Un retour douloureux

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Sayole
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MessageSujet: Un retour douloureux Jeu 5 Jan - 0:58
Alors que le Mercenaire venait de quitter l’endroit et que Thais tentait toujours de freiner l’hémorragie de son ancien amant, le silence était tombé sur la zone… Un silence qui bientôt se dissipa sous les coups répétitif d’une sirène stridente. Au loin approchait un speeder de l’Aera, ou plutôt des forces de sécurités de l’entreprise. L’engin avalait à une vitesse impressionnante les mètres qui le séparaient du couple reconstitué. Ils protégeaient les leurs, comment leur en vouloir, sauf qu’il n’était pas dit qu’ils comprendraient ce que Thais faisait là, et encore moins s’ils seraient amicaux une fois que l’Aera fera le lien avec sa véritable identité. Le speeder n’était plus qu’à quelques mètres quand d’un coup, l’avant du speeder se déforma dans une explosion impressionnante, comme si le véhicule venait de percuter quelques choses. Le parechoc s’écrasa au sol avant que le reste ne suive dans un fracas énorme. Le speeder glissa encore quelques mètres sur le toit dans un crissement désagréable puis s’arrêta. Ce ne fut qu’alors que l’éco d’une détonation se fit entendre sur la place, donnant la raison de tout cela, un tir de sniper.

Allongé en position de tir sur la plateforme du transporteur, visant par le sas arrière qui était ouvert en vol, Sayole hurla un juron en se retournant sur le dos dans une grimace de douleur avant de fermer les yeux. L’arme qu’il avait utilisée était un sniper lourd, capable de tirer des projectiles explosif à une vitesse et une distance impressionnante. La balle était imposante, et terriblement destructrice, capable de percer la plus part des blindages. Sauf que cette arme si puissante n’était utilisable qu’avec une combinaison de combat lourde. Le recule qu’elle demandait était tout simplement ingérable, et gare à celui qui voulait essayer… Et le capitaine de l’Aurora venait d’en faire les frais, avec une épaule démise et sans doute un hématome qui sera douloureux pendant plusieurs jours. Mais le risque il le connaissait, c’était son arme, mais il n’avait pas pensée en avoir besoin, et donc n’avait pas enfilé en avance la combinaison nécessaire… Sauf que son sniper traditionnel n’aurait pas été efficace contre le speeder. Il avait fait le choix de prendre le risque, et remerciait le ciel d’avoir touché sa cible même à cette distance, car il n’aurait pas pu déclencher un 2e tir.

Il rouvrit les yeux alors que Bragg l’aida à se redresser. Son officier le regarda avec un léger sourire, comme s’il trouvait cela amusant, ou plutôt, que la suite allait lui plaire. Il retint le corps de son capitaine d’une main sur sa poitrine, le regarda droit dans les yeux et tira d’un coup sur son bras pour remettre l’os de l’épaule dans son emplacement normal. Sayole lui retint avec une immense difficulté un gémissement, il ne voulait pas laisser ce plaisir à Bragg. Il fit bouger doucement son épaule meurtrie, regrettant déjà le bleu qui commençait à apparaitre mais qui se faisait déjà sentir.

Le vaisseau comblait la distance qui le séparait de la place. Le visage tourné vers l’ouverture alors que son bras valide tenait une sangle pour éviter de subir les mouvements du vaisseau, ses pensées divaguèrent… Il avait fait activer le traceur sous cutané présent sur Thais afin de la localiser et aller la chercher. C’est sur le chemin qu’il reçut une transmission du vaisseau et qu’il put voir et entendre tout ce qu’elle venait de vivre… Son cœur s’était serré, tant pour le risque que courrait sa seconde, que pour apprendre qu’elle avait face à elle son ancien compagnon… Pourquoi cela l’affligeait tant ? Il n’était pas son amant… Oui ils avaient déjà partagé leur nuit, mais il avait toujours considérer cela comme une erreur… Les relations entre membre d’équipage étaient interdites, trop de risque, trop de conflit… Pourtant, il était attiré par la jeune femme, mais entre envie et devoir, son choix avait été fait… De toute manière, il n’avait rien à dire, c’est lui qui avait choisi de mettre fin à cela… Alors il fera comme les autres froids, il ferma juste sa gueule, sans rien lui dire, sans faire de remarque à ce sujet, comme à chaque fois qu’elle revenait de permission et qu’il savait qu’elle n’avait pas passé la nuit seule… La navette se posa au sol, le sortant de ses pensées. Il sauta les quelques centimètres qui le séparait du sol suivit de Bragg bien plus lourd. Il se dirigea à grand pas vers Thais. La voir aussi mal en point lui fendait le cœur, mais son visage exprimait bien plus la colère. Il l’attrapa sous les bras pour la relever en soufflant :


On rentre à la maison…

Il ne dit rien d’autre, et n’adressa même pas un regard à Ethan, ni aucun attention à ce qu’elle pouvait dire. Bragg lui attrapa pré cautionnement le blessé, et le porta dans ses bras. Sayole soutint sa seconde par le bras et le hanche pour l’amener jusqu’au vaisseau et la fit monter avant de l’installer sur un des sièges avant de reporter son attention sur Ethan que Bragg allongeait sur les sièges. Il ne voulait pas spécialement l’emmener, mais sans doutes que l’ADN de sa seconde était partout sur son corps, il devait éloigner les preuves pour se donner du temps pour fuir… Il se tourna vers Bragg :

Garde le en vie encore quelques minutes, ont le dépose a l’hosto et on retourne sur l’Aurora…

Quasiment immédiatement, Thais se fit entendre, les suppliants de ne pas faire ça. Le sang de Sayole ne fit qu’un tour, et sa voix gronda dans l’espace clot de l’appareil alors qu’il tournait sèchement sa tête vers elle.

Ferme ta putin de gueule !

La colère imprégnait chaque mot, et l’intonation sans appel. Il ne lui avait jamais parlé comme ça, et entendre ce timbre de voix venant de sa part était des plus rares, ce qui eut pour effet de surprendre aussi bien Bragg que Thais qui s’arrêta d’un coup.

Tu en as fait suffisamment pour aujourd’hui tu ne crois pas ? Ou tu veux encore faire un peu d’insubordination pour nous mettre tous encore en danger ?!

La question n’amenait pas de réponse, ni de Thais, ni même de Ethan qui avait perdu conscience depuis plusieurs seconde. Bragg observa son supérieur longuement tant et si bien que le capitaine se demanda un moment si son ton était simplement dû à la colère de ce qui venait de se passer ou si la jalousie venait s’y faire entendre. L’officier pris enfin la parole.

Capitaine… l’hôpital préviendra sans doute l’Aera très rapidement… Il vaut mieux l’emmener avec nous.
Tu sais très bien qu’ils le localiseront, je peux ne pas prendre de risque…
On n’a qu’à lui enlever…


Le ton de Sayole était plus calme, réfléchit… Il étudia la remarque qu’on venait de lui faire. Oui, effectivement, c’était une solution… Après tout, même si ce mec ne survivait pas, dans tous les cas, tant que le traceur était désactivé…

D’accord…

Bragg se redressa pour aller chercher dans le matériel de survie un scanner pour localiser l’émetteur. SaYoLe se dressa plus légèrement, et dégaina son couteau pour se préparer à inciser. Sans se retourner vers sa seconde, il lui adressa un ordre. Sa voix était encore sèche et la réprimande était audible, mais la colère était moins présente :

Toi tu ne bouges pas et tu continues de la boucler, je m’occuperai de toi après !

Elle allait être sanctionnée et elle le savait. Elle avait volontairement désobéit à des ordres directes, qui plus est, des ordres du capitaine du vaisseau, et elle avait mis en danger tout le monde. Bragg revient avec ce qu’il fallait. L’opération ne dura que quelques secondes. Ils localisèrent l’implant sous la peau du bras, il découpa la cher, sortit le petit bout de métal et le détruisit.
Alors que l’officier tentait de stabiliser le blesser, Sayole s’en désintéressa, nettoyant sa lame sans un regard pour Thais. Lorsqu’il eut finit, il activa son oreillette pour ordonner au pilote de retourner à bord. Puis établit la connexion avec le pont de l’Aurora.


Ici le capitaine. Préparer l’équipe médicale, nous avons un blesser grave et un blesser léger. Faites préparer une mise en quarantaine pour le blesser grave et la cellule de mise aux arrêts…
Vérifiez aussi que tout le monde est à bord, dès que nous sommes là on dégage d’ici, trouvez-moi le meilleur itinéraire de fuite


Là encore, il ne porta même pas son regard vers Thais, pourtant il venait clairement de lui annoncer qu’elle allait être enfermée… Le reste du trajet se passa dans un silence presque religieux, alors qu’il observait ses mains taché de sang. Il n’aimait pas ce qui allait suivre, mais il n’avait pas vraiment le choix. A quelques instants de l’amarrage alors que le pilote leur annonça que l’Aurora était en vue, Sayole se leva pour aller attraper le sniper qu’il avait utilisé. Ce genre d’arme était redoutable mais capricieuse, elle demandait une vérification après chaque session de tir sous peine de perdre en précision. Il attrapa l’arme lourde de sa main gauche, non désireux de faire souffrir inutilement son épaule douloureuse, et passa la lanière de manière à l’accrocher dans son dos, prenant garde une nouvelle fois à ne pas se faire mal. Il était debout devant le sas arrière lorsqu’il s’ouvrit. Devant eux se tenaient déjà l’équipe médicale avec deux brancards et quatre soldats pour escorter leur invité. Le capitaine sauta la petite marche pour laisser le champ à l’équipe de faire son travail. Ethan fut rapidement mit sur le brancard et emmener à l’infirmerie de bord pour sans aucun doute se faire opérer. Le médecin s’occupait de Thais, de toute manière, Ethan avait besoin d’être préparé à l’opération, il pouvait donc s’occuper de la seconde. Il l’occulta rapidement, vérifiant qu’il n’y avait rien de grave. Ce ne fut qu’à ce moment-là qu’il accorda enfin un regard à la jeune femme. Il attendit que Toubib face son travail. Le médecin se tourna alors vers lui.

Elle n’a rien de grave, juste besoin de repos…
Merci Toubib. Occupe-toi de notre invité. Je veux que tu me tiennes au courant de son cas, mais maintient le en coma et en quarantaine tant que je ne t’ai pas demandé le contraire.
Oui capitaine…

Toubib, un des vieux de la vielle n’avait posé aucune question, comme toujours. Discret, il connaissait pourtant beaucoup de choses sur beaucoup de gens de par son travail… SaYoLe lui fit signe à deux des soldats présent de venir d’un simple mouvement de main. Il se tourna alors vers Thais et se rapprocha sans rien dire. Il leva sa main et retira l’équipement de la jeune femme en silence. Il ne pouvait pas arracher les galons qu’elle n’avait pas, pourtant le geste avait la même signification.

Mettez là aux arrêts, je m’en occuperai plus tard…

Les deux soldats paraissaient surpris, elle était leur supérieur presque au même titre que lui, mais l’humeur du capitaine ne les incitait pas à chercher à comprendre et ils l’emmenèrent. La salle se vida, et bientôt il ne restait plus que lui et Bragg. Le capitaine soupira doucement avant de sentir le regard de son officier sur lui. Il l’observa et lâcha :

Tu voulais que je fasse quoi d’autre ?

Le ton était simple. Bragg était son sous-officier à l’époque de l’armée terrienne et un ami. Le concerné lui répliqua en haussant les épaules :

Je ne sais pas, je ne suis pas capitaine…

Et ne rajouta rien et quitta à son tour la salle, le laissant seul avec ses pensées. Le capitaine jura et rejoignit sa cabine pour se changer. Il avait du sang sur lui, et voulait s’en débarrasser. Le reste de la journée se déroula normalement, le vaisseau avait quitté le système et prenait la direction de Mars pour éviter le secteur de l’Aera. La rumeur sur ce qui venait de se passer et la mise aux arrêts de la seconde avait déjà fait le tour du vaisseau, tout comme l’humeur massacrante du chef. Personne n’osa en parler ouvertement devant lui ou lui poser des questions. Mais il pouvait entendre les chuchotements de certain qui s’arrêtaient lorsqu’il passait. Lorsqu’il fut assuré que tout allait bien, il retourna à sa cabine et entreprit de nettoyer son arme. Comme pour se concentrer sur autres choses que ce qu’il venait de se passer, et démonta, nettoya et rassembla son arme méticuleusement… Quatre fois… Et vida quelques verres de whisky en prime…

Il devait être 3h du matin lorsqu’il quitta sa cabine. Il n’arrivait pas à trouver le sommeil… Il avait quitté son uniforme depuis longtemps. Un large pantalon de treillis soutenu par une ceinture verte venait compléter un débardeur prêt du corps noir qui ne cachait pas totalement l’imposant hématome qui zébrait son épaule droite. Les couloirs à cette heure étaient déserts, seul le pont avait un semblant d’activité, aussi il ne croisa personne. Et c’était tant mieux. Sa main droite tenait la bouteille de whisky et la gauche tenait négligemment deux verres. Il gagna la zone des cellules… Sur l’Aurora, les cellules n’étaient pas des gages, et restaient peu utilisées. C’était plus des purgatoires qu’une véritable prison. Des chambres avec simplement un lit, une chaise et des toilettes dans une seule petite pièce. Sauf que la porte ne s’ouvrait qu’avec quelques cartes…

SaYoLe ouvrit celle de Thais qui visiblement ne dormait pas, installé sur son lit. Il entra et laissa la porte se refermer sans un mot. Il attrapa la chaise et l’installa prêt de Thais, y déposant les deux verres alors qu’il s’installait par terre, s’adossant au mur. Il déboucha la bouteille et remplit les deux récipients, toujours sans avoir ouvert la bouche une seule fois. Après avoir finit, il reposa la bouteille à côté de lui, sans pour autant la reboucher, laissant clairement comprendre que d’autres verres allaient suivre… Il fouilla ensuite dans sa poche et en sortit un paquet de cigarette avant de s’en allumer une… Il tira sa première bouffé en posant sa tête contre le mur, fatigué. Il attrapa un verre sur la table improvisé et rompit enfin le silence.


Je t’écoute…

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Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Jeu 5 Jan - 16:42
Alors que dans son dos, elle entendais décoller le planer qui emporterait loin d'eux le mercenaire, elle n'attendais plus qu'une seule chose, l'arrivé de ses compagnons. Elle avait tirer le corps lourd d'Ethan contre elle, appuyant sur sa blessure, en un point de compression qui lui éviterais de perdre trop de sang. Il la fixait, mal en point, incapable de parler. Elle évitait son regard. Il avait eut des mots à son intention que dans le feu de l'action, elle avait préférer ignorer. La seule? Est-ce qu'il n'avait jamais refait sa vie? Et quelle vie... S'il avait été au main de l'Aera, il n'en avait sans doute pas eut l'occasion. Ses sentiments étaient loin d'être aussi clair, et lui donner de fausses idées n'était pas dans ses intentions, mais pour l'heure, il convenait de se sortir de la.

Une alarme retenti, elle se tourna brusquement, avalant par la même un juron de douleur, alors que son genou émettait un son désagréable. L'aera... Mauvaise nouvelle. Sa main se tendit par réflexe vers son arme, mais elle ne l'avait plus. Elle pesta, le mercenaire lui avait arracher en même temps qu'il lui avait flanquer une correction. Elle fronça les sourcils en observant la silhouette approcher. Se concentrant, elle était prête à les accueillir... Avec un poil d'anticipation, elle pourrait créer une détonation suffisamment puissante pour le déstabiliser, qu'il se renverse, voir s'écrase. Elle l’espérait du moins.

Alors qu'elle avait les yeux rivés sur le speeder, celui ci sembla exploser en vol. Son coeur battait la chamade quand elle vit descendre la navette de l'Aurora Spei. Sayole en sauta peu avant qu'elle ne touche le sol, suivit de Braag. Il n'avait pas l'air content, et pourtant, il ne pouvais pas savoir comme elle était heureuse de le voir. Réminiscence de leur rencontre sans doute. Il avait toujours été la pour la tirer des pires emmerdes. Une larme perla au coin de son oeuil, de douleur tout comme de soulagement, qu'elle essuya rapidement, étalant le sang sur son visage. Un regard pour Ethan, qui semblait vouloir le rassurer, lui dire que maintenant, tout irait bien.

Sayole l'avait attraper sous les bras pour la remettre debout, sans ménagement, elle grogna alors qu'il prenait son bras pour le passer au dessus de ses épaules. Elle pris appuie sur lui pour se mouvoir, en boitant. Son genou s'était refroidit, et lui tirait maintenant une bien plus grande douleur que lorsqu'elle avait courut quelques instants avant.

    "Hey doucement!"


Ce cris était plus à l'intention de Braag qui avait soulevé Ethan, que Sayole qui ne la ménageait pas. Elle méritait ce qui lui arrivait, et il ne se prierait pas de le lui rappeler... Mais tant qu'ils étaient sauf... Elle endurerait sa punition sans broncher. Il la fit monter dans la navette, la lâchant sur l'un des sièges, tout en se tournant vers son compagnon, auquel il annonçait sa volonté de laisser tombé Ethan au premier hôpital trouvé. Il aurait put dire à la première décharge, l'effet aurait été le même. Aussitôt, Thais bondit sur ses pieds, cherchant a protester.

    "Tu peut pas faire ça! Si tu le largue il va se f..."


Elle fut interrompu brutalement par la voix, l'ordre, presque le hurlement de Sayole. Ce ton n'était pas habituel, pas plus que la formulation. Elle se tue immédiatement, avec l'impression que si elle en rajouterait, il la terminerait sur place. Elle sera les dents quand il évoqua le danger qu'elle leur ferait courir, une réplique acerbe au bord des lèvres, mais qui par soucis de protéger le maigre espoir qu'il restait a Ethan, ne les franchit pas. Elle restait debout pourtant, comme pour s'opposer, alors même que tout son corps lui hurlait de s'asseoir. Montrant qu'elle n'était pas prête a abandonner son compagnon.

Ethan eut un hoquet de douleur, avant de sombrer dans l'inconscience. Elle n'était plus aussi sur d'être soulagé de les voir... Braag semblait avoir été tout aussi choquer par le ton du Capitaine, qu'il détaillait d’ailleurs. Du regard, elle le suppliait de s'opposer, ce qu'il fit de manière posé, poussant Sayole à revoir son point de vu. Elle ferma les yeux, soulagée alors qu'il accepta de prendre le garçon avec eux, et se laissa retombé sur le siège. Elle se tendit légèrement en le voyant sortir son couteau, il dut le sentir puisqu'il lui interdit une nouvelle fois de prendre la parole. Elle serra les dents en le regardant charcuter. Une fois ceci fait, Braag, bien que non médecin, fit en sorte de stabilisé son état. Elle ne pouvais rien faire de plus, et laissa peu à peu la tension retombé.

Son visage et son genou étaient particulièrement douloureux, comme approximativement tout le reste de son corps, mais elle supportait en silence, les yeux fermer. Elle bouillait de l’intérieur, mais se maîtrisait. Elle aurait le temps de s'expliquer, avec le temps passé en cellule...
L'Aurora fut bientôt en vu et en entendant le capitaine s'agité, elle rouvrit les yeux. Elle remarqua rapidement sa gène à manipuler l'arme qu'il avait en main, celle qui de toute évidence avait abattu le speeder. Il était droitier, non gaucher... Il faudrait qu'elle pense à le remercier pour cela, quand leur colère commune aurait décliner.

Quand la navette s'ouvrit dans le ventre de l'Aurora, une petite équipe l'attendais. Elle refusa d'être installé sur l'un des brancards, et pris appuie sur l'un des soldats pour rejoindre l'infirmerie ou le médecin l'oscultat très brièvement. Il avait un autre blesser plus important à gérer. Elle senti le regard de Sayole courir sur elle, sans le lui rendre et ne dit rien quand il demanda au médecin de garder Ethan en coma, même si elle n'en ressentait pas moins le besoin de protester. Il était sauf pour le moment, pas la peine d'aggraver son cas.

Le capitaine s'était porter a sa hauteur, et elle ne put faire autrement que de le voir, le fixant droit dans les yeux alors qu'il lui retirait sa dernière arme, un couteau, ainsi que son oreillette et émetteur. Il pris également un petit objet trouvé dans sa poche, auquel il n'accorda pas d'attention. Elle ne fit aucun geste pour le retenir, elle se savait en faute et gardait un certain respect de la hiérarchie. Il demanda a ce qu'on la mette aux arrêts, il parlait d'elle comme si elle n'était pas la, sans la regarder, comme souvent, quand il était contrarier. Les soldats parurent surpris et elle en tira une pointe de fierté, arrogante. D'un mouvement de tête elle les y encouragea. Ils l'auraient fait de toute façon, mais elle leur ôtait le poids de sa résistance.

On ne l'entrava pas. Le médecin lui donna un anti-douleur, qu'elle puisse patienté, avant que les soldats ne l'escorte jusqu'à sa cellule. Un crochet par sa cabine lui permit de récupérer de simples vêtements pour se changer, avant qu'elle ne soit enfermer. Elle observa la pièce un moment. Une simple couchette, un wc, un petit lavabo et une chaise. Grand luxe. Elle sourit, ironique, avant de se traîner jusqu'au lit, qu'elle tacha immédiatement de rouge.

Se changer se révéla plus compliquer que prévu, et elle abandonna l'idée après s'être fait mal deux ou trois fois. Allongé au milieu de cette pièce, les heures paraissaient particulièrement longue, et la visite du médecin ne fut qu'une courte distraction. Il l'aida à se déshabiller, pensa ses plaies, nettoya ses hématomes et banda son genou avant de l'aider a enfiler sa tenue propre. Un simple pantalon militaire et un T-shirt qui ne masquait qu'une part des dégâts. Il ne faisait pas froid, une chance.
Elle avait eut beau le questionné sur l'état d'Ethan, le médecin resta une tombe. A croire que Sayole lui avait formellement interdit de parler. Ce qui était d'ailleurs le cas...

L’après midi lui sembla longue jusqu'au soir, ou on lui apporta un plateau repas. Adam qui avait appris la nouvelle avait tenu a lui apporter. Mais on ne le laissa pas parler, à peine approcher, elle l'avait remercier d'un sourire, rien de plus. Peu inquiète manifestement. Non elle n'était pas inquiète, elle était en colère. Elle picora simplement, laissant plus de la moitié du plat dans son assiette. Adam lui avait laissé une balle de caoutchouc, qui devint alors sa seule distraction.

Depuis le lit, elle la lançait en direction du mur pour que celle ci rebondisse et lui revienne. C'est ainsi que Sayole la trouva, à près de trois heure du matin, un bras sous sa tête, sa jambe valide replié, en train d'user les nerfs de son geôlier par ce bruit redondant et régulier. Quand la porte s'ouvrit, elle tourna la tête et arrêta la balle. Observant Sayole qui s'installait, elle repris son manège. C'était une manière de lui montrer son indifférence, bien qu'en réalité, elle bouillait du besoin de sortir d'ici. Ne pouvait il pas comprendre son geste?

Il posa deux verres sur la chaise a côté du lit, qu'il remplit rapidement, avant d'allumer une cigarette. Quand il rompit le silence; elle arrêta la balle, et se redressa, basculant ses jambes sur le bord du lit, avec précaution pour celle bander. Elle s'assit, déposant ses coudes sur ses cuisses.

    "De l'alcool en convalescence... Tu n'as rien de mieux à me proposer?"


Un bref silence auquel il ne répondit pas.

    "Je veux le voir."
    "Non. Pour l'instant, tu es aux arrêts, et lui en quarantaine, et tant que je n'en aurait pas décider autrement et que je n'aurai pas pris une décision vous concernant tout les deux, les choses resteront ainsi."
    "Et bien décide toi rapidement. Je veux le voir."


Elle observa le verre un instant, sans le saisir. Elle n'avait pas envi de jouer à ce jeu la. Elle ne savait toujours pas comment allait Ethan, ni ce qu'il avait prévu d'en faire, et cela la rongeait complètement. Elle n'était pas prête a se laisser amadouer par quelques verres. Comme s'il avait compris qu'elle ne lâcherait pas le morceau, il enchaîna.

    "Tout ça à cause de ton passé. Quel qu'il soit, tu t'es engager à l'abandonner en restant sur ce vaisseau, comme nous tous. Ton passé commence à ton incorporation, tout ce qui est avant n'existe pas... Tu devrai le savoir plus que quiconque!"
    "Parce que tu crois que c'est facile?!"


C'en était trop. Il lui reprochait d'avoir courut après une chimère, après un passé révolu; mais l'avait il jamais été. Comment aurait-elle dut agir, alors que les morts se mêlaient aux vivants?

    "Tu crois que simplement parce que tu ne veux pas le voir, ta vie d'avant n'existe plus?! Il était mort! Tu crois que j'ai eut le choix?! Ma vie entière venait de s'écrouler, je n'avais plus rien! Il est facile de faire semblant quand on as rien! Mais quand on possède des choses tu crois que ça l'est?! C'est tout un pan de ma vie qui refait surface, des vérités qui s’effondre! Et je devrais les ignorer?! C'est facile d’interdire à tous de parler du passé, mais est-ce que ça l’effacé! Pourquoi est-ce qu'on continue de fuir la Terre comme la peste si tout cela n'as tout simplement jamais existé! L’équipage, ou je sais, l'équipage. Tu crois que je n'en ai rien à foutre peut être?! Que je suis inconsciente?! Ce vaisseau c'est ma famille; mais Ethan... Nous avons les mêmes racines."


Elle avait la gorge noué, par la colère, mais aussi par l'émotion, et son ton, tout comme son visage tuméfié le laissait paraître.

    "C'est facile pour toi. Tu as choisit cette vie. Mais qu'en est-il des autres? De ceux qui t'ont suivit?! Oh oui, tu leur a peut être interdit de parler du passé, mais tous n'ont pas la langue aussi plombé que toi! A tu pensé a ce que tu ferait, si ton passé resurgissait soudain? Moi non, je ne m'y attendais pas... Et j'ai réagit comme aurait réagit n'importe qui ici, appart peut être toi.
    Que crois tu? Qu'il suffit de dire que le passé n'existe pas pour le faire disparaître? Tu crois peut être que Dan peut oublier sa femme? Sa fille? Qu'il n'as jamais revu depuis ta mutinerie! Est-ce que tu le savait? Est-ce que tu savait que chaque année il achète un bouton d'ormeline pour l'anniversaire de leur mariage, et qu'il pleure les années que sa fille prend sans avoir jamais revu son père? Elle aurait mon age aujourd'hui, et elle le crois mort depuis qu'elle as 18 ans! Et il n'est pas le seul! Moi je le savait, parce que je l'écoute!
    Soit en certain, si avait une seule seconde le choix entre rester sur l'Aurora et retrouvé sa femme, il n'hésiterais pas! Et nous ferions tous comme lui!"
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Sayole
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Ven 6 Jan - 0:59



Le silence était d’or seul le bruit de la balle répondait à celui de la cigarette se consumant. Il lui avait demandé d’ouvrir la conversation, et elle le fit, mais pas comme il l’entendait…

Je veux le voir.

Sayole ferma les yeux un instant. C’était prévisible, il aurait dut s’en douter. Mais la réponse était tout aussi logique, de toute manière, il n’avait pas le choix et elle non plus…

Non. Pour l'instant, tu es aux arrêts, et lui en quarantaine, et tant que je n'en aurais pas décidé autrement et que je n'aurai pas pris une décision vous concernant tous les deux, les choses resteront ainsi.
Et bien décide toi rapidement. Je veux le voir.


Il n’aimait pas le ton qu’elle employait, peut-être même que cette volonté donnait naissance chez lui à une certaines jalousie… Mais ce qui l’énervait le plus, c’est qu’elle ne semblait avoir aucun remord par rapport à ce qui c’était passé. Elle n’y avait pas réfléchit ?... Tout cela l’excédait. Essayant de garder son calme, il chercha à lui ouvrir les yeux.

Tout ça à cause de ton passé. Quel qu'il soit, tu t'es engager à l'abandonner en restant sur ce vaisseau, comme nous tous. Ton passé commence à ton incorporation, tout ce qui est avant n'existe pas... Tu devrais le savoir plus que quiconque!

La voix était encore calme de la part du capitaine, presque même légèrement tintée de regret. Pourtant Thais monta au créneau immédiatement, avec un ton des plus agressives. Sayole leva ses yeux vers elle… Il l’écouta, et sentait les choses mal tourner. Intérieurement, il la pria même de s’arrêter, sachant ce qui pouvait arriver… Il fallait qu’elle s’arrête…
Pourtant, elle continua, et fit le pas de trop, parlant du passé, de son passé, de la mutinerie, des membres d’équipage. Le capitaine avait arrêté de tirer sur sa cigarette, son sang s’échauffait de plus en plus. Tous ses muscles se tendait, la colère le gagnait, une colère noir, démente. Alors qu’elle continuait, d’un coup il se leva, abandonnant son verre. Pourquoi ? Sur le coup il ne savait pas, mais une explosion venait d’éclater dans son esprit. Et Thais vit sa deuxième erreur en se redressant également comme un défi alors qu’elle termina son discours en disant que tous auraient choisi de partir. Ce fut de trop.


Ferme-la !

Le bras droit de Sayole se redressa d’un coup, envoyant une gifle monumentale d’un revers de la main à la jeune femme qui pivota sur elle-même. Dans la continuité du mouvement sa main remonta et attrapa Thais à la gorge, la poussant en arrière et ils tombèrent tous les deux. La seconde était assise sur le lit, tenue à la gorge contre le mur, son capitaine à moitié sur elle, lui serrant toujours la gorge.

Ferme-la…

La voix était étranglée, il venait de se rendre compte de ce qu’il venait de faire. La baffe était partie toute seule, pour la faire taire, mais sa main sur sa gorge, c’était de la pur colère… Sa propre respiration était rapide, et doucement, il relâcha sa prise. Il se redressa, conscient d’être allé trop loin quelqu’un soit les raisons. Mais elle avait touché quelques choses qu’il ne fallait pas, et encore moins chez lui. Il se redressa, nerveusement, maintenant autant en colère contre elle que contre lui. Il se retourna et prit appui contre le mur, comme s’il en avait besoin pour se maintenir debout. Un nouveau silence était venu se rependre dans la pièce. La cigarette était encore dans sa main gauche lorsqu’il reprit la place qui était la sienne assit contre le mur. Il tira une bouffé nerveuse, et crasha la fumé, observant Thais, le regret lui broyant le cœur. Il reprit son verre et le vida d’une traite avant de le remplir presque automatiquement, essayant de retrouver son calme. Il le fallait… Une nouvelle bouffée de fumée, et sa voix se fit entendre de nouveau.

Crois-tu que je ne le sais pas ? Penses-tu que je ne m’en soucis pas ?... Et tu crois quoi ? Que j’ai été créé sur ce navire ? Que personne n’attendait mon retour sur terre ?

Les questions ne demandaient pas de réponse et se suffisaient à elle-même… C’était exactement ce genre d’histoire qui venait hanter ses nuits et qui remplissait ses verres. Il absorba une nouvelle gorgée, et reprit.

Cette mutinerie je ne l’ai pas souhaité, mais elle était nécessaire, sinon nous aurions tous été exécuté… Je ne l’ai imposé à personne… Une fois que mes Ghosts avaient le contrôle du navire, nous avons laissé chacun libre de son choix. Ils pouvaient partir ou rester, en sachant ce que cela impliquait… Ils ont tous fait leur choix bordel ! Et je ne retiens personne !

L’énervement remontait doucement, ravivé par de douloureux souvenirs. Il aurait pu parler de Dan, dire que c’était lui qui avait tué le gradé et tout déclencher. Mais il ne le voulait pas, chacun avait ses démons… Son regard jusque-là perdu venait de se figer dans celui de la jeune femme alors qu’il lâcha sèchement :

Je peux te donner le nom de chaque personne morte lors de cette mutinerie, et ce dans les deux camps. Je peux te dire le nom de chaque personne disparue sous mes ordres depuis ce fameux jours. Je peux te dire s’ils avaient de la famille, une amante et même pour certain qui étaient leurs proches… Tu veux les entendre ? Tu veux connaitre ces noms qui viennent réclamer le prix de mes erreurs chaque fois que je ferme les yeux ? Tu veux savoir quelles images de flammes et de sang apparaissent dans mes nuits ? Tu veux savoir le nombre de femme et d’enfant crevé la bouche ouverte par le gaz que j’ai fait libérer sur cette putin de planète ?

Tu voulais mon passé ? Le voilà !
Tu crois que je l'ai oublier ? Il est là chaque fois que la lumière disparaît ! Alors ne viens pas me parler de facilité !


Chaque mot trahissait plus d’émotion que le précédent, plus de haine et de désespoir mélangés. Il venait de révéler beaucoup, sans doutes bien plus que ce qu’elle avait pu entendre, et ce qu’ils avaient accepté de dire. Il avait aussi encore occulté beaucoup comme les détails sur sa famille par exemple. Mais il n’avait rien calculé, juste lâché ses phrases les unes à la suite des autres, presque autant comme un appel à l’aide que pour se justifier.

Je donnerai chaque membre de mon corps un par un pour sauver la moindre vie sur ce vaisseau…
Mais le passé est le passé, et il est dangereux… Chacun a ses propres démons, ses propres fantômes… Cette loi, je ne l’ai pas imposé pour me protéger, mais pour le bien de tous. Regarde-toi ! A cause de ton passé, tu as mis tout le monde ici en danger ! Si tu avais respecté cette règle, on n’en serait pas là ! Le pire c’est que tu ne penses qu’à lui, sans même te rendre compte du mal que tu as fait


Et il ne parlait pas que du risque qu’avait subis le navire, mais au mot qu’elle avait prononcés contre lui…Il marqua une pause, le temps d’écraser a même le sol la cigarette qui avait fini de se consumer lors de son monologue. Il darda de nouveau son regard dans le sien, et termina de nouveau d’une voix résolu.

Alors ne te prend pas pour la victime de ton passé et la prisonnière de l’Aurora. La personne ici qui rêve le plus de partir est également la seule qui ne pourra jamais le faire : Moi…

Il ne te reste que deux choix. Soit quand tu sortiras d’ici tu le feras en tant que ma seconde, avec tout ce que cela implique, soit tu sortiras d’ici uniquement pour débarquer en même temps que ton mec et ne plus jamais revenir. C’est un choix qui t’appartient et qui n’engage que toi, tu n’es pas irremplaçable.


Sa dernière phrase était un mensonge, du moins un mensonge pour lui-même, mais dont il essayait de se convaincre depuis bien longtemps…
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Ven 6 Jan - 16:16
Elle le sentait bouillir, oui il était littéralement en rage, est-ce que cela l'arrêtait? Non. L'opposition était d'autant plus prenante que les mots portaient, atteignait leur cible... Elle le vit se lever, et dans le même mouvement, malgré son genou, se redressa, afin de ne pas le laissez instaurer un déséquilibre entre eux, une position de force, de supériorité qu'elle n'était pas prête sur l'instant à supporter.

Le coup parti et sa tête tourna violemment, alors que sa joue lui cuisait.Il était difficile de dire qu'elle était la douleur la plus grande. Celle physique, de sa joue en flamme, alors que son visage avait déjà subit les coups, ou celle morale? Il avait porté la main sur elle, et ils étaient bien loin de leur entrainement... Finalement, c'était le coup physique, cette baffe, elle l'avait chercher, mais elle faisait mal...Elle était sanguine, au moins autant que lui, ses doigts se refermèrent alors qu'elle reculait son bras pour lui asséner un coup de poing, mais il se saisit de sa gorge avec violence, la faisant basculé en arrière. Ses jambes se dérobèrent, la laissant tombé sur le lit, alors que sa tête heurta le mur derrière elle.

La violence avec laquelle il l'avait attraper, l'étouffait et elle aurait toussé sur sa main n'était pas encore serrer sur sa gorge. Le choc contre le mur avait expulser l'air de ses poumons, il la dominait et ses jambes étaient coincés sous son corps, elle n'entendais même pas son ordre, alors que ses mains tentaient de desserrer la poigne de fer qui l'étranglait.

Quand la pression se relâcha, sa gorge émit un long son aiguë alors que l'air pénétrait ses poumons, brûlant. De son bras contre son torse, elle le repoussa vivement pour qu'il dégage ses jambes, dont celle qui était douloureuse, avant qu'elle ne se mette à tousser violemment, roulant sur le lit, continuant à s'étouffer un long moment avant qu'elle ne parvienne enfin à retrouver un rythme de respiration normal, et qui ne soit pas trop douloureux. Il était aller loin... Trop loin. C'était la première fois. Elle avait mal.

Ho, la douleur en soit n'était pas quelque chose d’inhabituel. Elle était résistante, avoir survécut au réactif lui avait conférer une capacité d'encaissement assez grande, mais il l'avait frapper bordel! Et on ne parlait pas simplement d'une baffe bien méritée! Elle resta un instant en boule, ruminant ce fait, alors que sa gorge la brûlait toujours, avant de se redresser. Son visage s'était refermer, vide d'émotion.
Elle se rassit sur le bord du lit. Sa joue et sa gorge étaient marqué, elle essuya l'un de ses yeux, qui savait pleurer malgré elle avant d'attraper le verre qui lui était destiné.

    "Tu parle d'un choix... Entre l'honneur d'un côté, et foutre toute sa famille en danger de l'autre..."


Son ton était largement descendu, simple constatation, non agressive. Elle vida d'une traite le verre, et l'alcool lui piqua la bouche au niveau des légères coupure qu'elle s'était faite suite au choc. Elle grimaça avant de lui tendre son verre pour qu'il le remplisse de nouveau. Elle secoua la tête, encore étourdie par le choc, et son cou craqua un instant, avant qu'elle ne s'immobilise à nouveau, les yeux fixer sur le liquide qu'elle faisait tourné entre ses doigts, contre les parois du verre.

Il s'emportait à son tour, lâchait tout. Bien plus qu'elle n'en avait jamais entendu de sa bouche, bien plus qu'elle n'en savait en réalité. Elle redressa la tête, le regardant lui cracher à la gueule ses propres tourmentes. Elle savait depuis longtemps que c'était suite a une mission qui leur avait posé un problème d'ordre morale que la mutinerie avait eut lieu, mais l'entendre ainsi parler de gaz libéré sur la planète la ramenait a sa propre histoire.

    "J'aurais aimé que mes bourreaux aient les même remords que toi. Que les cris emplissent à chaque instant leur tête et qu'ils en perdent le sommeil."


Les mots pouvaient sembler dur. Elle se trouvais à l’extrême opposé de lui. Dans le camp de ceux qui avaient subit une pareille extermination, et non de ceux qui l'avaient donner. Et pourtant, elle ne parlait pas pour lui. Elle avala son verre une nouvelle fois, avant de le déposer sur la chaise.

    " Mais je crois que eux, n'en ont rien à foutre."


Non, elle n'appréciait pas l'idée que lui perde le sommeil, manipulé, il avait également été une victime. Et elle savait combien le poids de la culpabilité pouvais être dur à porter. Elle avait vu des hommes se laisser mourir, d'avoir simplement survécut, la ou les autres étaient mort. Mais voila ou ils en étaient. A refuser de voir la vérité en face, à se voiler la face, garder tout pour lui, voila dans quel état de pression il était, au point de la frapper, par simple évocation de ces faits...

Sa dévotion? Elle n'en avait jamais douté. Il avait toujours tout fait pour les siens, pour ce vaisseau, c'était d’ailleurs la raison pour laquelle elle avait une telle foi en lui; mais elle serra les dents alors qu'il lui reprochait une nouvelle fois de tous les avoirs mis en danger. Est-ce qu'il fallait qu'elle recommence pour qu'il comprenne? En quelle langue fallait il lui dire! Elle n'avait pas eut le choix. Il était apparut la, comme un fantôme! Personne n'aurait put s’empêcher de se questionner. Elle détourna la tête.

    "Je ne suis pas la seule à faire du mal."


Alors qu'elle fixait la porte de la cellule, il avait pleine vu sur sa joue, et sa gorge encore rouges de ses actions, sur ce qu'elle insinuait de toute évidence. "Ne te prend pas pour la victime de ton passé, et la prisonnière de l'Aurora", elle le fixa de nouveau. L'avait elle jamais insinué? Oui, elle criait haut et fort qu'elle n'avait pas eut le choix de grimper sur l'Aurora, ou bien si... Elle aurait put rester crever sur AR2-863, mais quel choix! Mais elle n'avait jamais dit qu'elle l'avait regretter. Pas une seule seconde. Quand il lui annonça qu'elle n'était pas irremplaçable, elle eut un bref haussement de sourcil, preuve que la menace était vaine.

Elle se leva alors, s'approchant de lui et posa la main sur la bouteille qui tenait, avant de la lui prendre d'un petit coup sec. Elle retourna s'asseoir. L’alcool la rendait plus vaillante, ou du moins, atténuait la douleur, elle serait bien rester debout, mais était consciente de ne pas devoir trop en demander à son propre corps. Elle se servit un nouveau verre. Le troisième; ils étaient petit, mais l'alcool était fort...

    "Tu sais très bien que je n'ai pas d'attache, que je peut partir quand je veux... Comme toi en faite, même si tu refuse de te l'avouer."


Elle laissa traîné son ton volontairement, qu'il s'en morde les doigts! Elle en tirerait une courte satisfaction, mêler à la rancune qu'elle nourrissait face aux coups portés. Mais cette satisfaction serait bien trop courte, bien petite et au final, elle n'en tirerait nulle joie. Elle tenait trop a lui, à ce vaisseau pour cela.

    "Mais comme toi, je ne partirais pas. Parce que ce vaisseau est ma maison, et que ses habitants sont ma famille... Et on ne met jamais sa famille volontairement en danger... Je ne partirait pas, parce que je n'ai pas de raison de partir. Parce qu'il as peut être compter à un moment de ma vie, mais que tout ce qui nous unis aujourd'hui se résume à un vague souvenir."


Elle le fixait. Ses mots étaient clair. Si leur passé avait sans doute contribuer à ce qu'elle s'engouffre aussi vite a sa recherche, sur une simple impression, il n'en était pas moins passé. Elle n'avait pas courut après pour retrouver un amour perdu. Tout cela allais bien au delà d'une vulgaire histoire de cul. Elle se redressa légèrement. Son ton était calme, comme quoi, l’assommer contre un mur avait put avoir du bon... Mais ce qui suivrait ne lui plairait pas plus, quoiqu'il n'y trouve rien a redire.

    "Mais j'ai besoin de le voir. J'ai besoin de savoir ce qu'il s'est passé, de savoir pourquoi ça c'est passé. Et de savoir qui d'autre j'ai abandonner derrière moi sans me retourner. Je regrette ce qu'il s'est produit aujourd'hui. Les choses étaient beaucoup plus aisée quand je le croyait tout simplement mort, mais je ne peut pas faire comme si il ne s'était rien passé. Je ne suis pas comme toi, encore que ton manque de maîtrise est la preuve que parler plus souvent te ferais peut être du bien... Moi j'ai aujourd'hui besoin de regarder en arrière, pour être certaine que je peut avancer."




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Sayole
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Sam 7 Jan - 18:30
Il avait parfaitement conscience d’être allé trop loin et s’en mordait les doigts, mais ce qui était fait était fait… La jeune femme qui lui faisait face avait retrouvé plus d’assurance, et relança même le sujet, lui soufflant que le choix qu’il exposait n’en était pas vraiment un… Avait-elle vraiment compris ce qu’il lui avait énoncé ? D’ailleurs, qu’est-ce qu’il avait annoncé ? Beaucoup trop de chose visiblement… Il avait toujours refusé de parler de son passé, pas par peur ou par résistance, mais simplement parce qu’il avait conscience du poids de celui-ci, et qu’il ne voulait aucun regard de pitié sur lui, exactement ce qui se dissimulait derrière les pupilles de sa seconde lorsqu’elle parla de remords en le regardant.

La situation c’était calmé, et cela n’était pas plus mal. Tous les deux buvaient leurs verres, échangeant… Mais la tension était encore belle et bien présente. Puis elle répliqua, tournant la tête pour exposer plus aisément les traces qu’il venait de lui laisser. Il se crispa légèrement, il savait qu’il était en tort. Cependant, le rôle d’un chef de lui ne permettait pas de s’excuser… S’il ne s’excusait pas, il passera pour un salaud, s’il s’excusait, il passera pour un faible… Et son choix avait été fait depuis longtemps, et il le respectera encore aujourd’hui. Il se contenta d’afficher un faible sourire, et tira légèrement sur le tissue de son débardeur pour laisser voire l’imposant hématome qu’avait laissée la cross du Sniper…


Disons que nous sommes à égalité maintenant…

Une esquive mal choisit, ou un sens de l’humour douteux ? Peut-être un mélange des deux… Mais dans tous les cas, même s’il avait fait une erreur, il ne voulait pas inverser les rôles. Il était le chef, elle était la prisonnière, la fautive, et il fallait garder cette hiérarchie-là. Alors qu’il s’allumait une nouvelle cigarette, elle parla alors de sa possibilité de quitter le navire. Il manqua de s’étouffer en tirant une bouffée, laissant échapper un rire parmi la quinte de toux.

Moi quitter ce navire ? Et qui s’occuperai de l’équipage ?
Bragg ? Il ne voudra jamais assumer ce rôle parce qu’il préfère faire sa vie pépère et rester avec ses hommes…
Hanna ? Elle est douée et réfléchie, mais elle n’a pas assez de caractère pour tenir tout le monde en respect…
Toi ? Tu viens de me prouver que ce serai la plus mauvaise solution malgré ce que j’avais pensé…


Et bim, un nouveau reproche. Il la renvoyait aux conséquences de ses actes, au fait que tout le vaisseau ne parlait que de ça, que sa propre seconde lui avait désobéit pour retrouver son passer. Il ne savait même pas comment aller se dérouler la suite, s’il allait pouvoir lui laisser son grade, et s’il voulait lui laisser… Elle se relança alors sur le sujet de base, lui expliquant ce qu’elle voulait, pourquoi elle en avait besoin, pourquoi elle voulait le voire. Il soupira doucement tout en recrachant sa fumée.

Et ça va t’aide en quoi de savoir cela ? A repenser aux personnes que tu as perdues ? A tes reprocher tes actions ? A ruminer tes démons ? Cela ne les ramènera pas, cela n’expliquera rien et ne changera rien… Juste à remuer le couteau dans la plaie…

Il termina son verre et le reposa assez bruyamment sur le tabouret.

Vous étiez deux survivants, deux qui ont eu la chance de croiser la route des Ghots ! Tu t’es demandé ce que ton ami pense de tout cela ? Si lui il supportera de refaire couler le sang de la plaie qu’il a réussi à refermer depuis ?
Je t’ai sauvé à l’époque parce que tu étais une gamine et que tu me rappelais quelqu’un… Tu as juste eut de la chance… Quel que soit ce que tu découvriras, rien n’aurait pu changer…


Il soupira, et reprit tout en se servant un verre…

Qu’est-ce que je vais foutre de toi ? J’aurai déjà pas dû aller te chercher… Putin la perte de crédibilité que tu viens de m’imposer… D’ici quelques jours on parlera de favoritisme… Merci…
En fait, tu me fais encore plus chier vivante que morte…


La phrase n’était pas une menace, mais juste une simple constatation, mêler avec de l’humour, du moins mêler de son humour…

Je vais te dire comment ça va se passer. Dès qu’il est rétablit, je le débarque de mon vaisseau… Et toi, en attendant, tu restes coincé ici ! Tu ne sortiras de cette cellule que pour lui faire tes adieux… Donc prie pour qu’il s’en remette vite…
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Dim 8 Jan - 19:19
Loin de se démonté, le Capitaine avait à son tour exhiber ses blessures. Ils étaient à égalité. Elle acquiesça, même si la conséquence d'un acte l'ayant "sauver" ne pouvais certainement pas être équivalant à une tentative d’étranglement directe... Elle ne l'avais pas remercier. Il faudrait qu'elle le fasse, mais pour l'heure, son orgueil le lui interdisait.

Ils s'étouffa alors qu'elle parlait de quitter le navire. Elle secoua la tête en écoutant sa réponse. Il ne VOULAIS PAS comprendre, ce fut de plus l'occasion de lui remettre une baffe mentale. A croire qu'il ne s'en lasserait jamais. Elle revint sur ce poing, ignorant cette dernière remarque qui lui était adressée.

    "Tu ne veux pas comprendre. Tu n'es pas leur père. Ils ont tous deux bras, deux jambes et une tête. Et s'ils ont trouvé du travail ici, peuvent en trouver n'importe ou ailleurs. Il n'est pas question de savoir qui est apte à faire tourné ce navire, mais ce que chacun, individuellement, on est capable de faire. Tu ne le fera pas, et moins non plus, parce que les choses sont ainsi. Mais tu pourrais parfaitement tout plaquer, et t'installer sur une planète quelquonque au milieu de l'univers. Tu pourrais, tu n'en as juste pas la volonté, ou peut être le cran."


Il ne voulais pas qu'elle retourne le voir. Elle le savait, c'était clair dans son ton. Les mots n'étaient la que pour enrober la chose, peut être même la convaincre, dès fois qu'il en fut capable, mais elle n'aurait pas le dernier. Pas avec lui. A quoi tout cela lui servirait? Remuer le couteau dans la plaie? Peut être pouvoir la refermer tout simplement. On avait mis un mouchoir dessus, puis des couches successives de vêtements qui l'avait fait disparaître, mais la blessure était toujours la.

Quand il l'accusa de ne pas prendre en compte les sentiments d'Adam, son ami, elle vit rouge, et senti une pointe de colère remonter en elle. Adam était comme un frère, il avait perdu le sien. Les choses avaient été difficiles, pendant longtemps, mais c'était grâce à elle qu'il avait trouvé la force d'avancer.

    "Qu'est-ce qu'il vient faire la?! Et toi, tu t'es demander? Si je supportait de ne pas savoir si mes proches ont put survivre?! Adam, sont frère est mort devant nos yeux! Je l'ai porter à bout de bras jusque la ou il est! Je ne lui doit rien! C'est moi que ça regarde si je veux savoir qui j'ai laissez derrière. J'ai pas de compte a lui rendre sur ce que je ressent! Ni à toi d’ailleurs!"


Quand il lui annonça qu'à l'époque, il l'avais sauver uniquement parce qu'elle lui faisait pensé à quelqu'un qu'il avait connu, cela lui fit mal. Que voulait il dire? Qu'il n'y avait jamais eut que ce souvenir entre eux? Qui était elle? Une compagne? Une amie? Est-ce parce qu'elle lui ressemblait qu'ils avaient coucher ensemble? Et alors qu'il lui lançait qu'elle le faisait plus chier vivante que morte, elle lui lança un regard de biais, non franc, contrairement à son habitude, montrant qu'elle était blesser, même si elle ne le dirais pas. Son ton se fit sourd. Ce n'était pas une menace, elle n'était pas en position pour, mais elle grondait comme un chien refusant les coups.

    "Je ne suis pas elle, et je ne serait jamais elle. Mais si c'est elle que tu voit constamment à ma place, certaines choses s'expliquent, il vaudrait peut être effectivement mieux que je m'en aille."


La sentence venait de tomber. Il le débarquerais dès qu'il le pourrais. En soit, ce n'était pas un problème, elle n'avait pas compter sur sa présence prolongé sur le vaisseau, du moment qu'il était hors de porté de l'Aera... Mais elle se crispa quand il annonça qu'elle resterais boucler ici. A n'importe qui d'autre, il aurait fait récurer le vaisseau de font en comble, coller les salles besognes dans les pattes, mais il savait que pour elle, il n'y avait rien de pire que l'inactivité. Les chiottes, elle les avaient déjà vu de prêt, elle avait commencer en bas de l'échelle, et elle ne craignait pas le labeur. Mais rester la, des jours entier, sans rien a faire... Elle allait devenir folle.

    "Donne moi du travail. Je me fiche de ce que ce sera, mais ça serait stupide de me laissez la à rien faire. Ça serait du temps et de l'argent perdu! Je m'en fiche! Tu veux que j'aille récurer les communs? Que je vidange les cuisines? Je le ferais; mais tu peut pas me laisser la."


Oh si il le pouvais, et c'était bien ce qui lui faisait peur... Elle se redressa, croisant les bras, fermant le dialogue.

    "De toute façon, tu ne pourra pas justifié ce traitement de faveur auprès des hommes. Ils verront comme un privilège que je puisse rester tranquille quand eux, tu les feraient trimer. Et il semblerait que tu m'ai accorder assez de privilège pas vrai?"


II refusa encore. Elle se leva d'un bond, agressive et emporta le reste de la bouteille jusqu'au dessus des wc, ou elle la vida avant de la jeter vers Sayole. Celle ci percuta le sol avec un bruit cristallin, sans toutefois se briser, elle roula jusqu'à s'arrêter en touchant sa jambe. Elle retourna s'installer sur le lit, et s'appuya contre le mur du fond, avant de replier avec une grimace ses genoux contre sa poitrine. Même si la position, au vu de ses blessures étaient parfaitement inconfortable, elle se refermait, s'éloignait.

    "Tu as dit tout ce que tu avais me dire?"
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Dim 8 Jan - 22:06
Encore une fois, elle expliquait qu’il pouvait partir, que ce n’était que dans sa tête, qu’ils étaient grand… Peut-être, peut-être qu’elle avait raison, mais pouvait-il vraiment accepter de partir en les laissant tous là ? C’était devenu une famille, chacun protégeant ou soutenant les autres. C’était le tout qui faisait de l’équipage une force si puissante, son unité, sa complémentarité et les envies de chacun de protéger son voisin… Sur le papier, cela pouvait paraitre idéaliste, mais le temps est les épreuves ont fait de cela une réalité… C’était la chose qu’il chérissait le plus, cette unité… Et chaque nouvel arrivant était étudié à la loupe pour vérifier s’il pouvait intégrer ce groupe si unique…

Puis d’un coup elle s’énerva au sujet d’Adam, se détachant de lui, mettant en avant leur difficulté, et le fait qu’elle l’avait soutenue et qu’elle ne lui devait rien. Que c’était sa décision. SaYoLe soupira doucement, et leva un sourcil, comme s’il n’était pas d’accord. Il tira sur sa cigarette et répondit doucement :

Tu en seras là s’il n’était pas rester à bord, s’il n’avait pas été là lors de tes coups de blouses ?... Pense à cela avant de dire que c’est toi qui n’a fait que le maintenir debout et que tu ne lui dois rien…

Il ne voulait pas lui faire de la peine, ou même la contredire, mais il signalait juste un état de fait qu’il avait observé. Tout le monde a bord savait l’amitié qui liait les deux jeunes gens, et tous savaient qu’ils se soutenaient l’un l’autre sans aucun restriction. C’est d’ailleurs pour cela qu’il ne s’étonna pas de la balle qui se trouvait dans la cellule et qu’il n’avait pas donné de restriction sur la nourriture, car Adam les aurait contournés pour elle…

Elle relança d’ailleurs les hostilités, tout comme elle avait fini juste avant. Elle l’attaqua alors sur ce qu’il avait dit, disant qu’elle ne serait jamais celle qu’il avait vu ce jour-là. Elle annonça même qu’elle fera mieux de partir s’il ne faisait que le confondre… Mais il hésita sur ce qu’elle insinuait sur le fait que cela expliquait beaucoup de chose… Parlait-elle de sa place, ou des nuits qu’ils avaient passées ensemble… Il soupira dans une longue bouffée de fumée, soufflant ses explications d’un ton calme mais légèrement énervé.

Tu ne sais même pas de quoi tu parles ! Ce matin l’a j’ai vue en toi la personne qu’elle aurait dû être à ton âge… Si je voyais encore en toi la même chose, certaines choses n’auraient jamais eut lieux… Peut-être que cela aurait été mieux pour nous deux…

Il n’avait pas tout dit, gardant l’identité de cette personne secrète… Et si elle le connaissait assez, elle savait que cela ne servirait à rien de chercher à creuser un peu plus. Quant au reste de son petit discours, le sous-entendu n’était pas claire… parlait-il des nuits qu’ils avaient passé ensemble ? Ou le fait qu’elle soit devenue la seconde de ce vaisseau et qu’elle y soit lié ?...

Puis elle demanda à pouvoir être occupé. Il refusa une première fois, sans en donner les raisons, un simple non claire et précis. Elle pensa alors l’avoir en parlant de l’impression de favoritisme par rapports aux autres à qui il donnait des corvées. Il sourit doucement, en buvant son verra.

Ils savent tout aussi bien que moi, que l’ennuie de cette cellule te minera bien plus que tout ce que je pourrai te donner à faire. C’est la meilleure punition que je peux te donner…

Et visiblement, cela ne lui plut pas du tout, mais vraiment pas. Elle se leva d’un bon, attrapant la bouteille, et la vidant dans les toilettes avant de la jeter vers lui. Elle venait de mettre fin à la discussion en se comportant de la sorte. Il se redressa alors qu’elle s’installait sur son lit… Ses yeux observèrent la bouteille vide, triste de voir un si bon alcool partir de la sorte. Il la regarda un instant :

Le prix de la bouteille sera déduit de ta prochaine solde, elle valait un bon paquet… Je te laisse la bouteille vide, tu trouveras peut-être comment t’occuper…

Il en rajoutait délibérément une couche, se permettant même un sourire presque mesquin, alors qu’il se dirigeait vers la porte. Elle lui demanda s’il n’avait rien à rajouter. Il frappa à la porte, et répondit juste avant que le garde ne lui ouvre :

Non… Je voulais te dire que j’étais content que tu sois de retour à la maison…
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Mar 10 Jan - 10:17
Elle s'était emporter quand il avait parler d'Adam, et il l'avais remis en place. Elle ne répliqua rien, il avait raison. Cette pointe d’agressivité n'était pourtant pas que de la pure arrogance. Adam? Elle l'adorais. Elle aurait donner sa vie (ou presque) pour lui. Il était comme un petit frère, et pour le coup, faisait véritablement parti de sa famille... Et pourtant. Il avait parfois ces points de caractères qu'elle ne parvenait pas à supporter, une force d'inertie puissante, de sorte qu'il fallait toujours déployer une énergie considérable pour le forcer à bouger. Il l'avait peut être soutenu par sa présence, mais s'il était ici, c'était bien grâce a elle. Grace à elle qu'ils s'étaient rebeller sur AR2-863, grâce à elle qu'il avait put surmonter la mort de son frère, grâce à elle qu'il s'était engagé sur le vaisseau, et encore grâce à elle qu'il avait trouvé la force de réclamer de l'avancement et de ne pas rester l'éternel balayeur de chiotte. Oui... Elle avait l'impression de toujours devoir le secouer. Malgré tout il lui devais beaucoup. Et pourtant, elle n'aurait jamais tenu ce genre de discours en sa présence, car si elle ne lui devait rien, il n'avait pas non plus de compte à lui rendre.

Elle avait été trop vindicative, portée par la colère, elle regrettait les mots, même s'ils étaient justes. Toutes les vérités n'était pas bonne a dire sans doute. A son tour de s'énerver, alors qu'elle évoquait celle qu'elle ne serait jamais. Il n'en dit pas assez pour qu'elle puisse avoir une idée précise de qui était cette bonne femme, elle mourrais d'envi de le savoir, mais était trop pleine d'orgueil pour poser la question. Il ne lui répondrait pas, de toute façon. Elle détourna la tête quant à la fin de sa réplique. Mieux aurait valut que rien ne se passe. Est-ce que ça faisait mal? Ca n'était pas plaisant, pour sur... D'un autre côté, il avait toujours fait profil bas sur leur relation, elle savait qu'il s'en voulais lui même d'être si "faible"... A chaque fois. Elle n'avais jamais rien dit. Elle ne commencerais pas maintenant.

La bouteille vidée "malencontreusement" dans les vc seraient répercuté sur sa solde. Heureuse de voir qu'ils avaient bu à sa santé, à ses frais. Drôle de cadeau. Elle le renvoyait donc, une question purement rhétorique aux lèvres, mais a laquelle il répondit avant de s'apprêter à sortir. Content de la voir rentrée a la maison. Elle le fixa quelques instants. Ils avaient beau s'en mettre plein la tronche, restait toujours ce fond d'affection. Qu'il lui dise qu'il aurait mieux fait de la laissez la-bas était creux, finalement, seul son retour avait de l'importance. Sa voix se fit plus calme, il allait sortir, ce seraient ses derniers mots avec un long moment...

    "Merci d'être venu... Cette fois encore."


Elle n'avais jamais douter de lui depuis ce jour sur sa planète natale. Il était bon qu'il le sache. La porte se referma lourdement, alors qu'elle se retrouvais seule dans la pièce. Une bonne heure pour s’abandonner au sommeil...

Les jours qui suivirent ne furent pas de tout repos. Thais supportait mal l'oisiveté et le faisait savoir, rendant la vie dur aux hommes qui gardaient sa porte, sans toutefois les malmenés. Elle parlais beaucoup, toute seule, mais tenait avec eux des conversations monologue qui finissaient par les mettre sur les nerfs. De la visite? Elle n'en avait que pour les repas, souvent Adam, qui n'avais le droit que d'échanger que quelques mots, et lorsqu'elle pouvais sortir. Une dizaine de minutes par jour, sur un itinéraire volontairement déserter, le temps d'aller prendre une douche. Pas de quoi satisfaire son appétit d'action.

Les premiers jours, elle s'était littéralement rendue malade de frustration. Mais après avoir passé une bonne après midi à gerber dans les toilettes, elle avait décider que ça ne serait pas très productif. Elle s'était mise alors à occuper son temps autrement. Fit du sport, tenta la méditation (sans succès), faisait rebondir sa balle sur tout les murs. Puis, elle trouva une activité qui inquiéta ses geôliers par le calme soudain de Thais. On ne l'entendais plus...

Elle avait récupérer la bouteille que Sayole avait abandonné, payer avec sa solde après tout, ainsi que le bouchon qui la refermait. Elle entreprit alors de tester son pouvoir, en vase clos. A faible puissance, lorsqu'elle se concentrait sur l'air présent dans la bouteille, la chaleur entraînait une dilatation qui augmentait la pression à l’intérieur de la bouteille, et expulsait le bouchon, à la manière d'une bouteille de champagne. Elle s'amusa ainsi une bonne journée, faisant varié l'intensité, observant jusqu’où le bouchon pouvais atterrir. La suite était prévisible, mais sur l'instant, elle n'y réfléchissait pas réellement.

Thais continua son manège, mais cette fois ci, coinça le bouchon, qu'elle tenait fermement avec son pouce, pour l’empêcher de voler. La suite, vous la connaissez. Dans l'incapacité de libéré la pression, la bouteille céda, volant littéralement en éclat dans sa main, projetant de nombreux morceau de verres un peu partout. Une partie de ses vêtements étaient lacérer, mais rien de grave heureusement, elle lâcha le cadavre de la bouteille dont le goulot tenait encore dans sa main, libérant en même temps un flot de sang. Elle grimaça.

    "J'me suis couper."


Personne n'était venu voir, on l'entendais depuis la veille faire jouejoue. Elle avait parler fort pour qu'on l'entende, mais sur un ton qui restait parfaitement neutre, comme purement informatif.

    "Ça pisse le sang."


Elle essuya sa main sur son t-shirt blanc un instant, pour y voir plus clair avant que le sang ne se répande de nouveau, et en retira un petit éclat. La plupart de la blessure était superficielle, mais une pointe était un peu plus profonde. Il fallait recoudre. Personne n'entrait toujours, elle haussa alors de nouveau la voix.

    "Je déconne pas hein! Aller me chercher le doc!"


Une dizaine de minute plus tard, sa main était recousue, et sa cellule nettoyé. Avec un sermon, elle se retrouvais de nouveau seule. Sans plus rien pour "s'occuper". Toutes ses tentatives pour en savoir plus a propos d'Ethan furent voué à l’échec. Seul Adam lui confia qu'il avais appris qu'il était toujours vivant, allait manifestement mieux, mais toujours plongé dans le coma, volontairement, a priori. Elle dut se contenter de cela.

Son calvaire durait environs depuis une semaine, ayant permis a ses blessures de se résorber partiellement, quand elle reçut une visite qui n'était pas programmé. Elle entendit les pas dans le couloir bien avant que la porte ne grince. Elle était allongé sur sa couchette, les pieds contre le mur, et la tête légèrement dans le vide. Elle lançait sa balle en l'air, avant de la rattraper avec ses pieds pour la relâcher ensuite. Quand la porte s'ouvrit, sa concentration se brisa, et elle tira la tête en arrière (se retrouvant alors en bas) pour observer "l'intrus". La balle alors en l'air termina sa course, pour retomber sur son visage. Elle émit un petit grognement avant de laisser retombé ses pieds, pour se retrouver à l'endroit.
S'il était la, c'était sans doute qu'ils allaient débarquer Ethan...
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Sayole
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Ven 13 Jan - 12:44
Il sortit de la cellule, ne répondant pas aux remerciements de sa seconde. Néanmoins, bien que non visible de la jeune femme dans son dos, un léger sourire barrait son visage. Elle était trop fier pour le dire et le montrer, mais elle avait compris… Il salua le garde, lui souhaitant même bon courage avant de regagner sa propre chambre. Il mit encore quelques temps à retrouver le sommeil, encore tourmenté par ce qu’il avait avoué et par la situation.

Puis les jours passèrent avec leur routine. La vie à bord avait repris ses droits, même sans Thais. La gêne de son emprisonnement avait laissé place à l’amusement et les moqueries sur le fait qu’elle devenait folle seule dans sa cellule. Des paris étaient même tenus sur les gardiens qui allaient craquer avant elle. Lui s’en amusait, mais restait distant de tout cela, son rang et surtout le fait d’être à l’origine de la situation ne l’y permettait pas.

Cela faisait plusieurs jours qu’elle était enfermé lorsque Toubib, le surnom du médecin de bord vint l’informer que Ethan c’était réveillé. SaYoLe soupira, il avait bien aimé être en dehors de cette histoire, et s’y replonger ne l’enchantait pas. Quelques heures plus tard, il alla rendre visite au concerné. Il avait encore les souvenirs brouillés, et se contenta de le remercier en comprenant qu’il était la capitaine du navire. SaYoLe l’arrêta, lui expliquant clairement que s’il avait eu le choix, les choses auraient été différentes, lui demandant clairement de garder aussi bien son histoire que ses remerciements pour la bonne raison qu’il n’en voulait pas. Le blessé demanda presque immédiatement à voir Thais avec un regard de détresse, visiblement pas à l’aise, et étonné ou déçu de ne pas l’avoir vu à ses côtés lors de son réveil. Le regard froid fut presque aussi sec que la réponse, qui expliqua qu’elle était occupée à payer les conséquences de ses actes sans plus de détail. Il lui exposa rapidement la suite des évènements qui l’attendait, et le quitta après un bref salut.

Il se rendit alors à la cellule de la jeune femme, salua le garde et entra sans s’annoncer. Il trouva la jeune femme dans une position étrange, la tête en arrière alors que la belle lui arriva en pleine figure. Dans sa tête, la musique des vieux comics terriens lui revint, il entendit presque le « tagada tsouin tsouin ». Il réprima un sourire, plus devant sa mine renfrogner devant ce qui venait de lui arriver. Il attrapa la chaise et s’installa face à elle alors qu’elle s’était redressée sur le lit. Il l’observa, et en particulier ça main bandée.


Je vois que finalement tu as trouvé une occupation avec la bouteille…

Elle devait se douter de la motivation de la visite, mais il se plaisait à la faire languir, ou plutôt, il n’était pas pressé. Il se permit même de laisser un petit blanc. Puis il reprit.

J’ai parlé à ton mec, il est réveillé. Il a même demandé à te voir, dommage que tu sois bloquée ici…

Le choix de ses mots était volontaire, même si elle lui avait clairement expliqué qu’il n’y avait plus rien, ce terme les liait et donc relançait le sujet de ce qu’elle avait faire pour lui, la remettant dans le contexte de son erreur qui l’avait amené là. Il ne précisa pas non plus dans quel état il était, là encore, c’était un moyen de lui faire payer.

On fait une escale dans deux jours. Il débarquera à ce moment-là… Tu sortiras une heure avant le débarquement, ça te laissera le temps de te changer et de prendre connaissance de ta mission…

Devant sa tête, il enchaine rapidement, pour ne pas lui donner de fausses impressions.

Tu vas débarquer en même temps que lui, et organiser la réception des produits que nous avons manqué à cause de notre départ précipité. L’escale ne sera que de six heures. Veille à ce que ce soit fait dans les délais…

Par contre, ici il lui mentait légèrement. Il sous entendait qu’elle n’aurait pas assez de temps pour remplir la mission. Hors, ils avaient récupérer la plus part des produits, elle n’aurait besoin que d’une petite heure de travail tout au plus, mais elle ne le saura qu’une fois dans sa cabine en découvrant les détails de sa mission d’approvisionnement.

Six heures, pas une de plus. L’Aurora décollera à l’heure prévu, que tu sois a bord ou non…
Donc fait en sorte d’avoir tout régler, ou ne revient pas.


Là encore, elle ne saisira la tournure de sa phrase qu’une fois qu’elle verra sa mission, comprenant qu’il lui demandait de mettre les choses à plats avec Ethan, et de faire son choix, un choix définitif. Il avait fini son monologue, et se leva, sans rien ajouter de plus.

Si tu as quelques choses à dire, tu le feras à ton retour, je t’attendrai dans ma cabine…

Et sans rien rajouter, ni adieu, ni au revoir, il quitta la pièce pour retourner à ses autres taches.
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Dim 15 Jan - 13:21
Il se moquait d'elle et de sa main blesser. Il pouvais, faire exploser la bouteille n'était certainement pas la chose la plus intelligente qu'elle ai fait. Elle ne répondit même pas à ce semblant de provocation. Il la faisait languir, elle le savait très bien. Il avait des nouvelles d'Ethan, et c'est tout ce qu'elle voulais entendre. C'était un petit jeu teinté d'une pointe de cruauté de la faire ainsi attendre après l'avoir enfermer. Elle se tint pourtant droite, attendant ce qui ne manquerais pas de venir, en retenant son impatience.

Il avait parler à "son mec". Elle sera les dents. Pourquoi employait il ce terme? Une pointe de jalousie? Enfin, s'il lui avait parler, c'était donc que l'homme était en mesure de tenir une conversation, qu'il n'allais sans doute pas si mal que cela de fait. Il avait demander à la voir, mais avec une ironie cruelle, une fois de plus, il lui rappela qu'elle était coincé ici. Il n'avait manifestement pas l'intention de la laissez sortir. Elle se contracta, ses bras, sa gorge laissaient poindre sa frustration. Quel jeu malsain... Un "Laisse moi le voir", été né dans sa gorge, mais n'avais jamais franchit la barrière de ses lèvres, légèrement pincé à l'entente de l'amusement dont faisait preuve le capitaine à son dépend.

La suite pris une tournure plus étrange. Il lui annonça qu'elle partirait en mission, directement après sa sortie. Une mission d'approvisionnement dont n'importe qui aurait sans doute put se charger. Un autre moyen de se venger que de lui confier les basses besognes? Il la priverais surtout du temps qu'elle aurait eut besoin pour parler à son ancien compagnon. Elle ne dit rien, ce n'était pas a elle de parler, et il ne lui demandais pas son avis, mais son regard en disais long pour elle.

Elle fronça légèrement les sourcils alors qu'il annonçait que l'Aurora repartirais qu'elle soit à bord ou non. Repartirait il sans ses fournitures? Dans ce cas a quoi bon cette mission? C'était donc qu'elle n'était pas "nécessaire". Et dans sa dernière injonction, elle senti qu'il y avait bien plus que le simple fait de mener à bien cette mission. Avoir tout régler, ou ne pas revenir. Il ne pouvais pas parler d'autre chose que d'Ethan. Il ne lui laissa pas le temps de poser ses questions, l’abandonnant tout en lui faisait clairement comprendre qu'elle ne le reverrait pas avant son retour de mission. Essayait il de mettre un poids supplémentaire sur ses épaules? Pas un adieu, pas un en revoir, soit il était persuader qu'elle reviendrait, soit il voulais s'épargner cette épreuve...

Quand il quitta la pièce, elle se laissa retombé en arrière sur le lit. Deux jours encore. Elle était à la fois presser de sortir d'ici, et inquiète. Que pourrait-elle bien dire à Ethan? Pouvait-elle sérieusement envisagé de l’abandonné, une fois encore? De même pour l'Aurora... Elle en venait presque à regretter d'avoir recroisé sa route. L'ignorance était une bénédiction, bien plus simple à vivre que le poids du savoir...

Lors d'un des passages d'Adam, elle l'attrapa pour lui chuchoter quelques mots avant qu'on ne les sépare. Une demande, après laquelle il l'observa un instant avant d’acquiescer d'un mouvement de tête. Il était un des rares à avoir l'autorisation de fouillé dans ses affaires; et il lui ferait gagné du temps, car en la faisant sortir seulement une heure avant le débarquement, Sayole savait très bien qu'il l’empêcherait de prendre connaissance de sa mission, et de prémédité une action en faveur d'Ethan. Un choix, un choix qu'elle ne voulais pas faire.

Le temps pour préparer ce qu'elle allait dire, elle l'avait eut, mais il ne fut pas très productif. Quand on la relâcha enfin, elle ne fit que très peu de détour avant de regagner sa cabine, et n'essaya même pas de passé par l'infirmerie pour apercevoir Ethan. Du temps perdu. Dans sa chambre, elle trouva un tas d'affaire prête, ainsi que le détail de sa mission. Elle s'assit pour le feuilleté quelques instants, laissant apparaître un visage étonné. Sayole lui avait laissez 6 heures. Cette mission en prendrait maximum deux, et encore, si problème il y avait. Elle repensa alors a ses mots. Il lui laissait l'occasion de mettre les choses à plat, un léger sourire marqua ses lèvres, Adam toqua alors à la porte de la cabine et elle lui indiqua qu'il pouvais entrer.

    "Je t'ai récupérer ce que tu voulais... Mais je doit t'avouer que je ne sais pas du tout comment ça marche."
    "Ne t'inquiète pas, moi je sais, et c'est largement suffisant. Vient la."


Il s'approcha sur le bureau, y déposant un petit pendentif quelquonque qu'il avait ramasser, et elle le pris dans ses bras un instant, déposant alors un baiser sur son front.

    "Merci."
    "Il vient de notre planète, pas vrai?"


Elle le relâcha, laissant un simple silence s'installer, alors qu'elle repensait aux paroles de Sayole, alors qu'il lui disais qu'elle était égoïste de forcé Adam à se retourner vers son passé. Elle soupira un instant, en démontant le pendentif qu'il lui avait confier, et tirant de ses propres affaires qu'il avait lui même préparer un appareil du type localisation gps. Elle en tira une petite puce qu'elle inclua alors dans le pendentif, le remontant simplement. Un travail grossier, mais elle n'avais pas besoin de plus.

    "Oui... Mais tu n'es pas obliger de t'impliquer la dedans..."
    "Comment est-ce qu'il as survécut?"
    "C'est ce que j'aimerais bien comprendre..."
    "Tu le connaissait bien?"
    "... Oui."
    "Mais, ca veux dire qu'il y en as peut être d'autre?"
    "Peut être.... Ecoute Adam. Je préférerais que tu reste en dehors de ça... J'ai pas le droit de t’entraîner la dedans. Je veux pas que tu ai des ennuis tu comprend?"


Il eut l'air de se renfrogner, comme s'il considérait que cela le concernait également. Elle lui sourit.

    "Je te dirais tout ce que tu voudra savoir. Mais il vaut mieux que tu me laisse gérer ça d'accord?"
    "Hum... Oui."
    "Aller file. Il faut que je finisse de me préparer. On en discutera à mon retour."


Quand il fut sortit, elle observa un instant encore le pendentif qu'Adam lui avait rapporter, s'y attachant plus longtemps. Elle le reconnu soudain. Il avait appartenu au frère jumeau d'Adam, et venait lui même d'AR2-863. Un sacrifice de la part de son compagnon, ou bien la volonté de le voir sortir du placard... Elle le serra dans son poing avant de s'habiller pour débarquer. Le pendentif glissa alors dans une de ses poches, avant qu'elle ne range le reste de l'appareil dans un de ses tiroirs, sous clef.

Elle récupéra également la clef d'information qu'Ethan lui avait donner, et qui avait été confisquer par Sayole. Elle n'avait pas le temps de regarder ce qu'elle contenait, a son grand déplaisir d'ailleurs, mais elle devrais faire sans. Elle se présenta sur le pont en équipement. Sayole se trouvais sur la passerelle supérieur, et les surveillait d'en haut. Elle lui adressa un simple regard avant de se tourner vers la navette.

Ethan arriva alors, encadrer de deux hommes. Ses poings étaient liés dans son dos, et ses yeux bander. Il était traité comme un prisonnier. Mais si elle n’approuvait pas son traitement, elle comprenait la mesure de sécurité. Elle vint se placer près de lui sans un mot, elle descendait seule sur la planète, et l'attrapa donc par le bras, laissant les hommes qui le tenaient le relâcher. Pas de mot, pour qu'il ne sache pas que c'était elle.

Elle le tira d'un petit coup sec, pour qu'il avance et monte dans la navette, avant de faire signe au pilote qu'il pouvais décoller. Elle ne connaissait même pas le nom de la planète, sans aucun doute pour qu'elle ne puisse pas le retrouver après, si elle décidait bien de revenir sur l'Aurora. Une fois qu'ils furent seul, elle défit les liens qui l'entravaient, et il arracha alors son bandeau.

    "Thais?!"


Elle l'arrêta dans son mouvement. Elle ne voulais pas d'effusion, qu'il la prenne dans ses bras, qu'il se montre soulager.

    "Tu t'assoit la et tu bouge pas. J'en ai pour deux heures tout au plus, et après, on s'explique."
    "Je ne resterais pas."
    "Je ne te demande pas ton avis. Si jamais tu bouge de la, tu peut me rayer de tes pensées. Je ne te chercherais pas, et tu pourra bien crever dans un coin, cela me sera égal. AR2-863 et tout ce qui s'est passé la bas est derrière moi."


Il eut l'air légèrement blesser par ces derniers mots. Ils n'avaient pas été facile à prononcer, mais elle avait pris sa décision. Elle commença alors à s'éloigner, réitérant sa demande.

    "Tu reste la."


Elle le surveilla encore un instant, du coin de l'oeil alors qu'il s’asseyait en la regardant s'éloigner. Elle pris le temps de s’acquitter de sa tache, bien que ses pensées avaient du mal à se détacher de celui qui l'attendais. Elle ne savait pas ce qui serait le mieux, qu'il disparaisse, et que de fait, elle ne le cherche pas, ou bien qu'il l'attende effectivement...

Quand elle revint sur la place ou elle l'avait laissez, il l'attendait toujours la. Elle ne savait si elle était soulagé, ou au contraire angoissé.

    "Lève toi. Marchons."


Il avait l'air toujours étonné de cet air dur, et de ce ton d'ordre qu'elle prenait, mais s’exécuta. Cela tranchait avec le moment ou elle l'avait sauver.
Elle se dirigea vers n'importe quel bar, ou ils pourraient être un peu tranquille.

    "J'ai besoin de savoir. Qu'est-ce que tu faisait avec l'Aera."
    "Tu as changer en fin de compte..."
    "Comment est-ce que tu as survécut, comment tu t'es retrouvé a bosser pour eux."
    "Tu as toujours été une meneuse, à nous entraînés dans tes conneries, mais tu as l'air d'être bien plus sérieuse aujourd'hui."
    "Répond moi."
    "Le regard de ce type c'est noircit quand j'ai demander à te voir... Tu as l'air de compter pour lui... Est-ce que c'est réciproque?"


Le poing de Thais claqua sur la table.

    "Ça ne te regarde pas! J'ai quitter AR2-863 il y a plus de 10 ans. J'ai eut le temps de changer oui! L'Aera à bousiller nos vies, alors oui, j'ai eut le temps de m'endurcir, de devenir... "sérieuse". Aujourd'hui, je suis à la tête de nombreux hommes, et j'ai pas le droit de les mettre en danger a cause de toi! Sayole est mon supérieur! Et il as eut raison de me faire payer mon imprudence. Alors dit moi maintenant qu'est-ce que tu foutait avec l'Aera alors qu'ils nous ont exterminer!"


Il eut l'air un peu plus distant, son regard fixa la table, il était mal a l'aise. Ce n'était sans doute pas les retrouvailles qu'il avait espérer.

    "Qu'est-ce que tu crois... Nous n'avons pas tous eut le cran de nous tirer... Ni la chance de survivre en essayant. Et pour pas crever, il y a pas trente six solutions. Avoir la force de se tirer, ou bien se rendre utile. Je t'envie la première option."


Le ton redescendit d'un cran. Il s'était montrer servile, avait sans doute trahit bon nombre des siens pour survivre... Qui n'en aurait pas fait autant... Elle n'avait pas réellement envi de savoir ce qu'il avait put faire et qui pourrais ternir l'image qu'elle avait de lui. Un petit silence s'installa, elle sorti alors de sa poche la clef qu'il lui avait donner.

    "Qu'est ce que je vais trouver la dedans?"
    "Des réponses."
    "A quelles questions?"
    "Des noms, des états, des raisons."
    "De qui?"
    "De gens comme toi et moi."
    "Pourquoi tu me donne ça."
    "Parce que je n'ai jamais perdu de vue les miens, et que ma trahison me rongeait, mais que seul je ne pouvais rien. Alors que toi tu peut."


Elle resta songeuse un instant, en faisant tourné l'objet dans ses doigts, avant de la ranger dans sa poche.

    "Qu'est-ce que tu attend de moi?"
    "Que tu m'aide à retrouver les autres. Notre famille."
    "Ma famille est sur l'Aurora Spei. Tu as eut l'occasion de la rencontrée."
    "..."
    "Qu'est-ce que tu va faire maintenant?"
    "Qu'est-ce que je peut faire a ton avis? Si je bouge ne serait-ce qu'une oreille l'Aera me tombera dessus, et je crois que je préférerais être mort à ce moment. Sans compter ce mercenaire..."


Elle sorti alors de sa poche le pendentif trafiquer qui contenait la puce GPS, ainsi qu'une carte blanche. La même qu'elle avait lancer au Mercenaire, et qui n'avait pas daigner la prendre. Elle déposa les deux objets sur la table avant de les pousser dans sa direction.

    "Enfile ce pendentif. Garde le toujours sur toi, et je te retrouverais. Tu n'as pas intérêt à le perdre. Il appartient à un ami, et j'ai bien l'intention de lui rendre un jour ou l'autre. Il y a assez d'argent sur cette carte pour te permettre de te faire oublier un moment. Change de nom, disparaît. Installe toi quelque part ou tu as le plus de chance de ne pas être retrouvé. Bosse honnêtement, et surtout ne fait pas de vague. Je t'en voudrait de crever, vu combien j'en ai baver juste pour te garder en vie."
    "Est-ce que tu va m'aider?"
    "Ne suis-je pas déjà en train?"
    "Non je veux dire, à retrouver les autres..."


Elle se leva, l'observant quelques secondes et se pencha au dessus de la table pour déposé un baiser sur son front.

    "Disparaît."


Sa voix trahissait une pointe d'émotion, elle le laissa alors planter la, avec cette dernière consigne, quittant l'établissement sans se retourner. Elle contacta le vaisseau, deux heures avant la "fin du temps". Et regagna celui ci quand ont vint la chercher. Remontant à bord de l'Aurora, elle observa de loin Sayole qui la regardait. Il était manifestement satisfait de la voir revenu. Elle le fixa longuement, avant de s'éloigner, pour regagner sa propre cabine.

Arrivé sur place, elle se changea, ramassa ses affaires. La petite clef vint prendre place près de l'appareil Gps. Elle vérifia quelques instants. La localisation fonctionnait. Elle se demanda brièvement ce qu'il pouvais être en train de faire avant de refermer le coffre. Elle tira une bouteille d'un placard avant de quitter sa cabine pour rejoindre celle de Sayole. Elle toqua et attendit patiemment qu'il lui ouvre, quand il le fit, elle s'engouffra dans la cabine, déposant sans un mot la bouteille sur la table. Une manière de se faire pardonné d'avoir vider la sienne dans les vc de sa cellule.

    "C'est fait."


Elle n'ajouta rien de plus. Elle avait fait un choix, mais qui pesait sur ses épaules, et elle venait chercher comme une pointe de réconfort, ou au moins la certitude d'avoir fait le bon, chez celui qui l'y avait contraint.
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Lun 16 Jan - 23:29
Il avait quitté la cellule sans se retourner et était retourné à ses tâches quotidiennes. Les deux jours qui suivirent furent d’une routine désarmante, comme beaucoup d’autre à bord de l’Aurora. Mais chacun ici avait appris à aimer cette routine, car tant qu’elle était là, cela signifiait que rien de dangereux ne leur arrivant, que rien d’inquiétant…

Enfin, vint le dernier jour, celui où elle était libérer pour aller remplir sa mission. SaYoLe avait rejoint la passerelle supérieure, et assistait au départ. Les bras prenant appui sur la balustrade, il observait Thais retrouver Ethan sans un mot après lui avoir adresser un regard.
Voilà… Il avait posé toutes les pièces, et fait tout ce qu’il pouvait… Elle devait s’en être rendu compte maintenant. Toutes les cartes étaient dans les mains de la jeune femme pour mettre un terme à tout cela, en les perdant eux, ou en le perdant lui… Il ne pouvait plus agir, simplement attendre, et espérer… Il ne pouvait se permettre d’avoir une seconde qui agissait encore de la sorte, mais même s’il ne l’avouera jamais, il voyait mal l’Aurora garder son équilibre sans elle, et encore moins quelqu’un capable de la remplacer.

Durant l’absence de la demoiselle, il retourna au poste de commandement. Il comptait profiter de l’escaler pour faire un check-up complet des systèmes de commande et d’armement. Il fallait le faire tout en gardant le navire immobile, et c’était donc le moment parfait. Quelques bidouillages, quelques petits détails à réglé, et après quelques heures, ils avaient l’assurance que toutes les commandes répondait parfaitement. Il était donc également présent quand Thais annonça son retour, plus de deux heures avant la limite qu’il avait donnée…

Un mélange de soulagement de la voire revenir et d’inquiétude le traversa. Il se demandait pourquoi tout cela avait-il était aussi rapide… C’était étrange… Sa curiosité était piquée, tout autant que son intérêt. Elle était revenue, mais était-elle capable d’avoir vraiment fait un trait sur le passé… Il quitta son siège pour assister à son retour. La démarche de la jeune femme ne trahissait pas grand-chose, et il soutint son regard lorsqu’elle l’observa longuement. Elle lui en voulait, c’était visible…
La question était de savoir combien de temps il faudrait pour qu’elle lui pardonne, ou plutôt qu’elle comprenne. Il n’avait pas besoin de son pardon…

Satisfait, il regagna sa cabine pour y traiter le reste de ses dossiers. De longues heures s’écoulèrent et il travailla encore et encore. La deuxième cigarette venait s’éteindre sur son cendrier lorsqu’on frappa à la porte. Il éteignit le pad qu’il utilisait et se leva. Il appuya sur le bouton et la porte coulissa doucement dans un bruit neutre. Il se retrouva nez à nez avec Thais qui lui adressa à peine un regard avant d’entrer et de déposer sur sa table une bouteille. Elle payait sa dette ? Il referma la cabine et retourna s’assoir, alors qu’elle prenait place sur une chaise de l’autre côté du bureau.

C’est fait… Quelques mots, simple, calme pourtant, il entendait dans sa voie qu’elle n’était pas sereine. Il soupira doucement, ouvrit un tiroir métallique pour en sortir deux petits verres qu’il disposa sur le bureau. Il attrapa ensuite la bouteille et leur servit deux verres.


Tu n’as pas mis beaucoup de temps…

Il ne voulait pas lui poser de question, ni remuer le couteau dans la plaie. Il lui avait demandé d’abandonner son passé une seconde fois, ce n’était pas pour l’interroger par-dessus. Il prit son verre, et le leva comme pour porter un toast.

A la fin de tout ça… Et à ton retour parmi nous…

Il trinqua avec Thais, et lui afficha un sourire.

Sa va ?..
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Mar 7 Fév - 22:02
Elle s'était laissé tombé sur la chaise face au bureau de Sayole, et avait attraper sans grâce aucune son pied droit, forçant clairement dessus pour extraire son pied de sa chaussure, elle la laissa retombé bruyamment sur le sol avant de faire de même avec la seconde. Pas réellement le comportement attendu face au Capitaine, mais ce n'était pas le capitaine qu'elle était venu voir. Alors qu'il attrapait deux verres, il lâcha, comme sur le ton de la conversation qu'elle n'avait mis que peu de temps.

Elle le regarda un moment, est-ce qu'il cherchait à tester sa volonté? Elle inspira et posa ses deux pieds sur le métal froid qui fermait le bureau de son côté, heureuse de posséder encore ses chaussettes, et poussa légèrement sur ses jambes de sorte à ce que la chaise sur laquelle elle se trouvait bascule en arrière, penché, en équilibre. Elle croisa les bras sous sa poitrine avant de répondre.

    "Six heures pour récupérer trois cartons... Tu avait prévu large."


Trois cartons, c'était une expression, mais elle n'avait absolument pas parler du pourquoi de ces six heures, un évitement en somme. Elle savait qu'il ne creuserait pas plus, et pourtant la situation pesait sur ses épaules. Il lui tendit un verre qu'elle attrapa sans se faire prier, avant de lever le sien dans sa direction. Elle ne fit pas de même, le regardant simplement alors qu'il fêtait son "retour". Elle resta songeuse un moment, fixant son verre et faisant tourné quelques instant le liquide légèrement teinté de brun contre les parois translucides, jusqu'au moment ou il lui demanda avec un bref sourire si cela allait.

Thais inspira profondément avant de détacher ses pieds du bureau, la chaises retomba alors en avant d'un coup sec, faisant valsé l'alcool dans le verre, dont une petite partie éclaboussa sa main. Avalant la moitié du verre d'un coup, elle le reposa momentanément sur le bureau, attrapant un mouchoir pour essuyer sa main.

    "Comme quelqu'un qui vient d’abandonner un des siens je suppose."


Finalement, le sujet revenait sur le tapis, mais c'était elle qui l'abordait. Elle n'attendais pas de réaction de sa part, elle avait juste besoin de vider son sac, une fois cette action accomplit.

    "Il comptait sur moi tu sais... Pour le protéger... Pour retrouver les autres... Parce qu'il y en as d'autre."


Elle ponctua sa phrase par une nouvelle gorgée du liquide qui lui réchauffait la gorge. Elle ne manifestait pas d'intention de revenir sur ses actes, mais elle omettait délibérément de parler des informations qu'il lui avait transmit et qu'elle avait conserver, ainsi que de l’émetteur qu'elle lui avait sommé de garder avec lui, pour pouvoir le retrouver.

Elle le fixa un instant. Qu'attendait elle? Qu'il lui dise qu'elle avait bien fait? Peut être... A vrai dire, elle n'en savait elle même trop rien. Elle eut un sourire, et celui ci se mua en un rire, mais un rire amer qui s'éteignit rapidement, laissant de nouveau place à cette mimique étrange entre le sourire et la moquerie. C'était d'elle même qu'elle riait, avec une dose élevé d'amertume. Son regard en disait long, sur ce qu'elle pouvais ressentir.

    "Le pire, c'est que ça a été facile de trahir la confiance qu'il plaçait en moi... Il m'as suffit d'élevé la voix et de me faire sourde à ses appels... Tu aurait du voir ce regard... Je n'ai même pas osé l'affronter... J'ai fuit en vitesse alors qu'il me restait plusieurs heures pour faire mes adieux..."


Elle leva les yeux au ciel, et la lumière des néons aux plafonds y firent refléter l'humidité, avant qu'elle ne termine son verre, le déposant sur la table alors même qu'elle se levait. Elle s'éloigna légèrement, accrochant ses yeux sur la maigre décoration murale, comme si cela pouvais lui éviter quelques réflexions difficiles. Elle parla alors sans le regarder.

    "Mais tu sais ce quel est le pire dans tout ça? C'est que tu me l'a demander, et que j'ai obéit, aussi simplement que cela. Ça veux dire que les années ne comptent pas, qu'importe leur nombre... 10 ans, ce n'est rien à près tout, au regard d'une vie..."


Elle bascula légèrement du buste, de sorte que son visage puisse de nouveau l'observer, même si son corps lui tournait toujours le dos.

    "Cela veux dire, que demain, je pourrais bien quitter l'Aurora, et partir, sans me retourner; comme je l'ai déjà fait."


Ce n'était pas l'expression d'une volonté, mais plutôt celui d'un risque, celui d'un doute, d'un trait de sa personnalité révélé à ce jour, et qu'elle redoutait. Oui, une page avait été tourné, mais tout comme une page en amène une autre, ce chapitre était loin d'être clos et laisserait sa trace...
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Dim 19 Fév - 22:12
Les yeux clairs du capitaine l’observait alors qu’elle se balançait sur la chaise en face de lui après c’être mise à l’aise. La jeune femme avait un certain charme à agir de cette manière avec lui, et elle était bien la seule. Larkin pouvait voir quelques failles dans la carapace du capitaine, mais se gardait d’aller fouiller à l’intérieur, et gardait donc ses distances. Bragg lui était celui qui se rapprochait le plus d’un amis, mais il évitait tout rapprochement ou jugement, car il ne voulait pas se mettre en mauvaise posture par rapport à sa double casquette… Les autres membres de l’équipage ne voyaient en lui que la capitaine, froid et efficace, qui mettait tout en œuvre pour l’Aurora. Et donc chacun prenait bien garde à l’impression qu’il dégageait en sa présence…

Thais, elle était tout l’inverse. Et ce fut rapidement le cas, même au tout début de sa présence sur le navire. C’était dût à sa jeunesse, elle n’avait pas la même volonté, et possédait encore tout aussi bien sa naïveté et son arrogance d’adolescente. Cet état de fait lui plut, car cela lui donnait une porte de sortie dans son rôle, pour retrouver en lui le vrai SaYoLe. Aussi, il ne fit rien contre, ne la réfrénant que lorsqu’ils étaient en publique, mais pas en privée… Tout cela était resté, et était un des arguments qui avait valu à la jeune demoiselle de devenir la seconde de l’Aurora.


Oui, j’avais prévu large. En même temps, ta dernière mission ne demandait pas un temps phénoménal, et pourtant tu as été tellement en retard que j’ai été obligé de venir te chercher, alors cette fois-ci, j’ai préféré prendre un marge raisonnable…

Oui, c’était une manière de voir les choses, mais aussi une manière de les annoncer. La conversation tournait un peu en rond, il savait qu’elle bouillait intérieurement, elle n’avait jamais eu sa langue dans sa poche avec lui, et cela aurait été surprenant que cela commence cette nuit-là… Et le fait qu’elle ne trinqua pas n’était qu’une illustration parfaite de ce qu’il allait arriver. Il absorba doucement son liquide. Ce whisky n’était pas mauvais, voire même plutôt bon. Il en avait déjà bu des biens pire, et en bien plus grosse quantité… Ses yeux plongèrent dans la liquide plusieurs seconde alors que la jeune femme face à lui jouait plus avec son verre qu’elle ne le buvait. Oui, quelque chose la titillait. Il se décida alors à lui demander si cela allait… Et tout se déclencha…

Elle retomba en avant. S’éclaboussant par la même occasion. En d’autre circonstance, cela l’aurait surement fait rire, mais ce coup-ci, il se contenta de l’observer sans rien dire. Comme quelqu’un qui à abandonner l’un des siens… Oui, il connaissait ce sentiment pour y avoir gouté à de nombreuses reprises. Mais il ne dit rien, la laissant continuer. Visiblement, elle avait besoin de se vider d'un poids et il ne comptait pas l’en empêcher. Elle continua alors d’elle-même, disant que son ex fiancé comptait sur elle pour le protéger, pour retrouver les autres. Les yeux de SaYoLe étaient figés dans ceux de sa seconde, l’observant. Il ne pouvait ni la soutenir, ni lui dire qu’elle avait tords… c’était la vérité, tout simplement, la triste vérité de la vie… Elle fut alors prit d’un rire, un petit rire clairement plus ironique que joyeux qui évolua petit à petit. Il la fixa sans rien dire, mal à l’aise par ce qui se déroulait devant lui. Là encore, il ne dit rien, la laissant continuer, ne voulant pas la perturber…

Elle expliqua alors la facilité et la manière dont elle l’avait fui. Etre aveugle et sourd, oui c’était souvent la meilleure des solutions, mais elle n’était pas la meilleure. Rester sourd à un appel était vains à partir du moment où l’on savait qu’il avait été émis, car le sentiment de culpabilité était déjà naissant lorsqu’on prenait la décision de ne pas y répondre. Des choix, des fuites cachées derrière une impression de froideur et de distance. Elle leva les yeux au plafond, et il put y desceller un trace d’humidité. Son cœur se serra, il n’aimait pas la voire comme ça… Elle se leva, et lui tourna le dos, non sans avoir entièrement finit son verre avant. Elle observait le mur plutôt dégarnie… Celui de sa cabine n’arborait que deux photographies. La première était celle de son unité lorsqu’il était encore dans l’armée, du moins, ceux qui avaient fait la mutinerie avec lui. L’autre était une simple vue de la terre. Le reste de son mur n’était des écrans de données qui lui permettaient d’avoir en temps réelle des informations sur ce qui se passait à bord. Elle continua, annonçant que ce qu’elle trouvait être le pire était le fait qu’elle lui avait simplement obéit, malgré les conséquences, malgré l’ancienneté…

Elle ne regardait même pas, toujours dos à lui, ne se tournant que pour lui dire qu’elle pourrait quitter le navire. Ce n’était pas une menace, mais plutôt une observation. SaYoLe déposa son verre, et se leva, faisant doucement le tour du bureau sans un bruit pour venir se glisser derrière elle. Après un instant d’hésitation, il franchit les derniers centimètres qui les séparaient, se coulant dans son dos. Doucement, il attrapa la main droite de la jeune femme, et le leva doucement la porta à leur regard à tous les deux.


Il est toujours plus facile d’être la main qui fait l’action, que celle qui la commande… Cache-toi derrière l’ordre que je t’ai donné si tu veux, j’accepte parfaitement d’être la cause de tes ressentiments… C’est aussi ça être la capitaine de l’Aurora… Savoir perdre la personne que l’on était, pour être la personne que l’on doit être. C’est quelque chose que j’ai accepté il y a longtemps…

Oui, un sacrifice qu’il avait fait quelques temps après avoir pris le contrôle du navire. Lorsqu’en mission, le vaisseau compta ses premières pertes. Il comprit qu’il devait mettre en place une hiérarchie, voir même une tyrannie. Car seul l’ordre était important pour tenir en place tant de personne dans un si petit espace, seul les règles et la peur des sanctions pouvait faire loi dans un bout de métal concentrant autant de personne capable de tuer à main nue… Il relâcha sa main pour remonter à sa joue et lui adresser une douce caresse, comme pour chasser le chagrin qu’il pouvait sentir en elle.

Mais je ne préfère pas t’imaginer quitter ce navire… Tu es la seule ici que me voire encore comme je suis, avec mes faiblesses et les doutes… La seule qui me permet encore d’être le SaYoLe d’autrefois…

Elle se retourna vers lui. Cette proximité était grisante, même pour lui. Ils avaient déjà partager leur nuit à plusieurs reprise… Des nuits sans lendemain, car il se refusait à voir naitre une relation qui aurait mis en danger le navire par le fait qu’elle enfreignait des règles qu’il avait lui-même mit en place… Et il avait ses raisons, comme l’influence sur les choix de chacun lorsque l’autre était à mettre dans la balance… Oui il avait raison, il en était persuader, pourtant c’était bien lui qui était venue chercher ce contacte, et c’est lui qui avait rajouté de l’huile sur le feu en le gardant auprès de lui lorsqu’il l’avait nommé seconde… Leurs regards se croisaient et elle redressa doucement la tête. Tous deux savait ce qui allait arriver, un instant étrange… Thais venait le chercher, et lui ne reculait pas… Leurs lèvres s’effleurèrent avant de se capter avec envie. Le baiser durant un long moment, dans le silence presque religieux de la cabine. Un instant en suspens. Ce fut lui qui rompit le baiser, la repoussant avec délicatesse. Sa voix s’éleva tel un murmure alors qu’il n’avait même pas encore rouvert les yeux, et qu’il la tenait encore dans ses bras.

Non… On ne peut pas…

Du moins, il ne pouvait pas… Rien que cette phrase pouvait trahir la différence entre ce qu’il voulait, et ce qu’il s’autorisait… Quand on veut, on peut comme disait le vieil adage… Cela s’appliquait bien souvent, mais pas dans ce cas là… Il soupira doucement.

Je suis désoler, c’est de ma faute… Mais tu connais mon opinion la dessus, et encore plus après ce qu’il s’est passé.

Il s’en voulait, dans le sens où il aurait dû reculer bien avant lorsqu’il avait su ce qui allait arriver… Et il se sentait encore plus mal car il avait l’impression d’avoir simplement profiter d’elle, de ce moment où elle se sentait mal pour obtenir un instant voler qu’au fond de lui, il souhaitait. D’un mouvement lent il recula, d’un seul et unique pas, juste de quoi éviter un trop grand contacte, comme s’il pensait ne pas pouvoir tenir ce qu’il venait de dire.

La vérité était que tout était flou pour lui. Il la voyait à la fois comme sa meilleur amie, comme une amante, comme une sœur… Tout cela à la fois. Elle comptait pour lui, c’était la seule chose qu’il savait, et même ça il était très dure de lui faire accepter… Rien que l’aveu qu’il venait de lui faire représentait un évènement…
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Lun 20 Fév - 22:38
Elle le vit s'approché retenant son souffle, comme avec une pointe d’appréhension. Pas une bonne idée. Pas une bonne idée du tout... Elle était blesser, perdu et ils savaient tout deux très bien à quoi cela les mènerais... Elle n'avait pourtant pas la force morale, la volonté de l'en empêcher. Il vint se couler dans son dos, et elle senti la chaleur de son corps au travers de ses vêtements, fermant les yeux l'espace d'un instant alors qu'il attrapait sa main. Elle les rouvrit alors qu'il la tenait devant elle, sa peau halé en superposition de la sienne plus pale. Une petite voix en son fort intérieur continuait à lui hurler cet avertissement qu'elle refusait d'entendre.

Plus facile d'être la main qui fait l'action que celle qui l'ordonne... Elle pouvais se cacher derrière les injonctions qu'il lui avait donner. Était-ce la la réponse à sa culpabilité? Était-ce tout ce qu'il avait à lui offrir? Oui, elle pouvais se voilé la face... Elle avait fait ses choix et c'était elle qui les portais, même si elle n'était pas persuader de leur bien fondé. La responsabilité lui incombait, dès lors qu'elle avait eut le choix. Un ordre ne peut justifier n'importe quel crime, et si même les soldats ne pouvaient se cacher derrière les ordres, faute de bon sens, pour les massacres commis, elle ne le pouvais pas plus pour ce cas.

Il avait relâché sa main sans qu'elle ne dise rien, déposant une douce caresse sur sa joue. C'était peut être cela qu'elle attendais après tout? Un instant de tendresse, comme une sorte de récompense de son bourreau? Puisque finalement c'était pour lui qu'elle avait fait une croix sur son passé... Les mots coulaient doux et sucré comme du miel, alors qu'il lui chuchotait qu'il ne préférait pas la voir partir. N'était-ce pas une invitation? Du moins, cela y ressemblait fortement... Elle se tourna vers lui, si proche, elle pouvait sentir l'odeur tout comme la chaleur de sa peau comme un appel simple... La jeune femme retint son souffle durant de longue seconde, durant lesquelles cette petite voix dans sa tête lui disais toujours d'éviter une cruelle déception.

Son choix douloureux était presque oublié en cet instant, alors qu'elle le regardait, lui, ses lèvres... Elle en avait envi... Doucement, elle franchit les dernier centimètre qui les séparait, effleurant ses lèvres, avant de l'embrasser sans même qu'il ne la repousse. Qui ne dit mot consent... Elle fut d’ailleurs confirmé dans cette pensée alors qu'il lui rendait ce baiser. Elle le voulais, tout entier. Était-ce un moyen de combler ce vide qu' avait laissé Ethan en partant? Pas uniquement, non... Il y avait toujours eut une place pour Sayole, il ne l'avais tout simplement pas saisit, et qu'importe ses autres aventures, elle lui restait acquise. Alors qu'elle avançait un peu plus sur lui, elle le senti se dérobé, il était un peu tard pour se réveiller...

Elle détourna la tête, reculant d'elle même, la bouche d’abord légèrement entrouverte, comme outré, avant de pincer les lèvres et de fermer les yeux. Douche froide... Mais elle savait ce qu'il en était, cette petite voix dans sa tête l'en avait suffisamment averti... Sayole n'était pas un homme pour elle, pour qui d’ailleurs?

    "Merde."


Le ton n'avais pas été agressif à son encontre, elle s'en voulais d'avoir été si naïve. Elle se déroba un peu plus, remettant de la distance entre eux, plus qu'un simple pas. Elle avait franchit la ligne. Pas de relation à bord du vaisseau, pour personne. Elle rongeait son frein, frustrée par ce désir alimenté, puis froidement inassouvi. Elle inspira profondément, serrant les poings dans le vide, alors que sans un mouvement un peu saccadé, ses mains virent saisir l'arrière de sa propre tête tandis qu'elle refusait toujours de le regarder dans les yeux, avant de se relâcher d'un coup, aussi vite qu'elle même sembla se décider.

D'un mouvement sec, et d'un pas vif, elle le contourna pour attraper ses chaussures qui traînaient près du bureau, et repassant devant lui, en direction de la porte, elle le fixa dans les yeux en lâchant.

    "Tu fais chier avec tes règles à la con."


Elle quitta la pièce sans plus de cérémonie, claquant la porte derrière elle. Elle resta un instant droite dans le couloir, dos à la porte qu'elle venait de franchir, la colère, la tristesse dans la gorge. Elle enfila négligemment ses chaussures avant de courir. Elle traversa les couloirs dans un sens, puis dans l'autre, avant de s'échouer dans la salle de sport. Canalisé ses émotions...

Le sac de sable qui lui faisait face n'avait sans doute jamais pris de dérouillé si passionné. Une demi heure... Une heure a cogner, simplement... La sueur avait mouillé ses vêtements et collait ses cheveux à sa peau. Puis soudain, elle s'arrêta, d'un coup, comme vidé, et se laissa tombé sur le sol, se traînant jusqu'au mur contre lequel elle s'adossa, se repliant sur elle même, elle laissa enfin champs libre à ses émotions, se mettant à pleurer, simplement, la perte d'un passé avec un être aimé, l'absence d'un avenir avec un autre...


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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Jeu 23 Fév - 14:19
Merde… Le mot était tranchant et vint rompre avec le calme de la pièce. Elle n’avait pas apprécié, c’était rien de le dire. En même temps, à quoi il s’attendait ? Il connaissait les sentiments de sa seconde, qui étaient bien plus claires que les siens. Dans un sens, cela venait rajouter au sentiment de culpabilité qui pesait déjà sur ses épaules lorsqu’il repensait aux nuits qu’ils avaient déjà passé ensemble.

La jeune femme se teint la tête, puis prit clairement la direction de la sortie, lui reprochant avec fougue les règles qu’il avait instauré, enfin surtout une. Il ne dit rien, ne fit rien, la regardant claquer la porte avec ses chaussures à la main en silence. Son regard resta un long moment sur la porte, comme s’il pouvait sentir la présence de la jeune femme qui était appuyé de l’autre côté. En fait, il avait juste entendu ses mouvements, et ses yeux ne quittèrent la porte que lorsqu’il entendit les pas de Thais emprunter le couloir.

Il soupira doucement, et alla lentement s’installer dans le fauteuil en s’y laissant tomber lourdement. Sortant une nouvelle cigarette de son paquet disposé sur le bureau, il se remplit un nouveau verre en soupirant. Un mouvement expert de la main et le briquet cracha une petite flamme qui commença de consumer le tabac. Il tira une longue bouffé et se pencha en arrière, faisant légèrement crisser le siège. Un nuage de fumé sortit de sa bouche et l’enveloppa alors que son verre vint remplacer la clope.

Qu’aurait-il pu faire ? L’arrêter ? Pourquoi ?.. De toute manière, c’est lui-même qui posait des barrières entre eux… Fallait-il qu’il arrête ? Qu’il mette de la distance entre eux afin d’arrêter de faire miroiter une chose qui n’arrivera jamais ? Dans un sens, il préférait la voire le détester que la faire souffrir par ses hésitations comme il venait de le faire. Mais en même temps il avait besoin d’elle. Elle était celle qui lui permettait de tenir. La seule qui le voyait encore sous Thirit de Syl et non SaYoLe, bien qu’elle ne connaisse pas son ancien nom. Il soupira lourdement et avala d’une traite le verre avant d’entreprendre de se resservir. L’alcool n’aidait pas à oublier, mais en même temps, l’eau non plus…


__________________________________________________________________________________________________________


Lorsque Thais entra dans la salle de musculation, Bragg s’y trouvait déjà. Le colosse était une véritable montagne de muscle, mais il ne devait pas tout qu’à mère nature. Seul son entrainement quotidien lui permettait de garder une force aussi imposante. Il était en train de changer de machine de travail lorsqu’il passa devant lui. Il lui adressa un salut qui n’obtient aucune réponse. Beaucoup la regardèrent avec étonnement, elle qui était pourtant toujours de bonne humeur et plutôt espiègle…

Les bruits sourds de ses frappes sèches dans le sac résonnèrent dans le salle ou beaucoup s’étaient arrêter pour la regarder. Bragg lui l’observa quelques seconde avant de s’allonger et de reprendre le développer coucher comme si de rien était. Les autres suivirent bientôt son exemple et chacun reprit son entrainement rythmé par les impacts qui résonnaient.

La salle était l’une des rares rester en état par rapport à l’origine du vaisseau. Tout navire de guerre avait ce genre d’endroit, une salle pour que les gens puissent se maintenir en forme. Cela était d’autant plus vrai lorsque c’était un navire militaire !

Près d’une heure après, beaucoup avaient déjà quitté la salle pour aller manger. Il ne restait plus que deux mécaniciens qui se lançaient des défis sur une machine de traction, Bragg et Thais. Celle-ci termina d’une dernière frappe avant d’aller s’assoir le dos contre le mur, les bras cachant son visage. Bragg la regarda en silence, très vite imité des mécaniciens. Le colosse détourna son regard sur eux, et leur fit signe de quitter l’endroit. Les deux hommes bien que curieux n’avaient pas envie de lui désobéir. Ils se retrouvèrent alors seuls. L’officier déposa au sol une bouteille, la coucha et donne une impulsion pour la faire rouler jusqu’aux pieds de Thais. La jeune femme pleurait visiblement, mais surprise s’arrêta un instant pour lever les yeux vers lui. Il était vêtu simplement, un pantalon de sport, et un débardeur qui laissait parfaitement voir sa musculature hors pair. Il lui adressa un sourire, et souffla de sa voix résonnante :


Tu ne devras pas te laisser aller comme ça… Beaucoup se posent des questions après ton emprisonnement, et beaucoup de rumeurs circulent. Tu es la seconde de l’Aurora, tu ne dois pas avoir de faiblesse tout comme SaYoLe. Ou plutôt, tu ne dois pas en montrer…
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Jeu 23 Fév - 17:58
Epuisé, oui c'était le mot. Elle avait épuisé ses réserves physiques et mentales. Elle avait laissez couler les regards sans y répondre, sans qu'ils n'aient de prise sur elle, sans qu'ils ne la retiennent, et ceux ci ne la retinrent pas plus quand elle se laissa glisser au sol. Replier sur elle même, elle pleurait silencieusement, mais néanmoins secoué de quelques spasmes qui trahissait qu'elle n'était pas simplement en train de réfléchir.

Les yeux fermer, elle entendais néanmoins les bruits qui l'entouraient et en reconnut bien vite l'absence, alors qu'elle sentait les regards coulés sur elle. Bientôt les pas s'éloignèrent et ses épaules s'affaissèrent alors qu'elle se croyait seul, laissant entendre quelques bruits alors que sa respiration était difficile, entre les larmes et le nez qui lui coulais. Qu'on la laisse en paix, c'est tout ce qu'elle demandais.

Alors qu'elle était toujours replié sur elle même, les yeux fermés, et coupé de la lumière par ses bras qui l'encerclais, elle entendit un léger bruit, roulement, et quelque chose vint buter contre son pied. Elle redressa alors la tête, les yeux et joue rougies de larme, observant la bouteille d'un air absent, avant de regarder la silhouette muscler de celui qui l'avais interrompu. Braag... Elle n'avait aucune envi de lui parler, à lui comme à aucun autre. Il lui sourit, mais elle ne lui rendit pas ce geste amical, se contentant de le fixer, reniflant un coup sans grâce particulière, avant d'essuyer son nez sur sa manche, faute de mieux.

La morale. S'il était venu pour la lui faire, il pouvais repartir. Les questions, les rumeurs... Comme ci cela l'avait déjà atteint... Elle était bien au dessus de tout ça; elle ne devais pas montrer de faiblesse... comme Sayole. Savait il au moins de quoi il parlait? Savait il à quels sacrifient ils consentaient pour ainsi masquer des faiblesses existant pourtant bel et bien, pour la tranquillité de l'équipage? Elle n'avait pas la force de l'envoyer purement et simplement se faire foutre. Et encore moins de lui expliquer de quoi il retournait, elle lâcha alors simplement, sur un ton parfaitement ironique, frôlant la condescendance:

    "Et mentir à tout l'équipage? C'est ce qu'on fait de mieux t'as raison! T'as cas leur dire que j'ai mes règles et que je suis de mauvais poil. Ça devrais suffire non?"


Elle frotta ses yeux, essayant vainement de soustraire à la vue, les traces humides et brillante sur ses joues, sans le regarder. Elle n'avait pas envi d'une explication. Qu'on lui foute la paix, c'était tout ce qu'elle demandais... Mais l'homme qui lui faisait face n'avait pas l'air décidé à partir.

    "Qu'est-ce que tu me veux encore?! Fous moi la paix!"


Elle le chassait d'un geste de la main, espérant que cela suffirait à le faire quitter l'espace de sport comme les autres.
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Mer 29 Fév - 11:26
Bragg la dévisageait d’un regard qui n’exprimait ni pitié, ni arrogance. C’est ce qui la caractérisait le mieux. Malgré sa stature imposante et sa tendance à distiller plus ou moins en secret de l’alcool à bord du navire, il ne s’était jamais mêler d’aucune bagarre, d’aucune affaire. Ce type était simplement d’une neutralité à toute épreuve… Beaucoup avaient vu en lui le second légitime du navire, et certain avaient même prit ombrage du fait que Thais lui soit préférer. Mais SaYoLe le connaissait bien, et tant de responsabilité ne lui allait pas, il aurait même refusé de toute manière.

Elle lui hurla dessus, parlant de mensonge pour l’équipage, lui demandant de partir en agrémentant le tout d’un geste de la main. Le colosse ne bougea pas d’un poil, observant ses larmes d’un regard neutre et calme. On s’attendait presque à la voire hausser les épaules et détourner sa route, comme si rien ne s’était passé. Mais contrairement aux apparences, il analysait chaque mots et chaque gestes afin d’essayer de comprendre. Il était bien rare de voir Thais dans cet état, même après ce qui venait de se passer… Tout ce qu’il savait c’était qu’elle revenait de la cabine du capitaine, quelqu’un l’avait vu passer avec une bouteille de whisky, et un seul aimait une telle marque…

Ne me prend pas pour un idiot Thais, je connaissais ce navire et son capitaine bien avant que ton joli petit cul ne s’y pose… Je te rappel que j’étais là le jour où il t’a sauvé…

Il y avait été un peu fort, mais il voulait qu’elle sorte de sa coque pour pouvoir lui parler plus franchement. Il tourna la tête d’un côté puis de l’autre pour s’assurer que la salle était bien déserte et reporta son regard vers elle.

Mentir à l’équipage ? C’est ce qu’il fait à chaque instant de sa vie depuis près de 10 ans. Je l’ai connue avant, bien avant tout cela, lorsqu’il riait avec ses hommes et était une tête brulé, un peu comme toi à tes débuts. Le personnage qu’il c’est créer est un mensonge, mais ce mensonge le recouvre petit à petit pour en devenir une vérité. Et c’est ce qu’il faut, car c’est ce que ce navire a besoin. On ne peut pas revenir sur le passé, mais on peut s’assurer qu’il ne se reproduise pas.

Il avait dit beaucoup, sans en dire vraiment. Mais cela avait eu le mérite d’intéresser Thais. Il savait qu’elle était toujours friande des histoires parlant du passé de l’équipage ou du navire, et écoutait toujours d’une oreille attentive ce genre de conversation. Mais ce n’était pas là où il voulait en venir. Il attrapa sa serviette pour se l’enrouler autour du cou et essuyer un peu de sueur et reprit doucement.

Je ne suis que l’officier des Ghost, mais je sais observer ce qu’il faut. Tu crois que je n’ai pas vu les yeux avec lesquelles il te regarde ou l’inverse ? Tu crois que je n’ai pas senti ses doutes ou ses inquiétudes quand nous sommes partis te chercher sur cette planète ?

Il ne voulait pas trop pousser la chose. Premièrement parce qu’il n’avait aucune preuve, juste des suppositions et des déductions, deuxièmement parce que toute relation était interdit et qu’il ne voulait pas la mettre trop sur la défensive.

Ou me crois-tu assez stupide pour ne pas me rendre compte que ses verres descendent beaucoup plus vite lorsque tu pars batifoler en permission et qu’il sait que tu ne fais pas qu’y jouer aux cartes ?

Il se redressa doucement, ses muscles tendus. Il savait qu’il touchait une corde sensible et que Thais était plutôt sanguine et que sans témoins, elle pourrait facilement s’énerver. Mais avant de la laisser riposter, il reprit afin d’en finir.

Con comme il est, je suis prêt à parier mon meilleur Sacra qu’il n’arrive même pas à assumer se fait et qu’il se cache derrière son rôle et ses règles.
Le pire c’est que ça vous mine tous les deux. Alors écoute moi bien gamine, écoute les conseils d’un vieux bougre comme moi.
Tu n’arriveras pas à le changer. Alors arrête tout ça et met de la distance et trouve toi quelques bons amants lors des permissions pour t’occuper. Cela sera mieux et pour toi, et pour lui.


Et sans rien rajouter, il se leva et entreprit de prendre la direction de la sortie, comme s’il ne s’attendait pas à une réponse.
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux Jeu 1 Mar - 11:23
Il n'était pas partis, était rester planter la, avait elle vraiment crut qu'il partirait? Elle l'avais espérer sans doute, il était plus facile de se laisser aller a sa douleur sans personne pour vous secouer les puces, et pour lui secouer les puces, il y allait fort. Son joli petit cul? Oui, Braag faisait partis des anciens, et donc de ceux qui se permettaient quelques largesses, il avait certes une légitimité à parler du vaisseau, mais elle n'était pas disposé à cet instant à ce genre de remarque. Plaquant son dos sur la paroi, elle cala ses pieds sur le sol et poussa dessus pour se redresser sans utilisé ses mains.

    "N'oublie pas à qui tu parle, je reste ton supérieur et les histoires de mon "petit cul" ne te regarde pas."


Et voila qu'il lui donnait une leçon sur ce qui était bon ou non pour ce vaisseau, ce mensonge qui devenait peut à peu réel, et qui les bouffait plus qu'on ne voulais bien le dire. Braag ne se rendait pas compte, ce mensonge, elle savait oh combien il était nécessaire, mais il pesait également sur elle, alors même qu'elle n'avait jamais été lié au passé du vaisseau...

Une tête brûlée, comme elle? Elle avait du mal à le voir ainsi. Elle l'écoutait, peut être parce qu'elle n'était pas complètement buté, même si son regard gardait quelques chose de mauvais, sur la défensive, signe qu'au moindre faux pas, elle pourrais l'envoyer balader. Alors qu'il parlait de regard échangés ou d’inquiétudes mutuelles à propos de l'autre, elle ressenti l'envi de nier, après tout, c'était peut être le plus simple? Le convaincre que rien de tout ceci n'avait exister, et se convaincre soit même par la suite...

    "Tu ne sait pas de quoi tu parle..."


Sur la défensive. Un démenti, sans en être vraiment un. Il ne se laissa pas démonter poursuivant sur son idée, elle se raidit alors qu'il se permettait de parler de ses "batifolages" en permission. De quel droit abordait il ce sujet? Est-ce que cela le regardait? Est-ce que d’ailleurs, la relation ambiguë qu'entretenait Sayole et elle le regardait? La réponse lui apparut clairement. Non. Il faisait parti de l'équipage, qu'importe son grade, alors pour lui, comme pour tout les autres, il n'y aurait rien d'existant entre elle et le capitaine.

Elle l'avait vu se redresser, alors même qu'elle s'était tendu. Hum... Peut être la connaissait il, mais elle savait se contenir, d'autant plus qu'elle était vidé. Il avait continuer, rapidement, comme persuader qu'elle lui aurait couper la parole, il avait raison, mais elle le laissa finir, alors qu'il lui conseillait de mettre de la distance entre eux, et à elle, de se trouver quelques amants... Alors qu'il s'éloignait elle le retint, déposant une main sur son épaule, pour le faire se retourner, la regardait alors qu'il lui parlait.

    "Tu ne sait pas de quoi tu parle. J'ai abandonner un homme aujourd'hui, un homme qui as fait partis de ma vie et qui comptait sur moi. Presque un frère en somme, un amant, un frère, cela n'as pas d'importance, disons un membre de ma famille. Et je l'ai fait sur simple demande de mon capitaine... Et oui, cela me pose un problème, et non, je n'ai pas la conscience tranquille. La prochaine fois, renseigne toi avant de tenter quelques leçon."


Un mensonge teinté de vérité. De quoi clore cette conversation alors qu'elle employait un ton dur, acerbe. Elle avait décider de nier l’existence d'un sentiment pour Sayole, de se cacher derrière une attitude dur. Ce serait mieux ainsi, et éviterais à Sayole de porter le poids de ce qu'il avait toujours considéré comme une erreur. Oui elle était une petite erreur de parcours, son coeur se serra légèrement à cette pensée, mais sa face resta dur.

    "Je n'ai pas terminer. Est ce que je te demande ou tu laisse traîné ton service trois pièces? Je ne crois pas. Ce que je fait de mes permissions ne regarde que moi. Si SaYoLe à un problème avec ça, il n'as cas me le dire, et je l'enverrait chier comme toi. C'est ma vie privé, et tu n'as aucun droit d'y fouiné. Est-ce que c'est clair?"


Cette conversation avait au moins eut le mérite de l'aider à retrouver sa stature, sa contenance, même si elle n'en était pas moins fébrile à l’intérieur. Son regard s'était fait dur. Celui du second de ce vaisseau. Elle mettait un point final à cette conversation, niant les faits, alors que même si elle réagissait négativement à ses propos, elle les entendais.

Elle quitta alors la pièce d'un pas rapide, prenant la direction de sa cabine. Ici, elle pourrais pleurer tout son soûle, personne ne viendrait la déranger... Elle avait été stupide de s'écrouler devant tant de gens, cela, elle devais bien le reconnaître...
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MessageSujet: Re: Un retour douloureux
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