Embrouilles sur Embrouilles

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MessageSujet: Embrouilles sur Embrouilles Mar 25 Sep - 17:30
[HRP: Mon personnage est dans un tournant important de sa vie. Elle se détache de son 'employeur' 'gentil monsieur', ainsi je me suis permise d'avancer l'histoire de Moïra dans ce post, d'où sa longueur. ^^ Ce ne sera pas toujours comme ça. Le style décousue est d'où à son mode de penser. Merci d'être l'un des tournants de la vie de Moïra. :)]

Le dénouement des idées. Idéal?

Aracknur, la rencontre avec ce garçon me bouleversait. TL'annonce que me fit mon gentil monsieur m'avait détruit, ma rencontre avec cette personne avait éparpillé les morceaux … Je me sentais totalement perdue. Je ne suis pas bizarre, si je le suis. Je ne comprends plus rien. Ma seule envie était de servir mon gentil monsieur, je tuais pour lui. Mais si je travaille encore, quelque chose de méchant, que l'on appelle aera, va venir me prendre. Et je ne le verrais plus jamais mon gentil monsieur. Je veux encore tuer pour lui, je suis trop libre. Oui la liberté c'est moche et ça fait mal. J'ai l'affreuse impression qu'il ne s'occupe plus de moi. Les consignes ? Avant je devais simplement suivre les consignes.

« Débrouille toi Moïra. »

Débrou... Je ne comprends pas ce mot. Et je suis lasse de faire travailler ma mémoire pour me souvenir de tout ça. Je suis une fille gentille moi ! Je peux vous le dire, je ne vous comprends pas ! Maintenant je veux le crier haut et fort, tout ce que vous dîtes n'est qu'un ramassis de mots sans sens qui résonne sans aucune profondeur et aucun goût dans ma tête. Je déteste vos manières de faire, elles sont toutes dissimulées et vous semblez toujours mépriser votre prochain. Alors moi aussi je vous méprise ! Pour moi, vous n'avez aucun visage, mon gentil monsieur dit que j'ai du mal avec la reconnaissance de l'autre. Certes les autres moi je m'en moque, vous n'êtes qu'un assemblage de détail que je m'efforce à retenir et à définir grâce à l'observation. Vous n'avez aucun goût ! Sauf le visage de mon gentil monsieur … Mais pourquoi ne me dit-il plus ce que je dois faire ? Il va devenir comme les autres... des personnes que je dois à tout pris essayer de comprendre mais que je ne comprends pas. Il va me donner mal à la tête ? Non mon gentil monsieur a toujours été le plus simple des monsieur … Mais … Que se passe-t-il ? Ça ne vient pas de moi ?

Un jour tu trouveras le monde de tes rêves Moïra. Ce sera une magnifique planète que tu découvriras, comme le font les explorateurs dans les livres. Tu seras la princesse de cette planète, tout sera si simple. Tu l'appelleras Moïra. Mais comme c'est une planète importante elle aura plusieurs appellation : Moïra, Moï V., Moïra Tenderston, Moïra Valtusmin, Moï … eh toi ! Et j'en passe. Tu seras princesse, et tu n'auras plus jamais a faire d'effort, tout sera simple, tu comprendras simplement, doucement, sans retourner dans tous les sens. Ce sera ta planète. Ton rêve ...Mon rêve … Ce rêve que j'ai développé lorsque j'étais enfermée dans la chambre blanche sur Terre. Lorsque je lisais les fabuleuses histoires, lorsque je voyais les dessins de l'univers gigantesque... Il doit bien rester des choses à découvrir pour toi, Moïra.

Je rentrai à la maison après avoir passer la nuit dehors à errer. Je n'avais du tuer qu'une personne qui m’embêter ce soir là et qui disais me reconnaître. Les gens qui m’embête je dois les tuer, sinon je suis faible et sinon ils verront des choses en moi que personne ne doit savoir, quelque chose dans ma tête. Il n'y avait personne. Mon gentil monsieur … Il ne s’inquiétait pas pour moi ? Lui qui me parlait longtemps lorsque je sortais seule. Ne supportant pas la vue de l'appartement vide, je me ruai dans ma chambre. Je voulais travailler, je voulais que mon gentil monsieur me parle ! Me demande du travail. Je revêtis ma combinaison noire, et mes haute botte en cuirs, ainsi qu'une veste à capuche tout aussi sombre. Je pris mon équipement, c'est à dire une dague en pointe, mon pistolet à précision, ainsi qu'un gaz soporifique suivi de corde etc … Je finis par placer ma capuche sur ma tête, mettant ainsi mon regard à l'abri des autres. Cet accoutrement pouvait paraître discret durant la nuit, et surtout il était confortable pour mes missions autre que celles d'observations ou de déguisements. J'attendis, regardant un point fixe dans ma chambre, il allait bientôt être midi. Du bruit ? Hmmm .. Oui c'est sur c'est pour moi. La porte s'ouvre. Je me levai et me rendis dans le salon, j'attendais parfaitement droite, parfaitement sage.

« Ho Seamus, vous êtes drôle. Hmmm. Faisons vite, je t'en pris.
_Ne t'inquiète pas, personne ne se rendra compte de notre absence Hmmm »

Cette dame je la connaissais. Des traits grassouillets, un petit nez rabougri, mais surtout un regard marron qui était fait de petits yeux marrons qui mettait mal à l'aise. Elle était plusieurs fois venue dîner ici. Et là elle faisait comme dans les films avec mon gentil monsieur, bouche contre bouche.

« MOÏRA ! »

Ils ne font plus bouche contre bouche.

« Que .. Qu'est ce que tu fais là ? Où étais tu hier soir. Ce n'est pas dans tes habitudes de … Je ne pensais pas te revoir de ci tôt.
_Pourquoi ? Il est tôt ?
_Bonjour. »

La voix de cette femme faisait tapisserie, je me concentrai sur mon gentil monsieur, j'avais quelque chose à lui demander. Je ne prêtai aucune attention à cette dame.

« Je veux travailler.
_Euh …
_Tu sais Moïra, je connais quelqu'un qui …
_Pas plus tard, maintenant.
_Peut te donner un poste dans le secrétariat à mi-temps, puisque tu es la fille adoptive de Monsieur Valtusmin, tu pourras aisément négocier les horaires avec ...
_Je veux tuer. Pas d'observation. Je veux tuer pour toi.
_... études … HEIN ? … Seamus ? »

Le silence … Enfin ! Mon gentil monsieur me fixait avec un regard qui ressemblait à celui du monsieur pas content sur mes dessins. Une expression que je n'aimais pas voir chez lui. De plus, cette fois, le visage me faisait quelque chose de bizarre dans mon corps. Je ne voulais pas voir cette expression sur mon gentil monsieur, et encore moins quand il me regardait.

« C'est ce que tu voulais Moïra … Que je doive être obligé de t'éliminer. C'est dommage, je vais devoir aussi m'arranger pour que madame Hidman meure aussi. Je te fais une grasse en te tuant, sache que si ces pestes de personnes qui veulent te punir dans les autorités, ou même les scientifiques qui se seront fait un plaisir à t'étudier …

_Tu sais très bien que je ne comprends pas tout. Je te dis juste que je veux tuer. Donne moi les ordres, mes consignes, comme avant. Tout comme avant.
_Dix neuf ans et encore aussi innocente. Bien que tu sois le plus redoutable des assassins que je n'ai eu à mon service.
_Mais … mais … Seamus … que ... »

La dame attrapa le bras de mon gentil monsieur. Je sortis mon pistolet et je visai sans aucun scrupule le front de cette dame sans intérêt. Elle s'écroula. Mon gentil monsieur ne cilla pas. Je m'approchai de lui, et j'imitai quelque chose que j'avais déjà vu auparavant, une fille se collait très très proche d'un garçon, je fis de même avec mon gentil monsieur. Mon regard levai vers le sien.

« Je ferais ce que tu voudras … Donne moi les consignes. »

Il s'esclaffa de rire et posa une main sur ma tête. C'était la seule personne qui pouvait avoir un contact physique avec moi, sinon je tuai.

« Venant d'une fille aussi mignonne que toi, ça pourrait être très tendancieux et excitant … mais tu es Moïra. Pas comme les autres … pourtant je m'en voudrais que l'Aera te prenne dans un de ces centres, toi qui est si ... »

Il finit sur un soupir.

« Je ne comprends pas … excitant ? C'est quoi ? Bien ou mal ? On va demander à mon instructeur ? Mais avant donne moi du travail. »

Il me repoussa, je m'en moquais, moi aussi je commençais à avoir chaud. Je ne comprenais pas l'intérêt de se coller aux autres. Ça ne faisait rien. Son air devint comme quand il m'expliquait les choses … sérieux. J'étais contente, il allait me donner du travail. Ça y est ! Tout est si doux avec mon gentil monsieur.

« Reste dans ta chambre Moïra … Je dois réfléchir.
_Du travail ? »

Il ne répondit pas tout de suite. Ma tête commençait à sérieusement me faire mal. Mal ou bien ? Je ne sais pas faire la différence. Il faut qu'on m'explique. Qu'on m'explique pourquoi je pleure. Pourquoi ma respiration devient irrégulière. Encore une crise ? Gentil monsieur …

« Mais arrête ! Arrête ! Il n'y a plus de travail pour toi, oublie ça ! Oublie Moïra tes enseignements. La vie ce n'est pas ça, la vie ce n'est pas juste le travail que je t'ai enseigné ! Va dans ta chambre ! Tu es bizarre, folle, malade Moïra … Je suis désolée …
_Malade … murmurai-je.
_Malade de la tête oui ! Je ne sais pas quoi faire de ça ! »

Il avait pointer son doigt sur mon front, qui était déjà en feu. Ce doigt sur mon front avait fait l'effet d'un coup de poing, j'avais déjà si mal à ma tête. Mes sourcils se fronçaient, les larmes coulaient. Mensonge ! Mon gentil monsieur ne m'avais jamais crié dessus. Je ne suis pas bizarre ! Ce n'est pas vrai ! Je vous méprise, je ne me cache plus … Mais je ne suis pas bizarre, même si je ne vous comprends pas .. Vous tous ! Le monde entier ! L'univers même ! Je suis Moïra.

Qu'est ce que je fais ? De l'air ? Oui je veux de l'air. Je cours. Oui mais je cours très vite. Pourquoi si vite ? Parce que comme ça j'aurais mal aux jambes et plus à la tête. Pourquoi là-bas ? L'air sur mon front me faisait un bien fou. Les gens me regardent. Mais ils sont tous sans visage. Je ne les regarde plus, je ne définis plus leur expression, je ne réfléchis plus. Je reste Moïra. Je vous vois comme ça, tous. Sans rien. Je ne vous comprends pas, mais j'ai appris à le faire. Je suis Moïra … et mon gentil monsieur m'a fait mal. Je n'ai plus rien. Ce gentil monsieur autrefois si unique, lorsqu'il m'a parlé ainsi, je ne pouvais définir ses expressions, je dirais juste qu'elles étaient … complexes. Il avait perdu son visage qui faisait de lui mon gentil monsieur. Il était déformé. Ce n'était plus lui. Où est mon gentil monsieur ? Vais je en retrouver un ? Un qui aidera Moïra.
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Mer 26 Sep - 17:08
Sommeil. Beaucoup trop sommeil... Pourquoi je suis crevé dès le matin ? Aussitôt réveillé que j'ai déjà envie de me rendormir... si ça c'est pas absurde... Sept heures moins le quart, je me lève péniblement et me mets en bouche ce qui me sert de pain. J'ai faim le matin. Je vais jusqu'à la douche, ce tuyau qui me crache de l'eau froide sur la tête quand je l'ouvre, et en ressors cinq minutes plus tard. Une fois habillé, je pars, toujours au même endroit. Ce bar souterrain sombre et enfumé où campe celui qui me confie mes missions. Il y en a pour quarante minutes à pied, donc vingt pour moi si je prends mon temps. Je connais ce chemin par cœur, les raccourcis par les toits à prendre, les endroits à éviter, tout, je connais tout ça sur le bout des doigts, ce sont des mouvements ancrés dans mes jambes. 'Tain que c'est chiant d'ailleurs. Vingt minutes de course, tous les jours, toujours le même parcours, c'est cette impression de lassitude exacerbée qui vient remplacer la joie de courir dans les rues. Si seulement ce gros tas me donnait des choses à faire originales, mais non, jamais, à chaque fois où presque je dois juste donner une valise à quelqu'un quelque part dans le quartier contre de l'argent, puis revenir apporter la thune au gros. Il a pas dû comprendre que ma spécialité c'était les longues distances, cet abruti. Sans déconner, s'il me refout l'une de ses missions à la con, je l'envoie bouler. Mafia ou pas, j'aime pas qu'on me prenne pour un con.
J'arrive justement devant cette porte précédée d'un escalier descendant qui donne en pleine rue. C'est tellement cliché que personne n'a tenté de venir vérifier s'il y avait des mafieux ici... Je pousse cette porte et me reçois cette bonne vieille fumée de cigares en pleine tête... Ils me débectent tous, ces gens... Si je tape un cancer du poumon à cause d'eux, je fais s'écrouler ce toit sur leur tronche, m'en bats les steaks.

"Ha ! Te voilà Shyse ! Je t'attendais, faut que tu livres cette mallette à Monsieur Gyudjal à la ruelle habituelle. Fais vite !
- Encore ce mec, et encore cet endroit...
- Qu'est-ce t'as, t'es pas jouasse ?
- Non putain, j'aimerais que t'arrêtes de me prendre pour un con et que tu me files du vrai boulot, pas que tu me donnes ta liste de courses pour la semaine !
- Hooo, Monsieur n'est pas content ! Eh bien Monsieur va la fermer ou moi je vais casser la gueule à Monsieur, c'est clair enfoiré ?!
- Allez, passe-moi ta mallette d'obsédé et ferme-la, vieux con... "

Voilà comment, une fois de plus, je vais me taper ses missions débiles. Si Gyudjal me prend lui aussi la tête, je fais un meurtre, c'est clair. Le gros me jette le colis dans les bras et me fais signe de la main de me casser. Il en avait pas besoin, je comptais pas pourrir ici. Je pars en claquant la porte et prends une direction, mais pas celle de la ruelle demandée. Non, ras le cul, je livrerai ce trou de balle plus tard, voire jamais, ça me les brise trop leurs conneries. Ce vieux abruti se croit malin, mais il ne sait absolument pas où j'habite et n'a aucun moyen de pression sur moi si jamais je venais à le trahir. Il serait bien emmerdé si je refilais la marchandise à l'Aera en leur dénonçant le repaire, tiens...

J'avouerai que je sais pas où je vais. Mais en tout cas, je sais que j'y vais. Je cours, vite, prend de grandes bouffées d'air et inaugure des chemins. Je prends appui sur les murs pour monter aux toits, je saute, je vrille, j'atterris, je vis. J'adore ça, c'est tout ce que je demande, qu'on me foute la paix et que je puisse courir comme je le veux. Mais, je me fais déjà remarquer par les passants... rien qu'en me voyant, les gens me soupçonnent d'être un livreur. Fait chier... Allez, je vais faire demi tour et apporter le paquet au chauve avant de vraiment me faire trouer la peau. Je ne sais pas trop où je suis, mais je vais quand même tenter de retrouver la ruelle en passant par un autre chemin. Eh, le soleil est déjà bien élevé, j'ai passé pas mal de temps à faire le con... Mince, vais me faire tirer les oreilles pour ça... Faut que je me grouille. Je fais s'épaissir mes cuisses et mes mollets, encore et encore, mes veines en deviennent si grosses que je vois leurs formes à travers mon futal, et je cours de toutes mes forces. J'avance, tourne à quatre-vingt dix degrés dans les virages en m'aidant des murs des maisons, et ne fixe que devant moi, la direction dans laquelle je dois aller. Je prends de plus en plus de vitesse, je dépasse déjà largement les véhicules maintenant, à ce stade-là, si je me mange un mur je risque d'y passer... J'adore ça, l'adrénaline, la tension, le cœur qui bat, j'en raffole. Je suis resté un grand gamin, en fait.

Je m'amuse je m'amuse, et au détour d'une rue, juste derrière l'angle, je vois une fille courir en ma direction. J'ai le temps de réagir, mais mes jambes refusent de dévier leur trajectoire... Merde, j'ai trop de vitesse, je peux plus l'éviter en tournant, fait chier !

Aaaaaaaaaah ! Bordel, ma jambe, je me suis cassé le genou ! C'pas le moment, j'ai encore du chemin à faire bon sang... Mais quel con, quel con de courir comme un demeuré en pleine rue ! Putain Shyse mais que t'es con ! Et la fille, je l'ai pas blessée ? J'ai su sauter sur le côté avant l'impact, mais j'ai pris mon genou dans son épaule... J'espère qu'elle va bien... Tu parles abruti, y a pas moyen qu'elle aille bien, c'une fille et je lui ai éclaté l'épaule, elle doit souffrir autant que moi, sauf qu'elle n'y est pour rien, elle. Rhaaa, le souci c'est que j'ai pas le temps de m'assurer de sa santé, faut que j'y aille... 'Tain... Je fais quoi... Et puis merde.

Vous allez bien ?

Et galère, elle est tombée sous le choc...

Je suis vraiment désolé, c'est entièrement ma faute... Vous n'avez rien de grave ?

Comment je fais si elle a quelque chose de cassé ? Je l'amène à l'hosto ? J'appelle quelqu'un pour l'aider à ma place ? Je me suis mis dans la merde jusqu'au cou bordel... Cette journée ne pouvait définitivement pas être pire...
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Mar 9 Avr - 20:08
Un mal de chien.
Je n'était pas contente ! Comme le monsieur pas content du dessin. Je savais ce qu'était cette sensation, c'était de la colère et de la tristesse. Je pouvais même faire le chemin de ces sentiments. J'étais triste parce que mon gentil monsieur n'est plus le même et m'a abandonnée. J'étais en colère parce que mon gentil monsieur ne comprenais rien, et que en plus j'étais par terre. Je pleurais parce que j'en avais marre, assez, et que j'avais mal. Pourquoi est-ce que tout donne mal à la tête … à l'épaule ? Oui j'avais mal à l'épaule. J'ouvris les yeux, un jeune homme par terre, tenant son genoux et faisant un tête comme le monsieur pas content aussi. Je compris alors, que ce jeune homme était celui qui m'avait mis à terre. Comment ça se faisait? Je courrais sans vraiment regarder, peut-être qu'on s'était percutés. Probablement en fait, et je crois même que lui aussi courrait.

Il s'excusa, se leva... Je ne comprenait pas trop cette attitude. Peut-être avait-il peur de moi ? Ou il fuyait quelque chose ? Ou il était pressé ? Me concentrer sur ce garçon me faisait oublier le reste. J'étais contente de me poser cette question, alors je lui attrapa la manche et je lui demanda :

« Tu vas mourir ? »

Tout à coup un 'crac' se fit entendre. Je regarda autour de moi pour voir d'où il venait, avant de me rendre compte que c'était la douleur à mon épaule qui s'intensifiait. Elle semblait d'ailleurs un peu … décalée. Je n'arrivais plus à la bouger. Mes larmes seraient donc pour ça ?

« Aïe... »

Je lâchai la manche du jeune homme, je regardai mon épaule assez fascinée. Je tentai de la toucher du bout des doigts.

« Aïe ! »

C'était comme si une chaleur inconnue grandissait dans mon épaule. Je suis sûre que un chaud comme ça pouvait faire cuire des crêpes. Je savais bien que ce n'était pas normal. Mon gentil monsieur m'a toujours appris que lorsque je partais en mission pour assassiner quelqu'un, quand je me blesse, je dois me cacher et l'appeler. Je tentais de me relever tant bien que mal, mais je titubai un peu sur mes jambes. A vrai dire cela allait faire plus d'une journée que je n'avais pas manger décemment. Puis, je me souvins alors que je n'avais pas pris de quoi appeler mon gentil monsieur, parce que bien que je m'étais préparée comme si je partais en mission d'assassinat, c'est à dire combinaison, bottes noires, matérielle d'escalade, et autres dans un petits sac à dos, je n'avais pas fini. D'ailleurs je n'avais même pas de mission puisque mon gentil monsieur ne me ferait plus travailler. J'étais bien restée une ou deux minutes immobile comme ça, les yeux perdus dans la réflexion. Ensuite, me rendant compte à nouveau de ma situation. J'oubliai ce qui m'entourait, et je pleurai.

« G... gentil monsieur... »
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Jeu 18 Avr - 19:39
Mince... J'ai vraiment pas assuré. J'ai fait pleurer une fille...
Enfin, si elle pleure uniquement parce qu'elle a été surprise, ça va. J'espère qu'elle n'a pas eu trop mal, c'pas bon pour le karma de blesser une fille, ça non. Mais bizarrement, j'ai l'impression qu'en me voyant elle a arrêté de pleurer. Elle m'a l'air un tant soit peu... étrange, cette fille. Je ne sais pas encore dire en quoi, mais ses réactions, sa gestuelle sont peu communes. Dommage pour elle, parce qu'elle est mignonne. Ho, elle m'attrape la manche, comme quoi elle peut bouger.

Elle m'a dit quelque chose mais j'ai dû mal comprendre... Si j'allais mourir ? C'était une question ou une menace ? 'Tain, je le savais qu'elle était bizarre cette fille ! Elle va me donner le mauvais œil, je serai maudit sur 50 générations, à tous les coups ! De toutes les filles de la planète, il a fallu que je tombe sur une poltergeist !
Attends, je m'emporte peut-être un peu. Sûrement, même. J'ai pas rêvé, son épaule a craqué méchamment... Enfin vu son état, je suppose que c'est l'épaule, elle est complètement déboîtée ! Remarque, mon genou c'est un peu pareil, j'ai du mal à tenir dessus, tout mon poids repose sur mon autre jambe. Je ne vais plus savoir courir avant un moment, je le crains.

Je ne sais pas quoi lui dire... Elle doit souffrir le martyre, son bras est en lambeaux et c'est ma faute, un "pardon" ne suffit pas dans ces cas-là, n'est-ce pas ?

"Bouge pas, je vais t'emmener voir un médecin !"

Ce que je peux être idiot, comme si elle allait bouger... Tant pis. Je fais un pas de plus vers elle dans l'optique de la relever, mais à ce moment je sens mon tendon perdre toute flexion, et mon genou lâche, je m'effondre sur le goudron, à côté d'elle. Lors de la chute, je me fais encore plus mal. Je me retiens de crier comme je peux et saisit ma jambe avec mes mains. J'suis risible, à être trop blessé pour aider ma victime...

"... Ça va peut-être attendre, en fait..."

Elle ne m'écoute même pas, elle est perdue dans ses pensées... Ou alors elle a fait une syncope ? Ça ne m'étonnerait que modérément, la douleur a tendance à mener au comas. C'pas plus mal, au moins je pourrai la transporter sans être embêté.
Ha non, elle se réveille. "Gentil Monsieur" ? Moi ? C'une blague ? Je lui ai massacré le bras ! Elle est saccagée, cette enfant ! Mon choc a dû lui taper sur la tête en plus de l'épaule, j'vois que ça... Elle est trop fine aussi, son squelette doit tenir par l'opération du saint esprit avec si peu de muscles pour tenir tout ça ! Encore une de ces filles qui ne pense qu'à être belle quitte à être faible alors que tout le monde veut égorger tout le monde dans ce pays. Inconsciente...

"Euhm... Écoute-moi euh... Toi. C'est moi qui t'ai blessée en te rentrant dedans, ok ? Je te paierai les frais médicaux, tout ça, aucun problème, excuse-moi vraiment. Mais là, je peux pas me lever, laisse-moi une seconde."

Je ne sais pas non plus pourquoi je lui parle comme si elle était attardée, si je me trompe sur elle et qu'elle le remarque elle va me haïr pour toujours. Mais pourtant c'est l'impression que j'ai, qu'elle a du mal à comprendre ce qui lui arrive. Sinon elle m'aurait déjà traité de connard, inévitablement.
Quoiqu'il en soit, j'vais pas camper au milieu de la route des heures, faut que je me lève. Je fléchis mon genou valide et prends appui dessus pour me dresser. Lentement, j'arrive à me tenir debout. Le peu de poids que j'applique à mon membre blessé me fait souffrir le martyre, mais j'ose pas me plaindre, elle ne dit rien, elle, alors qu'elle a une blessure bien plus grave que la mienne. Je me penche et passe ma main dans son dos. Je ne sais pas comment je vais faire pour la lever voire la porter dans mon état, advienne que pourra.

"Tu peux te lever ? Doucement, sans geste brusque, je vais t'aider."

J'aide rien du tout, je peux pas compenser son poids avec un seul appui, c'est physiquement impossible... À la rigueur j'aide son dos à se tenir droit mais c'est tout...
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Ven 19 Avr - 23:35
Comme dans la vraie vie.
J'étais vraiment triste. On m'avait arrachée beaucoup de choses et j'aimais pas. J'avais réussi à obtenir des choses depuis que j'avais quitté ma chambre blanche. Quelle était cette sensation ? Je ne l'aime vraiment pas, elle est désagréable.

« J'ai mal . »

Je murmurais ces mots en regardant le sol. Je restais ainsi, sans envie ni de me relever, ni de trouver un sens à ce que je faisais. En fait j'en avais assez d'essayer de chercher à comprendre. Tous ces efforts ne m'ont menés qu'ici, avec un jeune garçon qui se pressait à vouloir se relever. Il avait de comprendre lui, de savoir ce qu'il faisait. Je ne suis pas à l'aise avec les gens. Je sais que... je suis très centré sur moi comme me le disait mon gentil monsieur, mais aujourd'hui, je sais que je devais comprendre plus qu'auparavant. J'avais mal dans cette sensation étrange qui m'habitait, et j'avais mal à mon épaule. Une personne qui me bouscule, auparavant, je l'aurais simplement tuée. Mais là je lui ai demandé ce qu'il faisait pour être tant pressé. En fait, j'étais vraiment perdu pour avoir réagi ainsi. On s'en fou de savoir s'il va être tué ou non, s'il est poursuivi. Ce qui compte vraiment c'est les consignes non ? La consigne c'est : pas de contacts inutiles.

Je relevai les yeux sur lui, et je fus surprise de voir, que pour sa part, il réagissait autrement. Il se préoccupait de mon état. Un peu comme mon gentil monsieur. Mon gentil monsieur était mon presque seul contact en dehors des missions. Après tout, mon gentil monsieur n'est plus ce qu'il était, et puis, je n'étais plus dans le cadre d'une mission. Je n'étais pas Moï V., mais bien Moïra. Les frais médicaux ? M'aider ? Il était bien comme lui. Il ne réagissait pas seul, pas comme moi. Dans tout les cas, il semblait blessé lui aussi, tout comme moi à l'épaule. Quand je vois quelqu'un de telle manière blessée, la consigne est simple : l'achever, sans trop de souffrance ni de bruit. C'est ce que j'aurais fait dans le cadre d'un mission, mais encore une fois, ce n'était pas le cas. Je ris légèrement.

« Hihi... C'est drôle de voir quelqu'un blessé se remettre debout. »

Je me levai tant bien que mal aussi, refusant son aide. Je lui souris. C'était amusant de ne plus être dans le cadre d'une mission.

« Par contre moi, je ne peux pas aller voir de médecin. Mon gentil monsieur m'a dit que ça pourrait être dangereux pour moi. »

Je m'arrêtais un instant. Mon regard se perdit de nouveau dans mes pensées. Je ne pouvais retourner chez mon gentil monsieur. Et j'étais blessée. Comment allais-je mon sortir. Décidément, je n'étais rien sans mon gentil monsieur. Je me sentais de nouveau perdue et dépassée. Quelques larmes coulèrent de mes yeux, et je poussai un long soupir. Mon but... ma planète... la planète de Moïra. Il fallait que je garde ça en tête. Là, j'allais m'amuser à ne plus être dans une mission.

« Hihi... je suis bien embêtée sans mon gentil monsieur... que faire... ? »

Je le regardais intensément, analysant ses traits pour bien les ancrés dans ma mémoire. J'affichais un sourire avec quelques larmes qui coulaient par mégarde. Je me dis que pour bien m'amuser, je devais faire comme dans les films que j'avais vu. Avoir des contacts avec les gens, etc … Ça devait être comme ça la vie en dehors des missions sans les consignes. La vie comme mon gentil monsieur la vivait, ou comme ce garçon. Allez ! Je devais me forcer ! Je serrai rapidement les poings, et tout sourire, mais un peu crispée, je pris sa main. Le contact me fit un choc électrique. J'allais le tuer. Je dissimulais ça par un sourire et une attitude crispée.
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Ven 26 Avr - 10:30
... Je... À quoi est-ce qu'elle joue, bon sang ?! Il a fallu que je renverse la seule fille de la planète qui "ne peut pas aller voir de médecin" ! Saleté, je te jure... Et puis on voit immédiatement qu'elle est tarée ! Une personne censée saurait se décider entre pleurs et rires ! Nan puis choper ma main comme ça... C'est malsain, quoi... Non vraiment, je la comprends pas cette fille... Puis c'est qui, ce "Gentil Monsieur" ? Le mec tellement taré qu'il lui conseille de ne pas aller voir de médecin ? Ce type se fout de sa gueule, c'est évident ! Pourquoi ne s'en rend-elle pas compte ? Moi je veux bien l'aider, mais il faut qu'elle y mette du sien...

- Euh... C'est bien que t'aies pu te lever seule, vraiment, mais...

Mais pas qu'elle me prenne la main comme ça quoi... Puis ces larmes, attends ça va quoi, chacun ses emmerdes. Nan je sais que c'est pas gentil, mais à un moment donné faut pas se foutre de ma gueule. Je lui propose de l'emmener voir le médecin, elle veut pas, et là elle me tient la main ? Et puis quoi encore ? Faudrait que je la ramène chez moi ? Non, c'est crevard je le sais, mais et c'est pour cette raison que c'est en toute subtilité que je retire ma main de la sienne. Cela dit, difficile de refuser la chaleur d'une main en ces temps. En fait, je pensais pas que ça serait aussi dur.

- Vraiment désolé, hein. Mais, c'est que, ça me gêne...

Joli mensonge pour cacher qu'elle m'emmerde. Enfin, c'est moi qui l'ai blessée donc je vais m'arranger pour la soigner, mais qu'elle ne vienne pas jouer les filles perdues qui cherchent un soutien, quoi. Je répare ma connerie, puis adieu la compagnie. J'ai pas besoin d'amis, moi. Non mais. Et j'aimerais bien comprendre ce que ça voulait dire, "C'est drôle de voir quelqu'un blessé se remettre debout". Ça doit être parce que j'ai trop longtemps bossé pour des enflures, mais je ne peux m'empêcher de l'interpréter comme étant une réplique d'assassin-type. Mais ça, c'est mon esprit malsain qui me joue des tours, cette gamine ne peut pas penser à ça. C'est forcément qu'elle trouve marrant de voir quelqu'un avoir du mal à se lever parce qu'il est blessé. Elle ne doit pas être habituée à voir des gens souffrir, c'est tout... J'espère...

- C'est quand même dommage que tu ne puisses pas aller voir de médecin... Comment fais-tu d'habitude quand tu es blessée ? Bon enfin moi je veux bien t'aider, mais je sais pas soigner ton épaule tout seul...

Et puis je serais volontiers allé voir un médecin pour ma jambe, personnellement. Mais je ne sais pas pourquoi, je sens qu'il va falloir que je la ramène chez moi, celle-là... C'est qu'elle me fout un peu la trouille, en fait... Elle est trop mignonne pour être vraie, c'te fille...

- Tu veux retourner chez toi ? Enfin, hum... tu en as un, de chez toi... ?

J'ai failli oublier que les habitations étaient chères ici et que beaucoup de gens vivaient au jour le jour, sans spécialement de toit. Si elle n'en a pas, le moins que je puisse faire est de l'héberger le temps de lui trouver quelqu'un pour la soigner. Avec un bras en moins, elle ne pourra rien faire toute seule. J'ai l'art de me mettre dans la mouise, quand même.
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Jeu 2 Mai - 17:59
Petite Aventure
Je me lève seule, bien entendu, comme d'habitude. Une main peut être dangereuse, elle peut étrangler, écraser, massacrer. Je ne me laisserais pas berner par une main. Je crois que c'est pour ça que, jusque là, je n'avais pas oser encore avoir vraiment de contact avec les gens, comme dans ces films ou dans ces livres, ou comme mon gentil monsieur avec cette femme étrange. J'avais essayer cette fois-ci, mais il avait coupé court au contact. A vrai dire, tant mieux, je pense que durant ce contact, s'il avait fait un mouvement brusque, même si ce n'était pas pour me tuer, moi je l'aurais assassiné. Par simple mesure de sécurité, ça va de soi. Je souris toujours, cette expression sur le visage commençait à me faire mal, mais je savais que je devais la tenir. Je ne voulais plus être neutre. Mon gentil monsieur m'avait bien expliqué comment ça marchait les expressions du visages. Il est vrai que si je souris trop, il m'avait dit que je passais pour une folle. Pour moi tout ça n'avait aucun sens, mais lui il souriait quand il était en compagnie des autres. Moi je voulais faire de même, assez des ordres ! Je voulais essayer de l'imiter. Folle ou pas folle, lui le faisait bien.

« On s'excuse quand on désobéit. Tu n'as pas désobéi, alors tu n'as pas à t'excuser. »


Mon épaule me faisait de plus en plus mal, mais je tentais de ne pas me focaliser sur la douleur. Je sentais qu'elle ne me répondait plus. C'est alors que j'entendis quelques chose derrière moi. Nous étions dans une ruelle, mais je sais que dans la rue perpendiculaire au fond, c'est assez animée puisqu'il y a pas mal de commerces. Pourtant, je l'oubliais à cette instant. J'étais déjà assez tourmentée par ce qui venait de se passer chez mon gentil monsieur, j'avais tuer dans notre chez nous, et me voilà à la rue sans rien, juste mon équipement, et une épaule qui me faisait mal. De plus, ce garçon avec qui je jouais la comédie commençait à arriver à mes limites, et me stressait d'avantage bien que je devais rester avec lui. Habituellement, je me serais enfuie chez mon gentil monsieur, mais là je ne pouvais pas. Mais cessons, d'épiloguer sur mon humeur, autant dire que ce jour-là, elle était massacrante. Je ne réfléchis pas à l'entente de ce bruit, même en connaissance de notre situation géographique. Je sortais mon arme et je tirai.

Ça va, ce n'était qu'un gosse. Il n'était pas touché, à vrai dire, mon état mentale était au bord de la crise, et jouer la comédie avec ce garçon n'avait rien améliorée. J'avais donc malheureusement manquée mon coup dans cette précipitation. Le garçon fit de grands yeux, comme le bonhomme surpris de mes images. Je vis des silhouettes s'arrêter dans l'angle de la rue où on se trouvait. Je me tournais vers le jeune homme qui m'avait bousculée. Je n'avais pas le choix, c'était bien mieux que d'être seule vu que je ne pouvais plus compter sur mon gentil monsieur. Je le soulevai et je l'attirais dans une course folle. Je courus jusqu'à ne plus en pouvoir, je le cachai dans un tas d'ordure, le poussant avec force, limite en le jetant, puis je repris seule ma course pour ne pas faire prendre pour responsable de ce coup de feu. Cela faisait longtemps que je n'avais plus trop fait d'exercice avec mon instructeur, je me fatiguais plus vite.

Je finis, après m'être assez déplacée et débarrassée des éventuels importuns, par revenir sur mes pas. Je devais avoir laisser ce jeune homme un peu moins d'un quart d'heure. Je le retrouvai enfin.

« Désolée, je n'ai pas réfléchie, c'est mon souci... Maintenant j'ai encore plus mal à l'épaule... Je ne sais pas quoi faire. On t'a pas embêté ? »

Je tentai de m'étirer un peu, j'avais quand même beaucoup couru. Je tentais de l'observer, mais je n'arrivais pas à l'analyser. A vrai dire, je pense qu'il avait du pas aimer que je le transporte sur 20 mètre avant de le balancer. Il avait mal à sa jambe, je ne suis pas idiote, je sais ce que c'est que d'avoir mal.


« Je ne peux pas voir de médecin mais habituellement y en a un qui vient me voir chez mon gentil monsieur. Mais là je ne peux plus y retourner. On dit toujours c'est donnant. Je te donne un truc et tu restes avec moi parce que là j'ai mal. »

Je ris légèrement.

« En plus on a vécut une aventure ensemble, donc ça fait de nous des amis d'aventure ! »
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Sam 4 Mai - 13:22
J'étais content de savoir qu'elle ne m'en voulait pas d'avoir retiré ma main, elle aurait aussi bien pu se vexer. Elle n'a pas l'air méchante du tout, en fin de compte, même si elle dit toujours des trucs bizarres. Je pourrais m'amuser à analyser chacun de ses mots, mais est-ce que ça amènerait quelque part ? Ne parle-t-elle pas sans réfléchir ? Aucune idée. De toute évidence elle a... quelques soucis mentaux, on va dire ça comme ça. À première vue, elle semble fragile et gentille. Je m'en veux vraiment de lui avoir massacré l'épaule... faudrait que j'assume et que je la fasse soigner par quelqu'un. À la rigueur, je pense savoir quoi faire pour la soigner. Lui remettre brutalement l'épaule en place, puis attendre que la douleur cesse. Je pourrais le faire, mais je voudrais pas faire de connerie... et elle a déjà assez souffert. Mais merde, je ne sais pas comment la faire soigner, ça me saoule. Pourquoi ne peut-elle pas voir de médecin, bon sang ?!

C'est mignon, y'a un gamin qui s'avance vers nous. Il avance avec ses grands yeux ronds d'enfant qui ne comprend pas ce qui se passe, il a dû nous voir nous heurter. Je me demande comment cette fille va réagir à l'approche d'un enfant. A-t-elle un esprit maternel, ou pas ?
...
On dirait pas.

- Mais... mais putain qu'est-ce tu fous, c'est un gosse !

Elle est tarée, oui ! Et d'où elle sort ce putain de flingue ?! J'ai rien dit, cette fille est possédée, une grande dangereuse complètement tarée ! Dans quelle merde est-ce que je me suis foutu maintenant ?! 'Tain, j'ai envie de l'attraper par le col pour la secouer, mais elle en souffrirait vachement... Et si je l'engueule elle va pas comprendre, et qui sait, elle va peut-être me flinguer moi aussi ? Hein ?! Hein... ? Mais c'est qu'elle me soulève ! Ça a l'air d'aller mieux l'épaule !

Je rêve, ou elle m'a soulevé sur 20 mètre et m'a balancé dans les ordures ? Je vais la tuer. C'est ça, je vais juste calmer ses souffrances si la police l'a pas chopée avant moi. Attends, la police ? Si elle me voit, que va-t-elle faire ? Merde... Maintenant que j'y pense, avec ma jambe, j'aurais pas su me cacher et la police m'aurait trouvé. Aurait-elle fait ça pour me protéger ? J'ai du mal à y croire, mais il n'empêche que...
Je sors lentement ma tête de la ruelle où elle m'a laissé, et je vois des voitures de police patrouiller. Enfin, police, c'est vite dit, on reste sur Mars. Elle est rattachée à la mafia, cette police. Elle a fait vite n'empêche . Cette fille serait peut-être recherchée ? Ça ne m'étonnerait pas, à vrai dire. Tirer sur quelque chose de non identifié en pleine rue, faut pas être nette. Mais à sa façon, je crois qu'elle m'a aidée. Elle aurait aussi bien pu me tirer une balle dans l'autre jambe, me jeter le flingue dans les bras et se barrer. Elle ne l'a pas fait. Il n'empêche que je suis mal barré pour rentrer chez moi avec tous ces flics. Je vais attendre un peu qu'ils partent.

Ça fait bien 15 minutes que j'attends, et 5 minutes que je n'entends plus la moindre sirène de police. Je sors de cette ruelle. Ho, et qui c'est que je trouve ? L'autre hystérique. Qu'est-ce qu'elle a fait pendant ce quart d'heure ? Elle a tué tous les flics ? Ça ne m'étonnerait plus. Je m'avance vers elle sans vraiment sembler fâché, car je ne le suis pas. J'essaie de me dire qu'elle a flippé, qu'elle a tiré sans réfléchir, apeurée, puis qu'elle a cherché une solution pour nous sortir d'affaire tous les deux. Et si cette version est quelque peu erronée, tant pis, j'ai pas envie de me prendre la tête avec elle. Elle est dangereuse, blessée par ma faute, et mignonne. Trois bonnes raisons de ne pas lui en vouloir.

Étonnamment, c'est elle qui prend la parole la première. Elle s'excuse et confirme ce que je pensais, elle a paniqué. Et maintenant je comprends un peu mieux cette histoire de médecin, de gentil monsieur. Elle veut que je reste avec elle ? C'est le moins que je puisse faire. Elle n'avait pas demandé à se faire emboutir l'épaule par un genou fonçant à 50 kilomètres/heure sur elle. Je soupire, plonge mon visage dans ma main, et souris. Je n'arrive même pas à lui en vouloir... J'suis pas fait pour être mafieux.

- D'accord, c'était rien, ne t'en fais pas. Je vais t'amener chez moi, si ça ne te dérange pas. On y sera moins dérangés par les gosses, haha. En plus, tu m'as l'air d'avoir beaucoup de choses à raconter.

Pour me faire pardonner de tout à l'heure, je lui saisis la main. Pour une raison que j'ignore, je me souviens de tout à l'heure, quand elle pleurait, m'a serré la main, et que je l'ai envoyée bouler. Je suis vraiment pas doué dans les relations sociales...
Je marche en direction de ma demeure tout en lui tenant la main. J'ai l'impression que ça la rend aussi à l'aise qu'à moi... Pour oublier ce fait, j'essaie d'entamer un sujet de conversation.

- Je m'appelle Shyse Taanh, je travaille comme livreur. J'ai 21 ans et je suis terrien. Et toi ?

J'y vais franchement, j'épargne juste certains détails, comme le fait que je bosse pour la mafia. Pas envie de mourir d'une balle dans la tête juste pour ça. La douleur à la jambe me suffit amplement. D'ailleurs elle me ralentit toujours aussi sérieusement, je sens bien qu'elle doit m'attendre continuellement. Je tourne mon regard vers elle, et j'arrive pas à m'empêcher de sourire. Elle est... à la fois mignonne et marrante, quand elle ne se sert pas de son flingue. Sa façon de regarder les choses, sa façon d'être, on sent qu'elle est différente. Comment ne pas l'être, dans une ville aussi pourrie ? Je te le demande un peu...
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Mer 29 Mai - 15:20
Présentations.

Je suis contente dont la façon où les choses tournent. J'ai l'impression que ce garçon est... gentil avec moi. Pas comme mon gentil monsieur en fait, c'était quelque chose qui s'approchait un peu plus de ma relation que j'avais eu avec Aracknur. Sauf que j'avais l'impression qu'il était tout de même différent de lui. Alala, pourquoi dans ce monde il n'y a que des exceptions aux règles. Les lois que j'apprends par cœur pour comprendre ces choses qui m'entourent semble... bien inutiles en fait. Même si c'est tellement plus simple ainsi. Je continuais à sourire. Lorsqu'il me prit la main, je me crispai légèrement, comme d'habitude, mais très vite, je me détendis pour me laisser porter par les exceptions. Les exceptions font peurs, tout comme l'inconnu en fait, cependant, j'avais cette fâcheuse impression qu'en fait, j'aspirai à cela. Auparavant, je voulais juste trouver ma planète, une planète qui serait régie que par des lois déterminées, et où je comprendrais tout sans craindre de rencontrer une exception qui me rende folle. C'est étrange, je voulais trouvais dans le nouveau, quelque chose qui m'apporterait que de l'habituel. C'est ce que j'aimais chez mon gentil monsieur. Des règles, des consignes précises. Petit à petit, tout changea. La mission concernant le Doc prit fin sans que je ne n’aboutisse. Ce paradoxe qu'apportait l'échec m'était inconnu, et m'a fait peur, et me fait encore peur. Je suis ici dans la rue, avec ce garçon qui me prend la main, et je ne tremble plus vraiment face à l'inconnu. Il avait beau m'affecter assez souvent ces derniers temps, je commençais presque à l'apprécier...

Je baissai les yeux, bien contente qu'on ne me fuit pas. Je ne dis rien, parce que c'est souvent lorsque je m'exprime qu'on me fuit encore plus. Je me tais, et je suis bien contente d'être ici. Mon axe de gravité balançait d'une jambe à l'autre, donnant un mouvement de ballottement marin. Mais je ne savais rester immobile trop longtemps, je me balance souvent, et pour une fois qu'on ne me fuit pas, c'est bien.

« Moi c'est, Moïra Valtusmin, Moïra Tenderston, Moïra, Moï V., Moï, 'eh toi', mademoiselle, et pleins d'autres encore ! J'ai pleins de noms parce que je suis importante ! Et je... travaille pour mon gentil monsieur. Mais... plus maintenant. Je n'ai plus de consignes. Alors je suis là... toute seule. Je m'ennuies, et je crois que je suis perdue. Tu veux bien rester avec moi ? »

Je lui serrais un peu la main. Nous finîmes par avancer vers 'chez lui'. J'étais contente. C'est vrai que la douleur de mon épaule allait crescendo. Ça faisait mal, encore plus, encore encore plus, encore encore encore plus...

« Je ne vais plus avoir mal chez toi ? Et toi aussi t'auras plus mal ? »

Je regardais les rues défilaient, levant les yeux, les faisant tournoyer de droite à gauche, puis de gauche à droite. J'avais mal, le balancement permettait de m'échapper.

« Tu viens de ton chez toi ? Moi je viens de loin, d'une chambre blanche... En fait, je ne sais pas exactement d'où je viens, mais je sais où je vais. Je vais sur une planète qui sera la mienne. Ce sera mon monde, et je comprendrais tout sur tout. Et toi tu sais où tu vas ? »


[court je sais, mais avec le bac je manque d'inspiration pour le rp. Ca me fait quand même plaisir de te répondre:D et bonne chance à toi pour tes exams!]
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Lun 8 Juil - 17:23
Elle n'est pas comme moi, elle est beaucoup plus... vivante. Peut-être un peu trop, je ne tiendrais pas deux heures à sa place, je mourrais de fatigue. C'est marrant, les rencontres... faudrait que je m'y mette. Quoique, à la réflexion... à chaque fois les gens finissent par m'énerver. Si ce n'est pas de suite, c'est après dix minutes de conversation. Mais là, on atteint sûrement les dix minutes, et je la supporte toujours. J'ai même envie de la connaître davantage. D'après ce que j'ai compris, un type lui donnait des missions, et étant donné le personnage ça devait être des missions d'assassinat. Comme elle ne semble pas se souvenir de son enfance, elle n'a aucune référence en terme de morale, et fait donc ce que ce type lui disait de faire. C'est peut-être pas une mauvaise personne au fond, je n'en ai pas l'impression... il lui faut juste du soutien.

Tseuh, c'est ce que j'aimerais bien, ouais. Être le grand-frère tuteur d'une jolie fille comme elle. La réalité n'est pas si belle... elle doit un peu aimer tuer les gens, quelque part. Tant que c'est pas moi, je n'y vois pas d'inconvénient. Pour survivre il faut être prêt à tuer dans cette ville, je ne peux donc pas le lui reprocher. J'aimerais juste qu'elle ne m'attire pas d'ennuis...

Et je réfléchis, mais elle elle ne s'arrête pas de parler une seconde. Déjà son nom, j'ai rien compris. Moïra Tenderson ou Moïra Valtusmin ? Valtusmin ça ne ressemble à rien, Tenderson est courant chez les terriens anglais. Soit c'est Tenderson et elle est terrienne, soit c'est Valtusmin et c'est une marsienne. Je vois ça comme ça. De toute façon je me contenterai de Moïra. Joli prénom, cela dit. Mais... elle pose beaucoup trop de questions, j'arrive à peine à toutes les mémoriser ! Là, je crois qu'elle a fini, je devrais pouvoir en placer une.

- J'essaierai de te faire soigner, mais je ne te promets rien. De toute façon tu ne me déranges pas, tu pourras y rester jusqu'à ce que tes blessures guérissent... Promis, je resterai avec toi le temps qu'il faudra.

J'ai vraiment dit ça... ? Faut croire. Quant à ma blessure, elle serait dégoutée de savoir à quel point je vais guérir avant elle. Je préfère ne même pas en parler.

- Où je vais ? Dans le mur. J'ai choisi une voie dont on ne sort pas facilement, et pourtant je ne la supporte plus... Je ne sais pas comment ça va se terminer, si tant est que ça termine un jour. Dis, tu me ferais une place dans ton monde ?

Finis-je avec un sourire amusé. J'ai même pas eu besoin de me forcer... Elle a vraiment l'air inoffensive, comme ça. J'en oublierais presque l'épisode du gamin. C'est... un peu terrifiant, d'être avec elle. Mais... c'est tellement agréable aussi, de pouvoir parler et sourire et y prendre plaisir... J'aimerais ne plus avoir de doute sur elle, pour en profiter pleinement. Être certain qu'elle ne va pas me coller une balle dans la tempe à tout moment. Elle doit douter de moi elle aussi, je suppose... Aussi naïve soit-elle, au fond elle ne doit pas me faire complètement confiance. Moi je sais que je ne ferai jamais de mal à quelqu'un qui n'a pas de mauvaises intentions, mais je n'arrive pas à transmettre aux autres ce sentiment, à leur faire comprendre qu'ils ne craignent rien de moi. Pourquoi ? J'ai vu des gens qui semblaient tellement inoffensifs... Elle, par exemple. Si elle n'avait pas tiré sur ce gosse, je la considèrerais comme une gentille fille un peu spéciale. Parce qu'elle est chaleureuse dans ses propos ? Souriante ? Pourquoi moi je tire la gueule et que je suis froid ? Je ne me force pas à sembler amical, en même temps... peut-être que c'est ce qu'elle fait, elle ? Peut-être se force-t-elle à sourire ? Faudrait que j'essaie.

Je prends le sourire le plus décontracté dont je sois capable, et je pose ma main sur sa tête, en essayant de ne pas la décoiffer.

- Je suis content de te connaître, Moïra ! Tu m'as l'air d'être une personne bien !

Je ne sais pas si ça a marché, mais... moi, rien que de le dire, ça m'a fait plaisir.
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Jeu 11 Juil - 22:22
Qu'est ce qu'on fait ?
Tu comprends c'est quoi le bien et le mal toi ? Moi j'ai jamais su. Je reconnais même pas les autres à vrai dire, autrui et si... imperceptible. Je ne vois que des visages sans vie, et j'observe avec minutie leurs traits pour personnaliser les identités. Pourtant, quand je reçois, je le ressens. Certaines personnes prennent une toute autre dimension parce qu'ils arrivent à m'atteindre, à se distinguer. Ça n'arrive pas tout le temps, et parfois on doit faire un gros efforts pour réussir. Celui-ci je ne connaissais toujours pas son nom, et pourtant, il prenait cette dimension. Peut-être parce que j'avais mal à cause de lui. C'est vrai ça, c'est lui qui m'a fait mal. A vrai dire, j'avais bien besoin de ça avec tous ce qu'ils m'arrivent. Je ne lui en veux pas. Ce que j'aimerais, c'est que l'on me fasse ça plus souvent, ça rompt le terrible ennui qui m'oppressait. Auparavant mon gentil monsieur savait le rompre l'ennui, mais aujourd'hui il m'a enfermé à l'intérieur et à sûrement perdu la clef.

Il va nulle part... Qu'est ce que ça veut dire ça. C'est étrange, mais je me suis dit que c'était mal. Je me suis imaginer l'espace d'un instant, moi, ne voulant plus aller trouver mon monde si extraordinaire. Non, vraiment non, ce n'était pas envisageable ! Lui aussi devait bien s'ennuyer, mais il me dit faire quand même des choses... Il m'intéresse. Mon gentil monsieur m'a pourtant toujours dit que ce n'était pas bien de poser la question directement lorsque l'on cherche à savoir quelque chose. La curiosité s'assouvit par bien d'autres moyens : l'espionnage, l'interrogatoire forcée... la mort ? Oui la mort casse toute curiosité. Je le garantie.Je regardais vers le ciel, et je ne répondis pas tout de suite. La spontanéité me prit, et je n'ai pas réfléchi longuement à ce que je lui ai dit. Ce n'était pas bien, mon gentil monsieur n'aurait pas été d'accord. Mais je lui dis quand même :

« Bien sûr, tu pourras y aller aussi, comme ça tu sauras un peu ou tu vas. »

Je levai de nouveau les yeux au ciel. Je cherchais à comprendre un peu mieux notre situation. Il m'avait fait mal, on a vécu une aventure ensemble, et là j'allais chez lui. C'est sûrement quelqu'un de … gentil. Ça c'est sur. Toutes les personnes gentilles m'emmènent chez elles. Un médecin ! Non peut-être pas, il ne semblait pas sur de lui quand on parlait de notre mal. Alors c'est... ohlala c'était pas facile à définir. J'étais pas en mission, j'étais pas en train de jouer le rôle de Moïra Valtusmin pour mon gentil monsieur, j'étais pas en négociation, j'étais pas en intimidation... Je suis en quoi ? Pourquoi je suis dehors ? Parce que j'ai voulu lui échapper... Donc je suis dans quelque chose de nouveau. Ça peut être marrant ça.

Il a posé sa main sur ma tête... ? Il n'a pas peur. Je lui pris le poignet. Fallait pas exagérer quand même, j'ai fait beaucoup d'efforts, mais de là à me prendre par surprise comme ça, non merci. Je lui serrai le poignet et l'enlevai de ma tête. Puis je lui souris. Je l'aimais bien lui. Mais j'aimais vraiment pas qu'on me touche. Je levai ma main tout doucement, très lentement. J'étais prête à faire l'effort. Je posai alors ma main sur son épaule. Puis je l'enlevai doucement, sans le quitter des yeux. Voilà, mission accompli, je l'ai touché comme les gens normaux ! Ouais ! Youpi ! Mes yeux brillaient un peu d'excitation. Je lui fis un signe de tête pour qu'on se remette à marcher.

« C'est loin chez toi monsieur le je ne sais quoi ? »

Je marchai d'un pas pressée. J'étais tellement contente que je n'arrivai pas à retirer ce sourire niais de mon visage, très peu réussissais à m'arracher des expressions, il pouvait être fier de lui. J'avais l'impression de faire comme les gens sur les images ou dans les vidéos. Je ne réfléchissais vraiment plus à mes propos, j'essayai d'être normale.

« Dis ? Je suis désolée de te poser cette question mais... Tu penses qu'on est en rencards toi et moi ? »

J'avais entendu ça je ne sais plus où. Un garçon et une fille, des événements, une aventure, et voilà, il y a le rencards et le truc qu'ils appellent l'a.... Je ne sais vraiment pas c'est quoi en fait. Je me souviens même plus du mot. Mais c'était comme ça dans les vidéos. J'avais hâte de connaître sa réponse, je le dévorai du regard pour savoir.
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Ven 12 Juil - 12:47
J'aurais dû m'en douter, elle n'aime pas qu'on la touche... Maintenant qu'elle tient mon poignet elle va me casser le bras, m'allonger au sol, et me coller une balle dans la tête, j'en suis sûr... J'aurais pas dû faire le con, ignorer qu'elle est... susceptible...

Ha, ha non, elle reste calme. Elle ne doit juste pas aimer le contact, en fait. À retenir... L'avantage, c'est que j'ai pas à me forcer pour la toucher, comme ça... Mhh... Elle reste cool, elle met même sa main sur mon épaule. Elle a encore plus de mal que moi à rester zen avec les autres, j'aurais jamais cru ça possible. Rassuré, je lui fais un grand sourire, qui peut passer pour de la sympathie, mais en vérité c'est surtout que j'ai eu peur de mourir, et que je suis bien content d'avoir toujours une tête vide de plomb et un poignet intact. En y repensant, avec cette caresse sur l'épaule et le regard qu'elle me lançait, peut-être bien qu'elle... Non, sois pas débile, ça se peut pas.

Elle avait elle aussi l'air contente de son exploit. Je ne peux mieux la comprendre, c'est un grand pas en avant pour des asociaux comme nous ! Je lui rends son sourire, mais sans la toucher pour autant. J'aurais pu passer ma main dans son dos, mais non, j'vais pas jouer avec le feu.

Elle demanda si on arrivait bientôt et il y avait de quoi, la douleur ne s'estompait pas malgré que l'ambiance se soit apaisée. Je lui répondis alors en tout honnêteté :

- Un tout petit peu, oui. Encore quelques rues et nous y serons.

Elle ne s'est pas souvenu de mon nom, mais ce n'est pas grave, je lui redirai à l'occasion. Elle a peut-être une mémoire un peu faible, et je ne vais pas lui en vouloir. Elle a l'air heureuse, là. Un peu trop d'ailleurs, je peine à la suivre... je sens mes muscles se contracter autour de mes os pour tenter de mettre mon articulation en place, et pendant ce temps j'ai du mal à m'appuyer dessus. Ça, plus la douleur. J'aurais aimé la rencontrer dans une autre circonstance que celle-ci, je m'en veux vraiment de lui être rentré dedans, elle qui n'avait rien demandé. Surtout que j'ai toujours ce souci de médecin, je ne sais pas encore comment je vais la soigner... j'espère qu'elle guérira toute seule.

Soudain elle me posa cette question inattendue, et sans pouvoir me contrôler je me mis à rire. Vraiment, je ris de bon cœur, ça m'étonne moi-même. Je crois qu'elle n'a pas la moindre notion d'amour, elle doit juste répéter ce qu'elle a entendu ailleurs. Elle est vraiment gentille. Je dois avouer que ce côté détaché malgré elle de la réalité a quelque chose de très attachant.

- Un bien drôle de rencard, si c'en est un. En général les amoureux ne se déboîtent pas le genou et l'épaule.

Je sais que je devrais peut-être pas parler d'amoureux alors qu'elle parlait de rencard, mais ça me permettra de voir ce qu'elle sait à ce sujet. Peut-être que je me trompe à son sujet, qu'elle a juste beaucoup d'humour... Non, je crois que je m'étais déjà posé cette question, il en était ressorti qu'elle était juste pas normale.

- Si tu veux on aura un vrai rencard toi et moi, un jour.

J'espère qu'elle ne le prendra pour de la drague... j'essaie juste d'être gentil avec elle, je me dis qu'elle aimerait peut-être bien avoir un jour un rencard. Puis à vrai dire, elle m'intéresse, j'aimerais la connaître davantage. Déjà, elle m'a l'air pleine d'imagination, chose que je serais tenté de creuser.

- Dis-moi Moïra, tu l'imagines comment ton monde ?

Je lui demande ça avec un léger sourire. Ça me permet de changer de sujet, le coup du rencard était assez gênant en fait. Et ça me permettra aussi de savoir ce qui lui plaît, dans la vie. Ce qu'elle souhaite  par-dessus tout, en plus d'un monde rien qu'à elle. Un rêve irréalisable, j'en ai peur... Je ne pense pas qu'elle se rende compte. S'il existe une planète vivable, des gens vont vouloir l'exploiter, elle n'en aura jamais une pour elle seule. De plus, elle souhaite avoir son propre monde, en plus de sa propre planète... Mais peut-être qu'en l'aidant elle finira par se plaire dans ce monde-là. Elle donne envie de l'aider, vraiment. J'espère qu'on pourra rester ens...
Ho merde !
J'oubliais presque que j'avais un paquet à livrer ! Putain, c'est mort, je pourrai plus jamais retourner voir l'employeur, il va chercher à me tuer. Ho le con, j'avais oublié ça ! La pression ! Je l’appellerai, lui dire que j'ai laissé la commande quelque part après avoir eu un accident... Il va quand même vouloir me tuer, j'suis mal...
Réfléchis, réfléchis, réfléchis... J'ai une heure de et demi de retard, ça pardonne pas, ça. Tant pis, je l'amène chez moi et je retourne voir le gros lard. Pas le choix...
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Mar 16 Juil - 22:39
Loin d'ici, et ailleurs


Les amoureux ? C'était quoi ça ? Encore des choses nouvelles. Dis donc, ce monde ne tient pas en place. Je détestais cette facette de multiplicité de ce monde. Pour tout comprendre, il fallait être un véritable génie ! Enfin, je crois que c'est ça un génie... Quelqu'un qui sait tout non ? C'est ce qu'on m'a expliqué à moi... Sinon, cette nouvelle notion n'allait pas me résister longtemps. J'étais déjà bien contente qu'on me regarde comme si j'étais normale, j'avais bien envie que ça continue, pour cela il fallait comprendre ! C'est vrai quoi, ces regards oppressants et pesants me deviennent insupportables. Et dans cette rencontre, j'ai bien l'impression que pour une fois, la personne en face de moi ne ressemblait pas à mon image du monsieur qui a peur. J'étais comme dans un film. Je faisais tout bien. J'acquiesçai donc, restant neutre, à ses dires. A vrai dire, je ne savais toujours pas ce que c'était que des 'amoureux', mais ça, il n'avait pas besoin de la savoir. Mon gentil monsieur dit toujours qu'on doit cacher ce que l'on ne sait pas le plus longtemps possible.

« Un rencards toi et moi ? Ça me tente bien... Même si... »

Je pris un air excessivement sérieux pour la confession que je m'apprêtais à lui faire. Mon regard se plongea dangereusement dans le sien, et je m'approchai, lui faisant signe de faire de même. Ensuite, je lui chuchotai :

« Je n'ai jamais eu de rencard, faudra un peu m'expliquer le truc des amoureux et tout ça... Tu sais... »

J'espérais qu'il comprendrait. C'était pas un aveu facile. Puis, l'incident passait, il embraya sur un autre sujet : celui de mon monde. Je ne sais pas pourquoi, mais lorsque je m'empressai de penser à la réponse que j'allais lui faire, je me perdis dans mon fort intérieur. Lorsque je chutais dans ces moments là, rien ne peut m'en sortir. J'ai du mal à écouter et à comprendre, mais surtout à faire deux choses à la fois. J'étais perdues dans un sentiment de ressouvenir.

La douleur, je connaissais bien. Celle de mon épaule était moindre comparée à la fois où je m'étais amochée en sautant d'une fenêtre. C'était il y a bien longtemps. J'étais encore en mission pour poursuivre celui que mon gentil monsieur appelait le Doc... Et j'étais heureuse. Mon gentil monsieur me disait des choses simples, les missions se déroulaient comme je l'entendais, et ma planète m'importait peu, car j'étais bien près de mon gentil monsieur. Ce désir de chercher cet ailleurs remonte à bien longtemps. Je ne me rappelle que des images, seulement quelques images éparses. Cette chambre blanche toujours aussi vide... Ces livres que je dévorais qui me montrait ces autres mondes que je ne voyais pas enfermée dans cette chambre. Et ce désir toujours plus grand de trouver ma place. Le monde ne m'acceptait pas, je la trouverais ailleurs. Là-bas. Tous là-haut dans le ciel. Je monterais dans un de ces magnifiques vaisseaux dont on m'a tant décris la puissance, et je voyagerais jusqu'à l'avoir trouvé : mon monde.

Je clignai plusieurs fois des yeux, je m'étais encore perdues dans mes pensées... Je penchai la tête sur le côté et me rendis compte qu'il était encore là lui. Ce visage... J'avais peur de l'oublier une fois partie... Tant de visage à retenir, tant de conscience à percevoir. Pour moi, vous êtes tous des êtres sans aucune importance. Des êtres avec des profils, des nez, des yeux, des inclinaisons, des statures différentes. L'individualité est une notion que j'ai du mal à assimiler. Mon gentil monsieur l'avait gagné lui. Parce qu'il était le roi de mon monde. Enfin... Avant... Maintenant, j'ai l'impression que les choses ont encore changé de place ! Ça m'énerve. Ça change et ça rechange sans arrêts. Comment voulez-vous que je retienne moi !

L'absence, mon évasion dans mes pensées, continua. Ma respiration avait déjà perdue toute régularité.

J'aimais cette sensation. Je ne la connaissais que peu, et je ne saurais expliquer ce que c'est. Je sais qu'elle arrive quand on … me tend la main par exemple. Lorsqu'on me sourit d'un sourire que je ne pourrais assimiler à aucune image de personnages... Cette sensation je la chérissais. Comme des moments avec ce garçon... Je me souviens maintenant... Shyse. Je l'aimais vraiment cette sensation. Mon gentil monsieur, je pense qu'il me l'avait insufflée, du moins autrefois. Je crois vraiment que c'est ce que je cherchais dans ce monde perdu. Je la trouverais, et elle sera éternellement à mes côtés. Mon monde ne sera pas peuplé uniquement d'êtres inexpressifs et sans visages. Mon monde ne ressemblera pas à ce que l'on m'a appris. Ce que l'on m'a appris était froid, sans aucune sensation. Je la cherche, je la chérie et je l'aimerais toujours. Tout comprendre... Non plus ! Ne pas avoir à comprendre. Être, seulement être ce que je suis. Mais surtout, pas seule ! Avec des gens... Des gens qui dégageront cette sensation. Ce quelque chose qui... Me rassure. N'ayez pas peur de moi... Je ne vous ferrais aucun mal. Je ne vous casserais pas une jambe ni rien du tout.

« … »

Je tentai de lui parler... Mais comprendrait-il lui ? Il allait me trouver bizarre, comme tout les autres. De plus, je n'arrivai pas à décrocher un mot... Je soupirai, baissai les yeux. J'étais bien rester de longues minutes à divaguer ainsi.

« Beau. »

Ce mot voulait tout dire et rien dire. Je ne comprenais même pas ce qui était beau ou non. Mais je savais que eux, les êtres sans visage, ils le comprenaient et l'employaient.

« Et toi ? Tu cherches un monde à toi ? »

Me souviendrais-je de lui plus tard ? Les visages me sont si difficiles à retenir bien longtemps. Il faudrait que je le prenne en photo...
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles Mar 23 Juil - 15:58
De toute évidence, je ne rivalise pas avec elle en ce qui est de mettre les gens mal à l'aise. La façon avec laquelle elle s'est approchée de moi, et qu'elle m'a murmuré "ça"... Déjà j'ai cru comprendre qu'elle savait ce qu'étaient des amoureux, mais en plus elle semble avoir déjà entendu parler du sexe... Et il faudrait que je le lui explique ? Moi je veux bien, m'enfin c'est gênant... Je crois que mes joues rougissent, aussi je recule mon visage en espérant qu'elle ne le voit pas si je suis un peu plus loin d'elle. J'ose pas l'envoyer bouler, alors je réponds juste sans vraiment de conviction.

Euh, oui oui, je t'expliquerai...

Heureusement que ce sujet passa vite, même si au fond j'ai l'impression de l'avoir troublée avec ma question, la pauvre. Elle passe un long moment à réfléchir, et j'ai peur de l'avoir blessée... après tout je ne sais rien d'elle, ni de la source de ce souhait original, celui de trouver un monde à elle. Peut-être que ma question est gênante, ou peut-être qu'elle n'y avait jamais réfléchi... En tout cas ces quelques minutes mes semblent être une éternité jusqu'à ce qu'elle me réponde enfin. Une réponse brève, évasive, mais qui me laisse quand même penser qu'elle n'y avait jamais vraiment réfléchi, ce qui me rassure un peu. Je crois que je ne l'ai pas trop embarrassée, c'est tout ce qui compte. Et puis elle me posa cette question bizarre. Non, je ne cherchais pas de monde à moi, mais cette réponse manquait de poésie... Je lève alors les yeux pour faire semblant de réfléchir à la question, et je décris plutôt comment j'aimerais que ce monde-ci soit.

Mh... Je cherche un monde où... personne ne puisse tuer, ni faire du mal à personne. Ainsi, personne n'aurait de moyen de pression sur les autres. Je ne serais pas obligé de faire des choses qui me déplaisent sous peine de me faire tuer. Aussi, j'aimerais que dans ce monde plein de gens soient comme toi, qu'ils n'aient pas d’apriori sur les autres, qui soit ouvert à tout le monde, ainsi les gens s'entendraient mieux... Je ne sais pas si je me fais bien comprendre...

J'étais pas obligé de la citer elle, c'était un peu abusé. Mais de toute façon je doute qu'elle ait compris un broc de ce que je viens de raconter. Quoique je me méfie maintenant, je devrais peut-être arrêter de faire le "dragueur malgré moi".
M'enfin, cette ambiance chaleureuse ne m'empêche pas de penser à ce qui m'attend. La mort n'a jamais été aussi proche, j'ai intérêt à réagir et vite. Déjà on va bientôt arriver chez moi... genre dans deux rues maximum... Après, je fais quoi ? Ouais, j'vais dire qu'on m'est tombé sur la gueule, et qu'on m'a pété le genou, puis qu'on m'a volé le paquet.

On arrive bientôt chez moi. J'aurai un truc à faire, je serai obligé de te laisser seule un moment, mais rassure-toi je reviendrai !

Au moment où je dis ça on tourne dans ma rue, là je vois devant chez moi 3 mecs que je connais bien qui bossent pour mon employeur. Je m'empresse alors de tirer Moïra derrière la ruelle dont on venait en espérant qu'ils ne nous aient pas vus. Là je réfléchis un instant en soufflant... Putain ils avaient mon adresse, la merde... En même temps, l'inverse était étonnant...

Écoute-moi bien Moïra. Y'a des types qui en veulent après moi devant ma maison, ils m'attendent. Je sais bien que tu pourrais les abattre tous les trois si tu le voulais, mais ce n'est pas dans mon intérêt qu'ils meurent, ça ne ferait qu'empirer les choses. On a une chance de s'en sortir si tu prends ce paquet, que tu pars dans l'autre sens et que tu le jettes loin d'ici. Voire détruis-le, qu'importe. Moi je vais leur dire que je me suis fait agresser et qu'on me l'a volé. T'as bien compris Moïra ?

Je rejette un coup d'œil dans ma rue. Ils m'attendaient toujours, ils ne m'avaient pas vu. C'est bon. Je regarde ensuite Moïra, désolé que ça se passe comme ça, et que je doive la laisser seule, blessée dans la rue.

Désolé pour tout Moïra, vraiment. Je te promets qu'on se reverra, dis-je sans le penser. Essaie de te faire soigner, et prends soin de toi, ma compagnonne d'aventure.

Je finis en passant ma main dans ses cheveux et en souriant. J'espère ne pas crever après ça, mais dans le doute, je préfère laisser une bonne image de moi à quelqu'un.
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MessageSujet: Re: Embrouilles sur Embrouilles
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