peine... Alors qu'il lui étalait l'adhésif sur le visage, l'homme de main de Korai lui annonça qu'elle était réactive, et avec une pointe de dégoût celle ci proposa de lui tirer dans le bras. Les sourcils de Thais se froncèrent légèrement, était elle stupide? Ou n'avait elle pas déjà remarquer sa blessure? Trop accaparée qu'elle était par son petit jeu? L'homme eut la même réaction de stupeur qu'elle même, à croire que cette femme était réellement stupide, ou folle... Ses sautes d'humeur devaient en terrifier plus d'un... La discipline par la terreur... Une méthode qui avait fait ses preuves... Mais pour sa part elle préférait le respect inspiré à ses hommes.

Elle targuait son discours de plaisanterie. Thais sentait son sang bouillir, alors même qu'elle s'y attendais. Korai la dénigrerais jusqu'a ce qu'elle commette une faute qui justifierait alors de la tuer... Elle ne lui offrirait pas ce loisir... Thais lança alors un long regard appuyer à Sayole, un regard dur, le regard d'un capitaine venu chercher l'un de ses hommes s'étant mis dans une salle situation. Le regard que lui même avait put porter sur elle en venant la chercher sur Ashéryth... Il n'était ici pas affaire de sentiment, mais d'autorité.

Alors qu'ils se déplaçaient, suivant Korai dans ses délires, il vint se placer à sa droite, et si elle ne montra aucun sourire, bouche entravé oblige, elle se sentit confirmer, appuyer dans son rôle et elle l'en remerciait intérieurement. Arrivant au niveau de l'immense salle, Thais, si elle resta muette, n'en perdait pas une miette, observant les allers et venu, les étincelles produites par les chalumeaux découpant l'acier, le vacarme vrombissant des moteurs et scie... C'était donc cela? Cela dont elle avait entraperçut les contours sans savoir de quoi elle parlait.

Un vaisseau... Mais pourquoi faire? n’espérait elle tout de même pas concurrencer le grand MA-85? Ou l'effrayant fantôme du Nemesis? Dont on entendait de plus en plus souvent parler? Folie que cela... Et comment un tel chantier pouvais être rester secret jusqu'alors? Un homme plus bas les regardait. Thais le fixa longuement. Pourquoi n'était il pas au travail... Une détonation se fit entendre alors que l'homme de main de Korai se précipitait devant elle. Quel chien fidèle... N'était il point amoureux de sa maîtresse? Elle n'eut pas le temps de se poser la question, Sayole l'avait attraper, sans délicatesse et repoussé jusqu'à une carcasse de vaisseau. Le choc fut dur, et d'autant plus douloureux que bâillonné, elle ne pouvais reprendre aisément son souffle. Elle émit un râle colérique à l'intention de Sayole alors que la main sur sa blessure la brûlait plus fortement même que le choc.

Sayole d'un geste rapide arracha alors l'adhésif qui le ceignait le visage... Celui ci, bien accrocher lui brûla la peau, emportant avec lui le peu de duvet blond que la jeune femme pouvais avoir... Un grognement retenu au fond de sa gorge, bénit la délicatesse de son capitaine, pour le moment démit de ses fonctions. La prochaine fois qu'elle voudrait s'épiler, elle saurait qu'un simple adhésif fonctionne bien mieux que n'importe qu'elle connerie du marché. Glissant dans son dos, il força les menottes, lui tordant légèrement le poignet au passage, mais permettant de les faire céder. Qu'avait il en tête. Ils étaient deux, au milieu des agents de Korai... Et désarmer... Sa manœuvre la laissait coi, à quoi bon l'avoir ainsi détacher si c'était pour se jeter dans la gueule du loup. Il n’espérait tout de même pas combattre...

La jeune femme se massa légèrement les poignets avant de se relever, sans précipitation, même si son niveau de stress avait largement augmenter. Il ne fallait montrer aucune intention de se battre, ou de se sauver. Sayole l'avait devancer, se plaçant de manière marqué entre elle et Korai. A quoi jouait il? Il réclamait leurs armes, leurs hommes... Et l'étonna alors, l'appelant "son capitaine". Leurs rôles étaient inverses, mais il la confirmait dans ses nouvelles fonctions, acquise à ses dépends, certes, mais de sa faute, il était vrai aussi. Elle avança alors de quelques pas supplémentaire, comme pour confirmer ces dires, faire front commun. Même si dès qu'elle en aurait l'occasion, elle se débarrasserait de ce faix pour le moins encombrant, pour l'heure elle l'assumait.

Il demanda alors à ce que le reste de la négociation puisse se faire dans un lieu sécurisé, et l'autorisation de la soigner. La il allait un peu loin... L'une des taupes c'était échappée, celle du bas, alors que celle ayant tiré s'était faite découpé par quelques vagues de vent impressionnante... Ainsi Korai était donc réactive à ses heures perdues... Pour une personne qui avait l'ait d’exécrer les réactifs, c'était un comble. L'aera... Le nom avait été prononcer par Sayole et lui hérissa le poil, alors qu'elle repensait à sa planète. Si elle en tenait un entre ses pattes... Elle le massacrerait sans douceur. Elle avança.

    "Mon bras peut aisément attendre... Je crois qu'aucun d'entre nous n'as envi de perdre du temps... A moins que ce petit jeu ne vous amuse autant qu'il en as l'air... Mais je doute que votre bras droit soit aussi alerte la prochaine fois pour vous évitez une balle. Que diriez vous d'arrêter les facéties, et d'en venir aux faits... Rapidement. Histoire d'éviter quelques inspections surprises qui nous dérangerais."


Les yeux de Thais n'étaient pas fixe, elle observait la zone en même temps que Korai. S'assurant que le tire au flanc ne revienne pas accompagner...

    " Vous avez besoin de vaisseaux... Et j'ai un équipage qui peut vous en apporter. Nous avons tout pour nous entendre..."
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Korai Leskov
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Lun 5 Mar - 17:56
La situation était tout bonnement humiliante pour la brune; le premier homme descendu elle en vit un autre s'échapper et ses yeux se rétrécirent alors pour fixer cette silhouette, comme un signal afin que ses hommes le prennent en chasse. Aussitôt pas moins de trois hommes se mirent à sa poursuite, dont un qui parlait comme s'il était certain d'être entendu de loin et c'était le cas grâce à la technologie. L'Aera... quand allaient-ils enfin la laisser en paix ? "Les" laisser en paix ? Jamais... Un sourire froid et désabusé franchit ses lèvres. Tant mieux car elle-même ne leur pardonnerait jamais.

Une voix derrière elle cependant commença à réclamer et exiger des choses comme des armes et des hommes;.. Ses yeux devenus froids se tournèrent vers Sayole. Défense déplorable ? Il faudrait rappeler à ce crétin qu'ils étaient dans une prison et non une propriété privée et sécurisée. C'était des risques à prendre quand on avait comme elle l'avait fait, le culot d'entamer des discussions ici. Mais qu'elle insulte sa défense l'amusa, un peu plus car après ses mots une explosion et un hurlement se firent entendre. Des explications... les petits inexpérimentés en exigeaient toujours. Mais là c'était normal qu'il s'en fasse. Se moquant que Thais l'entende, elle parla normalement d'une voix douce, comme celle d'une hôtesse.

- Vous êtes mon invité Sayole... forcé, c'est véritable, mais tout de même. Et bien que je déteste les invités imprévus ThaÏs l'est également tant qu'on n'aura pas tiré cette histoire au clair. Vous ne risquez rien pour le moment et vos hommes sont en sécurité. Et puis... les conflits avec l'Aera sont monnaie courante, n'est-ce pas ? Vous devriez vous rengorger de fierté, non ? Après tout s'ils se montrent face à vous c'est qu'ils se sentent en danger... non ?

La blonde reprit alors et La brune s'empêcha de lui mettre à nouveau du scotch sur la bouche. Bien qu'elle se soit introduite pour exiger des choses qui ne la concernait pas au moment où Korai avait commencé à marchander ces deux là ne semblaient pas encore trop savoir qui plus tard dirigerai l'Aurora spei. Du coup qu'elle le veuille ou non il lui faudrait certainement discuter avec les deux... Sauf que là où ces deux là comprenaient mal la situation c'était que si l'Aera Center avait envoyé des hommes pour dissuader Thais ou Sayole de traiter avec elle, ils n'étaient pas que deux. La brune observa son bras droit et hocha la tête.

- Je te les confie je reviens.

Aussitôt elle s'en alla régler le soucis de l'Aera Center, ayant pour le moment plus à protéger que ce groupe d'invités. Ohhh oui, elle aurait pu pactiser avec quelqu'un d'autre mais le simple fait que l'Aera Center tente de l'en empêché avait touché le peu de fierté qu'il lui restait. Et surtout ils avaient touché Alek.Partant donner des directives pour verrouiller la zone, elle calculait en même temps et rapidement ce qu'il allait advenir de cette zone. L'Aera ne pouvait rien faire contre le marché allant jusqu'à Echo. Il ne pouvait agir que sur le transport... Sauf qu'ils auraient agi avant si ils l'avaient su plutôt. Donc soit Thais et son équipe s'était faite suivre, soit c'était Alek qui avait eu quelques soucis sur Deimos. Et le pari fut encore bon lorsqu'elle vit un type se dirriger vers l'entrée de la fausse, se mettant une sorte de propulseur sur le dos en courant; Il était vif, agile... Mais elle ne chercha pas à le rejoindre. Du haut de sa fin de galerie elle visa et tira. Sa réputation n'en faisait certes pas une personne agissant en groupe comme les hommes que dirigeait Alek pour elle mais ici, seule et de loin personne ne lui échappait. Les propulseurs emportèrent le corps transpercé contre un mur et Bien des regards se tournèrent vers elle... Un nouveau tir et le propulseur explosa. Elle resterai sans pitié, personne n'entrerai ou sortirai d'ici sans qu'elle le sache et ce tant qu'elle serait obligée de rester cloitrée dans cette prison infâme. Là dessus elle rangea son arme et retourna calmement près des autres, donnant des instruction à des homems de confiance pour qu'ils durcissent les interrogatoire. Elle voulait ces fumiers...

________________

En attendant Aleksei observa son chef partir, sachant déjà ce qu'elle allait faire si elle chopait l'une de ces taupes. Elle ne serait pas partie si elle était certaine de savoir où l'une d'elle irait. Quant à lui il savait ce que confier signifiait pour Korai. Il avait tout les droits sur ces deux là et les hommes autour d'eux garantissait qu'ils se tiennent tranquilement. Ce n'était pas de plus une simple lame même tenue par quelqu'un de compétent qui pourrait l'agacer pour le moment mais plutôt la plaie de la jeune femme.

- Laisse moi faire.

Murmura le slave avec un accent parfaitement caché... ou totalement absent. lui prenant le poignet pour qu'elle tende le bras son autre paume s'illumina et il la passa sur la plaie de la blonde. Ironique qu'il ne puisse faire de même sur son visage mais c'était le cas. concrètement elle ne devait rien avoir senti qu'un léger grattement, preuve que quelque chose cicatrisait mais une fois la paume lumineuse retirée elle n'avait plus rien et pas même une cicatrice.

- Korai est énervée en ce moment, il aurait surement fallut que cet accord se fasse plus tard mais comme tout le reste il n'y a pas le temps. Suivez moi.

La demande n'accepterait pas de refus puisqu'il les amena dans une salle correspondant à celle de leurs hommes. D'ailleurs ceux-ci les virent très certainement. Alek montra à Sayole et thais des banc et patienta. Il n'avait pas tenté d'excuser le comportement de Korai mais de les avertir. Si là ils la trouvaient dangereuse il fallait qu'ils comprenant qu'elle était bien plus réfléchie d'habitude. Ce n'était pas à lui de raconter l'histoire de son supérieur ni décrire qui elle était réellement mais il ne pouvait non plus permettre qu'on baisse le niveau de celle qui avait réussi à remettre la mafia à flot. Après quoi pour les armes sayole pouvait toujours rêver. Alek l'avait bel et bien vu faire un signe à sa partenaire et connaissait ce genre d'équipe soudée. On aurait dit l'élite qu'il gardait près de lui. Sauf que voilà, connaissant ce genre... d' "amitié", le bras droit avait fait surveiller les hommes de Sayole... ou Thais. Il manquerait plus qu'ils puissent accorder leurs violons tiens.

- Si l'Aera Center a réagit et étant donné que je suis certain d'avoir sécurisé l'arrivée de Sayole je pense qu'il vous surveillaient depuis quelques temps, Madame.

Après tout il n'était pas Korai et s'adaptait. Korai risquait d'avoir affaire à des crétins ne sachant pas quoi faire pour dégotter les taupes et bien qu'elle n'ait pas de temps à perdre Alek était certain de ne pas la revoir avant cinq bonnes minutes. Mais par contre : pourquoi fallait-elle qu'elle s'intéresse toujours à des cas liés à l'Aera Center ? Si c'était ça qui l'avait intéressée par rapport à l'Aurora spei alors elle s'était peut-être pas autant remise qu'il ne l'avait pensé. Pourtant il avait vu quelque chose se rallumer auprès de cette Thaïs... Bon Korai n'avait jamais aimé voir des femmes tenter de lui tenir tête, ayant autant d'orgueil que feu son père. mais pourtant il aurait mit sa main au feu que c'était pourtant peut-être pour cela qu'elle lui avait confié la garde de ces deux là plutôt qu'à de simples homme de main... Cette petite blonde devait l'amuser plus qu'il n'y paraissait. Bah... grand bien lui fasse, tant qu'elle se reprenait et arrêtait de fulminer dès qu'on parlait de l'Aera. C'était après tout la connerie la plus facile à éviter, non ?

- Pourrais-je savoir pourquoi l'Aera Center s'intéressait-elle à vous ?

Simple curiosité de sa part, ce n'était pas ce qui arrêterait Korai mais s'ils avaient à faire à l'Aera Center il était bon de savoir pourquoi pendant que Korai vérifiait qu'aucune taupe ne parviendrait à communiquer avec l'extérieur. Et quant à ceux qui pourraient se demander pourquoi elle faisait le travail du bras droit, allez leur expliquer que l'Aera avait exterminé les siens sous ses yeux et ruiné sa vie, essayait à nouveau de lui mettre des bâtons dans les roues. En dehors de la prison et quand le vaisseau serait finit la brune serait surement apte à se ressaisir mais là et pour des choses si futiles, la laisser se calmer les nerfs pour qu'elle ne s'en prenne pas à leurs invités n'était pas plus mal. Doucement il observa la dénommé Thais et sourit, assez amusé. Il comprenait parfaitement pourquoi cette femme tapait sur les nerfs de la chef de la mafia.
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Mar 6 Mar - 18:21
Korai s’était de nouveau adresser à eux, le qualifiant d’invité forcé. Une teinte de colère passa dans le regard de l’ex capitaine. Il tourna son visage vers le bras droit de la chef de la mafia. Il était à peu près sûr qu’il était responsable de son enlèvement, et donc qu’il était le tireur. Il répliqua d’une voix sèche et ironique :

Il est vrai qu’un tir de laser dans le dos à longue distance et quelques coups lorsque l’on ait ligoté ne sont pas les meilleurs cartons d’invitation que l’on peut recevoir…

Il ne cherchait pas à s’en plaindre, de toute manière, ce qui était fait ne pouvait plus être défait. Mais cela permettait de remettre les choses en place, et surtout d’en informer Thais. Il n’avait pas aimé le regard qu’elle lui avait adressé, cette impression de reproche. Il n’y était plus habituer, et avait beaucoup de mal à la supporter. Par fierté peut-être. Il enchaina sur l’orgueil que devait lui renvoyer l’action de l’Aera.

La fierté n’a pas sa place dans notre domaine. Et puis, c’est vous qui étiez visez, pas nous. Ne tirons pas de conclusions trop hâtives…

Puis la dirigeante de tout ce joyeux bordel les quitta, les laissant à la disposition de son bras droit. SaYoLe posa un regard méfiant sur l’homme au visage brulé. Même si quelques heures avant il lui avait évité de prendre une balle en pleine tête, il était aussi celui qui l’avait « abattu ». Son regard n’en fut qu’encore plus méfiant quand il demanda à s’occuper du bras de Thais. SaYoLe se tendit mais ne dit rien. Après tout, elle venait de refuser de se faire soigner, et il venait de proposer l’inverse. Que pouvait-il en dire ? Il l’observa prendre le bras de la capitaine et y apposer son autre paume, dégageant une lumière.

Il ne put cacher sa surprise devant un tel spectacle. Pourquoi ne l’avait-il pas fait sur sa propre peau pour faire disparaitre ses cicatrices ? Un moyen de se faire respecter ? Un moyen de prouver sa valeur ? En tout cas, ce fut efficace, car Thais n’avait plus aucune trace, plus rien, et il supposait que la douleur avait elle aussi disparue.

Ils se virent ensuite conduire dans un autre endroit, plus à l’abris des regards et bien plus agréable. Finit le bruit assourdissant des martellements du fer, du cisaillage… Le bras droit s’adressa alors à Thais. Pendant un instant, il eut un brin d’énervement qui lui traversa le corps, trop habitué à ce qu’on lui pose ce genre de question à lui. Mais après tout, il n’était plus le capitaine… Mais la question sur l’Aera l’obligea à adresser une remarque sèche alors qu’il se levait, comme un rapproche à Thais.


Certains à bord ont un passé commun avec l’Aerea. D’habitude, nous évitons simplement d’attirer leur attention, mais certains on la fâcheuse tendance à n’en faire qu’à leur tête et attirent encore l’attention. Peut-être que l’Aurora a été suivit à la suite de l’un de ses évènements… Mais tout cela sera réglé une fois que nous serons de nouveau à bord… Si c’est le cas.

N’oubliez pas que votre intervention à Deimos n’était pas des plus discrète non plus, si quelqu’un de cet entreprise ont vue l’action… Sans compter que votre visage n’est pas très facile pour se fondre dans la masse…


Continua de marcher dans la pièce, il tomba sur un paquet de cigarette sur un petite table et afficha un sourire. Il en saisit une et la porta à sa bouche pour l’allumer.
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Jeu 15 Mar - 17:55
Être fière d'être pris pour cible par l'Aera? Avait elle perdu l'esprit? Ou bien leur conception des choses étaient largement différente. Quelle fierté pouvait on obtenir d'être pris en traque? Quel honneur dans la mort? Abattu comme un chien, une balle entre les omoplates? Si l'Aera avait agit des lors, c'était peut être tout simplement affaire de circonstance, dans doute avaient ils mis a exécution un plan depuis longtemps préparer...

Quoi qu'il en soit, Sayole devança sa réponse, la laissant donc silencieuse, il résumait plus ou moins ce qu'elle pouvais pensé, absent de doute, et en profitant même pour l'informer sur la manière dont il s'était retrouver la. Korai avait fait en sorte de le mener jusqu'ici, mais cela, elle l'avait déja déduit.

Alors que les deux n'aspirait qu'à mettre rapidement un terme à tout cela, Korai les planta sur place, ignorant superbement ses propos, pour changer. Thais se tue un instant, un air de mépris néanmoins largement marqué sur la face. Ils avaient mieux a faire que de l'attendre, quitter cette fichue lune par exemple.

    "Charmante..."


Ils étaient toujours encercler. Leur situation n'avait donc guerre évoluer. Thais fit signe à Sayole qu'il pouvais ranger son jouet. Il pouvais manier le couteau aussi bien qu'il le voulait, ça ne ferait pas le poids. Son regard se déporta alors dans la direction ou avait disparut Korai, observant l'immensité de cette galerie, soudain devenue silencieuse après l'échange de coup de feu. Le garde du corps, attrapa alors son poignet, et elle eut un geste de défiance, douloureux, en souhaitant se dégager, avant qu'il ne lui demande de le laisser faire.

Elle sera les dents, méfiante, à l'idée qu'il puisse vouloir tenter quelque chose de désagréable, voir d'handicapant... Après tout, rien ne lui indiquait que Korai ne souhaitait pas la voir hors d'état de nuire... Un petit bras cassé l'arrangerait sans doute... Mais l'homme n'en fit rien, se montrant d’ailleurs plus doux, délicat en l'attrapant. Elle résista a la tentation de retirer son bras, alors qu'une étrange lueur se dégageait de la main de l'homme. Une étrange chaleur s'en dégageait, suivit de démangeaison de sa propre peau. Elle grimaça, non pas qu'elle fut douillette, mais il était particulièrement étrange d'être la cible d'un tel phénomène, inconnu qui plus ai. Lui aussi était donc réactif. Elle espérait que la créature abattu ne lui avait pas laisser souvenir de quelques maladies, maintenant que la plaie était refermer, il serait difficile d'en juger.

Immédiatement, elle se demanda pourquoi il n'en faisait pas de même sur sa propre épaule blesser, sans doute ne le pouvait-il pas? Beaucoup de réactif avaient besoin de concentration pour exercer, sans doute, le picotement ressentit devait la brisé simplement, rendant l'action impossible... L'homme avoua que son chef était sur les nerfs, Thais eut un espèce de sourire, étrange. Est-ce qu'être sur les nerfs justifiait les écarts? Les sautes d'humeur? Sans doute les expliquait il, mais cela ne les rendaient en rien légitime. Un chef qui ne sait se contrôler est un mauvais chef, et c'était sans doute pour cette raison que Thais se débarrasserait bien vite du commandement.

Il leur demanda de le suivre, et les deux s’exécutèrent sans tenter quelques vaines cascades qui leur aurait valut une mort rapide. Thais frotta légèrement la peau à l'endroit ou se trouvait plus tôt sa blessure, intacte, et souple comme au premier jours... Dommage qu'il n'ai put en faire de même avec sa combinaison déchirer. Il faudrait qu'elle la fasse réparer.

Arrivé dans une nouvelle salle, Thais put apercevoir ses hommes, entravés, assis le long d'un mur, sous bonne garde. Au moins étaient ils saufs. On les éloigna bien vite, de sorte qu'ils ne puisse communiquer. Une fois installé, l'homme s'adressa de nouveau à elle. Elle le regarda, fronçant légèrement le sourcil. Il insinuait que l'Aera l'avait suivit, provoquant chez elle une évidente foule de question intérieur. Si le refus de cette hypothèse fut sa première pensé, le doute s'insinua rapidement. Ce pouvait-il que? L'homme la dévisageait avec un sourire, alors qu'il lui demandais si il y avait des raisons particulières à ce qu'il prenait pour un fait acquis.

Sayole bondit alors, l'empêchant de répondre a la question qui lui était pourtant posé. Dans son ton, volontairement réprobateur, elle entendit à son égard une remontrance pour ce qui s'était dérouler il y avait peu de temps avec Ethan Hewley. Elle sera les dents. Partagé entre le fait de prendre cette remontrance comme celle du capitaine à son second, et celui de lui rappeler qu'il n'était lui même plus chef de l'Aurora à l'heure actuelle. Une pointe de mesquinerie.

Elle resta assise alors qu'il avait terminer, non sans réagir toutefois. Peut être Korai était elle absente, mais cela ne l'empêchait pas d'avoir toujours à démontrer qu'elle était pour le moment seule maître à bord de l'Aurora. Elle posa son regard sur Sayole, avec une froideur inhabituelle, un air de dire: tu n'es pas a ta place, et je ne le tolérerais pas deux fois.

    "Depuis quand te permet tu de répondre à ma place? Hum?"


Ceci fait, elle retourna son regard sur Aleksei, la question n'attendait de toute façon pas de réponse et elle poursuivit donc, d'un ton assurer. La petite remarque de Sayole lui avait donner le loisir de réfléchir. Était-il possible qu'on l'ai suivit? L'hypothèse lui semblait grosse, mais pas impossible, après tout, on est sans doute moins vigilant, moins a même de repérer un espion, quand on ne sait pas qu'il existe. Même si elle avait encore des doutes possibles quand au fait d'avoir pu ou non être la cible de ce genre d'attention, il y avait un fait pour lequel elle n'en avait pas.

    "Si tant est que mon intervention soit à l'origine de cette attaque, les raisons de l’intérêt que pourrais avoir l'Aera à mon égard ne vous regarde pas. Mais s'il y a une chose dont je suis certaine, c'est que ces hommes ne sont pas entrer à ma suite. Je pense qu'après le bordel que j'ai pris soin de créer sur la terrasse, l'ascenseur de redescendra pas de si tôt et, arrêter moi si je me trompe, il n'est pas redescendu depuis mon arriver. C'est la seule entrée dont je connaisse l’existence, même si je ne doute pas que d'autre boyau interne doivent bien vous permettre d'aller et venir à votre guise, comme par exemple pour kidnapper quelques proies à contraindre... Vous commencez à voir ou je veux en venir?"


Elle s'arrêta un instant. Oui l'insinuation était nette et elle ne doutait pas qu'il ai déjà compris ce qu'elle voulais dire. Mais elle prendrait toutefois le temps de l'exprimer clairement, dans le doute, et également parce qu'elle aimait terminer ce qu'elle avait commencer.

    "Si l'Aera se trouve ici, c'est qu'elle était déjà la. Ou qu'elle est entrée par des voies que seul vous devriez connaitre. C'est donc que la fuite vient donc de chez vous, peu importe pourquoi cette attaque à été lancé. Il serait sans doute approprier de faire le tri parmi les personnes en qui vous avez confiance... Vous n'avez manifestement pas le monopole de l'infiltration..."


Elle désigna d'un mouvement de tête la blessure de l'homme.

    "Vous devriez vous faire soigner... Au cas ou elle aura encore besoin que vous preniez une balle à sa place. Ce qui ne manquera pas d'arriver. Pensez vous qu'ils n'étaient que trois ou quatre? Moi je pense que si j'avait eut en charge sa sécurité... Jamais je ne l'aurait laissez partir seule. Mais... Ça, c'est votre problème."


Elle se redressa légèrement, cherchant une position moins inconfortable sur son siège, et également signe visible d'impatience.

    "Cela ne vous inquiète pas de la savoir si prompt à s'emporter, alors qu'elle est la cible manifeste de cette attaque? La confiance n'est pas un défaut en soit, l'excès de confiance, si... Avez vous l'intention de nous garder la gentiment jusqu'à son retour? Ou bien y a t'il un moyen de se rendre utile... D’accélérer un peu les choses."


Si fallait négocier avec eux, bien que contraint et forcer, autant être perçut comme amical. Peut être y avait il la un moyen d'améliorer quelque peu leur situation, d'en reprendre une maîtrise au moins partielle.
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Korai Leskov
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MessageSujet: Re: Ça s'appelle un enlèvement Ven 6 Avr - 22:02
Korai observa les galeries une à une, un fin sourire sur ses lèvres charnues. De l'action ici était normal. Mais des introduits de l'Aera Center dans le quartier même des vaisseaux était intolérable. Et elle bifurqua donc à droite au lieu de prendre la gauche pour aller voir certains de ses hommes lorsque ceux-ci lui dirent avoir arrêté le dernier. Mais le "dernier" n'avait aucune signification dans un tel lieu. C'était comme si les geôles venaient réellement d'être souillées à ses yeux. Son sanctuaire, celui attaché aux souvenirs de son père et à sa haine se perturbait. PLus de colère envers l'Aera mais étrangement plus de contrôle, Korai redevenait enfin elle même. Et elle le devait en partie à cette petite blonde qui sans le savoir avait les airs de rébellion qu'elle avait abordé autrefois. Autrefois ? Il y a deux ans. ca remontait donc à peu. Il y a deux ans son père lui avait demandé de revenir et elle avait accepté. Elle avait accepté aussi à l'époque que pour ne plus s'enflammer autant qu'avant elle devait mettre un terme à la relation ambiguë qu'elle avait avec Aleksei... Et c'était fait. Mais on en change pas, il avait suffit que des émotions plus violentes encore la perturbe pour qu'elle s'enflamme à nouveau. Korai Soupira doucement, s'en voulant d'avoir été aussi perturbée. Ca ne lui ressemblait pas. Même si à présent elle comprenait davantage le sens du terme "mal", il allait bien falloir qu'elle l'accepte. Elle avait des responsabilités qui ne lui permettraient plus jamais d'être innocente ou une autre chose naïve et futile comme cet adjectif. Elle avait à charge la responsabilité de plusieurs centaines de commerces dont une bonne quantité à présent en lien avec pas mal de races aliennes. Elle avait des projets pour la mafia et devait s'occuper de tout cela parce que c'était comme ça. La famille et le respect de ce qu'elle lui offrait en héritage, voilà tout ce qu'elle avait. De caractère paternaliste, les gens sous son commandement en faisaient partie. Elle pouvait se montrer aussi frivole et distante qu'elle le souhaitait et adorer qu'on la prenne pour une femme futile et butineuse voir nymphomane et détenant une addiction aux jeux, l'ouverture des portes à coup d'enfoncement par tête abaissée ne fonctionnerai plus jamais. De la distance, du calcul et de la maturité, voilà ce dont elle avait besoin pour continuer à régner.

Lorsqu'elle entra dans une alcôve où l'un de ses hommes de main frappait le dit intru, elle s'alluma simplement une autre cigarette.
- Ton nom... Murmura-t-elle doucement et de façon bien distincte alors que d'un seul regard son homme de main aurait fracassé les doigts de l'intrus. Je veux tout savoir.
Un sourire et plus tard les cris de ce traitre ponctuèrent ce moment. A la fin elle apprit ce qu'elle voulait savoir. L'Aurora spei n'intéressait pas l'aera center mais ce sur quoi elle s'intéressait elle, si. Ces agents n'avaient pas réussi à envoyer de message et c'était déjà ça de gagné. ils n'avaient pas eu l'intention de suivre ce vaisseau mais les actions de la mafia anciennement martienne étaient quant à elle surveillées de très près. La voilà la réponse, ces agents avaient simplement voulu mettre un terme à une tractation qui aurait ennuyé leur centre. Après avoir entendu ça le regard de Korai s’assombrit et elle se détacha de cette salle, laissant à son homme de main le soin de mettre un terme aux gémissements de ce type. il savait déjà comment.

- Bien, il n'y a plus qu'à espérer qu'ils sachent jouer...

Sinon elle irait surement trouver une autre soluce pour amener les matériaux ici entreposés sur Echo mais par orgueil elle aurait tout de même bien voulu que ce commerce ait lieu. Allez savoir pourquoi.. Korai était un pion fou réagissant uniquement à l'instinct pour ce genre de choses. Jetant sa cigarette, Korai se dirigea ensuite vers la geôle où étaient les deux intrus à grande gueule. Il était temps de clore tout cela car ces deux personnes avaient un peu trop tendance à vouloir jouer dans la même cour que ceux dominant ce monde. Ca la faisait sourire ok, maisil fallait que ça s'arrête.

____________________________________________________

Aleksei quant à lui n'en était pas à ça près d'entendre pique par pique, tout ce qu'il disait être démonté. Ces deux personnes qu'il devait surveiller avaient le droit de se défendre et de se voir en droit de protester. Mais franchement cette ambiguïté sur qui dominait l'autre commençait à le fatiguer. Oh son contrôle sur lui n'en pâtirait pas, juste qu'il n'avait jamais eu l'intention de les pousser à se confronter. Amants ces deux là ? Surement. Et aux vue du dossier qu'il avait recueillit sur Sayole il devait y avoir du gaz dans l'air. Tiens, ça lui rappelait une autre histoire, ça. Mais elle c'était mal finie cette histoire. Au final Korai avait surement prit la meilleure décision qui s'appliquait en coupant court à cette ambiguité autrefois. Ca les empêcherai surement de finir comme ces deux là. Son regard critique se fit plus dur lorsque Thais en remit une couche. Ridicule. A croire qu'ils ne savaient pas se décider sur qui aurait le dernier mot.

- Avec tout le fracas que vous avez fait en surface il est certain que des gens armés de propulseurs pouvaient librement descendre dans le puit menant à la fausse.

* Notamment qu'hormis leur intrusion toute les entrées dans cette prison étaient étudiées minutieusement. ils n'imaginent pas le nombre de personnes membres de l'Aera que nous avons déjà tué pour avoir essayé d'entrer ici... Qu'il a fallut déguiser en bataille entre prisonnier. Il y a des agents de l'Aera center qui nous surveille depuis la terrasse sans pouvoir savoir ce qui se trame ici. Tout est calculé et savamment contrôlé. Je sais qu'ils ont surement auant d'orgueil que Korai mais vu les problèmes internes qu'ils semblent avoir je suis près à parier qu'ils n'ont pas fait attention au fait d'être surveillé ou non lorsqu'ils sont entrés. Ces gens ont l'air impulsif....* Il observa Sayole. * Quoique. *

- Je ne dis pas que ce n'est pas votre enlèvement qui les ait alerté. C'est surement ça même. Je dis juste que le seul moment où ils ont pu entrer est surement lorsque les non-calculés sont entrés.
- Très sérieusement on en a rien à foutre.

Korai croisait les bras adossée contre la bordure verticale de la porte et ne souriait pas, sérieuse pour une fois.

- Thais, vous êtes surement persuadée d'être le capitaine de l'aurora spei et surement à juste titre mais il serait préférable que vous voyez en ce moment précis votre second en ce cas le plus apte à... "négocier". Tout bonnement car je ne vais pas changer ma façon de faire devant une nouvellement nominée commandante bien que votre bâtiment ait une envergure relativement considérable, c'est vrai, mais également car je ne risquerait pas l'avenir de plusieurs milliers de personnes en les mettant entre les mains d'une débutante. Et là je parle uniquement en terme de négociation. SI en tant que commandant vous aviez déjà fait plusieurs négociation cela aurait été différent mais si vous en avez fait cela devait être autrefois en tant que second et alors les négociation que vous aviez faites avaient surement moins d'ampleur. je ne m'y risquerai donc pas, que vous ayez à répondre après cela ou non.

Elle l'observa sans défiance et calmement. Finit le temps de se confronter, Thais voulait surement imposer son emprise sur l'Aurora Spei mais dans les négociations il y avait toujours des gens avec qui on se sentait plus apte à négocier que d'autres. Et pour avoir perdu le contrôle autrefois à cause de son impulsivité elle savait mieux que personne pourquoi il ne fallait pas mettre de telles responsabilités du premier coup à un nouveau commandant. IL y avait trop de risques... N'avait-elle pas été sur le fil du rasoir durant des mois suite à l'incendie ? Rien que d'y penser à nouveau la douleur et la peine de voir un à un ses proches prendre feu et l'odeur lui firent serrer les dents. Émotive, elle avait du pourtant prendre à charge des responsabilités immenses et remettre à flot le commerce familial qu'il soit mafieux ou non. Mais au début elle n'avait pas réussi à contrôler ça, paniquée et déprimée qu'elle était... Sayole semblait à ses yeux avoir lus de contrôle sur ce genre de situation au niveau du commandement. Elle ne demandait pas à ce que Sayole dirige ensuite le voyage, mais juste que ce soit avec lui qu'elle négocie : pour le commerce de la mafia comme pour les nerfs de cette jeune femme un trafique de cette envergure alors qu'ils avaient surement tout deux l'Aera aux trousses était trop risqué. Et si elle qui pourtant était joueuse se refusait à prendre ce risque même si cette fille semblait savoir déjà ordonner à pas mal de réponse, ce ne serait pas par caprice. Elle le montrait une bonne fois pour toute, laissant son masque de joueuse et de femme frivole de côté parce qu'elle voulait que ça marche. Si malgré ça Thais ne savait pas accepter que les autres commerçants puissent avoir des difficultés avec son titre fraichement octroyé de commandant, la brune ne chercherai pas plus loin et irait voir ailleurs, tout simplement parce les risques de son point de vue seraient trop élevé, même pour elle.

- Nous avons comme vous l'avez vu besoin d'un vaisseau pour prendre les matériaux d'un point à à cette lune appelée Phobos que nous appelerons Phobos. La lune est exploitée par la prison pour ses minerais qu'ils exportent. On vous ferait donc passer aisément pour un vaisseau de transport venant charger le minerai pour l'emporter alors que vous seriez au contraire, rempli et apte à le déposer ici. Sachez que nous gardons la destination finale de toute ces cargaison secrète car comme vous avez surement du le voir, en ce moment nous ne sommes jamais trop prudent. D'autres vaisseau auraient pu faire l'affaire mais c'est le votre que j'ai choisit car je me fie toujours à mon instinct. Et je ne pers jamais... Ceci étant de ce que j'ai pu comprendre de tout cela c'est que vous aussi l'Aera vous ennuie. Il n'est pas dit qu'elle n'ait pas déjà tentée de vous surveiller vous aussi. Et comme vous avez pu je pense le constater... ca ne les arrange pas que ce commerce ait lieu. S'ils réagissent, c'est qu'ils se sentent en danger. Comme des animaux... Donc logiquement cela vous offre à mes yeux un autre bon point pour être ceux à qui j'offrirais ce commerce.

Elle se tourna vers sayole avant de sourire, assez amusée de se rappeler sa tête lorsqu'il avait comprit que Korai était une femme.

- Désolée pour l'enlèvement mais je suis incapable de sortir d'ici théoriquement pour le moment. Et hormis de cette façon vous n'auriez jamais pu venir jusqu'à nous pour que je vous propose ce commerce... je déplore ce qui vous est arrivé. Et je pense qu'Aleksei a déjà du cependant punir lui-même les hommes qui ont eu un tel manque de tact. Si ce n’est pas fait je veillerai à ce que ça le soit. Néanmoins... Du peu que j'en ai vu vous m'intéressez. Je n'ai donc pas l'intention de vous laisser titiller mon bras droit histoire de savoir qui de vous ou nous a fait l'erreur de faire entrer ces types ici. Je veux que ce commerce ait lieu. Et vous ? A savoir que je paie grassement les gens auquel j'ai confiance.

Elle sourit mais ne pensait pas de façon ambiguë en parlant ainsi. Pour elle il avait réagit comme quelqu'un de bien malgré le contexte et le fait qu'il ait dit avoir juste besoin d'elle pour l'emmener jusqu'en haut. Après tout l'autre type qui avait voulu l'agresser aurait bien pu le faire. de par ce fait, elle était curieuse de commercer avec lui, tout simplement. On pouvait la détester et la mépriser pour ce qu'elle représentait ou faisait mais même si ses mots étaient toujours savamment calculés (peut être pour embêter mademoiselle blonde d'ailleurs ?), ils n'étaient jamais faux. Elle s'arrangeait toujours pour que la vérité soit dedans, sous une autre forme tout simplement. C'était son jeu à elle, voilà tout.
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