Une tempête s'annonce

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Keira Nelson
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MessageSujet: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:14
Je venais de me calmer. Dans un abris éloigné de tout, je jaugeais du regard le taux de neige s'écoulant par seconde sur le sol et la conclusion était que le débit baissait. Tout en me frictionnant les bras, je retournai à mon thermos, finissant le contenu de café une bonne fois pour toute. Quelle idée aussi d'aller danser en ville un soir où on annonçait une tempête... quoique. J'en avais vraiment eu besoin. Mes muscles échauffés sur la piste refroidissaient à présent mais je me sentais mieux, comme si j'avais expulsé le surplus d'énergie qui traversait mon corps depuis ce matin. Depuis que la confirmation que le doc avait disparu avait été prononcée en somme... Ca me rendait nerveuse. en si peu de temps cet homme était devenu tellement important à mes yeux... remarque c'était logique : il connaissait mon père, et ma mère... Et dire qu'on m'avait dit que mon père était marchand. Un humble marchand mort dans un accident ! Et ma mère morte en couche... Bon cela était toujours vrai pour elle mais j'avais appris depuis que mon père lui avait été le commandant du MA-85. Et Doc était l'un de ses anciens amis... Le seul qui avait su de suite qui j'étais semble-t-il.

Dire que je ne savais rien de tout ça... Rangeant mes affaires, je finis donc par sortir et retira la neige de sur mon planer pour l'enjamber souplement et partir à travers la neige vers les bunkers. Mars était une planète assez rude, surtout en hiver.Aussi tout le monde faisait attention à ne pas se laisser par une tempête. j'avais fait une erreur de débutante ce soir là en allant en boite et me jurai que ça ne se reproduirait plus. Le vent glacé me fouettait le visage tant j'allais vite.Je voulais rentrer, croire qu'il était revenu...

Sauf qu'à la place ce fut un autre type qui était là. En arrivant au bunker, je le reconnu directe. on était à 100mètres à peine du premier bunker mais je m'arrêtais et marchais droit vers ce sale traitre ayant osé m'abandonner sur Terre. Malheur à lui de m'avoir croisé : je m'étais promis que la prochaine fois que je le verrais je l'étriperai alors autant le faire. Le stress causé par la disparition du Doc ne m'empêcha pas de parfaitement viser. j'arrivai donc en trombe vers Erik, innocemment posé sur son planer, tandit le bras et lui décocha une droite largement différente de celle d'il y avait quelques mois. je m'étais endurcie, je savais frapper et surtout, viser à présent. Ohhh que ça faisait du bien....

- Espèce de salaud...!!!

Et dire que je m'étais promis de ne plus jamais le croiser pour ne plus perdre mon self contrôle comme cela s'était fait sur terre quand j'avais fait diversion pour ses beaux yeux.Il avait suffit d'une fois. une seule ! Après quatre mois à ruminer mon coup de poing pour que je me sente mieux. Sérieux ! je ne savais pas quel était l'idiot qui parlait de remord si on frappait son bourreau mais pour le coup j'avais prit mon pied et lui aurait donc volontiers pondu une antithèse.

le fusillant du regard, j'attendis qu'il se remette les idées en place et de croiser son regard pour enchainer.

- Tu es vraiment une enflure pour m'avoir laissé là bas.

J'étais froide, mais il le fallait avec des gens comme lui. en tout cas pour le moment il avait été vite casé avec les lâches, les traitres et les menteurs... J'attendis sa défense, espérant qu'il ait une bonne raison pour m'avoir abandonnée ainsi... sinon il allait encore morfler... verbalement cette fois : je l'avais assez amoché pour la soirée.
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:16
La nouvelle était tombée il y a moins de deux semaines.

La voix enregistrée qu'il connaissait si bien lui parlait avec un détachement forcé teinté d'une satisfaction et d'une grand joie contenue du fait de son importance. Il n'était pas un expert en analyse de voix, mais Erik savait tout de même repérer les émotions qui s'échappaient par le timbre d'une voix contenue ou la vitesse de diction. Et tout ce qui était sonore était gardé intact par les appareils des temps modernes voir même améliorés. Le seul souci c'est que le Commandant, dans son siège à bord du MA, n'avait aucun contrôle sur ces émotions rapportées.

Une fois l'enregistrement terminé, Erik s'était senti comme jamais il ne s'était senti. Silencieux, il s'enfonça dans son siège et joignit les mains. Aucune pensées ne traversaient son esprit, il n'était ouvert à aucun élément extérieur et nota que lui même ne ressentait rien. La nouvelle avait tout remis à zéro en lui. Envolés ses soucis. Ses émotions s'étaient elles-aussi fait la malle. Et même si ça n'allait pas durer, Erik était vidé mentalement et ce n'était pas une mauvaise chose puisqu'après ça,il put attaquer le choses, les entreprendre, les appréhender sous un angle différent. Lentement, un sourire commença à poindre sur son visage, étirant d'une joie grandissante la commissures de ses lèvres. Se passant la main sur le visage, Erik se rendit compte à quel point ce détail jusqu'alors sombre avait pesé sur son moral. Il se sentait soudain bien plus léger. Depuis combien de temps ne s'était-il pas senti ainsi. Il se leva, ne sachant s'il devait courir ou marcher lentement, mais marcha finalement à pas mesuré jusqu'aux appartements de Kat.

Le Doc' avait retrouvé l'enfant de Aaron. Et elle s'appelait Keira.

*~*~*~*~*

La neige et le vent lui battait ses tempes grises. Ils s'infiltraient entre ses paupières comme dans son col. Penser qu'il y a quelques siècles cette planète était déserte était tout bonnement hors de portée de l'esprit de Erik. Inhospitalière, pourquoi pas, surtout ce soir.

L'état d'esprit de Erik était beaucoup moins bon que celui d'il y a deux semaines. Certes, Erik était venu chercher keira et la ramener à bord de son vaisseau, mais le problème était que Doc' avait disparu. Purement et simplement. Et ça, pour un coup au moral, c'était un sacré coup au moral. Et juste après avoir officiellement retrouvé l'héritière du MA. Et Erik ne croyait pas à cette coïncidence. Bon sang! Il imaginait maintenant le sang d'encre qu'avaient dû se faire Max et tout l'équipage lorsqu'il s'était fait capturer sur Terre. C'était bien plus facile de disparaître que d'être poche du disparu. Erik ne voyait plus le suicide de la même manière...

Ainsi donc, Erik faisait le pied de grue devant un bunker vide en espérant que le carburant de son planeur ne gèle. Et heureusement qu'il était patient parce qu'avant qu'une silhouette n'apparaisse au travers du rideau de neige, le temps avait dû s'écouler en heures.

La silhouette fut au premier abord, fine et toute en longueur. Le Commandant n'avait en aucun cas une preuve qui lui infirmerait le fait que cette silhouette fusse bien celle de la petite Nelson. Aussi gardait-il les yeux rivés sur elle et analysa les émotions qu'il en percevait. Dans cet univers blanc, il distinguait de la surprise, puis une colère grandissante. La silhouette se mit alors à accélérer dans le brouillard. Plus elle s'approchait, plus elle s'épaississait. Mais elle restait floue. A croire que la vue de Erik baissait. A cette distance, il n'était pas capable de voir ni le visage ni le corps. Mais alors qu'elle se rapprochait à grande vitesse, il eut une impression de déjà vu. Mais il y avait deux choses contradictoires dans les événements. De un, la silhouette éprouvait une grande colère et surtout elle se dirigeait vers Erik. Et l'homme aux yeux argent était uniquement et simplement posté devant le bunker, suivant les dernière indications de Doc'. Si elle venait par là, étais-ce donc Keira ? Peut-être le prenait-elle pour un des responsables de sa disparition après tout. Mais elle ne fut bientôt qu'à quelques pas et Erik était maintenant certain de l'avoir déjà vue. Et tandis qu'elle armait son bras pour frapper au visage le commandant stupéfait, ce dernier se rappela où il l'avait rencontré.

C'était cette gamine de terrienne!

Le choc fut plus violent qu'il ne l'avait été sur cette plate-forme d'embarquement, et surtout, abasourdi, Erik n'avait pas cherché à se protéger. Une bonne claque et le cul dans la neige. Il avait l'air fin le commandant du MA.


-Espèce de Salaud... !!!

Erik mit du temps à percuter. Le coup, lui, percuta plus fort et plus rapidement. Il leva la tête vers la colérique terrienne et se remit les idées en place.

-Tu es vraiment une enflure pour m'avoir laissé là bas.

-Attends, attends, attends... Quoi ?

Erik n'en croyait pas ses oreilles.

-Je t'ai vue monter dans un vaisseau alors que je faisais de même et je te retrouve ici. Comment tu peux dire que je ne t'ai pas aidé ?


L'incompréhension pouvait se lire sur le visage d'Erik. Combien de situations allaient encore lui faire perdre son contrôle habituel ? Mais le nœud du problème se situait ailleurs... Ces temps-ci, les coïncidences, il les aimait moyen. Et celle-ci était grosse comme sa...comme son vaisseau. Alors oui, Erik restait sur ses gardes. Mais pas à terre face à la gamine. Aussi se releva-t-il en faisant attention aux mouvements de l'étudiante. Il ne voulait pas prendre un nouveau direct du droit.
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Keira Nelson
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:17
Je n'avais aucune envie qu'on m'arrête lorsque mon poing parti dans sa figure. Cela me fit un bien fou, et non pas cet espèce de remord que tout bon terrien aurait craint. Depuis le temps que ça me démangeait ! Bon, je n'avait pas comprit pourquoi il était resté immobile à me reluquer ainsi mais quand je retirais le masque protégeant mes yeux de la neige et du vent glacial, son air ahuri eu le don de m'agacer encore plus. il ne manquerait plus qu'il ait oublié ce qu'il m'avait fait tiens !
En plus de deux mois j'avais appris beaucoup de choses : ne pas laisser sa bouteille sans surveillance ET frapper de façon précise avant d'essayer d'y mettre de la force. Je remarquais tout de suite la différence : sur terre, il avait du faire semblant.

- Attends, attends, attends... Quoi ?

Soit il était totalement sonné soit il était sourd. le poing toujours fermé, prête à réitérer s'il osait sortir une chose déplacée, je le vis se redresser et du tout de même reculer d'un pas : j'avais oublier qu'il était si grand... mais ça n'allait pas se passer comme ça mince ! J'avais faillit crever par sa faute !

-Je t'ai vue monter dans un vaisseau alors que je faisais de même et je te retrouve ici. Comment tu peux dire que je ne t'ai pas aidé ?
-Attend tu ne m'a pas fait la courte échelle pour rentrer dans ce vaisseau. JE suis entrée dedans pour faire diversion et TU en a profité pour te barrer alors que moi j'avais tout les gardes aux trousses, nuance !

C'est ça ma belle, montre lui que tu lui en veux, tu as absolument pas l'air ridicule avec ton poing serré contre ta hanche. Je serrais les mains avant de pester et de masser le dit poing avec mon autre main : il avait la mâchoire en acier ou quoi ? En tout cas ça plus le froid avait rendu mes phalanges douloureuses. J'ignorais volontairement le fait que j'avais été dans un vaisseau et donc capable de m'échapper seule car je voulais lui en vouloir: et je réussissais plus que bien pour le moment.

Pourtant, la colère commençait à retomber... Celle pour la violence du moins. J'arriverais surement jamais à supporter ce mec, m'enfin. Je pouvais "au moins" me montrer sociable... entendez par là qu'il avait vraiment une tête d'ahuri et semblait de plus ne rien comprendre. Alors autant lui faire un récapitulatif.

- J'ai été jugée comme traitre à la Cité et condamnée à deux ans de taule. Et là par bonheur j'ai eu l'idée de fuir de la bicoque m'emmenant sur Mars car je ne voulais pas aller en prison... Par chance du coup j'ai évité de crever dans l'espace à cause de ces militaires à la c*n qui bombardent les immigrés terriens dès qu'ils en voient !

Rien que d'y penser c'était reparti pour un tour, j'étais furax. En attendant je poussais mon planer à la main dans la neige pour atteindre le bunker le plus proche. Sans réellement comprendre ce qu'Erik faisait à l'extérieur d'ailleurs : il attendait quoi dans la neige ? D'autres auraient pu lui ouvrir, non ? Bon ok... j'avais été assez curieuse à son encontre auparavant, ça aurait du me servir de leçon. Donc j'allais ignorer ces questions superficielles pour lui rappeler une quatrième fois à quel point je lui en voulais.

Je me retournais pour lui faire face, la question me démangeant mais je refusais de la lui poser... roh et puis zut, ça devait encore en être un énième à vouloir voir le Doc de toute manière. Et à ce que j'en avais compris, lui et Erik avaient une sorte d'histoire ne commun... Le Doc avait été un ami à mon père et lui... bah, le nouveau. des relations de travail surement. j'espérais que ça ne soit pas plus.

- Le Doc n'est pas là. Dis-je malgré moi, incapable de tenir ma langue.

Un jour il faudrait que j'essaie de me frapper mentalement pour ça. Moi et ma curiosité...
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:19
Erik, à nouveau redressé, restait à distance de Keira. Pas forcément pour ne pas se prendre un autre coup, mais surtout pour lui éviter une éventuelle riposte qui se solderait par bien pire qu'un simple coquard. Il n'avait pas envie de donner d'autres raisons à cette gamine de lui en vouloir. Pour elle, il était l'ennemi terrestre numéro1 et celui qui l'avait abandonné -à tort selon Erik- sur Terre. Pas besoin qu'il soit également celui qui lui aura déboîte l'épaule... Peut-être avait-elle compris que ça tournerait mal pour elle si elle récidivait, car elle se contenait. Et rien n'échappe à Erik. Elle avait mal au poing -bien fait pour elle, mais surtout à cause du froid. Mais par contre, s'il pouvait lire en elle, il ne pouvait pas accéder à ses pensées. Aussi gardait-il le regard de celui qui ne comprenait rien. Il n'avait pas particulièrement l'intention de passer pour un commandant stupide ni même de mettre les nerfs de l'étudiante en pelote avec cette expression faciale, mais il n'avait même pas remarqué lui-même qu'il l'arborait. Ça le dépassait totalement qu'elle lui reproche de lui avoir permis de monter dans un vaisseau. Si elle n'avait pas été capable de s'enfuir malgré ça, il n'y était pour rien.

Le visage de Erik était rouge, rouge du sang qui lui était monté au joues non seulement à cause du coup de poing, mais également à cause du froid. Le picotement désagréable de la douleur l'agaçait, mais en comparaison de la balle qu'il avait prise dans le dos, ça n'était rien. Mais le picotement qui commençait à le tourmenter était celui de la patience qui se fait la malle. Elle voulait quelque chose, elle l'avait obtenue. Qu'importe si elle avait du passer pour une délinquante, ce qu'elle était finalement devenue. Remarquant que sa mâchoire commençait à se crisper, Erik reprit son calme avec un grognement de colère à sa propre attention. Ce fut qu'une fois cet exercice mené à bien et la nouvelle tirade de L'étudiante terrestre terminé qu'il tenta à nouveau de plaider sa cause. Son innocence même de ce pour quoi elle l'accusait.

- Le résultat est que sans moi tu serais encore en train d'apprendre avec quels mélanges d'huile on peut faire efficacement décoller une navette de transport ! Tu voulais quitter la Terre, te voilà sur Mars. Objectif : Atteint ! Alors épargne-moi tes salades tu veux, j'ai pas le moral.

Si on se remettait dans le contexte, on aurait pu trouver bizarre que celui qu'elle considérait il y a quelques petits mois de ça comme un dangereux criminel se crêpe le chignon avec cette pauvre jeune fille glacée jusqu'aux os. D'ailleurs, ce dernier point sembla l'emporter sur l'envie de crier sur un inconnu. Enfin, façon de parler, parce que pour un inconnu, on avait dû lui en bassiner des salades sur Terre. Erik, le méchant commandant du MA-85 qui nous espionne... Je disais donc que, sûrement battue par les vents vivifiants de la région, la jeune femme emmena son planeur vers l'un des bunkers qu'elle devait occuper. Plus par réflexe que réelle envie de la suivre, Erik fit de même, marchant dans les pas de l'étudiante démasquée.


-Le Doc' n'est pas là. Déclara-t-elle d'une voix morne, peut-être empreinte de tristesse. Il n'en était pas sur.

-Merci, je suis au courant... Mais c'est pas lui que je suis venu retrouver...

Erik avait répondu à peu près aussi spontanément que Keira. Il avancèrent ainsi jusqu'à la porte du bunker dans lequel ils étaient prêts à se mettre à l'abri de l'apparente tempête qui gagnait la région. Dans la tête de Erik, une pensée tournait. Un image ne cessait de passer et repasser devant ses yeux comme il se plongeait dans le silence. Dans ces moments, il avait l'air si torturé et certains auraient pu le qualifier d'attendrissant. Mais Erik ne pensait pas comme ça. Actuellement, le seul élément qui repassait en boucle dans son esprit était la ridicule conversation qu'ils venaient d'avoir. Juste avant d'y pénétrer, Erik s'arrêta un instant et fixa la jeune femme d'un regard sérieux et tourmenté. Une pointe de suspicion naquit alors dans ses yeux argentés.

-D'où est-ce que tu connais le Doc'...
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:19
Le sale fumier ! je le regardais les yeux ronds, la bouche entrouverte, trop surprise et effarée pour parler. Ok s'il avait pas été aussi connu sur les écrans je ne serais pas là où j'en suis maintenant mais bon quand même ! Il était entrain de prétendre que sinon j'aurais finit en en chargeuse de bicoque !? et puis quoi encore ? La bouche ouverte, furax, je la refermais et serrait les dents: je n"aurais pas pu lui asséner un second coup vu l'état de mes phalanges remarque. Alors à la place, j'avançais vers le bunker des dortoirs: après tout, tout le monde était logé à la même enseigne.

une fois dedans, je soufflait l'air plus chaud, retirait ma veste car il faisait VRAIMENT plus chaud et activais le monte charge pour descendre le planer à l'étage du dessous avant de m'enfoncer dans un fauteuil.Le couloir menant aux chambres était plus loin mais pour le moment le réfectoire publique m'allait très bien. Par curiosité cependant je lui avais parlé du doc. il balaya ça rapidement, ce qui eu le don de m'agacer davantage. Beh oui, quand on trouve quelqu'un antipathique, même ce genre de réaction prend un côté malsain..; et donc, pour moi du moins, il m'avait mal répondu en le faisant.

Je l'observais, me massant l'épaule d'avoir refroidit trop vite mes membres après avoir autant danser et repérait une certaine tension dans son regard. Ah non hein ? on allait pas me sortir que ce type avait jamais été seul avec une fille dans une pièce !? Bon c'était ça ou de l'inquiétude pour le doc... Étrangement je préférai donc qu'il se préoccupe du doc, et m'arrangea même pour croire à cette idée.

-D'où est-ce que tu connais le Doc'...
- Tout le monde le connait dans les bunkers. Répondis-je, n'aimant pas non plus parler des autres.

Après tout hormis le fait qu'il ait succéder à mon père et se soit fait la malle sans s'occuper du fait que j'"tais incapable de me prendre en ch... de faire décoller ce vaisseau, je ne connaissait rien de lui. S'il voulait des informations sur le Doc avec moi il était mal barré... Quoique. Pour le moment du moins il ne posait pas de questions trop dérangeantes et puis peut être qu'ainsi je saurais enfin ce qu'il faisait là.

- J'ai du m'échouer en catastrophe non loin d'ici il y a un plus de deux mois, je l'ai rencontré comme ça.

Et il m'avait alors sorti connaitre mon père et que vu mon nom de famille, mon caractère de cochon (sans commentaire!), et ma façon de le regarder, il en savait peut être plus que moi sur mon propre compte... Après vérification sanguine, j'étais bien la fille de. Mais ça Erik n'avait pas à le savoir... enfin d'après moi. Honnêtement même maintenant j'avais du mal à y croire : et puis qu'est-ce que le Doc faisait avec des échantillons de sang de mon père, hein ? Le doc avait toujours été bizarre... et j'avais finit par le comprendre en même pas une semaine car tout avec lui était bizarre. VRAIMENT bizarre... des gens faisaient des trucs pas net mais il refusait toujours que la drogue as circule ici. Si j'étais d'accord avec lui, le gars qui apparaissait au bout d'un couloir pour se retrouver d'un coup à l'autre bout aussi aurait du être interdit.. je souris dans mes pensées. non des choses bizarres se passaient ici. mais le Doc lui-même ne savait pas vraiment à quoi c'était lié. Il pensait que c'était lié à la drogue As mais pour le moment ça s'arrêtait là... pour le moment.

- Qu'est-ce que tu viens faire ici ?

Nan non, c'était pas dit méchamment... mais j'aurais du.
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:21
Mais qu'est-ce qu'Erik pouvait bien faire là ? Franchement, vous pouvez me dire pourquoi il suit cette demeurée qui cogne à tout va et qui en plus lui en veut ? Et pourquoi est-ce qu'il descend avec elle dans le bunker où le Doc' gardait les réactifs en sécurité ? Pour la chaleur du lieu ? Ouais, ça devait être ça. Il avait froid dehors... Même moi, narrateur, j'y crois pas... C'est vrai par contre qu'il y avait plus de gens en bas pour l'aider à retrouver la jeune fille que le Doc' avait récupéré récemment. Des réactifs protégés par le Doc', comme Erik l'avait été avant eux, mais à bord du MA. Peut-être la force du lien qu'il sentait entre eux et lui et la nostalgie qu'il éprouvait en pensant à leur situation avait leurs rôles à jouer dans cette décision. Et puis il fallait avouer qu'il faisait plus chaud en bas qu'à la surface, et, en soit, c'était une excuse acceptable.

Le Commandant du MA suivait l'ex-étudiante comme la guide qu'elle avait déjà été auparavant pour lui. Elle le mena directement au réfectoire sans qu'ils n'aient échangé d'autres paroles sympathiques. Il était déjà venu plusieurs fois dans ce bunker, mais à l'époque où le Doc' se trouvait encore à l'intérieur pour le gérer, les émotions que dégageaient les murs et suintait les portes était le confort, le calme et la paix. Aujourd'hui, alors qu'ils avaient progressé vers le fond du bunker et s'étaient rapprochés des chambres et dortoirs, Erik ressentait plus de tristesse, de peine, de détresse, d'angoisses et de peur... Il sentit juste une personne contente mais s'en détourna bien vite. La liberté peut sembler vivifiante au début, mais on se retrouve très vite rattrapé par la réalité. Ce réactif devrait rapidement en faire les frais. La jeune fille s'enfonça dans un canapé à l'air bien plus confortable qu'il n'en avait jamais vu dans ce bâtiment. Ainsi installée, elle semblait totalement hors contexte. Il s'attendait presque à ce que d'autres étudiants viennent s'installer pour discuter. Cette image le troubla. La scène était totalement décalée par rapport à ce qu'il se passait au-dehors... La disparition du Doc, l'apparition de Keira, l'arrivée de ce vaisseau à proximité de la Terre et de Mars...

C'est là que Erik posa sa question, il fallait qu'il se remette en condition. Il n'était pas là pour faire du tourisme dans la nostalgie de ses souvenirs, il avait un besoin capital, vital même, de se plonger dans des problèmes d'actualité. C'est donc également là qu'elle lui répondit qu'elle le connaissait comme tout le monde ici. Ça ne répondait pas vraiment à sa question, mais il fit avec, gardant à nouveau le silence. Il réfléchissait. Et il réfléchit jusqu'à ce qu'elle continue en expliquant comment elle avait atterri là, dans ce bunker, alors qu'elle n'avait pas les capacités de réactifs. Normal, elle était terrienne, et cette drogue là-bas, elle ne courait pas les rues comme ailleurs dans l'univers. Juste un coup de chance quoi. Le Doc' avait dû se trouver au bon endroit au bon moment, et en bonne figure paternelle qu'il était, il l'avait recueillie et aidée à se remettre.


-Qu'est-ce que tu viens faire ici ?

-Hum ?


Ah ! La question lui était destinée.

-Oh, j'ai reçu un message du Doc', une bonne nouvelle. Je suis venu ici pour... vérifier les dires et je me suis retrouvé avec un écriteau, « n'est pas là pour le moment, veuillez laisser un message ». Comme la plupart d'entre vous, sans le Doc', je ne suis pas complet, tu saisis... ?

Eric soupira, mais son expression neutre ne changea pas. Son regard non plus. Il se recula et alla s'installer sur une table du réfectoire où ils se trouvaient. Oui, sur la table. C'était plus haut qu'un vulgaire siège. Il préférait voir toute la scène ; de haut, on a une impression de tout pouvoir contrôler...

-Le Doc' à retrouvé une personne que l'on avait considéré comme morte. Une jeune fille qui devrait avoir plus ou moins 20 ans, je crois... Puisque tu vis -à peu près- ici, tu n'aurais pas connaissance d'une telle fille ? Si je ne fais pas fausse route, elle s’appellerait Keira. Je n'en sais pas plus. Le Doc' a disparu avant de pouvoir m'en dire plus...

Il avait oublié qu'il avait eu des doutes quelques instants plus tôt et que les coïncidences qui s'étaient révélées à lui étaient bien trop grisantes pour être ignorées. Il parlait simplement. Pour quelle raison ? Il ne le savait pas. Mais les yeux de cette gamine le mettaient en confiance...

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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:21
Il était quelle heure : deux heures du matin ? Par là ? Et je me réveillais à coup de caféine dans le vieux fauteuil qu'un des réfugiés avait du parvenir à rameuter ici pour décorer la pièce. Il y avait de tout ici : même un pouf perdant son sable sur le sol mais qui servait encore pour certains. Des pièces rapportées de décharges même certainement mais bon : le doc nous avaient passé les locaux vide, il avait bien fallut qu'on se démerde pour les aménager. La colère retombée, bien que cet homme me restait totalement antipathique, je l'observais par coup d’œil, un peu mieux que sur terre. il avait un visage qui devait plaire, ne semblait pas -du moins pour le moment- penser à mal, et aurait presque été intriguant si je ne savais pas déjà qu'il était le commandant du ma. Doc en effet adorait les images... et je savais déjà d'image qui était Kat, Erik et Ralph. Amon et kythian ensuite je les avait un peu rencontré par accident mais bon, passons.

Le commandant finit donc par me répondre. Mes yeux se détournèrent alors qu'il parlait du doc. oui, aucune nouvelle..; et même moi cela commençait à m'inquiéter. Je le laissais continuer, n'haussant qu'un sourcil quand il parla de saisir ce dont il me parlait. Évidement, je n'étais pas cruche non plus ! Mais je ne répondis rien et ne fit que hocher la tête doucement.Me renfonçant dans le fauteuil, je bu un peu du contenu du thermos, écoutant la suite et l'observant aller s'asseoir plus haut que moi. Inconsciemment je me redressais comme si j'allais gagner quelques centimètres, puis le défiait du regard. Pfeuh ! Comme s'il me faisait peur, tiens.

La suite, je l'écoutais le bec dans mon thermos et cela du m'aider car sinon il m'aurait vu serrer la mâchoire en entendant mon nom. Qu'est-ce que j'avais affaire là dedans moi ? Ok il avait succéder à mon père mais c'était bien tout ce que je savais. Ceci dit, mordiller mon thermos n'allait pas m'aider, alors je le reposais. mes jambes en tailleur, je le dévisageais comme s'il était entrain de dire une évidence même.

- Tu sais elle n'a peut être pas envie d'avoir autant de visite...

Je confirmais donc la connaitre. Bah oui ! Je me connaissais tout de même ! Et apprendre que mon père était aussi connu m'avait mine de rien bien miné le moral pendant un mois. Savoir qu'on m'avait menti tout ce temps sur mes parents me restait toujours en travers de la gorge... d'ailleurs encore là j'eus l'impression que ma gorge se resserrait. Nerveusement, j’attrapais mon thermos et en finit le contenu. Lui dire ou pas lui dire ? Bon... d'un autre côté ma curiosité ne me laisserait pas en paix sinon.

- Je suis Keira Nelson. Surprise!

J'essayais de sourire mais ça ressemblait plus à une grimace de gêne qu'autre chose. Eh ouai, c'était que moi. Une simple morveuse passant son temps à râler alors qu'elle adorait sa vie ici. Il n'y avait pas eu de méchanceté dans mes mots, c'était juste que j'étais habituée à décevoir. Puis bon... j'étais nouvelle ici et il le savait. j'avais la vingtaine, et des gamines que le doc sauvait il devait y en avoir une par an, deux au max. Donc... De lui même j'avais eu vite fait de comprendre qu'il n'avait pas trop non plus envie que ça soit moi. Mais c'était pire que tout là... tout le monde en savait plus que moi sur mes propres parents, c'était rageant ! Alors au final je le regardais, le défiant de venir dire quelque chose de froid ou de râler par dessus.

- Pourquoi tu me cherchais d'ailleurs ?
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:23
Bien sur que Erik avait compris. Depuis le moment où il l'avait vu débarquer à l’extérieur, la silhouette grise dans la neige tourbillonnante, il avait eu des soupçons. Et comme le pensait si bien Keira, même s'il ne pouvait pas lire dans ses pensées, il n'y avait pas trente-six nouvelles par mois chez le Doc'. Mais il n'en était pourtant pas certain, car il n'avait eu aucunes indications, aucunes clarifications sur la manière dont le Doc' avait pu retrouver la trace de la fille de Aaron. Et finalement, ce n'était qu'un coup de chance, un terrible coup de chance. Le destin même, qui sait. Il regardait avec insistance l'étudiante assis dans le fauteuil raccommodé alors qu'il lui posait des questions très ambiguës. Et il la sentait, l'entendait, et la voyait s'agiter. Nerveuse. Il aurait presque pu entendre son pouls battre la chamade au rythme de « Le vol du bourdon ».

Elle but. Elle but pour ne pas lui répondre. Elle but pour ne pas le regarder. Elle parla même de cette Keira comme d'une amie. Rik restait droit, dominant la jeune fille de toute sa hauteur et de sn visage impassible. Finalement, la résignation l'emporta. Elle savait aussi bien que lui-même qu'elle était découverte. Mais le commandant ne savait juste pas pourquoi elle ne voulait pas se montrer au grand jour. Et, si cette question le taraudait, il gardait son regard allégé posé sur elle. Elle acquiesça être bien Keira Nelson. Il scruta ces yeux et cette sensation de plénitude le gagna à nouveau. Pourtant, cette fois, ce fut différent. Il savait pourquoi ce regard le touchait tant, et il put s'en délecter. Il y eut un temps durant lequel Erik se laissa bercer de bribes de souvenirs avant de détourner le regard, puis la tête toute entière, se substituant au regard de la jeune terrienne. Un sourire commença à étirer ses lèvres, un sourire qui gagna ses yeux. L'espace d'une minute, son visage rayonna. La surprise était tout de même là, retrouver, parler, se tenir devant la fille de Aaron... la joie aussi et à nouveau le soulagement, comme un poids qui s'envole. Oui, en ce bunker, plein de l'énergie du Doc' et face à Keira, Erik se sentait léger. Ça ne durerait pas, Doc' restait toujours introuvable, mais il ne chercha pas à s'éloigner de cette sensation.


-Pourquoi tu me cherchais d'ailleurs ?

Le commandant du MA prit le temps de penser à sa réponse. Le silence commença à tomber entre eux deux. Mais aux sens d'Erik, celui-ci n'était pas un silence gêné. Il farfouillait en lui pour trouver une raison logique d'être venu la rencontrer, la chercher. Pourquoi l'avait-il fait ? Était-il venu uniquement pour chercher le Doc ? Non, ça, il n'y croyait pas. Il fit alors le vide dans sa tête et réfléchit à la question de Keira. Il se moquait du silence. Mais ce n'était pas dit qu'elle l'appréciait autant que lui. Et pui elle posait une question, elle attendait la réponse.

-Je pense... que c'était pas curiosité... Par besoin aussi, peut-être. Aaron... Même après qu'il ait... disparu... je l'ai toujours considéré plus ou moins comme un père, je crois.

Oulà, il fallait qu'il se reprenne ! Ça faisait presque d'elle sa sœur! Il cilla et se rappela de la gamine insupportable qu'il avait rencontré sur Terre et qui l'avait mine de rien aidé à s'échapper. Il frissonna et se retourna d'un bloc vers Keria. Il avait toujours un faible sourire aux lèvres, mais il semblait revenu à un état plus sérieux. Il était maître de lui. Il était le Commandant du MA.


-Moi c'est Erik, commandant du MA et successeur de Aaron Nelson. Maintenant que les présentations sont faites, que direz-tu de rentrer chez toi ?

Ouais, à la question pourquoi est-ce que Erik cherchait Keira, le choix « la ramener à la maison » se plaçait en bonne position après « Curiosité ».
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:25
Beaucoup auraient pu trouver cela mignon que le commandant du ma-85 sourit mais franchement moi je trouvais cela bizarre. Il fallait dire qu'il m'avait vu dans mes pires moments (chialer comme une cruche sur terre par exemple) et ce, toujours avec un visage impassible. Et là il souriait, presque aussi sereinement qu'un enfant... je l'avais vu tuer enfin ! C'était un peu décalé non ? Enfin je m'en remit mais le coup final arriva lorsqu'il parla de mon père que je ne connaissais pratiquement pas comme ayant été comme un père pour lui. je relevais les yeux et l'observais, étrangement irritée. c'était pas contre lui et je ne comprenait pas moi même cette irritation. c'était peut être un peu de la jalousie, il avait pu vivre avec mon père, moi pas. d'un autre côté je ne pouvais pas lui en vouloir d'être plus âgé que moi et donc d'avoir vécu des années avant ma naissance : ça aurait été injuste.

Alors je balayais cette idée de ma tête histoire de ne pas lui ajouter à l'étiquette de "criminel" celle de "voleur de père" car celle-ci était mais alors totalement absurde. A la place je rassemblais une jambe contre moi et songeais à ce qu'on m'avait dit sur lui. blabla valeureux, bla bla, tête à claque (doc), bla bla... bon commandant. Bah bravo papa, ton fiston était devenu commandant. Rahhh il fallait que j'arrête avec cette idée absurde !

-Moi c'est Erik, commandant du MA et successeur de Aaron Nelson. Maintenant que les présentations sont faites, que dirais-tu de rentrer chez toi ?

Si le début je le savais très bien grâce à Doc, le reste me laissa quoi. je le regardai avec de grands yeux ronds, bouche entrouverte, choquée. non mais c'était une blague ? Il m'avait laissé sur Terre et maintenant voulait carrément de moi sur son vaisseau ? j'avais déjà du mal à m'habituer au bunker, pourquoi j'irai changer d'endroit maintenant ? Je secouais la tête, tout de même surprise qu'il le demande.

- Pourquoi... Murmurai-je avant de me reprendre et de parler distinctement. Pourquoi est-ce que ça serait chez moi là bas ?

Après tout mon père y avait vécu, ma mère aussi, mais ma mère était partie, non ? Et elle avait accouché sur terre... Quand bien même on m'avait caché des choses je ne pouvais pas m'empêcher d'être méfiante. Énormément curieuse, mais méfiante... en fait je crevais d'envie de voir ce vaisseau sur lequel mon père disait-on avait finit sa vie mais de là à y vivre ? Il me faudrait peut être un peu plus de raison que des racines. Je n'étais même pas mercenaire, j'y avais surement moins ma place que leur cuisinier. Soudain des coups retentirent contre la porte et une voix ordonna qu'on ouvre. Je tournais alors la tête vers les hurlements, cherchant à entendre plus distinctement ce qu'ils disaient.

- Sécurité de Zelen, ouvrez !
- Et merde, pestai-je avant d'aller appuyer sur un bouton mural.

Aussitôt les lumière baissèrent pour clignoter et du remue-ménage se fit entendre partout dans les bunkers. Évidement il fallait s'y attendre : sans le doc pour expliquer on ne savait comment que tout était en règle ici, les autorités de Zelen devaient se sentir en droit d'enfin faire une rafle, histoire de retrouver de la drogue ou autre. Puis, je me rappelais qu'on avait en plus du reste, un charmant mercenaire avec nous qui à tout les coups devait être aussi prisé sur Mars que sur Terre.

- Jure moi que t'a pas d'As sur toi.

Perso je risquais pas grand chose : je ne m'étais jamais droguée, donc le réactif hormis pour l'impact de la balle ne me ferait aucun effet. Cependant S'il en avait sur lui ces gardes hésiteraient pas à tirer. Au final à bien y penser, étant sans papiers et lui recherché sur Terre et donc surement sur Mars, mieux valait filer. je lui montrai alors d'un signe de tête le sas où avait été passé le planer avant d'y aller et de sauter sans prendre le temps d'appeler le sas: un des bon truc à vivre ici étant que j'avais appris à réagir de façon moins neuneu que sur terre... Après je levais la tête et attendis qu'il face de même. je délaissais le dit planer d'ailleurs pour me mettre à courir.

- Tout compte fait le MA : il est loin avec un vaisseau de base ?

C’est que je ne voyais pas trop où aller sinon, car là on était paré pour la fouille totale du bâtiment et sans son propriétaire : le doc, pour protester, les sans-papiers voir même ceux ayant survécu au réactif (paraissait qu'on y survivait, oui) allaient être arrêter : d'où la sonnerie que j'avais envoyé, en espérant que ces gredins d'autorités se perdent dans les dédales des souterrains.
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:26
Bien sur. Il était logique de la jeune Keira pose sur Erik empreint d'une certaine jalousie. Il avait connu son père, elle non. Mais ce n'étaient pas les fines bribes d'émotions qui allaient faire changer d'avis le Commandant. Surtout qu'elle savait cette réaction déplacée. La jalousie disparut presque immédiatement autour d'eux. Et si sa déclaration la surprit, une bulle sembla entourer la jeune Nelson. La surprise première avait laissée place à une pointe de curiosité et de détachement, infimes. Ça c'était du contrôle d'émotion. Pourtant, la position qu'elle avait adopté montrait qu'elle était sur la défensive, qu'elle se protégeait. Avait-elle peur de la réponse à sa propre question ? Redoutait-elle les opportunités que cette demande entraînait ? Erik, droit comme il se devait d'être, observa un instant Keira chuchoter puis prit deux secondes pour répondre. Une réponse qui fut noyée sous des coups frappés à la porte. Sauvé par le gong ? Non, Erik avait toujours une réponse. La question était plutôt si elle aurait convenue à l'étudiante terrienne. Tournant la tête vers la porte plus par curiosité que par crainte, comme le faisait Keira, il resta immobile quand cette dernière jaillit pour appuyer sur un bouton. L'effet fut immédiat et les deux protagonistes se retrouvèrent dans une faible lumière clignotante et entouré d'un brouhaha à demi-voix provenant du fond du bunker.

Dans la semi-obscurité, Erik n'était qu'une silhouette dont on devinait les contours plus qu'on ne les voyait. Cela l'amusa un instant de se savoir dans cette situation. De son côté, la jeune fille courut vers... enfin, sûrement vers les planeurs. Erik comprenait parfaitement la situation. Sans le Doc' pour gérer le lieu, les enfants, réactifs ou orphelins, se retrouvaient à la merci de la milice de Mars, de Zelen. Alors que Keira s'agitait en tout sens, le Commandant du MA garda le silence et la position. S'il devait faire un choix, il ne laisserait aucun de ces jeunes aux mains de la milice. S'il avait bien compris ce que faisait le Doc', se dernier étant assez mystérieux, la quasi totalité des jeunes gens des bunkers lui appartenant avaient survécus au réactif. Donc, il y avait de fortes chances qu'ils soient, tout comme lui-même, des réactifs. Les laisser aux mains de Mars pourrait être désastreux. Autant pour eux que pour la sécurité publique. Car les effets du réactifs sur l'As étaient bien loin d'être connus...

Erik se massa le dos, là où la balle l'avait percutée pendant son séjour sur Terre. Non pas que ça lui faisait mal, mais elle le démangea subitement. Voyant Keira courir de droite à gauche sans vraiment savoir quoi faire, Erik propagea une aura de calme. Il n'y avait pas forcément de raisons d'agir précipitamment. Les portes des bunkers ne peuvent pas êtres violées si facilement. Se levant avec des gestes précis et vifs, il se posta devant Keira.


-Est-ce que j'ai l'air d'avoir de l'As ? Cette drogue est tout simplement interdite sur le MA pour ses ravages. Je n'en trimbale pas sur moi. Par contre, je vais répondre à ta deuxième question par une autre : Combien de jeunes sont cachés ici et par où sont-ils partis ?

Ce serait peut-être ardu, mais dans la plupart des cas, le Doc' envoyait ces enfants perdus ou échoués chez Erik pour qu'il en prenne soin au sein du vaisseau mère et les accueille en tant que mercenaire. Il n'allait, comme dit plus haut, pas les laisser en pâture aux autorités. Non, il allait tenter bien plus grand. Les hommes dehors devaient savoir qu'il était là-dedans. Ils auraient un vaisseau. Et Erik pourrait sûrement le piloter et ramener tout ce beau monde à la maison.

Oui, il voyait grand, mais très tendu. S'il n'avait obtenu aucunes infos sur le Doc', au moins aurait-il toutes les nouvelles recrues... Et au pire, il avait toujours un as dans sa manche. Plus qu'à organiser la fuite avec Keira.
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Keira Nelson
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:27
Je n'avais aucune connaissance en don, en pouvoir ou autre. la seule chose que je savais était qu'il y avait des drogués partout dans les bunkers, que doc refusait d'entendre parler d'As et que visiblement Erik aussi. bon ok le réactif pouvait être dangereux mais de toute manière se prendre une balle l'était déjà, non ? Et ensuite il y avait ces gens faisant des trucs bizarre... mais je n'avais pas le temps dy penser. combien de jeune ? qu'est-ce que j'en savais moi ?

- je ne sais pas... une dizaine, peut-être moins mais il n'y a pas que des enfants ici.

Je savais parfaitement où je nous emmenait. Aux vaisseaux... mais Erik semblait vouloir d'abord trouver ces enfants, ce qui m'étonna : il m'avait abandonné sur terre après tout. Et pourtant là il voulait que j'aille sur son vaisseau, ainsi que des enfants ? Je ne comprenait plus.cependant les adultes seraient se défendre et pas les enfants. C'est ce qui me décida à parler...

- Il y a une salle que l'on peut condamner de l'intérieur : le tunnel y menant étant commandé de l'intérieur... s'ils ne l'ont pas encore fermé on peut y accéder.

Mais sinon les enfants se seraient enfermés sans moyen de sortir. j'observais le visage du mercenaire avant de soupirer et de courir dans la direction de la cache. Pas besoin de mots pour lui expliquer de me suivre. Cependant j'étais largement plus rapide qu'avant alors il avait intérêt à suivre. c'était fou ce qu'on pouvait change ren quelques mois... n'est-ce pas? ici j'avais appris à vivre, mais aussi à survivre... On passa devant un garde et je m'arrêtais, prenant un air terrifié.levant les mains, je le vis baisser son arme pour tenter de me retourner, pivotais dans le sens qu'il voulait pour mieux lui asséner un coup de genoux dans le ventre du même mouvement et lui piquait son arme avant de l’assommer avec le dos. J'observais ensuite Erik et grondais : bien oui, je ne changeais pas.

- Avance...

Il y avait un truc de bien dans la trahison d'erik : j'avais appris à me démerder seule. A ne plus me tétaniser en comprenant que je n'avais plus que moi pour me tirer du pétrin, chose qui était arrivé la dernière fois. Lorsqu'on arriva devant la porte du sas, deux agents tentaient de l'ouvrir. Fort heureusement ils ne parvenaient pas à trouver la combinaison. mas j'avais un soucis plus grand : honnêtement je savais me battre, mais pas avec une arme. observant le pistolet, je le passais donc comme un déchet à Erik.

- Tiens tu sais peut être utiliser ce truc, toi.Si les enfants n'ont pas encore fermé le tunnel, il se trouve derrière cette porte.

C'était gentil de sa part de nous aider. mais je ne le lui dirait pas : histoire qu'il ne se pâme pas comme un paon.Lors qu'il finit de se débarrasser des deux hommes, je tapais le code avant de siffler trois sons différents. Un gars de 16ans rappliqua alors, sur les nerfs.

- le gars avec moi va nous aider à filer.
- Mais le doc a dit...
- le doc est pas là, tant qu'il ne sera pas là la seule chose qui vous attend là dedans est de crever de faim, aller va chercher les autres !

Je me tournais ensuite vers erik, quand même méfiante.

- C'est ça que tu voulais non, les emmener ? Il y a un vaisseau dans les souterrains. on pourrait prendre leur vaisseau mais à tout les coups il flotte dans les airs pour éviter ça. je vais commencer à le préparer, quand vous reverrez Charlie revenir avec les mômes, dites lui de vous emmener tous au hangar B-1.

On allait voir si ça lui faisait plaisir à son tour d’être obligé de faire confiance comme j'avais du le faire. A une différence près, moi je n'abandonnais pas les miens. je partis alors en courant pour qu'il ne m'arrête pas, direction le vaisseau dont les moteurs allaient devoir se mettre en marche plus que vite, et ce malgré le froid extérieur.
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Mer 28 Déc - 16:28
Une dizaine d'enfants. Seulement une dizaine. Erik aurait pensé qu'il y en avait plus que ça. Mais bon, s'ils étaient si peu nombreux, les extraire de ce piège serait plus simple. Ah! Y'avait pas que des enfants. Ouais, des moins jeunes quoi. Un adulte ou deux à la limite. Mais eux auraient moins besoin de sa protection. Très bien, ils fermeront la marche. Il ne restait plus qu'à calculer comment Le commandant allait réussir à la guider jusqu'au vaisseau ennemi. Ce n'était certainement pas la partie la plus aisée.

Tandis que Erik mettait en plus les éléments qui seraient indispensables à leur fuite, Keira prit les choses en main et les devants. Ce n'était pas vraiment comme ça qu'il l'aurait vu réagir il y a quatre mois. Le Doc devait faire du bon boulot. Ou peut-être n'y était-il pour rien. Toujours était-il qu'il valait mieux, car des coups bien plus sourds étaient maintenant frappés à l'entrée du bunker. Ils devaient y aller au bélier. Ils étaient motivés, dites-donc. Keira aussi. Sauver les enfants semblait lui donner des ailes, vu le rythme qu'elle prit dans les couloirs vides. Surprit, Erik se fit distancer à cause de la seconde de retard qu'il eut sur son départ. Mais il ne chercha pas vraiment à la dépasser ni même à l'approcher de trop près. Non, il couvrait ses arrières -très jolis d'ailleurs. Juste au cas où. Pourtant, à un détour de couloir, Keira s'arrêta net et leva les bras. Accélérant, Erik entendit cependant quelques rapides bruits de lutte. Il arriva juste à temps pour voir le garde s'écrouler sur le sol, Keira avec un pistolet à la main. Erik haussa un sourcil étonné.


-Les félicitations sont de rigueur, je suppose?

Il n'était pas vraiment ironique, mais pourtant pas vraiment sérieux non plus. Oui, ça avait été une manière de lui dire qu'elle avait bien réagi sans vraiment le dire. Quand Erik était spontané, on ne le reconnaissait pas forcément. La seule réponse que reçut le commandant aux cheveux gris fut un grognement lui demandant d'avancer. Petite vengeance? Ce n'était pas un pistolet qui l'inquiétait, mais plus l'usage qu'elle pourrait en faire. Savait-elle se servir de ce jouet d'une autre manière que pour cogner? Mieux valait ne pas la titiller pour apporter une réponse à cette question. On verrait plus tard. Et le plus tard fut lorsqu'ils s'aperçurent que deux gardes les avaient devancés et qu'ils essayaient de forcer la serrure du sas. Comme le disait Keira, il s'ouvrait de l'intérieur. Bonne chance les gars. C'est là que la réponse à la question « savait-elle se servir de cette arme à feu » fut apportée, alors qu'elle le lui tendait pour se débarrasser de ces deux gêneurs. Erik prit l'arme lentement en fixant l'enfant Nelson. Elle avait confiance finalement. Ou alors elle le jugeait dans le même camp qu'elle. Ce qui ne faisait aucune différence au final. Mais Erik opta pour l'option que sauver les enfants devait maintenant faire parti des priorités de l'étudiante.

Avec un demi-sourire, Erik s'avança sans peur au milieu de couloir. Lorsque les deux gardes, toujours penchés sur leur digicodes levèrent les yeux vers lui, il tira deux coups de feu. Il ne savait pas si les balles étaient chargées en réactif ou pas. S'il l'avait eu dès le début entre les mains, il aurait vérifié. Mais la difficulté que représentait les gardes, même si elle était minime, l'en avait dissuadé. Aussi avait-il visé les pieds de deux hommes. Profitant de leur surprise de leur douleur et du fait qu'ils se tordent sur le sol, le commandant du MA saisit leurs deux têtes, après avoir préalablement retirés leurs casques protecteurs, et les fit se rencontrer avec violence dans un choc qui résonna une seconde dans le couloir. Si avec ça ils se relevaient avant deux jours en sans migraine, c'est qu'il étaient bien entraînés. Ou qu'Erik avait perdu de sa maîtrise, ce qui, en soi, à 32 ans, aurait été inquiétant.


-Après toi, dit-il à la gamine aux yeux hypnotiques comme elle passait pour ouvrir le sas.

Très rapidement, après deux trois codes et sifflements aigus, un gamin, peut-être la vingtaine, comme Keira, se pointa en râlant. Finalement, elle avait aussi de la verve, la gamine. Et en plus elle le défendait. Mais Erik resta impassible, surveillant le couloir. Le p'tiot n'avait pas confiance en lui. Comme Keira au début. Bah, ça viendrait. Une fois qu'il les aurait tirés de ce pétrin, c'est à peine s'ils ne le vénèreront pas. Montrant à nouveau que c'était la dame qui portait le projet sur ses épaules, elle expliqua à Erik qu'il y avait une autre navette au sous-sol. Vite fait bien fait, elle lui expliqua le plan, et Erik resta de marbre, hochant simplement la tête pour montrer son approbation. Finalement, les préliminaires terminés, elle partit en courant dans une direction que Erik supposait qu'elle était celle du hangar, comme elle le disait.

En deux secondes, il se retrouva seul dans le couloir à attendre le dénommé Charlie. Ça par exemple, il n'aurait jamais pensé que ça se déroule de cette manière. Mais s'il fallait ça pour que leur fuite fonctionne.

Finalement, Charlie revint, visiblement à contrecœur, en compagnie des sept ou huit jeunes que comptait le bunker, Charlie compris. Les jeunes ne semblaient qu'à moitié effrayés, comme si ils avaient été préparés à un quelconque souci à l'avance. Enfin, pas vraiment le temps de tout analyser chez ces gens. S'ils avaient de mauvaises pensées, c'était eux-même qu'ils exposaient au danger. Qu'ils sortent du rang, Erik s'en moquait. Tant qu'ils ne mettaient pas en péril le sauvetage des enfants, qui eux, n'auraient su se défendre ou se débrouiller seuls. Avec un regard intimidant et une vague d'intimidation, Erik demanda à Charlie de le mener au hangar B1, comme recommandé par Keira. Il allait suivre son plan. De toute façon, il fallait qu'elle vienne avec eux. Et pour l'instant, la récupérer n'était possible qu'en suivant son plan.


-Mais reste bien derrière-moi, Charlie.

Ça c'était une petit précision pour pas qu'il ne fasse une superbe cible de tir au pigeon. Il demanda de même aux plus grand de prendre la queue du groupe, pour ne pas se faire surprendre et de protéger les enfants. On n'est jamais trop prudents.

C'était parti.

Se frayant un chemin dans les couloirs des Bunkers, Charlie guida Erik en lui donnant les directions et les embranchements à prendre et à suivre. Ils furent ainsi très rapidement devant la porte qui menait au hangar. A l'intérieur, Keira devait être là à les attendre avec un vaisseau dans lequel ils pourraient embarquer. Seul souci, le vaisseau ennemi qui devait les attendre dehors. Erik enfonça la porte tout en réfléchissant à un moyen de passer outre leurs filets. Il y avait bien un moyen, mais dans ce cas, les diriger serait ardu. Mais on verrait au post suivant. Car là, trois hommes se tenaient derrière la porte, visiblement aussi étonnés de les trouver que Erik de leur tomber dessus. Il y eut un temps mort durant lequel chacun regardait le camp adverse, puis, Erik réagit.

Il ferma la porte.

Non, pas un mauvais réflexe. Mettre toute la troupe à l'abri.


-Dégagez de l'axe de la porte!

Il y eut trois coups de feu depuis l'autre côté comme le groupe protégé par le Doc s'écartait de la porte. Erik fit de même pour éviter les tirs. Il avait pas tant dit de bêtises en prédisant qu'ils tireraient à vu face au commandant du MA. Dans le même temps, Erik brandit son propre pistolet et fit sauter les gonds. Avant que les hommes de Zelen n'aient eu le temps d'essayer d'ouvrir la porte pour les poursuivre, Erik enfonça cette dernière. Au diable son don, il n'en était pas question pour le moment. La porte céda sous l'assaut, envoyant les trois hommes au sol. Ni une ni deux, Erik s'écarta d'une roulade et profita du fait qu'ils soient sonnés pour tirer à nouveau dans la jambe d'un de trois... avant que son arme cliquette en lui disant qu'il n'avait plus de balles. Enfin! Ça n'arrivait que dans les films ça! Comment cela ce faisait-il que des gardes se trimballaient avec des six-coups?

Le gros souci du moment, c'est qu'ils étaient armés, et surement plus lourdement qu'une pauvre arme avec moins de dix cartouches! Et même s'ils avaient une porte sur le coin de la figure, Erik devait tout de même neutraliser trois gars en protégeant dix autres. Pas le choix, réduire le nombre d'adversaires. Il saisit le bras d'un type encore sous la porte et emmêlé avec ses deux compères et le lui brisa en l'envoyer voler un peu plus loin. En espérant qu'il était droitier. Celui avec la jambe trouée, malgré sa grimace de douleur, attrapa son arme qu'il pointa dans la direction de Erik. Ce dernier s'empressa de s'agenouiller pour briser le poignet du flic qui cria de plus belle. Il saisit son arme mais fut interrompu par le troisième dont le canon était pointé droit sur le torse du Commandant. Trop loin pour riposter. Trop proche pour fuir.


-Ne bouge plus! Lâche cette arme et lève les mains bien haut!

Haaa... La prochaine fois, il se servirait de son don...
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:04
Voila comment c'est arrivé. Devant lui, un long couloir noyé dans la pénombre avec seulement quelques lumières jaunâtre ça et là pour guider son chemin. Derrière lui, à peu près pareil, sauf que c'est déjà passé. Son récent employeur lui a demandé de s'assurer qu'il n'y aurait pas de danger pour lui dans ces foutus bunker, et c'est ce que Kurt s'emploie à vérifier. Après avoir rapidement consulté le plan des souterrains dans un vieux poste de sécurité incendie en ruine, il en avait conclu que les couloirs qu'il inspectait maintenant étaient le meilleur point d'entrée pour un groupe d'intervention ennemi venu prendre à revers la zone de travail du Doc', où devait à l'heure actuelle se trouver le commandant, en train de régler ses affaires.

Les couloirs sont humides, l'eau s'échappe des canalisations fixées au plafond, tombe et forme de vastes flaques d'eau au sol. Une odeur rance flotte dans l'air déjà lourd. Soudain, des ombres courent sur les murs. Les échos de bruits de pas sur le béton froid résonnent dans les couloirs, des cliquetis aussi. Pour Kurt Raynor cela ne signifie qu'une seule chose : Au boulot.

Le dos légèrement courbé, le pas rapide et silencieux, caché dans la pénombre, Raynor s'avança dans les couloirs jusqu'à apercevoir un homme à une intersection en X, debout, un uniforme et un fusil en main. Celui-ci lui faisant dos, Kurt se lança dans une approche furtive, en un clin d'œil il se trouva derrière l'agent, plaqua sa main droit sur la bouche de l'homme, sa main gauche sur l'arrière du crâne. Un vif mouvement des bras de Kurt, un craquement, un gémissement sourd provenant de l'agent, et le mercenaire lâcha la tête du type pour le saisir sous ses bras et accompagner son mouvement de chute afin d'en limiter le bruit, une fois complètement au sol, il le tira sur deux mètres afin que sa dépouille encore chaude ne soit pas visible par l'un de ses collègues présents dans les couloirs. Maintenant, il avait les pieds dedans... Tout se passa ensuite très vite, Raynor progressait rapidement, toujours dans le dos des intrus, un impressionnant couteau de combat à la main. Les quelques bruits de pas incontrôlés étaient compensés par le fait qu'ils le prenaient pour le camarade qu'il venait tout juste de réduire au silence. Les types avançaient seuls, ou alors par petits groupes dans les couloirs, parfois se séparant pour investir toutes les directions des croisements. Toujours tel une ombre furtive, Kurt suivait une petite colonne d'agents, les saisissant dès qu'il le pouvait et faisant glisser sa lame sur leurs gorges en les laissant tomber dans les flaques d'eau comme de vieux sacs.

Les trois hommes suivants de la colonne y passèrent de la même manière, Kurt allant de l'un à l'autre de manière rapide avec des mouvements fluides et expérimentés, puis les tirs fusèrent. En face : un autre groupe d'agents. Tant pis, fini l'effet de surprise. Kurt se plaqua contre un mur afin de se mettre à couvert et dégaina l'un de ses .45, il descendit un agent que provenait du couloir lui faisant face, puis de sa main libre ouvrit l'une des poches de son ceinturon et en sortir un objet de forme cylindrique. Il se servit du petit doigt de la main tenant son arme pour retirer un petit anneau de l'objet puis le lança dans le couloir occupé par l'ennemi en se pressant ensuite pour se boucher les oreilles.

Un flash, un grand "BANG" sonore, des cris. Ceux des agents. D'un rapide mouvement Kurt fit face au couloir et tira tout en avançant, chaque secondes un pas, chaque pas un tir, chaque tirs un mort. Trois type au sol, un quatrième commençait à reprendre ses esprit et à tirer. Une balle vint se planter dans la plaque d'épaule de son armure, la seconde suivante Raynor lui sauta dessus en lui agrippant la gorge en vol, et encore un instant après l'agent était au sol, Kurt au dessus de lui avec son arme pointé sur son front. Une détonation, un autre garde de mort. Pas le temps de reprendre son souffle, deux autres cibles dans le couloir d'en face. Kurt exécuta une roulade en avant pour se plaquer derrière une colonne de béton pour éviter les tirs. Le couloir s'éclairait de façon brève et flashante avec les tirs, comme si des stroboscope clignotaient en boite de nuit, les murs se criblaient de plombs, les éclats de bétons volaient dans tous les sens. C'est dans ces moment là, à couvert derrière votre ultime abris, que vous remettez vos choix en question. Que les secondes passent dix fois plus rapidement, que l'adrénaline vous désinhibe et vous fait accomplir des choses en temps normal improbable. Kurt le sait. Kurt lui ne ressent plus certaines choses. La peur de mourir, elle, en est une. Et Kurt sait aussi que l'hésitation est fatale. Kurt n'hésite plus. Les gardes s'étant beaucoup trop rapproché, il sortit de sa cachette, passant du combat rapproché à du pur corps-à-corps.

Un crochet du gauche dans la mâchoire du premier suivit d'un tir dans la jambe du second. Hum, mauvais calcule, le premier était plus résistant que prévus. Il envoya un violent coup de matraque télescopique dans l'abdomen de Kurt, provoquant une vive douleur. Il ne laissa échapper qu'un faible grognement tout en serrant les dents à s'en faire péter l'émaille. Tandis que le second garde se tortillait encore au sol comme un lombric en tenant sa jambe, Kurt envoya son front droit sur le nez du premier, il sentit le sang gicler. Dans la foulée il lui fit une clé de bras, tourna d'un vif mouvement et plaqua le garde contre le mur en lui écrasant le visage dessus. D'un main libre il reprit son calibre .45 et exécuta le garde au sol, suivit de celui bloqué face au mur. De nouvelles ombres se profilèrent sur les murs, de nouveaux bruits de pas, des ordres aboyés. Faut bouger. Kurt savait qu'il ne les retiendrait vraiment pas plus longtemps, le repli stratégique était de mise, et fallait pas trainer.

Il se mit à courir dans le seul et unique couloir apparemment libre. Au bout de celui-ci un vieille pièce éclairée, mais l'important est la grande cage d'ascenseur vide qui s'y trouve au fond. Avec un garde devant forcément... Tout en courant Kurt le pointa de son arme, ce n'est qu'alors qu'il remarqua la culasse tirée vers l'arrière, signe que le chargeur était vide. Et merde, c'était bien le moment. Encore l'un des problèmes lors d'une fusillade : vous ne vous rendez pas compte à quel point vos munitions partent vite... De sa main gauche il tira son poignard et le lança droit sur le garde qui reçut la lame de plein fouet dans la poitrine et tomba dans le vide de la cage d'ascenseur. Le bruit de la chute se faisant attendre il en déduisit que la cage était dégagée, en effet arrivée au bord du précipice il vit le la dépouille étalé 3 étages plus bas, l'ascenseur étant à l'étage juste au dessus de celui auquel Kurt se trouvait. Comme la vie était bien faite ! Il retira le chargeur vide, le laissant rejoindre le cadavre au fond de la cage, et engagea dans l'arme un chargeur plein, à nouveau les tirs fusèrent. Fallait se tailler. Passant la main dans le bas de son dos il tira un électroaimant relié à son ceinturon par un filin en titane. Il lança l'aimant sur la paroi métallique de l'ascenseur juste au dessus de se jeta dans le vide, voyant les mètres défiler à vitesse grand V. Il descendait trop rapidement. Arrivant à quelques mètres au dessus du sol il serra un cran sur le filin qui sortait toujours de son ceinturon, ceci afin d'en stopper la sortie. Effet réussi, et en plus l'arrêt fut brutale, pleinement ressenti par Kurt, suspendu au bout. En temps "normal" il aurait désactivé l'électroaimant et rétracté le fil, mais la pas le temps, sa main gauche coupa le filin en serrant le cran à fond et les quelques mètres restant qui le séparait du sol furent descendus en chute libre.

Bien qu'il parvint à se redresser et à amortir sa chute du mieux qu'il put, le choque à l'impact fut violent et lui ébranla les molaires. Il resta un moment à se ressaisir, reprenant par la même occasion son souffle. Voila un moment qu'il n'avait plus mené de combat comme celui-ci. Il se releva péniblement et récupéra finalement son précieux couteau sur le corps gisant à côté de lui puis quitta la cage d'ascenseur par l'ouverture. Il se demanda un moment pourquoi il n'y avait pas de porte pour empêcher les chutes, mais finalement il s'en moquait... Traversant encore quelques couloirs il entendit des tirs et se remit en progression tactique, arme pointée devant lui. Débouchant à une intersection il assista à un spectacle qui resterait surement inoubliable :

-Ne bouge plus! Lâche cette arme et lève les mains bien haut!


Le commandant du MA éprouva peut-être du plaisir, ou peut-être du soulagement, ou peut-être rien, lorsqu'il vit un point rouge lumineux apparaitre sur la tête de l'agent qui le braquait, et que la tête de celui-ci fût perforée d'une unique cartouche l'instant d'après, avec Kurt s'approchant prudemment, mais toutefois rapidement, arme en joue, et pointant les deux autres gardes bloqués sous la porte, prêt à les abattre dès que le commandant s'éloignerait.

- Je crois que j'arrive à point nommé.

Oui, voila exactement comment ça s'était passé.
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Keira Nelson
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:14
Je tapotais sur le clavier alors qu'une lumière bleue issue du centre du vaisseau commençait à se refléter sur la vitre. dix minutes. Ca faisait bien dix bonnes minutes que j'avais laissé Erik avec les mômes et ils n'avaient pas été capable de venir au hangar. le temps commençait à passer trop lentement à mon goût et je me demandais si finalement ça avait été une bonne idée de confier à Charlie la tâche de les diriger au hangar. Mais bon, il venait souvent épier les plus grands ici, comment pourrait-il ne pas connaitre ? Ca commençait en tout cas à m'inquiéter. Soudain des bruits de voix se firent entendre et je me retournais pour mieux écouter.

- Écoute, je te dis que j'ai vu une lumière dans ce vaisseau !
- Oui mais ça fait plus de cinq minutes qu'on est là et personne n'est entrer. Bon tu veux qu'on aille voir c'est ça ? eh bien ok on va voir ! Rala le second soldat.

Je pestais et prit une lame dissimulée derrière moi à l'intérieur de ma ceinture de cuir et qui se remit droite une fois sortie de son fourreau. Je n'avais pas d'arme à feu mais au moins savais-je me défendre. c'était une des premières choses visiblement qu'on apprenait sur Mars. même les enfants le savait, il fallait toujours avoir sur soi de quoi se défendre. Là dessus je me dirigeais vers l'entrée et faisant un mouvement du pouce et de l'index sur la lame, en fit apparaitre deux autres. Vive les matériaux extra-terrestre en somme. Souple, incassable et pourtant indéformable. J'envoyais une lame avant de me cacher dans l'embrasure et haussais un sourcil en entendant un brouhaha pas possible. Passant la tête par l'embrasure du sas, je vis avec étonnement que le premier était tombé sur l'autre. Etant sur le dos je grimaçais en voyant que la lame s'était plantée directement dans sa gorge,. Il était mort sur le coup. Le gars en dessous gémit et tenta de se dégagé mais je l’assommais pour éviter qu'il ne réagisse plus.

- Super, et maintenant les ennuis.

Marmonnais-je avant de tirer le corps sous le ponton histoire que si d'autres arrivent ils ne le voit pas, ôta les armes à l'autre et le tira quant à lui sur un sas utilisé pour mettre en hauteur certains vaisseaux. une fois la plateforme montée au plus haut, il n'y avait aucun moyen de descendre. Je le savais, on m'avait bisuté avec ce même mécanisme. Tout en pestant parce que je n'avais pas vraiment l'habitude de tuer, ma nervosité se propagea jusqu'à m'inquiéter pour les autres. d'instinct je récupérais donc le pistolet tombé à terre, virait du bras les autres armes dans le vaisseau au cas où et allait voir ce qu'il se passait dans les galeries. Grimpant à une de ces colonnes verticales passant d'un étage à l'autre, j'eus à peine ensuite à ouvrir deux sas pour tomber nez à nez avec un soldat. Le coup entre les jambes parti parce que je l'avais vu baisser les yeux dans le décolleté mais sinon je n'aurais surement pas réussi à réagir assez vite. Un coup de poing l'assoma définitivement et je tournais à gauche pour enfin les retrouver.

- C'est pas trop tôt ! Charlie, tu t'étais perdu ou quoi ?
- Non mais c'est le doc qui a dit qu'en cas d'urgence il fallait pas passer par les chemins directs...

Je marmonnais un truc à propos d'un vieux chnok tout bonnement incapable de savoir qu'on avait pas le temps pour ces chichis avant d'enfin remarquer un nouveau venu. Petit soucis, c'était qu'il avait toujours l'arme à la main lui. Trop surprise pour parler j'en étais à me demander s'il aidait Erik ou non vu que je n'étais toujours pas morte. A vrai dire ca faisait quelques instants déjà qu'il aurait pu nous abattre donc non, allié. J'allais pour lever une main en guise de salut quand des gémissements derrière moi m'alertèrent que le soldat s'était réveillé plus tôt que prévu. Je tournais la tête et le vit s’apprêter à viser pour tirer mais je tirais avant et la balle lui arriva dans le bras tenant l'arme: sauf qu'au lieu de juste crier, arriver à terre le gars fut pris de soubresauts et mourut en à peine cinq secondes. je blêmis et vérifiais le chargeur: que des balles bleues.

- Et Merde...

Là je commençais vraiment à être nerveuse. Ok l'autre je l'avais tué volontairement mais pas celui-là et ça avait vraiment le don d'être perturbant. Je pris donc la direction du vaisseau, descendit la colonne avant de conseiller aux mômes d'arrêter de dire d'avoir peur parce qu'on les avait déjà vu jouer avec -eh ouai, pas futé les mômes-, puis remontait dans le vaisseau sans m'alarmer plus que cela qu'un solda à une quinzaine de mètres du sol supplie pour qu'on le fasse descendre. Les moteurs étaient à chaud et je commençais donc à réveiller les autres mécanisme de la machine en attendant que tout le monde s'installe.
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:16
L'ordre qu'avait hurlé le garde à son encontre avait déstabilisé Erik. Jusqu'alors, on lui avait tiré dessus sans sommations. Pourquoi ce garde-ci avait-il choisi de l'arrêter et non de le refroidir comme avaient vainement tentés de faire tous les autres ? Quelle fut exactement la motivation de Erik de rester immobile alors qu'il aurait dû le désarmer ? La curiosité peut-être, l'hésitation aussi. Pourquoi n'avait-il pas tiré et que faire pour éviter de prendre une nouvelle balle dans ce corps auquel il tenait tant ? Ce fut un peu pour répondre à ces deux interrogations simultanées que le commandant du MA sonda le pauvre esprit du garde de Zelen. Notre homme aux cheveux gris ne fut donc pas vraiment surprit de sentir la peur et l’appréhension, mais également le doute et l'espoir. Encore un type qui ne faisait qu'obéir aux ordres. Il ne devait sûrement rien avoir à reprocher personnellement au commandant. Bien. Maintenant que la curiosité était étanchée, il pouvait réagir en conséquences. Comment faire ? La peur comme la colère auraient pu le faire tirer. La tristesse ? Beaucoup trop imprévisible, tout comme l'assurance. Eh bien dans ce cas, il restait le doute. Erik se redressa avec une vague de cette sensation qu'il envoya vers le garde qui l'avait en ligne de mire. Ça devrait le déstabiliser assez pour lui permettre de le désarmer.

Mais tout ça fut vain. Enfin, peut-être pas tant que ça, car du coup, il n'avait pas troué Erik. En effet, une petite loupiote rougeoyante apparut sur le front du garde. Il fallu le temps d'un cillement pour que le commandant comprenne et qu'il ferme les yeux, juste au moment où une détonation résonna, accompagné d'un faible bruit d'éclaboussure. Un instant, les oreilles de Erik bourdonnèrent, puis, presque sans un regard vers le cadavre devant lui, il tourna la tête vers Kurt dont il avait fait la connaissance peu de temps avant. Erik eut un petit sourire en coin, mais ne dit rien de plus. Il se retourna vers les enfants pour les rassurer. Tous n'en avaient pas besoin, mais il se devait de les mettre en confiance, au moins vis-à-vis du tueur qui venait de débarquer. Leur faire comprendre qu'il était de leur côté risquait de ne pas être la chose la plus évidente à faire...pour une personne normale. Heureusement, Erik avait un don sur lequelle une personne normale ne pouvait compter.

A peine Erik s'était-il écarté des deux corps au sol qu'il avait lui-même neutralisé, que les coups de feu signifiant que le mercenaire venait de les achever résonna à nouveau dans le hangar. Si avec ça les autres ne savaient pas où ils étaient.


-Il va falloir faire vite maintenant. Charlie ? On se dépêche ! Où on va ?

Laissant deux pas d'avance sur la mauvaise troupe de jeunes, Erik adressa un signe de tête au militaire.

-Un conseil si tu veux toujours venir à bord du MA, tiens-toi pour dit que beaucoup n'aiment pas être sauvés. Si tu dois vraiment agir, perfectionne ton timing et attends vraiment que, si tu n'avais pas agir, la seconde suivante, la personne que tu décides de sauver soit morte. Mais merci à toi et bon travail.

Ce fut au détour du premier angle que le groupe maintenant dirigé par Charlie pila. Par réflexe, Erik bondit sur le côté, prêt à intervenir, le militaire à ses côtés sûrement aussi, mais ce ne fut que Keira...qui se lança dans une petite discussion avec le gamin que l'on doit retrouver dans certains de ses albums. Soupirant pour lui même, Erik demanda à demi-voix au mercenaire à l'armure de vérifier leurs arrières lorsqu'un coup de feu éclata de nouveau. Serrant les dents et faisant volte face, Erik brandit pas réflexe son arme vide vers un type se tordant de souffrance sur le sol, secoué de soubresauts qui eurent raison de lui. Le regard du commandant passa de Keira à l'homme mort au sol et ne bougea que lorsqu'elle-même se mit en mouvement. Dans un haussement de sourcils, Erik tenta vainement de rengainer son arme inutile dans un holster inexistant avec de soupirer carrément et d'inviter les enfants à suivre Keira.

Suivi par le mercenaire qui fermait la marche comme demandé par le commandant, Erik pénétra dans le vaisseau à la suite du groupe d'enfants avant de réalisé qu'il y avait un détail qui le préoccupait avec cette machine volante.


-Il est pas censé nous appartenir ce vaisseau ?

Évidemment que si. Cette question était plus d'ordre rhétorique. Erik savait parfaitement que les petits vaisseaux de chasse ou de transports étaient emmenés en réparation chez le Doc' plus ou moins hors du domaine de compétence de la loi de Zelen. C'était un simple détail que le mercenaire avait oublié. Coup de chance, du destin, il n'y croyait pas. Mais la présence de ce vaisseau ici à ce moment facilita grandement la tâche à Erik. Laissant aux enfants le soin de s'installer d'eux-mêmes, il se dirigea d'une traite vers une sorte de coffre à bagages intérieur, comme dans un avion en somme, et en sortit, comme il s'attendait à les y trouver, un holster et une arme de poing pour lui ainsi que des réserves de munitions. Il héla le militaire dans son dos pour lui inciter à venir chercher bonheur. Puis, le plein fait, après s'être également assuré que les gamins étaient installés, il se dirigea vers l'étudiante qui faisait pour le coup office de pilote.

-Je te demande pas si tu sauras le piloter, je suppose...

Sans plus rien ajouter, il farfouilla du côté du tableau de bord et des manettes, espérant trouver le bouton d'ouverture du sas de tir, au moins jusqu'à être hors de portée de leur vaisseau. Mais il n'en trouva pas. Ils étaient donc à bord d'un vaisseau de simple transport. Enfin, au moins y avait-il l'artillerie lourde dans le coffre. Dommage pour les tourelles. Dans ce cas, ils laisseraient la porte ouverte et ils tireraient à vue sur les autorités de Zelen. Parce que même s'il était équipé d'armes de défense sommaires à l'avant, le commandant n'allait pas demander à la gamine aux commandes de tenir le manche du vaisseau et la crosse du fusil. Après tout, notre homme aux yeux argentés était là pour ça et avait même engagé Kurt en renforts, alors pas de soucis. Il fit d'ailleurs part de sa tactique à ses deux complices qu'étaient le militaire et l'étudiante pendant que Keira mettait les moteurs en route. Mais, faisant mine de se diriger vers l'arrière alors que leur vaisseau se mettait en branle, Erik se retourna et s'adressa à Keira sur un ton plutôt neutre mais dont on distinguait assez bien l'ironie.

-Et je ne veux plus t'entendre protester à propos de quelques gardes que j'aurais assommé sur terre. Vu ?

Faisant évidemment référence à l'homme qu'elle avait descendu de sang froid devant lui. Impassible, il alla vers l'arrière rejoindre son nouvel homme d'équipage, l'aida à s'armer avec du très gros calibre et se posta près du sas d'ouverture de la porte pour lui permettre de tirer dès que l'occasion se présenterait, dès qu'ils se feraient prendre en chasse.

Ce qui ne saurait tarder...

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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:18

Bien, l' "unité" était à nouveau rassemblée, Kurt termina sa basse besogne tandis que l'employeur envoyait un bande de mômes -c'était donc ça ses réfugiés à reloger ?- plus en avant, puis il s'adressa à lui faisant remarquer qu'il arrivait un peu trop en justesse selon lui, comme s'il s'imaginait que Raynor s'était tapé une pignole dans un coin avant de venir en entendant du bruit par hasard. Kurt reprit sa progression à la suite du club d'innocents aux mains pleines et laissa échapper un soupire masqué par le bruit ambiant et se contenta de lui lancer dans la main la goupille de la grenade qu'il avait lancé plus tôt et été restée accroché à son doigts jusqu'à maintenant, gardant une expression faciale neutre et concentrée sur ce qu'il faisait.

- Je serais bien venu plus tôt mais quelques farceurs m'ont retenu à diner. Dit il plutôt sèchement.

Il se retint pourtant de lui dire que s'il n'avait pas éliminé les gardes en chemin à l'étage supérieur, l'employeur se serait retrouvé encerclé et encore plus dans la merde maintenant, mais les bons guerriers restent discrets à propos de leurs faits d'armes. Kurt n'était pas arrogant, mais il n'aimait pas non plus qu'on doute de lui. Il nota toutefois la satisfaction de son employeur quant à son "travail" lors de son arrivée express. C'était déjà ça, même si le tutoiement employé pour l'occasion lui semblait quelque peu prématuré. Bien, le groupe à nouveau recentré sur l'activité du moment arrivé sur une sorte d'aire d'atterrissage. En effet un vaisseau était stationné là et le fameux Charlie -Kurt se demanda un moment s'il s'agissait de son vrai nom ou d'un nom de code, genre Alpha, Bravo, Charlie, ...- fonçait comme un inconscient, faisant fi du danger présent. Mais les lieux semblait relativement sûres, une femme se tenait debout sur l'aire et Charlie s'en approcha, sans doute une autre mercenaire, Kurt en conclut donc qu'elle ne devait pas être hostile pourtant l'employeur la braqua l'espace d'un instant, sans doute juste par réflexe en apercevant la silhouette. Raynor lui garda simplement son arme légèrement pointé vers le bas avec l'angle de sécurité règlementaire, si nécessaire il n'aurait qu'à redresser ses bras d'une vingtaine de centimètres pour abattre une nouvelle cible.

Il ne se mêla en rien de la discutions qui suivit et appliqua la sécurité arrière comme le demandait l'employeur, ne jetant qu'un coup d'œil par dessus son épaule par sécurité en entendant la détonation, et pour constater que la frêle demoiselle venait d'abattre un autre garde. Celle-ci semblait si décontenancée par son propre acte que ç'aurait été presque touchant si Kurt avait été capable de ressentir la moindre émotion, mais il ne connaissait même pas cette femme. Pourtant la réaction de celle-ci, s'il s'agissait bien d'une mercenaire, laissa Raynor assez perplexe. Bien que tuer n'était pas un acte facile, il en convenait, pour une personne qui n'avait jamais été sur un champ de bataille aussi sanglant et aussi longtemps que lui, ça faisait quand même partit des bases de leur métier commun. Lui avait-on donné une arme mortelle sans lui expliquer ce que signifiait vraiment d'en porter une ?

Puis Raynor revint sur ses préoccupation actuelles : veiller à ce que personne ne les suivent. Il laissa une petite distance entre lui et le groupe qui s'était remis en marche afin d'embarquer, puis suivit le pas, embarquant lui aussi. Voyant tout le petit monde s'installer il chercha un moment le cockpit, et voyant que le siège de pilote était occupé, chercha en vain l'accès aux tourelles, tout comme en avait eu l'idée son employeur, c'était bon signe. Hélas, comme dehors il avait été occupé à surveiller les arrières, il n'avait pas fais attention à l'équipement du vaisseau, en l'occurrence s'il disposait de tourelles ou pas. Apparemment pas. Il ne s'agissait que d'un bête vaisseau de transport civile. Sa seule espérance fut que l'absence d'armement était compensée par un blindage robuste.

Et l'employeur attira son attention sur un container se trouvant à l'arrière. Le couvercle relevé, il admira avec un léger sourire les petits trésors que venait de débusquer le patron. C'était un peu loin de l'équipement tactique dont Kurt avait l'habitude, mais pour la situation présente ce serait l'idéale. Le Commandant expliqua son plan, à lui et à la jeune femme. Enfin, si y avait pas d'autre moyen de défense, il allait bien falloir faire le boulot en mode manuel. L'ancien force spécial sortit de la caisses plusieurs mitrailleuse légères, des fusils de tous calibres et les posa à côté, puis, affichant un large sourire en prenant quelques secondes pour admirer l'objet qui retenait son attention, il agrippa un fusil à lunette anti-matériel avec des munitions de calibre 20. Autant que les mitrailleuse montée sur véhicules de combat terrestre. Le genre d'engin qui vous fait un trou de la taille d'une grosse pastèque sur le blindage le plus résistant possible, et un instant plus tard, un lance missile à projectiles auto-guidés, tout ce qu'il fallait pour descendre les poursuivants qui allaient très bientôt se mettre à leurs trousses. Comme on dit, un peu de puissance de feu n'a jamais tué personne...

Le seul hic qui se présentait maintenant : héhé, bah, pas de poste de tir prévu à cet effet... Comme le disait le commandant, fallait tirer depuis l'écoutille d'embarquement, un peu façon hélicoptère de manœuvre. C'était pas si gênant que ça, au delà du fait que ça serait protection zéro face à des armes de calibre de guerre, et que la précision de ses tirs allait également être mise à rude épreuve. Enfin, c'était les aléas du boulot... Il alla s'installer à son poste de fortune et y déposa l'arsenal avec ses munitions de manière à y accéder facilement pour lui comme pour le commandant qui venait de le rejoindre. Raynor sentait sous ses pieds les vibrations des moteurs, le décollage allait être imminent, aussi il n'attendit pas plus longtemps et il se posta derrière le fusil anti-matériel, prêt à ouvrir le feu sur toute cibles hostiles qui serait à portée de tir.
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:20
Je regardais l'arme en silence, assez énervée de ne pas avoir vérifié quel type de cartouche il contenait avant. Du réactif. Les cartouches bleues étaient faites en réactif. Même si je l'avais visé à l'épaule le simple contact l'avait tué, ça m'apprendrai à ne pas vérifier mon matériel. Maugréant, pestant même je partis ensuite vers le vaisseau. Un vaisseau de cargaison certes, mais assez grand pour contenir les mômes: on avait pas plus gros en stock pour le moment. C'est à ce moment là qu'Erik prit la parole. Je ne le regardais pas, contemplant ce que j'estimais être une bicoque modèle familiale et hochais la tête, assez amusée.

- Espérons qu'on a finit les travaux comme on l'a déclaré hein ?

Non car sinon en effet nous n'étions pas près de partir. Je montais donc à bord en poussant du pied l'arme volée au soldat qui pleurnichait à quinze mètres du sol et alla directement prendre les commandes: réflexe, je réparais ces machines non pas pour me faire payer mais bien pour les piloter donc il n'y avait pas intéret à me piquer les manettes sinon j'allais mordre.

pour monter dedans en dégageant du pied les armes que j'avais fait monter dedans au cas où. Les moteurs étaient chauffer il n'y avait plus qu'à les synchroniser histoire de ne pas se retrouver la tête de l'autre côté de la planète et j'y allais directement.

- Je te demande pas si tu sauras le piloter, je suppose...
- Vaut mieux pas en effet.

S'il savait. Je crois que sur terre on cherchait encore un certain "alpha" pour ses prouesses de pilotages. en un seul essai avec leur simulateur de test j'avais appris à contrôler des vaisseaux d'attaques plus petit que celui-ci certes, mais armés, apprit également que j'étais doué. chaque chose que j'apprenais, je m'en servais à ma manière. Je savais parfaitement calculer les trajectoires pour perdre le moins d'énergie ou limiter les pertes, et surtout, j'avais appris à faire le plus de casse possible chez les autres en peu de mouvement. En gros je n'étais même pas certaine que le propre pilote du vaisseau ma-85 soit meilleur que moi. Oui je ne me prenais pas pour de la merde, non je n'était pas humble en pensant ainsi, juste objective. J'étais douée et en plus du reste j'avais encore du potentiel à développer allez trouver plus effrayant qu'un surdoué pouvant encore s'améliorer et donc ne vous laissant pas de place pour toucher au sommet ?

Après ce passage de flatterie mental de mon égo qui prenait très certainement la seconde place sur le fauteuil au vue de sa largeur, je me calmais et vérifiais en arrière si tout le monde s'était attaché: les mômes trouvaient toujours de quoi faire: ils étaient astucieux pour ça, il n'y avait pas à dire. Je souris mais vint alors la réflexion de l'argenté. Oh il pouvait le dire avec autant de neutralité qu'il le voulait, j'inclinais la sphère pour remettre le vaisseau droit puis laissa ma main simuler une pression sur un écran holographique placé au bord de l'accoudoir. Le vaisseau se souleva alors d'un coup et parti dans le tunnel pour rejoindre la surface.Il y eu un grognement et un "boum" loin d'être celui d'un enfant et cela me fit sourire sans que je n'ai à regarder en arrière : j’espérai que c'était Erik.

Les personnes mortes sur terre au final j'avais finit par le surmonter. A vrai dire, je m'étais vraiment adaptée à cette vie ici : assez du moins pour ne plus chialer qu'on allait tous crever quand je du virer en vitesse pour éviter un vaisseau d'attaque : bon la bonne nouvelle c'est qu'il n'y en avait qu'un : la mauvaise c'était qu'il n'y en avait qu'un oui, mais pour le moment. Et le pire c'est qu'il nous collait aux fesses.

- Il va falloir dégager celui-là avant que les autres rappliquent, en dehors de mars je doute que vous parveniez à attaquer d'ici!

Marmonnais-je avant de forcer un peu le vaisseau à s'incliner sur le côté: il était lourd et n'était pas fait pour ça : surtout avec des gens voulant tirer à l'air libre si j'avais bien vu : autant dire qu'une fois hors de mars il faudrait fuir en vitesse: et sans armes. Laissant donc aux autre le soin de s'être attaché correctement je m'occupais d'essayer d'inverser les rôles pour le prendre en chasse...
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:22
Un bon point pour l'étudiante terrienne, ils avaient décollés. A en croire ce qu'elle lui avait racontée, sur Terre après son départ, elle n'avait pas réussi. Ça aurait été très mauvais pour son image de rester bloqué sur Mars et son désert gelé parce que son pilote n'avait pas réussi à allumer l'engin. Non pas qu'il n'aurait su prendre la place de Keira en cas de soucis, mais bon. Erik savait s'entourait, on n'avait qu'à voir Kurt pour s'en rendre compte. Et ça aurait entaché son image. Bon, d'accord, il se moquait bien ce que l'on pensait de lui. En tout cas, tant qu'il était libre et Commandant de son vaisseau. Parce que s'il avait dû se retrouver enfermé à cause d'elle, ça l'aurait un petit peu plus ennuyé. Mais bon, ne parlons pas de sujets qui fâchent, ça pourrait porter malheur. Ils volaient, et c'était, en soi, une très bonne nouvelle, car, autre bon point, ils avaient décollés. Ouais, c'était peut-être le même, mais celui-ci prouvait que, comme le disait si bien la gamine aux commandes, ils avaient bien fini les réparations. Y'avait pas à dire, Erik s'entourait vraiment des bonnes personnes.

Kurt, de son côté, semblait prêt et paré pour faire feu. Keira s'agitait sur ses commandes et remettait le vaisseau droit. Le regard de Erik, main sur le sas d'ouverture, glissa sur les têtes des bambins qui se tenaient les mains, serrés les uns contre les autres. Il n'avaient pourtant pas l'air bien effrayés. Comme si tout ça n'était qu'un des nombreux exercices qu'ils avaient dû faire et refaire. Ils regardaient dans le vide. Erik se sentit un instant comme un animateur de collo dont les enfants du bus sont prêts à piquer un somme après une après midi de voyage. Mais cette impression ne dura pas. La seconde d'après, il se souvenait, dans le Centre en flammes, emporté par un homme qui resterait son modèle. Il ne devait pas être bien plus vieux que certains d'entre eux, à cette époque. Et voilà qu'il suivait ses pas plus qu'il ne l'aurait cru, à sauver des enfants de la solitude, à les ramener dans ce qui serait leur nouvelle famille. Le regard perdu, comme s'il pouvait voir au travers de leurs visages inexpressifs, la nostalgie aurait pu le prendre s'il n'était pas si à cheval sur ses émotions. Et que Keira ne venait pas de faire faire une embardée à son cheval mécanique volant. Le choc de sa tête contre la paroi derrière lui le tira de ses rêveries.


-Comment tu pilotes ça?! Y'a des gens à l'arrière! Lui dit-il, agacé. Puis, plus doucement: Ça va les jeunes?

Ce fut tout. Nouvelle embardée, plus violente cette fois. Du moins, c'est ce qu'il sembla car au vu de la courbe que la nouvellement promue pilote venait de faire, c'était pas un oiseau des glaces qu'elle venait de croiser. Ils allaient devoir passer à l'action.

Main sur le mécanisme d'ouverture de la porte, Erik lança à Kurt un regard qui voulait tout dire. Ils lui faisait confiance et espérait que ce sentiment soit réciproque. Au pire, il le lui imposait, mais il serait bien moins durable. Le vaisseau faisait des courbes comme l'étudiante tentait de prendre en chasse la milice de Zelen. Au vu de ce qu'elle se trimballait comme carlingue, c'était peine perdue. Elles avaient tout de même la crème en terme de vaisseaux, les autorités du coin. Armées, prêtes à tirer, plus maniables et légères. Presque aucune chance d'être meilleur sur le jeu du chat et de la souris. Sauf si on était un très bon pilote. Et Erik doutât fort qu'elle fasse partie de cette catégorie. Il fallait juste qu'elle leur offre le temps de descendre ces foutus types qui les chassaient. Et accessoirement, éviter de se retrouver dans leurs lignes de mire. Leur unique avantage? La surprise de les voir riposter à bord d'un pauvre et faible vaisseau de transport. Le commandant aux cheveux gris tourna son visage vers les enfants, et c'est avec douceur qu'il leur parla.


-Faîtes comme les pingouins. Accrochez-vous et Serrez-vous. Il va faire très froid d'ici quelques secondes.

Erik lança un nouveau regard à son nouvel équipier et, bandant tous ses muscles de la volonté dont il put, il ouvrit la porte, d'un coup, laissant le champ libre à Kurt pour le fameux jeu du tir au pigeon d'acier.

La morsure du froid fut d'une violence incroyable. En première ligne avec Kurt, ils prirent le vent cinglant de face. Le blizzard du désert glacé de Mars. En altitude. Et avec de la vitesse. En une seconde, l'homme aux yeux argentés eut l'impression d'être percé de miles échardes de glace aussi incisives que des aiguilles chauffées à blanc, s'insinuant dans les moindres recoins de sa tunique, de sa veste de son manteau. Il avait beau s'y attendre, tout son corps se crispa et il laissa échapper une exclamation de sensations mêlées comme la douleur. Il en eut le souffle coupé. Les flocons de neige le heurtaient avec la force de cailloux. Il eut une brève pensée pour Max, l'artileuse qui n'aurait pas été plus gênée que par un moustique et pour les enfants dans son dos. Plus vite ils auraient descendus ce maudit vaisseau, plus vite il abrègerait ces souffrances aux orphelins. Sans oublier qu'ils avaient jusqu'à la limite de l'espace pour le faire. Après, le souci d'oxygène se mêlerait au froid.

-Vas-y! Descends-nous ces enfoirés!
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:24


Ça y est, c'était parti. Les moteurs se mirent à vrombir, le vaisseau à trembler doucement, et finalement les répulseurs ventraux élevèrent le "Spaceship" dans les airs.
Tout se passait comme prévu, du moins pour l'instant. Mais Kurt restait assez suspicieux quant au faible son de toussotement qu'avait fait le moteur en démarrant. C'est clair qu'il faisait froid ici,, mauvais pour la machinerie, et que leur atelier de réparation était loin de ceux d'une base militaire de type standard, enfin bon.
Du peu qu'il en avait vu de dehors avant d'embarquer, le vaisseau était rouillé de partout, c'était suivant la description étonnamment colorée de Kurt, un "vieux clou". Et il les emmèneraient sur le MA. Le genre de carcasse qui en principe n'attire pas l'attention, sauf, bien entendu, si elle se démantelait en plein vol. Ce qui ne semblait pas à exclure.
On pouvait pourtant se demander pourquoi des types qui disposait d'un armement aussi lourd à bord n'avaient pas pris la peine de faire installer des tourelles sur la carlingue ou d'ajouter de bon boucliers déflecteurs. Kurt prit l'espace d'une seconde un air passablement ennuyé. Tandis que leur petite aire d'atterrissage s'éloignait au loin et ne devenait qu'un petit espace plat pas plus grand qu'un grain de poussière, un bruit sourd de quelqu'un qui s'en prend un dans la tronche et qui chute au sol se fit entendre, signe que quelqu'un devait s'en être prit une après la démonstration démesurée en matière de pilotage de la jeune femme.
Kurt prit bien soin d'attacher le bout de son filin de titane à une poignée afin de ne pas se faire éjecter dehors à la moindre secousse lorsqu'il s'agirait de flinguer les assaillants. C'est qu'il se trouvait drôlement près du bord dis donc...

Le commandant sembla même assez perturbé par les manœuvres folles de la jeune pilote et s'inquiéta de l'état de la bande de gamins. Voila bien un moment que Kurt n'avait pas rencontré de chef digne de ce nom, soucieux de ses gars. C'était un bon point pour lui, pour le reste on allait bien voir avec les évènements qui allaient suivre. L'ancien force spécial n'accordait plus très facilement sa confiance avec tout ce qu'il avait vécu, tout ce qu'il voulait savoir c'est si le Commandant en était digne.

Il vint enfin le rejoindre à son poste de tir improvisé, prêt à ouvrir la porte le moment venu. L'attention se Kurt se focalisa dès lors sur les prochaines cibles qui allaient apparaitre d'un moment à l'autre et fit mine de se souvenir de sa formation dans l'identification des véhicules de combats marsiens. Voyons... C'étaient des engins légers avec un blindage renforcé à l'avant sauf sur les grilles d'aération du moteur, un grand pare-brise anti-éclat qui normalement ne devraient pas faire le poids face au fusil de fou furieux que Kurt avait trouvé et laisserait libre vue sur les pilotes, une trappe de tir sur le dessus avec poste de mitrailleuse mettant le tireur à découvert, des répulseurs ventraux qui seraient des cibles faciles suivant leur altitude par rapport à Kurt, et enfin des réacteurs latéraux. Oui, c'était ça.
Il savait que dès que la trappe serait ouverte il aurait un timing extrêmement serré et qu'on attendrait de lui un petit exploit en manière de tir longue distance sur cible mobile.

Kurt était fin prêt, il espérait que le Commandant aussi. Le regard que ce dernier lui lança avant d'ouvrir la porte semblait le confirmer. Et ce fût alors le vent glacé et les flocons de neiges qui lui firent plisser les yeux, l'homme au fusil n'avait que peu de temps, il savait que les tirs adverse allaient fuser sur lui dans l'instant et que pour garder l'avantage il fallait tirer le premier afin de neutraliser la menace. Le froid s'infiltra à bord, et même si l'armure de Kurt le protégeait plutôt bien des intempéries grâce a la combinaison anti-environnemental qui en faisait partit, sa respiration elle n'était pas épargnée. Le froid lui refroidit presque instantanément les poumons de l'intérieur et son nez commençait à piquer fort. Tant pis, Kurt bloqua sa respiration, tant pour stabiliser l'arme et augmenter sa précision que pour éviter de se geler la tuyauterie, et plaça son œil droit dans l'alignement de la lunette du fusil afin de cadrer sa première cible. Ah, la voila. Fidèle aux souvenirs de Kurt, le tireur n'eut pas le temps d'être surpris par le tir lorsqu'un obus de 20mm lui perfora la poitrine et fit s'envoler la partie supérieur de son corps dans les airs. Il ne s'était pourtant déroulé que cinq secondes entre l'ouverture de la porte et le premier tir. Sans perdre la moindre microseconde supplémentaire l'ancien militaire tira le levier de culasse de son arme afin d'en dégager l'énorme douille et permettre à la cartouche suivante de se placer dans la chambre, puis dans le canon quand Kurt rabattit le levier d'un mouvement vif et expérimenté. Le vent commençait à poser un problème, tant pour la vision que pour la respiration. Il se risqua à baisser la tête afin de trouver la moindre parcelle de chaleur pour respirer à nouveau. Difficile mais pas infaisable.

Relevant la tête il constata qu'un nouveau membre d'équipage s'était employé à remplacer son camarade mort sur l'engin d'en face. Maintenant Kurt ne pouvait plus se permettre de gaspiller de cartouche sur les tireur, sans quoi il allait y passer la journée, à se concentrer sur les minuscules cibles. D'autant plus que l'appareil marsiens commençait à zigzaguer et que les petites flammes au loin indiquait qu'il se faisait canarder à son tour. Le pilote n'était peut-être pas totalement stupide. C'était donc le vaisseau qu'il lui fallait neutraliser, non l'équipage. Son viseur se cadra sur le réacteur bâbord de la navette zelen. Juste un petit cylindre qui crachait des flammes, mais la destruction allait faire un beau bordel. S'agissait de pas trainer, trois nouveaux appareils ennemis firent leur apparition, l'un d'eux se plaçant à droite du premier vaisseau afin de jumeler ses tirs pour les rendre plus meurtriers. Kurt secoua la tête et changea de cible, passant du réacteur latéral bâbord à celui de tribord; un tir alla se ficher dans le blindage, vingt centimètre à côté... Il avait mal estimé le rapport distance/vitesse/mouvement de sa cible. Une telle erreur pourrait couter la vie des gens qu'il était chargé de protéger. Il serra les dents, se jurant qu'il ne commettrait plus d'erreur similaires. Il ne le ferait plus, en effet. Bien qu'il du redoubler d'effort à cause du vent lui soufflant en pleine tronche et commençant à sérieusement lui piquer la peau, son prochain tir fit mouche. Une gerbe de flamme le lui confirma. L'instant d'après, le réacteur bâbord, seul à être opérationnel, poussa dans son sens, ce qui dévia le vaisseau zelen sur celui qui venait de faire la grossière erreur de se placer à côté. Nouvelle explosion, plus spéculaire cette fois. Mais ce genre de spéctacle n'impressionnait plus Raynor depuis longtemps.

Raynor se retira un moment afin de prendre son souffle, il disposait d'un très court délai entre maintenant et quand les deux autres navettes, plus loin, serait sortit de leur étonnement scandalisé et ouvriraient le feu. Le mercenaire reprit son souffle et tenta se se réchauffer du mieux qu'il pouvait le visage, laissant tout le loisir au commandant de prendre le relai avec le reste de l'arsenal mis à disposition. Il en profita pour insérer un projectile dans le lance-missiles qu'il laissa à côté de son récent patron, puis se retourna face à son fusil. Entre temps, quelques nouvelles silhouettes menaçantes apparurent en plus des deux qui restaient. Fallait pas trainer, le sol en dessous se faisait de plus en plus bas, tout indiquait que le passage dans l'espace allait être imminent. Non, fallait vraiment pas trainer. Il allait devoir en dézinguer le plus possible malgré le froid et la neige qui s'engouffrait par la porte. Kurt et le commandant en était déjà blanchis. Sans parler du talent énorme qu'il fallait avoir pour toucher des cibles si lointaine avec la vitesse et les mouvements de son "pas de tir mobile", du vent qui déviait sa balle, et du déplacement des cibles. C'était un véritable défi. Il indiqua au patron une navette qui faisait mine de dépasser leur vaisseau, sans doute afin de se placer dans un angle mort et laisser tout le loisir à son tireur de flinguer les parties vitales du vaisseau.

- Descendez-le ou on est cuit.

Tandis qu'il ciblait lui même une autre navette qui exécutait la même manœuvre, mais de l'autre côté. On allait voir ce que donnait le travail en équipe. Le temps pressait, car les tirs ennemis vinrent se planter dans la carlingue tout autour de la porte, certaines balles venant même à rentrer pour cribler de plomb les cloisons du couloir derrière Raynor et le Commandant. Ça sifflait tout autour. Plus le temps de viser précisément le pilote ou une partie précise de la navette zelen, Raynor s'empara d'une grenade FLG qu'il fixa en bout de canon et tira sur le second véhicule qui les dépassait, laissant le premier au commandant. Le grenade percuta de plein fouet le flanc gauche de l'engin adverse et sa carcasse perdit progressivement de l'altitude pendant que son équipage se faisait brûler vif. Les cartouches commençait à se faire rare pour le fusil. Vu leur prix il ne fallait pas s'attendre à en trouver plus de quelques chargeurs à bord de cette vieille casserole.

Kurt tira, et tira encore, et encore. La plupart des tirs faisant mouche, tuant soit un pilote, ou détruisant une partie nécessaire au vol de leur vaisseau, soit le détruisant soit le contraignant à se replier pour sauver leur peau. Ceux-là étaient plus malins... Les tirs coopératifs du Commandant et de son nouvel équipier faisaient un très bon travail. Si bien qu'il ne restait plus que deux vaisseaux encore en chasse. Plus de munitions pour le fusil, et un seul et unique projectile restant pour le lance-missiles. Au moins un vaisseau serait traité, mais l'autre allait poser un sérieux problème. Il serait en mesure à lui seul de détruire leur appareil à eux. Fallait improviser. La solution vint à lui toute seule : une mine électromagnétique était tombé de la caisse derrière eux et avait glissée durant les manœuvre folles d'esquive de la pilote, la mine avait percutée le pied de Kurt en glissant au sol, comme pour attirer son attention, provoquant chez lui quelques frissons et une bonne sueur froide. Ce genre de saletés étaient très sensibles, même lorsqu'elles n'étaient pas armées et amorcées. Raynor s'en saisit et régla le degré de magnétisme à fond et appuya sur un petit bouton, faisant sauter la sécurité dans un *clic* sonore. Après ça il avait un délai de trois secondes avant que la mine ne s'enclenche et ne se colle soit à son armure soit à leur vaisseau et n'explose. A la façon d'un gros frisbee, la mine fut lancée en direction d'un des deux appareils zelen. Elle commença à perdre doucement de l'altitude, Kurt serra les dents, puis comme par magie, la mine remonta comme si quelqu'un la tenait en main et alla se plaquer au dessous d'un engin. Des petites éclaires bleutés, les phares de l'appareil s'éteignirent, tout comme son système de navigation, et le vaisseau désormais inerte tomba dans le vide, avec à son bord un équipage hurlant de terreur.

Entre temps le commandant avec descendu l'autre engin, comme il en avait détruit tant d'autres durant la poursuite. Raynor tira l'arsenal en arrière afin de laisser la voie libre pour que le Commandant referme la porte. Kurt quant à lui s'adossa à la paroi maintenant gelée de leur boite volante et reprit son souffle, se massant doucement le visage et le bout de ses oreilles douloureuses afin de les réchauffer du bout de ses doigts gantés. Ils avaient fière allure ces deux là, avec leurs figures rougies et leurs corps couverts de neige. Il se jura d'étrangler de ses propres main celui qui en rirait.

- Jolie tir, dit il à l'attention de son patron.

Sur ce il pencha sa tête en arrière et ferma les yeux pour laisser le temps à son corps de se réchauffer.

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Keira Nelson
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:27
- Oh eh ! Toi ça va hein !? Je te rappelle qu'ils sont attachés et pas en porcelaine, de plus je risque de bouger plus que ça prochainement, du moins si tu veux t'en sortir vivant alors ferme-la !

Pestai-je en l'entendant oser grogner. Cela ne loupa pas, je dus serrer encore plus fort et me tu cette fois totalement. Contrairement à lui je les connaissait, ces mômes. Les prendre pour des petits êtres fragiles était la pire erreur à faire car il n'y avait pas plus inventif qu'un enfant. Erik ne pouvait pas s'en rendre compte, ce n'était pas à ce moment là son rôle de surveiller ceux qui nous attaquaient mais hormis la secousse au tout démarrage qui avait du envoyer l'un des deux adultes sur les fesses, et où j'avais prié pour que ce soit lui, chacune de mes actions était parfaitement calculée : si je devais braquer de manière aussi sèche alors c'est qu'il n'y avait pas d'autre choix. Avaient-ils au moins prit en compte que pour sauver leur royal postérieur à tout deux et ainsi qu'aux enfants j'allais devoir réitérer ? Surement pas. En tout cas il était hors de question que ce commandant auquel je n'avais pas de compte à rendre ose critiquer ma conduite. Elle était parfaite ma conduite !
(oui j'étais orgueilleuse mais j'avais de quoi). Et surtout avec un cageot de fer pareil.... oh si j'avais pu y faire des améliorations... Mais non. Doc avait demandé avant de partir de juste le réparer. Il aimait qu'on ne change pas les choses, appréciant les véhicules anciens....

* La prochaine fois que je le vois je vais lui en donner moi de l'ancien !*

Songeai-je en écoutant à peine d'une oreille ce que les deux hommes derrière moi se disaient. Non pas que remettre en place le commandant du ma me gênait mais j'avais assez relâché ma tension en lui braillant dessus pour ne plus avoir à le faire : et en plus là ça aurait été gratuit. Il m'avait accusé à tord, il s'était prit une soufflante, parfait. Heureusement qu'il n'était pas mon chef sinon j'aurais surement morflé m'enfin...

Puis j'entendis des balles raisonner et là je poussait un juron. On était trop lourd et je ne pouvais pas faire ce que je voulais sans délester... Lâchant les écrans du regard, je regardais en arrière... il y avait c gros caisson contenant je ne sais quoi, qui surement etait important mais qui, qu'on s'en décharge ou qu'on creve avec serait perdu. Et puis bon peu importe ce que c'était ça valait toujours moins que nos vies. Je soulevais d'un coup le vaisseau car un autre avait tenté de nous cibler derrière puis partait reprendre une trajectoire propice à ce qu'ils continuent de tirer en souriant. Le vaisseau qui nous prenait en chasse en laissant les autres tirer, celui-ci je pouvais m'en occuper.

- Bon les mômes ! Vous êtes près à réviser les ordres de base ? Aller, blocus !

Il y avait des mots codes que les enfants avaient appris à connaitre et d'un coup ils ne firent pas que se tenir au bras de l'autre, ils formèrent avec les bras de leur voisin une sorte de chaine, les poings serrés sur leur vêtements comme si leur coude risquait de se rompre et ainsi briser la chaine. La dessus je hélais à ceux qui étaient près de la caisse de pousser dessus non pas avec les bras mais avec les jambes en direction d'une marque jaune posée au sol, à mon commandement. Le seul qui râla fut Charlie : evidement quand je parlais des plus proches de ma personne, c'était surtout lui à cause de ses grandes jambes : il avait de la force avec, autant que ça serve. J'attendis quand même que les deux adultes aient finit de détruire les autres vaisseaux histoire qu'ils s'accrochent et verrouillai les portes d'où j'étais avant de soulever de façon bien plus brutale qu'avant le vaisseau tout en demandant aux enfant de pousser. Le vaisseau je l'inclinais légèrement en arrière et voir même un peu à droite tout en restant au dessus de l'autre vaisseau. Puis, en visant la marque jaune, les enfant envoyèrent le caisson droit vers la sortie de la passerelle arrière servant à monter les cargaisons lourdes. elle tomba... sur le vaisseau ennemi. Je refermais la dite passerelle et pu enfin foncer, sentant enfin le surpoids des enfants être rétabli par la perte de ce maudit poids lourd : j'osais à peine imaginer ce qu'il devait y avoir dedans pour être aussi lourd mais grâce à ça je pu vriller pour passer entre deux vaisseaux ennemis sans avoir à tirer, et encore accélérer. Comme ils étaient en sens inverse ils ne pouvaient nous rejoindre et je souris. Ces deux vaisseaux étaient ceux qui restaient près de l'atmosphère martienne. Donc logiquement, c'était tout bon.

- Encore : la toupie !

Exigea une fillette de 7ans à peine, aussi brune que ses yeux. Malheureusement je n'avais pas encore envie de plaisanter à le faire : c'était dans cette zone que je m'étais faite attaquée une fois sortie de la bicoque m'emmenant à mars. Parfois oui, Mars parvenait à tirer jusqu'ici. J'attendis donc d'en être éloignée avant de me retourner et de chercher erik du regard. Je vis d'abord l'autre homme : de ce que j'avais entendu il s'était pas mal démené lui aussi, alors je lui sourit, amusée, avant de tourner mes yeux sur erik.

- Les coordonnées du ma-85, s'il te plait.

Ben quoi ? tout à l'heure j'avais quelque chose à lui reprocher, là non. et surtout j’étais rassurée qu'on soit en vie, donc j’étais moins... Peste ? oui, ça devait être ça.
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:28
Kurt fais visiblement du bon boulot. Du très bon boulot même. Tous deux blottis l'un contre l'autre dans l'embrasure que leur offre la porte du vaisseau, ils s'acharnent à tirer les premiers sur ceux de Zelen qui les suivent. Et c'est pas peu dire. Car, tel un hydre, chaque vaisseau descendu par la précision et la réactivité du mercenaire ou de son nouveau commandant laisse la place à deux nouveaux. Les explosions s'enchaînent, les tirs fusent de tous côtés. Les déflagrations de l'arme que porte Erik couplé au froid et an vent cinglant lui insensibilisent les bras. Les gants qu'il porte ne lui sont plus d'une très grande utilité et il se met à craindre de les perdre s'il force trop sur la gâchette. Mais ils sont encore loin d'être tirés d'affaire. L'atmosphère est bien loin et sa limite étant la seule protection efficace contre leurs poursuivants, il fallait qu'il tienne jusque là. Et ses mains aussi. Il était assez impressionné par ces hommes qui, dans les ouvertures de leurs vaisseaux, sortaient pour tenter de les aligner. Ils ne craignaient pas le froid sur Zelen ou quoi? Mais qu'ils le craignent ou pas, les tirs de Kurt et de Erik les empêchaient de souffrir plus de quelques secondes alors qu'eux les tenaient à distance depuis quelques minutes déjà. Du moins semblait-il. IL n'allait pas perdre de temps à vérifier l'heure sur sa montre à hologrammes.

-Descends-le ou on est cuits.

Erik n'avait pas la protection de Kurt et il ne répondit donc pas. Même un simple « oui » ne put franchir ses lèvres bleues. Il pensa un bref, très bref instant à hocher la tête, mais cela aurait signifié perdre quelques micro-secondes qui auraient pu leur être fatales à tous. Et puis, pas besoin de réponse. Entre militaires, un ordre vital reste un ordre, et ce sans embarras de grade ou de rang. Il mit en deux mouvements, précis malgré ses membres engourdis, un chargeur de balles perforantes de taille assez modestes pour percer un tank et visa sans grande précision le vaisseau qui tentait de les prendre en tenaille. Qu'il touche le pilote, le tireur, la carlingue ou quoi que ce soit d'autre, elle finirait tout de même dans le moteur. Pourquoi s'ennuyer? Il fit feu à peu près au moment où Kurt descendit littéralement l'autre vaisseau. Tandis que l'un tombait à pic, le deuxième éclairait leurs visages d'une explosion qui indiquait que Erik avait fait mouche. Tireur, pilote... ils les avait tous eu en une balle.

Il fallut un temps assez important avant que le ciel ne se dégage complètement de tout vaisseau ennemis. Pourquoi tant de zèle à le capturer enfin? Que ce soit pour lui ou les gamins, ils déployaient vraiment beaucoup de moyens pour rien. En valaient-ils vraiment la peine? Ennemi public numéro un sur Terre, détesté sur Mars... C'était rappé pour des vacances à la mer ou au Ski... Mais alors que deux nouveaux vaisseau faisaient leur apparition, Erik remarqua, d'une, que son chargeur était vide et que le temps d'en changer, les deux derniers les auraient descendus à leur tour, de deux, que Kurt avait entre les doigts une mine électromagnétique. Elle était tombée de la caisse dans leur dos. C'était risqué, mais c'était une bonne idée. Avec un sourire crispé à cause de ses lèvres gercées, il se tourna pour en prendre une à son tour et vit la caisse reculer dangereusement, poussée par une chaîne d'enfants aux airs joyeux. Il avisa d'un regard Charlie qui la poussait dans le vide, sûrement pas ouvert par hasard, et Kurt qui lançait la sienne. Il y eut une seconde d'incompréhension qui laissa à la mine de se coller au vaisseau ennemi et à la caisse de tomber sur le dernier qu'ils avaient au fesses. Il resta interdit un moment supplémentaire, tentant de se souvenir ce que cette caisse contenait d'important. Mais à part des armes et des grenades qu'il faudrait remplacer, il ne devait pas rester grand chose de vraiment important et irremplaçable justement. Le raclement de l'arsenal sur le métal du vaisseau rappela au commandant au visage aussi gris que ses cheveux qu'il faudrait fermer le sa s avant que les gamins ne se changent en glaçons.

Dans un effort qui se révéla bien plus ardu que lors de son ouverture, non seulement à cause du vent qui faisait pression dans l'autre sens et des membres ankylosés par le froid du commandant, il ferma le sas, laissant échapper un râle lorsque le claquement caractéristique du mécanisme hermétique résonna à leurs oreilles rougies. Il se leva et alla s'asseoir auprès des enfants Il ne voulait pas rester immobile, de peur de véritablement se transformer en statue de glace vivante. Et même si la chaleur recommençait à lui rendre ses couleurs, il avait l'impression que ses extrémités n'obéissaient plus. Et il ne parlait pas que de ses doigts et orteils... Qu'est-ce que vous allez imaginer? Son nez le faisait souffrir! Rien d'autre! Il desserra les lèvres et poussa un soupire dont il dirigea la buée vers ses mains gelées. Il enleva les gants avec précautions et se frictionna les mains avec fébrilité. Il leva le visage vers Kurt et sourit, ses lèvres sanglantes s'étirant de satisfaction.


-Remercie les enfants, va. Bien que je pense que la gamine aux commandes n'y est pas pour rien. Et surtout bien joué à toi. Tu viens de passer le test avec un franc succès. Je ne te serre pas encore la main, mais le cœur y est. Si tu n'es pas encore sur de vouloir te joindre aux Mercenaires sur le MA, moi, je sais que je t'accepterai. Il se tourna vers les visages enfantins et prit une voix douce bien que rendue rauque par les vents violents. Il allait chopper une angine avec ça! Ça va les enfants? Pas trop froids?

-Les coordonnées du ma-85, s'il te plait.

Erik s'adossa à la carlingue, voyant avec horreur que des balles avaient frôlées certaines têtes blondes. Il se réserva trois respirations avant de lui répondre. Pas même deux minutes de répit? Enfin, tant qu'ils ne seraient pas rentrés, ils n'auraient pas de répit, et il le savait. Seul le MA était un refuge sur.

-Tu prends à droite après l'astéroïde. Tu tournes à la deuxième à gauche, et quand tu croises la comète, c'est tout droit. Ouais, elle avait l'air de croire qu'il les connaissait par coeur, les coordonnées. Ce n'était pas comme si il était tout le temps en mouvement, non. Donne-moi une minute... j'arrive.

Il jeta un regard entendu à Kurt qui aurait pu vouloir dire n'importe quoi et sourit aux enfants avant de se lever précautionneusement. Qu'est-ce qu'il ne donnerait pas pour une couverture chauffante. Il avait vraiment l'impression de marcher dans de la neige. IL espérait que ça passerait vite, parce que ce vaisseau de transport n'était pas vraiment fait pour les réfugiés des alertes grand froids. Il pénétra dans la cabine de pilotage, ou du moins dans l'espace exigüe qui était réservé aux maigres pilotes qui dirigeaient le transporteur. Il s'assit sur le fauteuil de copilote dans un soupir et étira son dos avant de sortir de sa poche un transmetteur qu'il brancha sur la radio et posa sur un coin libre du tableau de bord. Il activa un ou deux boutons, laissant les commandes à la gamine. Un crépitement se fit entendre et finalement un crachotement annonça que le MA était au bout du fil, en gros dans le texte.

-Ici Erik. Demande coordonnées pour retour. « Mission » achevée.

Dans un grésillement, l'homme à l'autre bout, surement dans un siège du poste de commande transmit les coordonnées. Il fallait avouer, ce système de boitiers était utile, mais il faudrait qu'il voie pour le sécuriser un peu.

-Merci bien. Nous rentrons. Apportez couvertures chauffantes et chocolat chauds pour une dizaine d'enfants. Terminé. Puis, débranchant le boitier, il se tourna vers Keira. Comme a dit le monsieur. Direction la maison.

Oh, s'il y avait une pointe d'ironie, elle était bien cachée. Il n'avait vraiment pas de raison de l'être en ce moment. Il venait de filer au nez et à la barbe de Mars comme il l'avait déjà fait sur Terre. Même pour lui, c'était assez jouissif. Non, c'était une phrase totalement bénigne, bien qu'il sous-entendait bien sur que ce serait autant chez elle que pour tous les autres occupants du vaisseau. De nouveaux enfants venaient à la maison. C'était jour de fête.
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Kurt Raynor
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☬ Capitaine du Léviathan ☬
MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:29
Félicitation Monsieur Raynor, vous êtes le grand gagnant du concours "devenez mercenaire du MA" en ayant battu le record d'appareils marsiens détruits et... Mais qu'est-ce que c'est que ça ?!
C'était donc une réussite. Le Commandant, sa pilote et leurs enfants était sains et sauf, tant mieux pour eux. Le plus important était que le Commandant était satisfait de l'ancien force spécial et le lui témoigna par un bon compliment et une promesse d'embauche. Pour Kurt c'était là l'essentiel. Son corps s'était refroidi à l'intérieur de son armure, la prochaine fois qu'il viendrait dans ce genre de trou perdu dans la glace, il prendrait son casque de combat avec lui... Il se releva doucement en s'appuyant au sol avec la crosse du lourd fusil en guise de canne et lança un hochement de tête qui devait surement être amicale au Commandant.

- Faites dégeler l'encre pour le contrat... Dit-il tout en pliant ses doigts à plusieurs reprises pour les décrisper

Mais le travail n'était pas fini. Tandis que le Commandant allait prendre soin des enfants et coordonner leur arrivée à bord du MA-85, Kurt, entre deux quintes de toux, s'occupa de retirer l'armement qui était encore posé à même le sol devant le sas et se chargea de le mettre à l'abri et surtout hors de portée des enfants. Pour avoir lui même joué avec les flingues de son père quand il était enfant, il savait que si ceux-là s'en approchaient il allait y avoir un petit désastre à bord, calibre des tromblons oblige. Une fois fait il ne prêta plus aucune attention aux enfants et alla directement rejoindre le Commandant dans le cockpit, peut-être pouvait-il encore être utile à quoi que ce soit, dans ce cas là il le lui dirait. La navigation semblait entre de bonnes mains, et l'espace libre dans le poste de pilotage semblait être en pénurie, Kurt alla s'assoir à un siège près du cockpit et en profita pour jeter un coup d'œil à la balle qui s'était encastrée dans une des plaques de son armure un peu plus tôt. Elle avait tenu le choc, comme toujours, même si l'impacte n'avait pas fait ressentir la douleur sur le coup à cause de l'adrénaline, il savait que demain il aurait un vilain bleu sur l'épaule. Du bout de la lame de son couteau il retira la balle qui s'était fragmentée en deux au contact de son armure et la contempla un moment, logée dans le creux de sa main.

Il se souvenait de chaque balles qui l'avaient touché. Blessé ou non. Mais étrangement, il aurait été bien incapable d'en citer le nombre exacte. Il avait réparé son équipement un nombre incalculable de fois, et la médecine moderne avait soignés ses blessures tout autant de fois. Il s'empressa de jeter la balle dans un coin avant que quiconque ne la voit. Avoir été des forces spéciales vous rendait parfois un peu trop fière, et en l'occurrence se prendre une balle dans l'épaule par un simple garde de Zelen était à la limite de l'humiliation publique. Mais la conscience professionnelle reprend toujours le dessus. Toujours. Il se releva et mit ses articulations en mouvement pour se réchauffer. Tant qu'ils ne seraient pas tous à bord du MA Kurt se tiendrait prêt à agir. Se plaçant devant le poste de pilotage, il regarda un moment la pilote gérer la navigation du tas de rouille ambulant et porta ensuite son attention au travers de la verrière afin d'admirer l'espace intersidérale, et le MA-85 qui grossissait petit à petit dans son champ de vision jusqu'à devenir énorme. Voila sa nouvelle caserne.

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Keira Nelson
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Tempête Magnétique
MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:31
L'ironie du commandant du MA-85 me fit grogner. Je savais bien que les coordonnées devaient changer mais si lui-même ignorait où était son vaisseau, j'imaginais d'avance le niveau de son personnel. Cependant il finit enfin par changer d'avis et dire qu'il arrivait. Voilà ! C'était tout ce que j'avais besoin de savoir. En attendant je fermai les yeux et soupirai enfin. Pour le moment tout était sûr. Quelques instants ensuite il était près de moi à installer un transmetteur. Curieuse comme toujours, je me penchais pour voir un peu l'engin avant de sursauter quand il commença à parler comme si de rien était. Si ce truc était directement réglé sur une radio du ma alors voler ce truc et le pirater permettrait de localiser le MA... Oui mais bon Erik devait s'en douter et en prendre grand soin.

Au fur et à mesure j'entrais les coordonnées transmises et laissa le vaisseau s'y diriger. il calcula une bonne dizaine de minutes et j'en profitai donc pour m'étirer. "La maison"... Pour lui surement. Pas pour moi. j'étais toujours aussi sceptique, et personnellement je me demandais comment on avait pu oser envoyer des enfants voir des mercenaires mais ils en avaient déjà vu beaucoup remarque. Et on n'avait pas eu le choix... Je me consolais donc comme je pouvais mais il était clair que l'absence du Doc se faisait sentir pour le coup. Durant ce laps de temps l'atmosphère se détendis, les gamins s’échappèrent de l'emprise de Charlie pour s'éparpiller un peu partout... et jouer avec n'importe quoi.

Je tournai la tête et remarquai alors que les douilles et les armes avaient été retirées. En relevant la tête j’entraperçus celui qui venait d'être promus mercenaire visiblement.

- Merci pour eux.

A la fin j'allais finir par croire que les mercenaires avaient un cœur. Pourtant je restais toujours sceptique et reporta mon regard sur l'espace. c'était la seconde fois que j'y étais mais là au moins j'avais 5min pour observer. Non car ce n'était pas dans une bicoque que j'allais voir quoique ce soit ! Puis on approcha du vaisseau ma et plus on en approchait plus je blêmissais. C'était grand tout de même... Alors la question d'une petite fille tomba au bon moment

- On entre par où ? Demanda-t-elle après s'être infiltrée et avoir regardé le vaisseau avec de grands yeux ronds.
- Bonne question... Murmurai-je avant de me reprendre.

Non je n'avais pas de plan intégré du MA dans la tête et encore moins sur le vaisseau. je fouillais les données mais non, il n'y avait rien dans ce vaisseau qui soit en lien direct avec la MA. C'est à ce moment là qu'une voix grésilla demandant de nous identifier. je laissais Erik faire puis suivit les indications qui "évidement", nous menèrent à l'intérieur sans problêmes. Le vaisseau se posa en douceur contrairement à tout à l'heure et il n'y eu même aucun choc. Sauf qu'à peine posé un des momes ouvrit le sas et s'enfuit avec trois des marmots investir le hangar.

- Hey ! On ne cour pas sur les plate-f.... Ah bah voilà ! Bravo !

Râlai-je alors qu'un des enfants s'était fait la roulade du siècle sur toute la surface de la plate forme permettant de monter ou descendre hors du vaisseau. Même du fauteuil je pouvais voir ça alors je prit tout de même le temps de tout éteindre avant d'aller le relever car monsieur avait décidé de rester sur le ventre et de chouiner jusqu'à ce qu'on le relève. Après avoir vérifié qu'il n'avait rien je lui demandais d'arrêter de pleurer mais il ne semblait plus vouloir s'arrêter. Entre ça, les vas et viens des gens/soldats/mercenaires ou autre, les autres enfants qui s'écriaient partout et le fait que j'essayais d'entendre si quelqu'un disait un truc important à ne pas du tout oublier d'écouter dans tout ce brouhaha, quand la petite de tout à l'heure me tapota l'épaule pour me donner quelque chose, je le prenais sans me méfier en continuant de supplier l'enfant de se calmer. Ca piquait ce truc... Et de plus en plus; je finis enfin par m'intéresser au cristal bleu-noir que je tenais et blêmit d'un coup. c'était pas du réactif ça ?

- Camille t'a trouvé ça où... ?
- C'était par terre quand ils ont prit des armes pour se battre ! C'est joli hein ? Cadeau ! Je...

La tête me tourna et je finis par ne plus entendre ce qu'elle disait. Je lâchais la roche et observait ma paume qui continuait à me lancer mais elle n'avait aucune marque, rien. Ce n'était pas normal. J'étais du genre à avoir tellement la trouille des conséquences de la drogue et du fait qu'elle cause des troubles sensoriels pendant la prise que j'avais jamais essayé. je fumais même pas ! ... Alors de l'As... Pourquoi ce truc me faisait-il de l'effet ? Je lâchais le gamin pour me tenir à la rambarde, les vertiges augmentant. Ce n'était pas des piques que je ressentais mes des décharges au final, et de plus en plus violente mais je serrais les dents sinon le petit allait pleurer encore plus et j'avais assez mal au crâne comme ça. A force de décharge et surtout dans la tête les vertiges augmentèrent et je ratais de m'agripper à la rambarde pour m'effondrer au pied de la plate forme... Je devais avoir perdu connaissance.
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:35
Les sons furent suspendus. Un voile de silence, telle une chape de béton tomba autour du mercenaire. Les enfants couraient, jouaient, criaient, malgré l'ordre lancé par Keira. Et pourtant, Erik ne les entendit plus.

Il avait choisi d'aller chercher lui-même les couvertures et les prit des bras de l'homme qui les avait apportées. Le chocolat chaud promis était également là, mais les enfants avaient trouvé d'autres manières de s'amuser et cabriolaient dans ce lieu nouveau et excitant, envers et contre tous ceux qui cherchaient à les en empêcher. Il s'était alors demandé si certains étaient des réactifs et avaient survécus à ce poison nouveau. Il ordonna alors à ses hommes d'y aller tranquillement. Ce n'était que des enfants après tout. C'est comme ça qu'on se retrouva avec les quelques femmes du MA présente à ce moment en train de jouer avec les enfants, aussi joyeux les uns que les autres. Et dans tout ce remue ménage de joie et de convivialité, un malaise prit Erik. Un malaise bien plus violent que tout ce que lui-même avait pu ressentir.

La chape de silence était là. Un vertige le saisit et il laissa tomber les couvertures en se tournant vers Keira qui perdait l'équilibre. La scène se figea même. Le monde devint flou. Keira était la seule aux contours net et elle s'affaissait progressivement, seule masse en mouvement dans ce tableau impressionniste aux allures artistiques. Puis vint la douleur. Erik sentait la douleur de Keira sans qu'elle ne vienne d'un endroit précis. Il la sentait juste. Il fit deux pas titubants puis comprit l'ampleur de ce qui se passait sous ses yeux. Certes, Keira n'allait pas bien, mais ce n'était pas un malaise comme il avait eu l'habitude d'en voir autour de lui. Le problème était plus important. Il n'était pas en mesure de voir l'éclat de réactif aux pieds de la fille Nelson, mais il pressentait quelque chose d'au moins l'ampleur d'un risque de mort. Une balle perdue? Une hémorragie? Alors pourquoi le sentait-il avec tant de force?

Il voulut se précipiter sur elle comme les personnes autour commençaient à se douter de quelque chose, mais ce fut ce moment que choisit Keira pour s'écrouler, perdant totalement connaissance. Et le sol se déroba sous les pas vifs de Erik. Comme si le sol s'était subitement retrouvé à la verticale. Il ne tomba pas, il ne s'écroula pas, il heurta le sol de la zone d'appontage aussi droit qu'un bâton, la tête touchant avant le reste du corps.

Le choc, couplé à la douleur de la gamine de Aaron qu'il ressentait comme étant la sienne, lui fit perdre ses repères et la vue. Des lueurs blanches dansèrent devant ses yeux un instant. Et tout le monde comprit qu'une chose ne tournait vraiment pas rond. Ils s'attroupèrent autour de leur Commandant qui reprenait ses esprits, une nausée au fond de la gorge. Mais il savait que ce goût n'était pas le sien. Même s'il avait connaissance de cette sensation. Il en était sur. Il se redressa tant bien que mal et se tourna vers le groupe à ses côtés.


-Mais bordel! Allez vous occuper d'elle! Bon sang, qu'on apporte un brancard ou quelque chose!

Non, il n'avait pas les idées claires. Il lui semblait que son cerveau se retournait dans sa tombe -boite crânienne- à cause de la douleur et des couleurs qui y passaient. Couleurs, sensations, douleurs, cortex en pâte à modeler... cela ne l'empêcha pas de se lever et d'accompagner Keira à l'infirmerie où elle fut transportée d'urgence. Il demanda également avant de partir que les enfants soient conduits dans une salle commune de jeux avec quelqu'un pour s'en occuper et pria un membre du MA de montrer à Kurt ses quartiers. C'était plus que la panique. Il ne l'avait dit à personne, mais il s'agissait de la fille de Aaron qui tombait malade. Comment pouvait-il rester de marbre alors que le Doc venait de la retrouver? Qu'il venait de la retrouver... Qu'ils l'avaient retrouvée.
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Une tempête s'annonce Jeu 29 Déc - 0:39

"Alors c'est ça, le MA-85...". Voila ce que se disait Raynor en regardant le vaisseau au travers de la verrière du cockpit tandis que la navette entrait doucement dans l'un des hangars. L'un des premiers réflexes qu'il eut, déformation professionnel, fut d'évaluer le nombre de personnels présents, les voies de sorties, les différents endroits où il pourrait se mettre à couvert. Mais au cours de son analyse il se remit une petite claque mentale. Il n'avait pas besoin de faire ça. Le MA appartenait au Commandant pour lequel il travaillait maintenant, et était maintenant pour ainsi dire sa nouvelle demeure à lui aussi. Les armes pourrait rester rengainées ici. Au dehors de la navette il n'y aurait plus aucun danger, plus aucun piège. C'était là le véritable cœur de l'effort de guerre mercenaire.

Le vaisseau était maintenant complètement entré dans le hangar, et là où Kurt se serait attendu à une petite secousse lors de l'atterrissage, rien. Manœuvre en toute délicatesse, comme une caresse de soie et de velours sur une peau nue. La pilote, bien qu'il ne la connaisse pas, devait avoir une sacré réputation dans le secteur. Elle prit un moment pour le remercier d'avoir dissimulé les armes, mais se retint bien de lui signifier qu'il ne l'avait pas fait pour les enfants, mais pour sa propre sécurité et celle du Commandant à bord du vaisseau. Vu le calibre et l'usage de guerre qu'avait initialement les armes, si par malheur l'une des armes avait tiré à bord sous la fantaisie de l'un des mioches, les balles aurait transpercées les cloisons pour créer de grosses brèches menant directement dans le vide interstellaire. Mieux valait que cette jeune pilote pense que Kurt avait agit sous le coup d'une bienveillance altruiste.

La rampe d'embarquement s'abaissa et presque aussitôt les gosses se ruèrent hors de l'appareil pour se disperser tel des abeilles sortants de leur ruche dans tous le hangar. Ce genre de comportement insouciant et presque dangereux avait le don d'agacer Raynor. Mais il en fit abstraction. La sécurité de cette jeune populace n'était désormais plus de son ressort et il laisserait les autres larbins du Commandant s'en charger. Lui était payé pour combattre et veiller à la sécurité de son patron, d'autres l'étaient pour s'occuper de besognes plus ingrates, comme materner une petite tribut de shootés à l'As.

Enfin, ses pieds quittèrent la rampe et se posèrent sur le sol froid du hangar. Il fit un bref tour d'horizon. Pour une fois ses observations était plus admiratives envers la conception de l'énorme vaisseau que de l'analyse tactique. C'était là un engin de très haute technologie qui dépassait de loin les meilleurs vaisseaux de guerre de la flotte terrienne, eux qui avait la puissance la plus évolué de cette galaxie. Leur puissance devait être bien pâle face à ce vaisseau là, le MA-85.
Le troupeau se faisait rassembler par l'équipage. D'autres montaient à bord de la navette où tournaient autour, sans doute histoire d'en refaire le plein d'oxygène et de carburant. Cependant, quelque chose allait troubler cette bulle de sécurité, Raynor le sentait. Il était conçu ainsi. Tant de détails pouvait alerter l'ancien force spéciale. Un mouvement étrange dans sa vision périphérique. Un son particulier, isolé.

L'instant d'après la pilote était étendue au sol, et le Commandant tomba au sol un instant après lui aussi sous le regard surprit de Raynor. Avant que le soldat ne mette instinctivement ses réflexes en marche, une seule pensée traversa son esprit professionnel froid et programmé comme une machine : "C'est quoi ce délire ?".
Pendant que mécanos et autres hommes d'équipages s'agglutinaient sur Erik telle des mouches sur un morceau de sucre, alors que celui-ci avait l'air très nettement en meilleur forme que la pilote, Kurt se dirigea vers cette dernière, première a avoir touché le sol. Une montagne de questions auraient pu déconcentrer le mercenaire dans son travail, tel que "les deux autres adultes a avoir été dans le même vaisseau que moi sont étendus au sol dans un état miteux, est-ce que moi aussi ça va m'arriver ?" et bien d'autres de cet acabit. Un type, seul, était déjà sur la pilote et faisait des gestes hasardeux pour tenter de l'aider. Pauvre incompétent. Raynor arriva et poussa le type de manière presque violente pour l'éloigner du corps de la pilote en s'adressant à lui de manière irritée et cinglante.

- On ne fait pas comme ça, pauvre nul.

En effet, la mauvaise manipulation du corps pouvait au mieux aggraver son état, au pire carrément la tuer. Et cet imbécile avait déjà retourné la pilote en la mettant sur le dos. Kurt procéda de manière rigoureuse à une observation dans un ordre précis : il s'assura d'abord qu'il n'y avait aucune perte de sang. Ce détail avait son importance car modifiait du tout au tout la façon dont Kurt allait intervenir. Mais la pilote semblait intacte. Pas la moindre blessure sur son petit corps frêle. Deuxième chose : s'assurer qu'il n'y avait aucun objet dangereux à proximité. Haha, très drôle. Raynor était bardé de partout d'objets dangereux. Bon plus sérieusement : l'imbécile précédent avait été écarté, mais un petit objet logé dans la paume de la main de la pilote attira son attention. Étrange cailloux sombre à l'aura maléfique. La main gantée du mercenaire s'en empara avec précaution et prit une seconde pour l'identifier. Pas forcément assez pour savoir de quoi il s'agissait, mais assez pour être sur que ça ne lui causerait aucun dégât à lui, puis rangea la petite pierre dans une poche de sa ceinture. Pas question de laisser un autre de ces bleus s'emparer de ce qui semblait être l'indice évident du malaise de la pilote. Il reprit immédiatement son intervention en vérifia que la jeune femme respirait encore, au loin, il entendait Erik rouspéter contre ses hommes afin qu'ils s'occupe de la pilote plutôt que lui. Sage décision, mais c'était un peu tard pour donner l'ordre vu que Kurt était déjà sur l'affaire. Mais ça faisait un bon point pour Erik en plus.

Il ne prit pas la peine de se retourner mais s'adressa au maladroit anonyme de tout à l'heure, dont il devinait encore la présence derrière lui à cause de sa respiration nerveuse et du souffle que Kurt recevait en pleine nuque. Rien de plus agaçant.

- Va chercher un brancard. Tout de suite. Dit-il de manière sèche.

Dernier point : était-elle consciente ou non. La réponse semblait négative. Aucune réaction quand Kurt tenta de la vérifier. Il termina de la mettre en position latérale de sécurité en attendant qu'un type quelconque vienne avec un brancard et remercia une nouvelle fois son propre instinct en veillant à la sécurité de la jeune femme. Kurt était prêt à faire face à n'importe quelle alerte. Même dans un endroit supposé sûre comme la MA. Et cette immédiateté le tenait en vie. C'était une impulsion discontinue. Ses muscles avaient apprit à faire certaines choses, leur boulot, sans demander la permissions à son cerveau. C'était l'avantage de la formation au combat dès son enfance.

Pour le reste, tout se passa très vite. Erik se releva, distribua ses ordres et partit rejoindre la pilote emmenés par un groupe de types avec un brancard. Un parasite vint se planter devant Kurt et lui bloqua la vue un instant le temps qu'il se penche sur le côté pour voir où le groupe et le Commandant disparaissait.

- Monsieur, on m'a donné l'ordre de vous...

- Plus tard.

Il écarta l'homme de son avant-bras et partit rejoindre le Commandant. Oui, il était terriblement impoli, et alors ? Se retirer maintenant pour visiter le vaisseau et déballer des bagages qu'il n'avait pas alors que son chef était dans la difficulté n'était pas son genre. Et à grandes enjambées Kurt alla rejoindre Erik déjà loin, tout en réfléchissant à ce que pouvait bien être ce cailloux qu'il avait ramassé.

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