Brisée

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
Aller à la page : 1, 2  Suivant
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Brisée Mer 18 Avr - 17:07
Les moments de consciences étaient sporadique et correspondait plutôt à un état de semi-éveil, bien loin de la lucidité, qu'à un véritable émergement de ses pensées. Elle n'en gardait d'ailleurs que quelques souvenirs éparses, dénués de sens... Elle rêvait, cauchemardait la plupart du temps, lui offrant des réveils brutaux et usant durant lesquels elle semblait réclamé son capitaine, prévenir ses compagnons du danger, comme si elle revivait toujours cette même scène sur laquelle elle était rester bloquée, c'est pourquoi, au vu de son état de faiblesse avancés et suite à un réveil en pleine opération les médecins avaient décidés de la maintenir artificiellement dans les limbes.

Les progrès technologiques avaient causés ses blessures, mais avait également permit de la sauver à ce jour. Sans aucun doute aurait elle perdu son bras sans les techniques de reconstruction et de régénération des tissus. Plus simplement, elle serait morte sans l'apport conséquent de sang artificiellement récré qui lui avait été transfuser. Le boulot avait été conséquent, et elle en garderait les marques, mais dans l'ensemble, les médecins étaient content de leur travail. Oh, elle ne serait pas sur pied avant plusieurs semaines, et il lui faudrait plusieurs mois pour retrouvé l'habilité complète de sa main gauche mais cela ne l’empêcherait pas de reprendre son poste.

Cela faisait trois jours qu'elle n'était plus sédaté en permanence, les médecins avaient juger son état satisfaisant pour autorisé la diminution progressive des doses qui conduirait à son réveil... Et le réveil fut à l'image des précédents, difficile. Des gémissements, des larmes. Alors que peu à peu les rêves revenaient, la douleur, la terreur. Cet être qui la tenait à sa merci, la terreur, le sentiment d'impuissance quand elle avait compris qu'il s'en prendrait a tout ce qu'elle avait à coeur... Puis ses yeux s'ouvrir.

Sa respiration était rapide, saccadés et ses joues humides des larmes qui y avaient coulées. Elle ne reconnaissait pas les lieux, ce plafond blanc, ces lumières, elles lui rappelait la salle qui était accolé à celle ou le cyborg l'avait coincé... Elle voulut se redresser, le fit d’ailleurs, mais son bras ne vint pas l'aidé à se retenir alors qu'elle l'aurait souhaité, il était fermement maintenant à son corps par des bandages qui englobait le bras et son buste, ne lui permettant même pas de bouger les doigts. Ou était elle? Elle ne se souvenait plus... Le cyborg... Avait il put la gardé en vie? Pouvait il encore tirer quelque chose d'elle qu'il n'avait déjà eut? Ignorant la douleur de ses membres, elle arracha les câbles dans son nez, sur sa peau qui la retenait aux machines, déclenchant par ce geste plusieurs alarmes alors qu'elle quittait le lit. Ses jambes flageolèrent sous son poids mais tirent bon tandis qu'elle s'assurait de sa main libre, s'agrippant aux machines.

Elle avait presque atteint la porte quand celle-ci s'ouvrit sur plusieurs infirmiers. Elle recula vivement, manquant de tombé à leur approche. Ils l'appelaient par son nom, lui demandait de se calmer, de se recoucher; mais elle ne l'entendait pas de cette oreille... Non ils n'auraient rien d'elle.
Elle s'était légèrement penché en avant, comme en position de défense, les regardants d'un air dément.

    "Non! N'approchez pas! N'approchez pas!!!"


Alors qu'ils refusaient de lui obéir, sa main vint s'accrocher sur le bord d'un écran, un moniteur sur un meuble roulant qu'elle envoya avec force valsé, se renversant entre elle et ce qu'elle prenait pour ennemi, de manière agressive. De l'autre côté de la vitre, le médecin sembla appeler quelques renforts, mais elle ne parvint à le voir, trop occupé qu'elle était sur les hommes face à elle.

    "Vous n'aurez plus rien de moi!!! Reculez, ou je vous jure que je vous fait péter! Demandez lui! Demandez lui quel effet ça fait de perdre un poumon! Et avec vous je ne me contenterait pas d'un seul!"

    "Ok... On recule les gars..."


Finalement, peut être avait il été un peu tôt pour arrêter les sédatifs... Elle se croyait ailleurs, entouré de ces visages inconnus... Les infirmiers battaient doucement en retraite alors qu'elle tenta de se saisir du pied de perf comme arme, mais trop lourd et d'une seule main, elle n'arriva pas a en prendre correctement la prise et celui ci s'écroula sur le sol, dans un grand vacarme. Elle en arracha un morceau qui s'était partiellement démonté, brandissant comme si cela pouvais la protéger, ou l'assurer, la ferraille armée de ses six roulettes. Elle avançait menaçante.

    "J'veux que vous reculiez. Reculez!!!"


Soudain, dans l'embrasure de la porte, apparut un visage familier. Sayole... Il était la. En vie... Manifestement en bonne santé. La véhémence de Thais disparut soudain, et l'objet dont elle s'était armé tomba au sol. Soulagement.... Elle le regarda un instant, avant que ses yeux ne se remplissent de larme. Elle avança alors, évitant les débris qu'elle avait elle même répandu et le rejoignit. Elle l'attrapa de son bras valide, et posa son visage contre son torse, laissant ses larmes, son soulagement coulé a foison.

    "Tu es vivant..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Mer 18 Avr - 18:58
Le trajet retour avait été plutôt calme. Un médecin avait fait le nécessaire pour le bras du commandant, du moins, pour s’assurer que rien ne viendrai aggraver son cas. Le soulagement de SaYoLe lorsqu’on lui annonça que son bras pourrait être soigné sans trop de complication et sans une longue rééducation fut grande. Mais il refusa une opération, cela serai trop vite ébruité. Il gagna donc l’Aurora après être arrivé à bord du Nemesis. Beaucoup le regardèrent et le saluèrent une fois qu’il été à bord de son ancien vaisseaux, mais les regards étaient différent, et même alors qu’il n’y prêtait pas attention, il pouvait le sentir.

Il gagna le bloc opératoire de vaisseau pour être mit au bon soin de Toubib, le médecin de bord. L’opération dura plusieurs heures mais fut couronner de succès, ne lui laissant qu’une fine et longue cicatrice. Il lui faudrait quelques jours pour récupérer pleinement des dégâts subis, notamment en terme de force, mais il était parfaitement utilisable. La reconstruction musculaire lui vaudrait quelques petites douleurs mais plus comme un gène qu’un réel handicap. Il passa les heures suivantes à un repos bien mérité, et à donner quelques ordres.

Il ne manqua pas non plus de rendre visite aux blessés et de diriger la cérémonie pour les morts. En somme, le parfait travail d’un capitaine. Sauf que ses pensées étaient tournés vers Thais. Après son opération, il avait envoyé Toubib superviser les soins sur les Ghosts et surtout de le tenir informer un maximum sur l’état de Thais. Cette mesure ne choqua personne, après tout, il était leur médecin habituel, et donc connaissait mieux leur antécédent. Et les autres médecins eurent vite fait de reconnaitre ses connaissances et son expertise.

Lorsque bien plus tard elle se réveilla, Toubib qui était dans la salle d’observation l’appela immédiatement. C’était l’œil de SaYoLe, qui ne pouvait clairement pas se permettre de rester à son chevet. Montrer trop d’intérêt à la jeune femme serait mal vu, surtout alors que les deux équipes n’étaient pas encore vraiment soudées. Rapidement, il rassembla ses affaires et abandonna ses tablettes numériques sur place pour aller rejoindre la salle de réveille. Ses pas rapides raisonnaient dans le couloir. Il se demanda un instant comment elle allait réagir… Mais il savait qu’elle l’avait appelé lors de ses états de semi conscience, il avait même ressentit cette appel lors d’une nuit alors qu’il allait lui-même trouver le sommeil, mais n’y avait pas répondu. Lui en voudrait-elle pour ne pas être resté à son chevet ?

Alors qu’il n’était qu’à quelques mètres de l’entrée, il entendit des cris et un fracas. Interloqué, il termina les derniers mètres au pas de course, faisant irruption devant une Thais en tenue d’hopital, brandissant ce qui semblait être les restes d’une perche à perfusion entouré de matériel fracassé au sol et entouré de médecin craintif. Toutes les têtes se tournèrent vers lui en même temps que Thais semblait suspendu à son arrivé. Ses habits sombres et sa stature détonnait avec les blancs des murs et des blouses des médecins.

Thais le fixait, comme si elle le voyait comme un mirage. Lui afficha un léger sourire, autant heureux de la revoir debout que de la retrouver dans un telle situation, ce qu’il ne manquerait de lui rappeler ouvertement de temps à autre. Elle la belle et forte Thais entrain de menacer de pauvre médecin avec sa barre de fer. Il vit ses yeux se tinter de larme, ce qui le surpris tellement qu’il n’eut même pas le temps de faire quoi que ce soit, ou même de prononcer un mot avant qu’elle ne s’approche pour venir le saisir et déposer sa tête contre son torse, laissant couler ses larmes, visiblement surprise et soulager de le voir vivant. Les bras du commandant se refermèrent sur sa seconde l’entourant de manière aussi tendre que protectrice.

D’une voix ferme, il lacha rapidement


Laissez nous !


Il ne fallait pas être un géni pour prendre cela comme un ordre, et le regard du commandant vers la vitre qui donnait sur l’autre salle laissait clairement comprendre que cela valait pour tout le monde. Il soupira un instant alors qu’il penchait la tête pour poser son visage sur la tête de la jeune femme, dans un contact plus tendre. Elle venait de mettre à mal tous ses efforts de discrétion. Les médecins étaient de nature peu bavarde, du moins, largement moindre que les soldats. Un rapport avec le secret professionnel sans doute. Mais il ne se leurrait pas, cette scène ne resterait pas inconnue avec tant de monde présent, et les rumeurs se rependrait rapidement après. A savoir ça, il serait resté auprès d’elle à attendre qu’elle se réveille, le résultat aurait été identique.

Doucement, il releva sa tête avant d’user de sa main droite pour lever le visage de Thais, lui essayant du pouce ses traces de larme. Il garda le silence une très longue seconde, prit par la question suivante : Depuis combien de temps ne l’avait-il pas vu pleurer ? Et encore moins de joie ou de soulagement ?.. Il lui adressa un sourire, et souffla doucement.


C’est toi qui est resté alité depuis un bon moment et toi qui était gravement blessé, et c’est pour moi que tu t’inquiétais ?


Cela sonnait comme un doux reproche, une manière de dédramatiser les choses. Il lui caressa tendrement la joue, lui dégagea même une mèche qui lui recouvrai une partie du visage, mais la maintenant contre lui de son bras gauche sans pour autant pouvoir y imprégner trop de force

Tu m’as tellement fais peur…


La phrase était à la fois douce, mais encore sous le don d’un reproche. Il avait encore en travers de la gorge le souhait de se suicide qu’elle avait formulé dans son esprit, se souvenant amèrement de la colère que cela avait déclencher chez lui. Mais il parlait également bien entendu de son état suite à sa blessure, mais aussi de sa capture…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Re: Brisée Mer 18 Avr - 20:02
La méprise avait été grande et elle avait terrorisé ces pauvres infirmiers pour rien... Mais elle était bien loin d'y songé pour l'heure, perdu dans le soulagement, cette sorte de dépression d'émotion qui lui tirait tant de larme. Les bras de Sayole se refermèrent sur elle, habillé de sa simple chemise d’hôpital, elle le sentait largement. Le contact sur son épaule bras fut même légèrement douloureux, mais elle ne pouvais le repoussé, trop heureuse de le ressentir.

Un laissez nous autoritaire raisonna, suivit du départ des hommes qui les entourait. Un toc toc caractéristique raisonna contre la vitre d'observation, alors que le Toubib adressait quelques signes à Sayole qu'elle ne vit pas, avant de lui aussi s'éloigner. Elle pressait son visage contre lui, il était vivant, il était entier, elle pouvais sentir son coeur battre, et cela n'avait pas de prix. Le cyborg n'avait put l'atteindre, tant persuadé qu'elle l'était pourtant. Elle l'étreignait de son bras unique, comme pour s'assurer qu'il était bien la, qu'il n'était pas qu'une illusion qu'on aurait dresser face à elle.

Elle senti sa main glissé sur sa joue, lui relevant légèrement la tête, alors qu'il effaçait de son pouce quelques larmes sur sa joue qui furent bien vite remplacé par d'autre. Il lui adressa un sourire qu'elle lui rendit très légèrement, avant qu'il ne se mette à parler, dégageant une mèche de ses cheveux. Alors, elle se dégagea de sa main, pour replongé son visage contre son torse, il y avait une sorte de sécurité dans cette position, les yeux fermer, elle s'en remettait totalement à lui.

Elle lui avait fait peur, les mots étaient doux, mais sonnèrent comme absent, alors qu'elle même avait vu de tellement près sa propre mort. Elle avait eut si peur... Il ne s'en rendait pas comte... L'idée même la terrifiait encore, et elle trembla légèrement, tant par faiblesse qu'angoisse alors qu'elle entendait dans sa tête la voix légèrement métallique du cyborg, ses accents de paix et de destruction.

    "J'ai essayer... je le savait... J'ai voulut... mais.."


Elle s'étranglait à moitié en parlant. Elle se rappelait les tirs, la mort autour d'elle... Des deux hommes de l'Aurora, de celui du Némésis... Des détonations, des autorités... Et de cette chose que rien ne semblait parvenir à détruire.

    "Rien ne le touchait... Aucune armes... Je ne lui ai rien dit tu sais! Je ne lui ai rien dit..."


De son bras libre sur son torse, elle le repoussa légèrement, juste de quoi tiré son torse en arrière, levé vers lui son visage, qu'elle puisse lire qu'il la croyait. Non, même sous la torture, jamais elle n'aurait parler. Et pourtant... Elle se souvenait de son propre désarrois, quand le Cyborg avait prononcé un nom qu'elle ne connaissait pas, en faisait référence à Sayole, à des choses que seul elle pouvais savoir.

    "Mais il savait... il savait... Thirit... Il t'as appelé Thirit... Il était comme toi. Il était dans ma tête... Je n'ai rien dit mais il savait tout..."


Pleurant de plus belle, de n'avoir put l’empêcher de se servir d'elle. Elle reposa sa tête contre lui, l'y cognant légèrement, de plusieurs mouvement successif, comme si cela pouvait l'aidé a sortir tout cela de sa propre tête. Ils étaient tous en danger, de sa faute.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Mer 18 Avr - 20:36
Il la sentit doucement s’énerver, ou plutôt évacuer tout ce qu’elle avait sur le cœur. Il ne l’arrêta pas, pourtant ce fut tellement difficile de ne pas intervenir. La chemise d’hôpital était tellement fine qu’il pouvait ressentir les frémissements de la jeune femme, comme la forme physique de la peur qu’elle avait ressenti. Oui, il pouvait imaginer la peur qui avait marqué son esprit, tout comme la terreur qu’il avait pu ressentir face à ce même cyborg. Il ne voulait pas imaginer ce qu’elle avait pu vivre plusieurs heures entre ses mains.

Sa propre colère enfla un instant à cette pensée, imaginant ce qu’elle avait pu subir, et regrettant de n’avoir pu tuer ce fameux cyborg. Mais de toute manière ce n’était que partie remise. Logan avait bien trop d’information pour que le Nemesis ne puisse chercher à la détruire. Si c’était possible, et cela était possible. Avec un nouveau sniper lourd et avec le don de Faust sans doute… Il chassa ses pensées pour se reconcentrer sur l’instant présent.

Il referma d’avantage ses bras sur elle, la serrant doucement, la berçant même légèrement de droite vers la gauche, pour la rassurer et la calmer.


Chuut, je sais Thais, calme toi. J’ai tout vu, j’étais là.. Mais c’est finis maintenant, il ne peut plus rien contre toi.


Oui, ils étaient sur le Nemesis et c’était prestement éloigner de la planète. SaYoLe voulait mettre le plus d’espace possible entre Logan et Thais. Il savait que quelque chose avait permis à ce cyborg de lire dans l’esprit de Thais, et ne sachant pas encore ce que c’était, il avait repéré que la distance réduirait à néant ce pouvoir. Les scans des médecins avaient révéler un implant qui selon eux étaient inactif. Mais la décision de l’enlever avait été prise, mais dans quelques jours, le souhaitant pas prendre des risques inutiles avec une opération trop rapide après un tel traitement.

Puis Thais était revenue contre son torse, continuant difficilement de parler. Il se raidit à l’entente de son nom. Thirit… Un nom qui n’avait pas été prononcé depuis bien longtemps, il était déjà étrange de l’entendre dans la bouche de Logan, il l’était encore plus dans celle de la jeune femme. Il haïssait ce cyborg, pour ce qu’il avait fait à Thais, pour ce qu’il lui avait fait, et pour cette intrusion dans sa vie privé. Pendant un instant, il hésita à mentir, à démentir cette information, prétextant que cela était faut et donc que Logan ne marchait qu’à l’intimidation et que c’était le nom de l’un des anciens officier de l’Aurora. Mais à quoi bon ? Et elle découvrirait la supercherie un jours, surtout sur Logan ébruitait qu’il était le nouveau commandant du Nemesis. Il lui avait déjà mentit une fois, et l’avait payer cher, inutile de recommencer.

Il se rappela alors les signes de Toubib, lui disant qu’il fallait qu’elle regagne sa place. Il aurait voulu la soulever dans ses bras pour l’y reconduire, elle paraissait tellement fragile. Mais il ne pouvait pas, son bras n’était pas encore prêt à supporter tant d’effort.


Il ne sait rien. Il ne sait que des dossiers, que des informations, que ce que des papiers disent sur nous…


Il essayait de s’en convaincre, mais c’était aussi le plus logique. Il ne pouvait tout savoir beaucoup plus. Il y avait beaucoup réfléchit, il devait disposer des dossiers des différentes autorités et de l’Aera, voilà comment il avait pu mettre un nom sur son visage… Et même avec une puce pour lire les pensées de Thais, il fallait être capable de démêler le vrai du faux, et il était bien placer pour en connaitre toutes la complexité, surtout quand le sujet est sous l’emprise d’un sentiment aussi fort que la peur.

Allez reviens t’allonger, tu es encore faible et tu as besoin de repos, ne m’oblige pas à te l’ordonner.


Il la fit délicatement pivoter sur elle-même dans ses bras pour la pousser vers le lit, la soutenant de son bras droit sans pour autant rompre le contacte. Il l’aida ensuite à s’installer, et à se rallonger, lui assurant une bonne position avec le coussin avant d’entreprendre de relever tout ce qu’elle avait balancer au sol, histoire de mettre un peu d’ordre dans tout ça.

Cela commence à être une mauvaise habitude de venir te sauver. Et à chaque fois je te récupère encore plus mal en point. Tu vas finir par ne plus être présentable avec autant de cicatrices qui vienne zébrer ta peau.


Il lui adressa un sourire en terminant sa phrase, pour souligner si besoin était l’humour qu’il y avait mit. Il cherchait plus ou moins habilement à changer de sujet. Il savait qu’elle refuserai de tenter de se rendormir, il fallait donc l’occuper.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Re: Brisée Mer 18 Avr - 21:39
Il tentait de la rassurer, de la calmer, l'assurant que cette créature ne pouvais plus rien contre elle. Mais ce n'était pas tant pour sa propre sécurité qu'elle craignait, que celle de tout les autres. S'il avait put découvrir dans son esprit les sentiments qu'elle entretenait pour lui, et faire le lien entre ce pseudo qu'il employait depuis qu'elle le connaissait et son vrai nom issus d'on ne sait quel dossier, quels autres noms avait-il put encore tirer de son esprit? Qui dès lors pouvais affirmer être en sécurité?

Il la berçait légèrement, mais elle le senti se raidit à l'entente de son nom prononcé. Qu'il en parle ou non, ce sentiment ne pouvais être feint, il avait réagit, c'était donc la vérité. Son nom, son vrai non... Qu'elle même ignorait alors que son ennemi le connaissait... Elle passa sur le sentiment que ce fait pouvait lui inspirer, elle avait d'autre considération à l'esprit. Que des dossiers, que des papiers... Il ne savait rien... Mais c'était faux! Elle, elle le savait. Ce n'était pas juste des papiers. Elle le repoussa alors, agrippant toutefois son vêtement dans son poing pour se maintenir debout alors qu'elle le tenait à distance.

    "Non! Tu ne comprend pas... Ce ne sont pas que des mots sur un papier... Il savait tout... Il savait que... que..."


Les mots ne franchirent pas ses lèvres. Elle ne les avaient d’ailleurs jamais prononcé a son intention. Oui. Il savait qu'en s'en prenant à lui, il la mettrait à terre, la ou sa fierté, ou son arrogance, sa rage l'avait toujours maintenu à flot. Il savait des choses qui n'avait jamais été dite, seulement sous entendu... Elle ferma les yeux, inspirant longuement. Il fallait qu'elle se calme, qu'elle maîtrise le flot de sa pensée. Le danger immédiat était écarté pour l'heure...

Sayole la repoussa alors en direction du lit qu'elle avait quitté avec précipitation, et alors elle se rendit compte de la précarité de sa situation. Son bras plaqué contre son corps, la tenue d’hôpital qui la couvrait jusqu'à mis cuisse, ses jambes qui tremblaient, ses pieds nus sur le sol, sol lui même jonché des débris qu'elle avait engendrer en jetant le meuble contre les infirmiers... Elle ne s'opposa pas. Ça ne servirait de toute façon pas a grand chose. Il pouvais l'y contraindre par la force... Pourquoi se débattre? En l'absence de danger, elle n'avait plus de raison. C'est donc docilement qu'elle se laissa raccompagné jusqu'au sommier et se rendit compte en s’asseyant qu'elle était essoufflée. En fin de compte, les tuyaux dans son nez avait peut être une utilité...

Sa tête la lancinait, l'effort sans doute... Elle s'allongea alors qu'il ramassait le foutoir qu'elle avait mis. Elle aurait put se montrer désolé, mais cela allait de soit... Alors elle ne voyait pas de raison de le dire. Ils avaient dut la prendre pour une démente... Elle imaginait aisément leur trouble quand elle leur avait promis des poumons en moins... Mais s'ils savaient comme elle même avait put se sentir menacé sur le moment...
Allongé, Thais s'était légèrement calmé, pensive. Qu'est-ce que ce cyborg savait il d'autre qu'elle même ignorait? La question se formulait discrète dans un coin de son esprit alors que Sayole lui reprochait avec humour de s'être encore mis dans de sales draps...

Elle sourit légèrement, et pourtant, la situation ne prêtait pas à rire. Elle eut l'air légèrement pensif. A quel moment tout cela avait foiré? Pour une fois, ce n'était pas de sa propre initiative qu'elle avait sauter dans les ennuis... Mais c'est autre chose qui lui accrochait l'esprit, elle le fixa alors.

    "Pourquoi est-ce que tu es venu?"


Ce n'était pas tant une demande de réponse qu'un reproche qui était la formulé. Il était toujours venu, et elle ne pouvais pas dire qu'elle ne l'avait pas espérer, mais elle ne comprenait pas. Le Némésis changeait la donne. Pourquoi s'était il interposé? Ne l'avait il tout simplement pas abandonné à son sort, ou fait abattre? C'était pourtant le choix rationnel qu'il aurait dut faire.

    "Tu n'aurait pas dût... Je veux dire... C'était trop de risque... Je l'aurait emporter avec moi... Je crois."


Le dernier mot témoignait bien de l'incertitude de l'affirmation. Elle secoua la tête. Ce qui était fait était fait, ça n'avait plus de réelle importance. Elle s’enfonça un peu plus dans l’oreiller dans son dos. Fermant les yeux, fatigué, cherchant à réduire l'intensité lumineuse qui parvenait à ses yeux, des fois que cela puisse atténué son mal de tête, mais aussi pour se préparer à la réponse à la question suivante.

    "Combien... Qui?"


Elle parlait d'homme bien entendu. Qui avait été blesser. Combien d'homme étaient morts dans cette folie?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Mer 18 Avr - 22:39
Elle avait remis en avant sa peur, expliquant que Logan avait sût bien d’autre chose. La fin de sa phrase resta en suspens. Il savait qu’elle avait des sentiments pour lui ? Oui sans doutes. Il avait beaucoup réfléchit à l’utilite de cette puce, et avait supposé qu’elle marchait comme lui pouvait utiliser son don. Ce qui expliquait qu’il l’avait intérroger pour la pousser à penser aux choses qui avaient de l’intérêt pour lui. Si proche de la mort, elle avait alors repensé à leur relation… Il en sentit une pointe au cœur, à la fois comme une fierté, et comme un poids après le refus qu’elle lui avait opposé… Il ne répondit pas tout de suite, et ne le fit qu’alors qu’il finissait de ramasser un des ordinateurs qui arborait une belle fissure.

Il était dans ta tête, car il t’avait mis une puce qui lui donnait le même pouvoir que je possède… Ne t’inquiet pas, nous l’avons désactivé depuis bien longtemps. Elle te serra retirer que quand tu corps pourra accepter une nouvelle opération.


Il aurait espéré lui cacher encore un peu, mais il n’avait pas le choix… Il la regarda, vérifiant qu’elle ne faisait pas un scandale pour qu’on lui la retire maintenant. Il tapota une poche de liquide qu’il venait à peine de remettre debout

Ne t’avise même pas de commencer à réclamer qu’on te la retire maintenant, sinon je t’injecte ça moi-même et tu dormira jusqu’à ce que tu sois capable de supporter d’être de nouveau sur le billard c’est claire ?


Le ton était doux, mais ne souffrait d’aucune contestation, il était sérieux. Ayant fini de ranger, il se rapprocha du lit, et prit une chaise non loin, et la retourna pour s’assoir dessus de manière à avoir le dossier face à lui pour prendre appuie

Ecoute, je suis bien placer pour savoir ce que l’on peut lire dans l’espris des gens… Il ne peut pas tout savoir. Seules tes pensées du moment pouvaient être porté à sa connaissance, et encore ce sont souvent des images, des flash. Il est rare de tomber sur des pensées fixes et stables… Je pense que c’est en croisant sa base de donner avec mon visage qu’il a pu m’identifier. Ne te sens pas coupable, tu n’y peux rien…


Le ton était doux. Il expliquait simplement, essayant de la déculpabiliser. Il l’observait doucement, espérant qu’elle ne s’énerve pas trop. De toute manière ce qui est fait est fait… Elle lui demanda alors pourquoi il était venue… La question était tellement venue à ses oreilles ses derniers jours que la réponse sortie d’elle-même

Parce qu’un commandant est là pour protéger ses officiers, et je ne peux pas me permettre de laisser une mine d’informations aux mains de l’ennemi, et je protège ma seconde, j’aurai fait la même chose pour Mael…


Il s’arrêta, interloqué d’avoir si mécaniquement offert ce discours. Les officiers l’avaient beaucoup interrogé, que ce soit directement ou indirectement, et même s’il n’avait pas à le justifier, il avait fait répandre cette version dans le vaisseau afin que personne n’y vois du favoritisme. Il afficha un sourire d’excuse et reprit

Pourquoi je suis venue ? C’est mon rôle…


Une réponse sans être une réponse. Oui c’était son rôle de commandant, comme celui plus ou moins officiel de petit ami, ou plus concrètement de protecteur. Il n’était pas à l’aise, et ne l’avait jamais été dans ce genre de situation. Il ferma les yeux un instant, et repris.

Je suis venue car je ne pouvais pas me résigner à laisser d’autre agir en restant ici, et encore moins à t’abandonner…


Encore une fois, il tournait autour du pot, il le savait, et même pas au top de sa forme, elle s’en rendrait compte elle aussi. Il garda le silence de longue seconde, cherchant ses mots tout autant qu’une issue de secours. Il lâcha enfin

J’ai agis par instinct, et non par raison, comme trop souvent à mon goût d’ailleurs.


Ce coup-ci elle ne pouvait pas comprendre, mais il faisait référence au fait qu’il lui avait dit la vérité quelques semaines auparavant. Il s’embrouillait légèrement. De nouveau, il soupira, et finit par reprendre la parole.

Et puis ne te plains pas, la seule chose que tu peux me reprocher c’est d’être venue te sauver et donc que tu vas encore devoir me supporter quelques temps…


Une pointe d’humour, une échappatoire. Et ce fut elle qui lui offrit une porte de sortie en demandant l’étendu des pertes. Elle ferma les yeux, comme pour s’y préparer et cela lui serra la cœur. Ce n’était pas à elle de supporter le poids des pertes, mais il savait qu’elle ne lâcherai pas le morceau.

Ceux qui t’accompagnais sont tous mort sauf l’informaticien comme tu le sais déjà. Pour ce qui est de l’équipe de secours, un membre de la section de Faust est mort et nous avons quelques blessés, mais ils sont dans un meilleurs état que tu ne l’es…


Doucement, il tendit sa main, et attrapa celle de Thais, lui apportant ainsi physiquement une marque de son soutient.

C’est un soldat, il savait les risques qu’il prennait. Et cette mission de sauvetage est de ma responsabilité, pas de la tienne, et il était sous mes ordres directs. Tu n’as rien à te repprocher, et personne ne te repproche rien.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Masculin Métier : Agent et Bourreau de l'Aera Center
Caractère : Froid

Messages : 30
Billets : 20390

Carnet de Bord
✦ Don:
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
○ Mauvais présage ○
MessageSujet: Re: Brisée Jeu 19 Avr - 13:24
Spoiler:
 

Quel humain curieux est obstiné. Il ne lâchait rien et continuait malgré tout de s'opposer à moi. Plusieurs balles d'un pistolet (plutôt gros calibre) rencontrèrent mon visage, la force de pénétration me déstabilisant. Thirit profita de cette occasion pour s'arracher à mes griffes d'acier qui le maintenaient solidement contre le mur. Il avait visiblement vus juste pour mon bras droit qui était inutilisable, ce qui lui donnait une petite chance de me contrer au corps corps. Il se jeta sur moi avec une hargne indescriptible. Il avait peur et celle-ci l'avait naitre en lui une petite chance de me faire tomber, de s'opposer ouvertement et de me repousser. Un geste qu'aucunes personnes n'auraient sans doute fait. Tombant à la renverse, un rictus de colère se dessina sur mon visage lorsqu'il me plantait sa lame dans l'oeil inactif. Il y avait mis une sacré puissance pour parvenir à me le détruire.

Mon seul souhait à présent, c'était de le voir mort, le voir périr et non seulement pour mon havre de paix, mais pour ma vengeance. L'effronté ne cessait de vouloirjouer le rebelle modèle et cela m'insupportait grandement. Mes prochains coups seraient plus décisifs.. il avait préféré la voie de la souffrance plutôt que celle de la raison. Je récupérerais son cerveau à sa mort, cela ne serait en aucun cas un problème et il me livrerait toutes les informations que je désirerais.

De nouveau une explosion survint en me propulsant à quelques mètres en arrière de là où j'étais. Encore une fois... Mais sur terrain plat, cela était innéficac. Mon armure l'a contra sans aucune difficultées malgré le choc. Je me levais assez rapidement et pris le fugitif en chasse. Il pensait s'échapper alors qu'il était toujours dans mon verrouillage. Pathétique.. je ne suis plus un humain de base, je suis une technologie à moi seul. Il en faudrait beaucoup plus pour s'échapper de la vue d'un cyborg. Mon bras gauche se matérialisa en une arme que je n'utilisais que peu, mais dont les impacts de tire étaient dévastateurs. Je ne jouais plus.. Un convois d'homme arriva au sein d'une population en proie au désarroi. Les renforts du commandant du Némésis arrivaient et je reconnus parmi eux un visage étrangement familier. Un visage que j'avais perçus dans le cerveau de Thais. Faust Ashford ou plutôt Kalhel comme il se nommait autrefois. Encore un qui se jouait de ses alliées en ne diffusant pas son véritable nom tout comme Sayole. Ils avaient des choses à cacher, mais lui certainement plus que son commandant, car c'était sous ce nom qu'il avait servi l'Aéra pour finir en traitre. Capable de causer des explosions.. cette manie qu'ont les autorités de l'Aera de se pouvoir d'objets inutiles pour les perdre juste après. Il me faudrait rattraper l'échec de leur travail, Kalehl aussi serait sur ma liste.

Essuyant des tirs inutiles de son escouade, je prenais de plus en plus de terrain et ne tarderait pas à me jeter en plein dans la bataille. Leurs corps iront enrichir les laboratoires de l'Aera, mes laboratoires. Il me faudrait faire attention à son don qui pourrait fortement se révéler dangereux, d'autant plus que je n'étais pas en combinaison de combat approprié. Même si le besoin n'en était pas réelle. Mon avancé fut stoppé net, une décharge très violente survint à ma jambe gauche, comme sous l'effet d'une explosion la peau ainsi que des morceaux de l'endosquelette de celle-ci volèrent en éclat. Un dégât plus important causant un dégat sévère, mais qui n'était pas irréparable et loin de là, mais qui m'immobilisa sur le coup, leur offrant la possibilité de pouvoir prendre la fuite plus aisément.

La mission en elle-même n'était pas un échec, Thais m'avait révélé beaucoup de choses, son cerveau du moins. Sur le coup, incapable de me mouvoir, je me connectais au réseau interne de façon à entrer en contact avec les agents sous mes ordres. Sans délais, ils rappliquaient. Je travaillais avec eux depuis assez longtemps pour bien les connaitre, ils étaient faits du même pain que moi. Leur réputation au sein de l'Aera n'était plus à faire, tout comme la mienne.

    "Tu as été gourmand sur ce coup là Logan. Ton endosquelette à reçus pas mal de choc et c'est fragilisé. Tu as été imprudent, tu aurai du prendre ton équipement, tu t'en serais sortie avec moins de dégats déjà"


    "Les humains réservent sans arrêt des surprises il faut croire"


    "Bref, nous devons te ramener au centre, histoire que nous puissions réparer les dommages sévères que tu as reçus"


Sous les yeux apeurés de la foule, nous quittions les lieux. Plusieurs jours seraient nécéssaire à ce je sois réparé. Je n'avais subit aucunes commotions d'une gravité importante.

Le laboratoire qui m'abrttait à présent était celui même qui officiellement m'avait mis au monde en tant que machine. Il allait de soit que cela serait le lieu le plus à même de pouvoirs réparer mon organisme et surtout mon bras gauche. J'avais hâte de la revoir, hâte de savoir quel était son sort, car je doutais qu'ils aient repéré le parasite aussi vite. Et quand bien même, j'avais appris suffisamment de choses sur eux, ce que je pourrais apprendre ne serait que complémentaire. Allonger sur la longue planche de métal, plusieurs câbles se greffèrent à ma peau et aux parois internes de l'endosquelette pour analyser l'étendue des dégâts et faire un compte rendu plus détaillé qu'une simple approche analytique. Mon bras gauche et ma jambe droite furent disséqué, les éléments important à leur fonctionnement avaient été sévèrement touchés ce qui rendait leur vie impossible. Il est vrai que dans cette histoire j'avais eu ma part d'inconscience, j'avais négligé la force de cette race qui n'était pas forcément ridicule mais plutôt insoupçonné ? La prochaine fois, je résoudrais le problème autrement, mon équipement serait lui aussi de la partie. Ils découvriraient plus amplement ce que je suis réellement

Mes membres furent réparé sans aucunes difficultés apparentes et tandis que je profitais de la sensation de pouvoir rebouger mon bras, le parasite qui s'était désactivé après la disparition inopiné de source d'énergie dans mon bras, se réactionna. Cette sensation.. c'est comme je le pensais, le parasite n'avait pas été ôter du cerveau de ma chère collaboratrice. Hormis les perturbations que je ressentais à travers son esprit, elle s'en était visiblement sorti... Pas ce que j'avais espéré au début. Elle me servirait alors à exercer ma vengeance envers celui qu'elle aimait. Il comprendrait sous un autre aspect ce qu'étais la souffrance et s'il pensait que s'en était fini à présent, il se mettait profondément le doigt dans l'oeil. Cela devait bien faire une bonne semaine que je m'étais retrouvé inactif le temps de recouvrir la totalité de mes facultés.

Arachant la peau de ma main droite de façon à pouvoir accéder au tableau graphique de la puce parasitaire, je plaquais l'index et le majeur de ma main gauche sur une sorte de petit code barre, puis tapais une suite de chiffre. Ce qui résulterait de cette manipulation affecterait directement Thais, sa vie et celle de Thirit. Ce que j'espérais au fond de moi. Direk me scruta attentivement sans dire quoi que ce soit. Il savait pertinemment ce que je faisais et quelles en serait les conséquences pour celui ou celle que cela toucherait. Il avait accentué ma haine envers les humains, c'était opposé à moi ouvertement et par-dessus tout, endommager.

    "Donc tu vas le faire ?"


    "J'en ai bien peur... comme je m'en doutais nous ne pouvons localiser la puce. Le Némésis est doté de brouilleurs donc elle ne me sert plus à rien, elle et Thais. Je vais donc montrer à Thirit de Syl la préface de ma vengeance.. les rebelles seront écrasés et peu importe la méthode"


Le mécanisme de corrosion s'enclencha. Le choc dans son cerveau serait comme le voulait le processus, fatal. On ne s'oppose pas à la Paix et encore moins à un Dieu..
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Re: Brisée Jeu 19 Avr - 21:15
Les mots, les explications venaient, petit à petit à la vitesse ou il voulais bien les délivré. Il lui annonça simplement qu'ils avaient découvert dans sa tête une puce qui avait dut permettre au cyborg d’accéder à son esprit. Celle ci lui avait sans aucun doute été implanté durant un moment d'inconscience après le crash du véhicule dans lequel elle se trouvait. Même s'il prétendait qu'elle était désactivé, elle ne put s'empêcher de froncer les sourcils à l'idée d'une chose dans sa tête, elle y porta la main comme par réflexe, alors qu'il la mettait en garde. Si elle faisait scandale il s'arrangerait pour la shooter jusqu'à ce qu'on la lui retire. Elle le regarda et s’efforça alors de rabaissé sa main. Il était sérieux et elle n'avait pas réellement envi de le voir mettre a exécution sa menace.

Il tenta de la rassurer sur ce qu'avait put lire le cyborg en elle, la déculpabilisé. Ses efforts étaient louable, mais elle était bien placé pour savoir à qui revenait la faute. Sans doute n'y pouvait elle rien... Mais elle aurait simplement put ne pas se laissé capturer. Elle serra légèrement les dents avant de détourné le sujet. La réponse fusa, directe. Il aurait fait la même chose pour Mael. Elle s'empourpra légèrement, et son air eut quelque chose de soudain vexer. Non ce n'était pas réellement le genre de réponse agréable à l'oreille... Il aurait dans ce cas mieux fait de s'abstenir. Non pas que la jeune femme éprouve quelques raisons d'être jalouse de la seconde du Némésis... Mais elle espérait que 10 ans valaient tout de même plus que quelques semaines à ses yeux.

Sans doute s'était il aperçut de son manque de délicatesse, car il lui offrit un visage désolé avant de reprendre. Il s’enfonçait, tournait autour du pot et elle le regardait faire avec un semblant de sourire, sans pour autant venir à sa rescousse. Il ne pouvais l’abandonné, les mots firent mouche. Il ne pouvais savoir à quel points ils étaient agréable à l'oreille... Sans doute avait il compris qu'il ne parviendrait pas à remonter la pente dans sa posture actuelle, alors comme dernier rempart il usa d'humour. Une protection d'autant plus efficace qu'elle n'était pas usuelle chez lui. Elle s'autorisa un sourire en coin, ces marques de familiarité étaient tellement rare...

Depuis quand se les autorisait il? Quelque chose avait changé de toute évidence, elle le voyait plus ouvert, envers elle en tout cas. Était-ce son passage si proche de la mort? Ou bien autre chose? Elle n'en savait trop rien, mais cela lui plaisait.

    "Si je me souvient bien, tu m'as faite Capitaine... Je ne suis pas obligé de te supporter."


Autrement dit, si je suis toujours la, c'est que ça ne me dérange pas... Elle songea un instant aux paroles qu'avaient eut Logan. Était-elle prête à refusé une dernière fois de pouvoir être tenue dans ses bras? Quelque part, malgré toute l'opposition qu'elle y avait mis, elle était heureuse d'être en vie et que lui le soit aussi.

Elle cligna des yeux de manière appuyer. Son mal de tête ne semblait pas vouloir disparaître, et avait même plutôt tendance à empirer. Fermant les yeux, elle posa la question plus sérieuse, abordant les pertes humaine, et elle le senti plus sérieux. Le poids pesait sur ses épaules, et qu'il le veuille ou non, sur les siennes également puisqu'elle avait été a l'origine de ce "sauvetage".
Le petit informaticien s'en était sorti, c'était un comble, le moins expérimenté, et aussi celui qui avait eut le comportement le moins approprié avait survécu... Elle ne lui en voudrait pas de ne pas être mort, il avait sauvé sa peau... Mais elle ne pouvais s'empêcher de regretter un peu plus la mort des hommes de l'Aurora, sa famille... L'un s'était jeté devant elle pour prendre à sa place un coup mortel... N'y avait il pas plus belle preuve de leur attachement? Il aurait du vivre... Pas ce trouillard... Non, ce n'était pas une façon correcte de pensé.

Elle senti la main de Sayole attrapé la sienne et ouvrit légèrement les yeux. Faust avait fait parti de l'équipe et l'un de ses hommes était mort... Elle ressentait toujours une pointe de malaise à son évocation. Ils n'avaient jamais vraiment eut le temps de discuter à propos de leur... passé commun, aussi court soit il. Mais pour l'heure, il fermait sa gueule, et elle aussi, alors tout allait bien... Sayole insistait sur le fait qu'elle n'avait rien à se reprocher, jolie tentative... Elle se déroba à son contact, et sa paume vint se placé contre son arcade droite, lui maintenant un oeuil fermer.

    "Et les corps...? J'ai un putain d'mal de crane..."


C'était de plus en plus désagréable, et localisé... Arrière de la tête. D'un signe elle lui demanda s'il ne pouvais pas lui filer un truc pour la douleur et avala le cacheton qu'il lui tendit rapidement, espérant que ça passerait en vitesse. Les corps, oui, elle espérait que ses compagnons pourraient recevoir une sépulture descente...

    "C'était à moi de les protéger... Je savait qu'il y avait un problème... J'ai ordonner l'absence de mouvement... J'ai fait une erreur d'appréciation... Nous aurions dût..."


Un "plic-plic" caractéristique l’interrompit. Elle fronça les sourcils en sentant le gout du sang dans ses lèvres. Elle baissa la tête, observant les gouttes écarlates tachés progressivement les draps puis porta la main à son nez avant de l'écarté observant le sang qui maculait ses doigts. Ses yeux se levèrent alors sur Sayole avec détresse. Pas besoin d'être médecin pour le comprendre. Il y avait un problème...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Ven 20 Avr - 9:01
Une petite réplique bien gouteuse qui lui tira un large sourire. Il pencha la tête sur le côté, comme s’il cherchait dans sa mémoire, et répondit avec un léger sourire

Sauf que si je me souviens bien, tu es capitaine mais tu es aussi ma seconde, ce qui fait que tu es encore sous mes ordres non ?
Et puis ce n’est pas comme si j’avais l’intention de te laisser partir…


Un aveu ? Surement… Mais c’était également un mensonge puisque quelque temps auparavant, il avait prévu de tout faire pour qu’elle quitte le Nemesis avec l’Aurora… Mais il avait fait machine arrière, et son objectif actuelle la concernant était tout autre. De l’égoïsme pur ? Surement, surtout qu’il pensait toujours qu’elle ne supportera pas ce qu’il comptait faire afin de réaliser son rêve.

Alors qu’il lui tenait la main, chose assez rare pour être signalé, elle se déroba, venant plaquer sa paume sur sa tête. Une bonne migraine ? Entre les coups qu’elle avait pris et les diverses médicaments, cela ne lui paraissait pas étonnant. Il attrapa une boite d’anti-douleur et lui transmit, ce qu’elle avala prestement.


Nous avons récupérer tous les corps, et ils ont tous eut une inhumation propre et mérité. Mais pense surtout à te remettre sur pied, les membres de l’Aurora s’inquiet pour toi tu sais.


Il afficha un regard triste lorsqu’elle reprit, expliquant que c’était à elle de les protéger, qu’elle avait fait une erreur. Mais savait-elle seulement combien lui avait-il pu en faire et ce que cela avait couté ? Mais elle s’arrêta dans sa phrase, et il n’eut pas besoin de voir sa tête pour réparer le sang qui coulait de son nez. Elle se prit la tête à deux mains, se cambrant presque sous la douleur.
SaYoLe se releva, et lui agrippa la main comme pour la soutenir. Geste au combien dérisoire, qui rassurait bien souvent plus celui qui le faisait que la personne souffrante. Son visage se tourna vers la porte et il hurla d’une voix puissante


Toubib !


La réaction que cela engendra fut plus qu’étonnante, car ce simple mot venait de faire réagir tout le monde. Le premier concerné était Toubib lui-même, mais également ses homologues du Nemesis qui y voyaient un appel via leur surnom. Lorsqu’ils entrèrent tous dans la salle, SaYoLe tenait le visage de Thais entre ses mains, son regard plongé dans le sien alors qu’il lui disait de se calmer, se s’accrocher. Les blouses blanches l’entourèrent rapidement et il se recula à contre cœur. Il aurait voulu rester, mais il était suffisamment intelligent pour savoir qu’il ne fallait pas les gêner. Quelques pas en arrière, il observait avec appréhension ce qui se passait. Mais à un moment, le médecin le plus proche de lui fit une erreur, il énonça l’hypothèse suivante :

Ce doit être la puce qu’elle à dans la tête


Le sang de SaYoLe ne fit qu’un tour, il attrapa le pauvre par le colle, et l’entraina contre un mur, le soulevant du sol. Son bras gauche ne faisait pas grand-chose, tout était donc supporter par le droit, ce qui donnait une idée claire de la colère qu’il pouvait rensentir. Il lui hurla presque dans l’oreille

Quoi ?! Vous m’aviez assurer qu’elle était inactive et qu’elle ne risquait plus rien !


L’homme sonné bafouilla qu’il était désoler, mais qu’il ne pouvait pas savoir, que ce n’était pas de sa faute alors qu’un des assistants venait essayer d’arrêter le commandant en appuyant sur son bras.

Vous allez lui retirer tout de suite cette putin de puce c’est claire ?! Maintenant !


Mais il faut faire des examens, s’assurer qu’elle puisse le supporter et que cela vient bin de là


J’ai dis maintenant !


Et il l’envoya bouler au sol. Toubib s’interposa à son tour, sans violence, juste en venant de placer devant lui avec un regard réprobateur dont il avait le secret et dont seules les personnes d’un certain âge pouvait se targuer. Un dernier regard dans la direction de Thais et il quitta la salle, non sans se défouler d’un violent coup de poing qui arracha l’embrasure de la porte.

Les heures qui suivirent furent déterminante. Et alors que Thais luttait pendant plus de 5h au bloc opératoire, SaYoLe lui se défoulait sur un sac de frappe en zone de repos. La violence des coups était tels que personne n’osa venir lui adresser la parole. Ce n’était pas de l’entrainement, ce n’était même pas un combat imaginaire, ces frappes étaient juste un défouloir, une échappatoire de toute sa frustration et sa colère, mais aussi ses craintes…

Il retourna vers le bloc médicale, et vis alors Thais sortir endormit sur un lit pour être emmener en salle de repos. Il savait déjà qu’elle serait maintenue au moins trois jours en coma artificiel afin de s’assurer que son corps puisse se reposer. Le médecin qu’il avait pris à partir quelques temps avant passa à côté de lui en baissant la tête, ce qui eut le don de l’agacer au plus au point. Toubib s’approcha alors et l’entraina légèrement à l’écard. Le regard du commandant était froid, et le vieux briscard savait qu’il ne devait pas tourner autour du pot.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Re: Brisée Ven 20 Avr - 13:01
L'urgence de la situation avait rendu les conditions d'extractions peu optimale. La puce, situé dans la région de l'hypocampe avait commencé à se dissoudre provoquant la souffrance des cellules alentours et à terme, engendrant leur destruction. Par chance, la localisation de l’implant avait, en s'attaquant à la parois d'un vaisseau sanguin, créer une légère hémorragie qui les avaient alerté suffisamment tôt... Seule, ou en l'absence d'homme qualifié pour réalisé une telle intervention, elle serait morte...

C'est éreinté, après plusieurs heures que Toubib rejoignit le commandant, alors qu'on emmenait sa protégé dans une salle ou son état pourrait être suivit de minute en minute. Il n'était pas satisfait, cela n'aurait jamais dût se produire, mais ils avaient fait leur maximum, sans doute, si la jeune femme ne s'était pas débranché de toutes les machines et qu'on ne les avaient pas maintenu à l'écart, ils auraient put détecter l'anomalie plus tôt et faire en sorte d'éviter ce drame... Mais il ne lui dirait pas. Les choses étaient faites, inutile de lui donner de quoi s'auto-flageller un peu plus.

S'il n'avait eut mots de leur propre bouche sur la nature de leur relation, le vieux bougre les avaient assez observer pour savoir qu'il n'y avait pas que du respect et une profonde amitié entre eux deux. Le regard du commandant était noir, une heure à laquelle il fallait évité de tourné autour du pot, mais, Toubib avait sa conscience pour lui, et n'était pas du genre à se laissé impressionné.

    "Il n'y est pour rien. La puce était désactivé, elle n'émettait plus aucun signal quand nous l'avons trouvé, je peut l'affirmer, j'était la."


Un objet non précisé, mais qui avait bien pour sujet l'agression de son collègue du Némésis, et le regard, qu'il avait capté en arrivant. Sachant que Sayole n'était pas homme de patience, surtout dans la situation actuelle, il repris.

    "Pour une raison que j'ignore, je suis seulement médecin... La puce s'est réactivé et à commencer à s'autodétruire. Attaquant en même temps les cellules qui l'entouraient. Heureusement, nous avons put intervenir a temps, le matériel du Némésis à permit d'évité le pire... Sur l'Aurora, elle serait morte. Je pense que c'était le but..."


Autrement dit, ce n'était pas un concours de circonstance, et la destruction de la puce avait été déclenché, et non programmé à l'avance... Une dernière vengeance en somme. L'air du commandant était sombre quand il lui demanda quelque dégâts l'objet avait put commettre. Le médecin soupira, fatigué avant de reprendre.

    "Pour pouvoir lire dans son esprit, la puce s'était greffer sur les connections nerveuses lui permettant de capter les signaux électrochimiques. Elles ont été partiellement détruite. La localisation de la puce fait qu'elle sera surement sujette à l'amnésie. Quand à savoir à quel point... Nous ne pouvons qu'attendre qu'elle se réveil pour le découvrir..."


Il vit le désarrois sur le visage de son supérieur, mais ne pouvais lui apporter réel réconfort. A la question de l'irrévocabilité de cette altération, il répondit par un haussement d'épaule. Il n'était pas devin.

    "C'est une réactive, et si ma carrière m'as appris quelque chose, c'est qu'avec les réactifs, ont peut s'attendre à tout. Tu n'es pas sans savoir qu'ils ont une capacité de régénération supérieur à celle des autres... De la à dire si ce sera suffisant... Comment t'expliquer... Ce n'est pas comme si la totalité de sa mémoire avait été effacé, perdue. Certaines choses peuvent être toujours la, ce sont les chemins qui y mènent qui ont disparut. La plasticité du cerveau fait que ces chemins peuvent réapparaître, ou d'autre être créer, tout comme être remplacer par d’autres menant ailleurs... Je ne veux pas te donner de faux espoirs. A ce stade, je suis aussi aveugle que toi, tout ce que je peut faire, c'est constater les changements, les améliorations, pas les prédire..."


Il lui adressa un sourire désolé, une main sur son épaule.

    "Il n'y a rien d'autre a faire qu'attendre pour le moment. Tu devrais aller te reposer. Je t'appel s'il y a le moindre changement."


L'homme s'écarta alors, rejoignant quelques instants sa patiente, pour vérifié que tout soit en ordre, avant de prendre lui aussi un peu de repos.
Pour l'heure, son corps devait resté au repos, afin d'évité d'autre problème...

-----------------------------------------------------------------------------------------------

Le monitor lâchait ses bips réguliers dans l'air de la pièce. Au début agaçant, avec le temps on s'y faisait, et après quelques heures, on ne les entendaient même plus... Ils faisaient partis du décors, du paysage... Jusqu'à temps que la conscience fasse peu à peu émergence. Alors ce bruit vous intriguait, d'abord faisant comme parti d'un rêve jusqu'à comprendre que c'était autre chose, et prendre doucement conscience qu'on est plus en train de rêver... Qu'il y a un monde, réel, qu'on était simplement endormit...

Ses yeux entrouverts laissaient filtré la lumière, agressive... Il lui sembla apercevoir un mouvement, dans la périphérie de sa vision, et entendre un son, qui de loin ressemblait à la sonorité que faisait son nom... Ou était elle donc... Son corps était engourdit, et ne répondit pas alors qu'elle aurait souhaité le voir se relevé. Sa main droite bougea faiblement, mais la gauche s'obstinait à rester immobile, comme si quelque chose la retenait. Thais baissa légèrement la tête, mais ne put que constaté que son bras était lié au reste de son corps, maintenant par des bandages. Elle avait mal partout... Il lui semblait que chaque parcelle de son corps était douloureuse... Et qu'une petite créature s'était amusé à lui forer le crane...

Sa gorge était sèche et ses lèvres eurent du mal à s'ouvrir, comme coller, pâteuse par l'absence d'eau. Elle senti une chaleur sur sa main libre, et son regard navigua alors jusque la, observant qu'on l'avait saisit. Cette fois ci, la voix se fit plus clair, prononçant son prénom. Au prix d'un effort, son regard remonta le long du bras de cette personne qui s'était penché sur elle, fixant son visage.

Elle resta un moment sans réaction manifeste, le temps de s'accommoder à ce visage qui lui parvenait légèrement flou. Ses sourcils se froncèrent légèrement comme pour l'aidé à mettre au point avant de se détendre de nouveau. Le capitaine... Elle lui trouvait un air vieillit, sans doute cet air soucieux, et fatigué de celui qui as enchaîné les nuits blanches... Que faisait il la? Qu'est-ce qu'elle même faisait la... Elle ne se souvenait pas... Elle inspira avec lenteur et de manière bruyante, fermant les yeux face à la douleur que ce simple acte lui tirait avant que sa voix ne lâche sur un ton faible.

    "Qu'est-ce que vous faites la?"


Ce n'était pourtant pas le genre du Capitaine de veillé quelques blesser... Quoiqu'en réalité, elle n'en savait rien... Du bruit lui parvint alors que plusieurs hommes entraient dans la chambre. Elle senti le froid se saisir de nouveau de sa main alors que le Capitaine l'avait manifestement relâché, se reculant alors même que d'autre approchaient. Une lumière vive vint l'aveuglé alors qu'on posait une main qui délicatement tentait de lui garder les yeux ouvert, lui tirant quelques grimaces, mais pas de réel mouvement de protestation, elle n'en avait pas la force.

    "Qu'est-ce que je fou la..."

    "Thais, c'est moi,Toubib, votre médecin..."

    "Oui, j'vois bien... Arrête de me mettre ton machin dans l'oeuil... Depuis quand vous avez fait changé la déco?..."


Le médecin eut un regard pour Sayole. Au moins n'avait elle pas perdu son caractère... Elle était désorienté cela dit.

    "Comment vous sentez vous?"

    "J'ai l'impression de m'être fait passé dessus par le MA... Qu'est-ce que je fou la..."

    "Nous nous trouvons actuellement sur le Némésis, vous avez été blessé, est-ce que vous vous en souvenez?"


Mais de quoi parlait il? Le Némésis? Blessé? Les idées se brouillait dans sa tête. Elle commença à montrer des signes d'agitements, d’inquiétude. Essayant de se relevé, cherchant la logique dans sa propre tête, elle occulta les propos dont elle ne comprenait le sens, se raccrochant aux seuls compréhension. Elle avait été blessé...

    "Quoi? De quoi est-ce que tu parle? On as été attaqué? Est-ce que tout le monde va bien?! Ou est Adam! Est-ce qu'il va bien?"

    "Restez calme, tout va bien. Vous avez subit un traumatisme important, il se peut que votre mémoire soit chamboulé. Est-ce que vous voulez bien me dire quel est votre dernier souvenir?"

    "Quoi?... Je ne comprend pas... Je... Je ne sait pas... Ou est Adam... Je veux le voir..."


Le ton s'était mué en plainte plus qu'en réelle revendication, comme persuader qu'il s'était passé quelque chose de grave, bien qu'elle n'ai sut dire quoi. Une sensation d'angoisse semblait l'inspiré de l’intérieur, alors que ses souvenirs lui échappaient, incapable de dire ce qu'il s'était produit pour qu'elle se retrouve la. Toubib tenta de la rassurer, lui annonçant qu'il ferait chercher son compagnon, mais qu'elle devait reste tranquille, avant de la laisser quelques instants.

Le médecin rejoignit alors le Commandant dans le couloir, Thais ne pouvais les entendre au travers de la vitre, mais pouvais voir le regard pour le moins étrange de Sayole posé sur elle. Il avait l'air en colère, soucieux... Avait elle fait quelque chose de mal? Son regard se posa alors un peu partout autour d'elle, cherchant quelque chose de familier auquel se raccrocher. Elle avait l'air... perdue.

    "Elle est désorienté. Terrorisé je dirait même... Pour le moment elle ne répondra pas a nos questions... c'est inutile de la presser. Il faut la remettre dans un climat de confiance. Le mieux serait sans doute d'aller chercher son compagnon, le jeune Adam Icarus, vous vous souvenez de lui? Il a passé son temps a harceler les infirmières pour avoir des nouvelles, vous ne devriez pas avoir de mal a mettre la main dessus... Elle ne nous as pas complètement occulté de sa mémoire, c'est une bonne chose, il n'y a plus qu'à observer ses réactions... Mais, ne la secouez pas trop..."


Le message était clair, pas trop de monde, et pas trop longtemps. Il y veillerais... Quitte a mettre tout le monde dehors si cela lui semblait nécessaire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Ven 20 Avr - 14:14
Toubib l’avait entrainé à l’écart, et la tête qu’il faisait n’était pas celle qu’il aurait aimé. Il le connaissait assez pour savoir qu’il n’annonçait pas de bonne nouvelle. Il commença simplement en dédouanant tout le monde d’une quelconque responsabilité. Oui il avait agi par colère et inquiétude sur le pauvre médecin uniquement parce qu’il avait besoin d’un responsable. Mais il avait eu le temps de réfléchir, et s’il devait en désigner un, c’était lui pour avoir validé cette mission et ensuite Logan pour son implication… Il avait le regard des mauvais jours, et Toubib enchaina rapidement, lui expliquant ce qui c’était produit. Elle avait surement perdu des parties de sa mémoire. Pour chaque information, une question sèche était renvoyée : « Quelle est l’ampleur des dégâts ? Est-ce irrévocable ? ». Des questions courtes, il n’avait pas envie de parler et voulait juste savoir.

Une main amicale mit fin à la conversation, alors qu’il lui conseilla d’aller se reposer. Il tourna simplement la tête vers la direction ou Thais avait été emmener


Ce n’est pas moi qui est besoin de repos… Moi j’ai besoin d’autre chose.


Ce qu’il voulait dire par là resta un mystère. Il suivit de loin le médecin, restant dans le couloir alors qu’il inscultait une dernière fois sa patiente et les dispositions prise. Lorsqu’il quitta la pièce, il entra à son tour, restant devant son lit pour l’observer. Elle semblait paisible comme ça… Il adressa une douce caresse sur sa joue et sortit à son tour. Cela ne servait à rien de rester ici, il avait besoin de ce changer les idées et de bouger…

Les 3 jours suivant furent compliqué. Son esprit était ailleurs, et son sommeil rendu court par le poids des inquiétudes et de l’incertitude. Il remplit néanmoins sa tâche, et fit tourner le Nemesis. Les rumeurs sur une relation entre lui et Thais faisaient bon train depuis la scène de rapprochement observé par les médecins. En tant normale, cela ne lui aurait pas fait grand-chose, le Nemesis changea la donne et il était le commandant, pouvant faire ce qu’il voulait. Mais tous savaient aussi l’état de Thais, et certains regards compatissant lui tiraient bien plus de colère et de rage qu’autre chose… Rapidement, il passa donc ses journées seul, ou le moins entouré possible, sauf par nécessité, et restait distant avec tout le monde. Seul Bragg était venue le voir, lui expliquant qu’il se sentait responsable et qu’il voulait être prévenu de l’état de santé de la jeune fille.

Ce fut alors le 4e jour qui fit son apparition. Le jour où les médecins avaient décidé d’arrêter les doses de sédatifs pour qu’elle se réveille. Il fit son apparition dans la salle dès que la perfusion fut arrêtée. Toubib l’avait prévenue. Il gagna un siège au chevet de la jeune blonde et s’installa. Il passa ainsi des heures, juste à côté, ses yeux alternant la lecture de sa tablette numérique et un regard vers Thais pour vérifier son état.

Il était en train de traiter la gestion du stock de munition lorsqu’il léger bruit attira son regard. Il hésita un instant, pas trop sûr de l’avoir vu bouger tellement il s’était trompé depuis qu’il était là. Un nouveau frémissement et il s’approcha


Thais ?


Son cœur c’était accéléré, un mélange de soulagement de la voir enfin ouvrir les yeux et de craintes de tout ce qui pouvait en découler. Doucement il lui attrapa la main alors qu’il l’appela de nouveau

Thais ?


La voix était douce, et teinté d’espoir. Il y avait réfléchit, et beaucoup de chose allaient ce jouer à son réveil, suivant l’ampleur des dégâts que craignait Toubib. Il lui sembla qu’elle venait d’imprénier un peu de force dans la main qu’il tenait, lui nourissant la lueur d’espoir qu’elle s’accrochait à lui comme cela avait été le cas quelques jours avant lors de son premier réveil. Mais une simple question, une simple phrase fit tout s’écrouler. « Qu’est-ce que vous faites là ?”. Du vouvoiement, de la distance. Il se crut prêt de 4 ans en arrière lorsqu’elle était encore qu’un simple sous officier. La surprise et la déception lui firent lacher prise alors qu’il reculait dans son siège, tournant la tête vers le couloir et appelant d’une voix froide.

Toubib ! Elle est réveillé.


Les épaules du commandant c’étaient affaissé sous le poids de la déception et de la tristesse. Il reporta une dernière fois son attention sur Thais.

Je veilles sur toi, comme toujours…


Est-ce que seulement elle avait compris ? Il n’en savait rien, en tout cas il se leva pour laisser la place aux blouses blanches qui s’étaient rapproché pour l’ausculter et vérifier tout en tas de réflexe et de fonction après un réveil d’un sommeil aussi long. Son regard était légèrement dans la vide alors qu’il observait Toubib commencer à lui parler. De toute manière il l’avait visiblement perdu, le tout était de savoir à quel point.

La jeune femme semblait désorientée, mais sa réflexion quant à la lumière du docteur était typique de son caractère. Il se tourna d’ailleurs vers lui comme pour souligner que c’était une bonne chose, mais SaYoLe ne répondit pas. Pour lui, cela ne changeait plus grand-chose… Le tout était de savoir ce qu’il en était pour connaitre ce que cela allait changer pour elle.

Il s’était diriger vers la sortie, ne souhaitant pas rester plus longtemps, ou ne le supportant pas, chacun aurait son avis sur la question. Mais il ne quitta pas la pièce, souhaitant en savoir plus, et il le regretta amèrement lorsqu’il l’entendit appeler auprès d’Adam. Un déchirement de plus qui le décida à sortir. Non il n’y avait aucune trace de jalousie, il savait qu’il n’y avait rien entre eux, et tout l’Aurora savait l’union fraternel que ces deux-là représentait. Mais c’était tellement difficile de l’entendre appeler après lui alors que c’était lui-même qu’elle avait appelé avant… L’illustration parfaite s’il en était qu’elle avait tout oublié de leur relation plus ou moins complexe. Oui, il avait récupérer Thais, mais perdu sa seconde et celle qu’il aimait…

Toubib vint le rejoindre dans le couloir, donnant son avis de médecin. Oui, il allait autoriser le gamin à entrer, tout comme Bragg. Mais la phrase du médecin le fit tiquer. « Elle ne nous a pas totalement occulté ». La réponse fut sèche


Une bonne chose ? Elle m’a vouvoyez Dominique, elle m’a appelé Capitaine ! Tu sais ce que ça veut dire ?!


Il avait parlé tout en observant Thais par le cadre de la porte. Sa voix tout comme son regard était imbiber de colère et de tristesse. Non bien sûr qu’il ne pouvait pas savoir ce que cela voulait dire. Le regard perdu de Thais lui fit plus mal au cœur qu’autre chose, ce qui le fit dévier le regard vers le mur comme pour s’en cacher. Il soupira et pausa la main sur l’épaule de Toubib.

Excuse moi… Je vais chercher Adam.


Il la laissa alors sur place, quittant le couloir la tête basse et le regard vide, soucieux et touché. Oui elle était en vie, mais il l’avait perdu, et ça, c’était sans doutes le plus dur. Ne plus voir ce regard qu’elle avait pour lui, ces moments intimes… Il se demanda encore si c’était pas une puissance quelconque qui se jouait de lui, lui donnant encore une nouvelle chance de l’éloigner de la folie qu’il allait répendre…

Quelques minutes plus tard, il se trouva dans une pièce ou Adam et Bragg l’attendait. Le coloss était debout contre un mur et tourna juste la tête vers lui alors qu’Adam se leva de sa chaise pour se porter devant lui. Bragg sut au regard de son supérieur que quelques choses n’allait pas alors qu’Adam restait planté devant comme s’il était le père noel.


Elle va bien, mais ne se souviens pas de tout… Vous pouvez aller la voir, mais ne restez pas trop longtemps, et ne la brusqué pas…


Avant de ce détourner, il s’adressa à Bragg d’une voix froide.

Tu reprends ton rôle de second et devient le Capitaine de l’Aurora, fait le nécessaire…


Braff acquiesça, mais afficha un regard soucis. SaYoLe le salua d’un signe de tête et quitta la pièce. Il avait besoin de se changer les idées et vite…

Quand la porte de l’infirmerie s’ouvrit, Toubib arrêta les deux invités rapidement, leur rappelant les consignes de SaYoLe. Adam se précipita comme un enfant vers Thais alors que Bragg et son imposante carrure passèrent la porte. Il déposa une boite de chocolat qu’il avait du payer une fortune à bord et resta en retrait à observer, fidèle à lui-même.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Re: Brisée Ven 20 Avr - 21:36
La réponse de Sayole fut agressive, et le regard de Toubib se durcit. Il l'avait appelé par son prénom, vestige de leur passé commun, toutefois sa véhémence n'était pas bien venu. La situation le touchait manifestement de manière très personnelle, mais cela ne justifiait pas de telle pertes de contrôle.

    "Contrôle toi. Tu n'aide personne en réagissant de la sorte. Ni toi ni elle. Il n'y a pas que toi qui est impacter par la situation, alors si tu as besoin d'aide pour calmer tes nerfs tu me le dit, je te donnerait quelque chose, en attendant, tu as intérêt à te calmer si tu ne veux pas lui donner de raisons supplémentaires de paniquer."


Le ton redescendit alors presque aussitôt, alors que le commandant détournait le regard. Il était blessé, d'une manière bien différente d'elle, mais blesser tout de même. Quand il déposa la main sur son épaule, s'excusant, le médecin se contenta d'un mouvement de tête approbateur, lui assénant une tape sur l'épaule, qui semblait vouloir lui dire "courage". Le doc retourna alors dans la salle, observant sa patiente qui semblait trouvé dans sa présence quelque chose de rassurant.

    "Il est en colère..."

    "Oui et non..."

    "Pourquoi...?"

    "Parce que les choses ne sont pas telles qu'il les auraient souhaitées."

    "Je ne comprend pas..."


A la porte, venait d'arrivé Adam et Braag. Toubib les aperçut du regard et lâcha avant de se dirigé vers eux.

    "Il y a beaucoup de chose que tu vous allez avoir du mal a comprendre... Nous en rediscuterons plus tard, votre ami est arrivé."


Il se leva, avant de rejoindre la porte pour arrêter les nouveaux venus, leur rappelant quelques consignes qui ne seraient pas inutile avant de les laisser entrer, quittant lui même l'espace. Thais les observa un moment, regardant son supérieur déposé une boite avant de se placé dans un coin sans un mot. Il avait toujours été taiseux, elle se demandait même pourquoi il était venu, peut être s'était elle blesser lors de l'entrainement?

Adam approcha, et elle lui sourit faiblement. Elle le trouvait changer, lui aussi, il avait un peu moins cet air d'adolescent qu'on pouvais piétiné si facilement... Habituellement tellement sensible, il se tenait droit, avec un sourire presque rassurant, mais elle pouvais lire sur ses traits qu'il se forçait.

    "Comment tu te sent?"

    "Je sais pas trop... J'ai le sentiment que beaucoup de choses m'échappent..."

    "Hum... Regarde ce que je t'ai ramener?"


Il recula légèrement, ôtant de son épaule un sac à dos qu'il ouvrit en tirant deux espèces de touffes qui avaient souffert du voyage, et qu'il pris soin de remettre en forme. Elle le regarda, curieuse, sans comprendre.

    "Alors... Classique? Blonde? Ou tu veux un peu de changement? Rousse? c'est le moment d'en profité!"


Elle fronça légèrement les sourcils, en observant les perruques, de bonne qualité certainement. Elle porta alors sa main libre à sa tête ou ses doigts rencontrèrent les bandages qui lui ceignait le front, comprenant alors. Elle hésita, entre pleurer, et rire... Après tout ce n'étaient que des cheveux... Devant son absence de réponse, le pauvre se décontenança. Ce genre de "blague" n'était pas commune chez lui, mais il savait qu'elle ne s'arrêtait pas a ce genre de détail, et avait fait donc son possible pour être plus détendu, rire de cette situation...

Elle le vit se décomposé en l'espace de quelques secondes, perdre cette carapace qu'il avait bricolé pour redevenir ce garçon fragile qu'elle connaissait si bien. Sa visage eut une mou particulière, alors qu'une pointe d'émotion l’étreignait.

    "Non tu va pas te mettre a chialer..."

    "Chui désolé... J'pensait que... J'ai crut que..."

    "La blonde. La blonde c'est très bien, c'était une bonne idée... Raah merde... Vient la."


Il pleurait, et de fait, elle senti quelque larme poindre a ses yeux, comme prenant conscience que quelque chose de grave avait du se produire, pour que même lui se métamorphose a se point. Elle lui tendis le bras libre, et il s'approcha, se penchant sur elle, alors qu'elle refermait son bras sur lui pour lui rendre son étreinte.

    "Vas y doucement... Tu me fait mal..."

    "Pardon!"

    "Aller merde... Je ne suis pas morte."

    "C'est vrai que tu ne te souvient plus?"

    "De quoi..."


Se souvenir de quoi? Quelque chose avait l'air de lui échappé, mais puisque personne ne lui disait rien, comment pouvait-elle répondre? Il s'écarta doucement, sécha ses larmes.

    "Mais de tout! De la prise du Némésis! De ta mission! Tient, comment tu crois que tu t'es blessé à l'épaule?!"

    "Je... J'en sait rien..."


Alors qu'il allait se lancé dans une tirage, le toubib lui fit un signe qu'il ne pouvais ignorer. Il acquiesça d'un mouvement de tête.

    "J'dois y aller..."

    "D'accord."

    "Je revient te voir demain..."


Alors qu'il s'écartait, elle lui lança:

    "Laisse la... la blonde, on sait jamais... Ça pourrais me servir."


Elle lui adressa un bref sourire, il déposa alors la masse chevelu près d'elle avant de s'éloigné, à contre coeur. Braag, jusque la resté dans le fond de la pièce s'approcha simplement. Elle le regarda, sans trop savoir quoi lui dire. Elle était incapable de dire comment elle s'était retrouvé la. Une mission qu'elle aurait foiré? Apparemment... Et il était son responsable...

    "Je suis désolé... Je ne sait pas trop pourquoi a vrai dire... mais il semblerait que j'ai merder..."


Bragg la surplombait de toute sa taille, et d'un simple geste négatif de la tête démenti. Il était immense, et l'avait toujours beaucoup impressionné, même s'il ne lui avait jamais vraiment fait peur. C'était un instructeur plus patient qu'il n'en avait l'air au premier abord...

    " Tu ne te souviens peut-être pas de quoi je parle, mais je suis navré de n'avoir pas pu arriver plus rapidement. J'espère que tu reprendra vite ta place, je n'aime pas me retrouver aussi haut dans la hiérarchie et encore moins comme ça..."


Il déposa un baisé sur son front, et elle le regarda partir sans comprendre. Mais qu'on lui dise! Elle se mordit légèrement la lèvre inférieur. Ne pas savoir, rester dans l'ignorance l’énervait au plus haut point. Et si elle en avait eut la force physique, elle se serait levé pour protester avec véhémence, mais ce n'était pas le cas. Quand le Toubib revint vers elle, c'était une véritable boule de nerf. Il répondit alors en injectant un produit dans sa perfusion.

    "Dites moi ce qu'il s'est passé... Je sens que je vais exploser..."

    "Nous discuterons demain, si vous vous sentez assez bien. Je vous ai injecter un calmant, cela va vous aider a dormir, pour le moment vous devez récupérer..."


Un grommellement en bouche, elle ferma rapidement les yeux, trop exténuer pour résisté, alors que le produit faisait son effet. De leur côté, les deux étaient reparti, Adam avec de nombreuses questions dont il harcelait Braag, questions illusoires qui concernaient l'état de santé de Thais, mais auxquels l'autre ne pouvais répondre que par quelques affirmations sans fondement.

Ils se séparèrent rapidement, alors que le colosse se mis en quête de trouver Sayole... Trop affecter pour qu'il ne s'en inquiète pas.


Dernière édition par Thais E. Ethigan le Dim 22 Avr - 8:18, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Ven 20 Avr - 23:19
Le commandant remontait rapidement les coursives du Nemesis. Il avait sa tête des mauvais jours et ne s’en cachait pas. Sur son passage, beaucoup saluaient mais s’écartaient prestement. Il ne leur accordait qu’à peine un regard. Son esprit était ailleurs, et la boule de douleur qui lui serait le cœur n’aidait pas à le rendre aimable.
Ce putin de Cyborg allait payer. Qu’importe le temps que ça prendrai, qu’importe le coût qui serai nécessaire. Il aura sa tête ! Et ça c’était une certitude… Il repensa alors à l’une des dernières phrases de cet adversaire : « Tu es un pion beaucoup plus précieux que Thais qui est condamné elle ». Il n’y avait pas cru, la pensant en sécurité. S’il y avait prêté plus d’attention, la puce aurait pu être prise au sérieuse, et sa seconde serait encore là, au lieu de retrouver la jeune femme qui venait tout juste d’intégrer les Ghosts… Il s’en voulait, et ne pouvait pas se le cacher.

Après un dernier détour, il arriva enfin à ses quartiers. Ses mains tremblaient de rage alors qu’il cherchait sans ménagement son paquet de cigarette dans l’un de ses tiroirs. Lorsqu’il arriva enfin à l’allumer, il tira une longue bouffé, se disant alors qu’il recrachait la fumé qu’il n’avait jamais autant eut envie de cette petite drogue. Mais il savait que cela ne suffirai pas. Il avait besoin de se défouler, et il avait sa petite idée là-dessus. Il savait qu’il existait une petite salle de musculation spécifique pour les officiers. Elle n’était que très peu utiliser car la plus part préféraient s’entrainer avec leurs hommes. Le parfait endroit pour se défouler sur un sac de frappe sans que personne ne vienne nous déranger. Il fit rouler son épaule gauche. Contrairement à Thais, lui avait bien mieux récupéré, et il était presque revenue à sa pleine capacité.

Tout en continuant à tirer sur sa cigarette, il se déshabilla pour mettre une tenue plus adéquate. Un simple pantalon large et un débardeur. Il attrapa ensuite un bandage dans l’un de ses tiroirs et le déposa sur la table, à côté d’un verre et d’une bouteille de whisky qui vint le remplir. Lorsqu’on frappa à sa porte, il venait de terminer le bandage de sa main gauche, le verre avait déjà pris un coup, et sa cigarette arrivait à sa fin.


Entrez !


La voix était sèche et froide, il n’était pas d’humeur et cela s’entendait. Il porta son regard sur l’imposante silhouette de Bragg qui faisait son entré. S’il avait su, il ne l’aurait pas autorisé à entrer, mais il était trop tard. D’un geste lasse, il écrasa sa cigarette dans le cendrier qui était déposé sur le bureau.

Ne perds pas ton temps, je n’ai pas envie de parler…


Cette phrase ne semblait pas souffrir de contestation, et beaucoup auraient déjà fit machine arrière, mais celui-ci ne sembla pas sourciller

Dans ce cas tu vas juste m’écouter


Mais je n’ai pas envie de t’entendre non plus, je n’ai pas besoin de ta sollicitude


Les mots étaient dur, mais le colosse ne s’embla pas en prendre compte, restant simplement devant la porte, reprennant la parole alors que SaYoLe finissait de faire le bandage pour sa 2e main.

Tu n’y es pour rien SaYoLe… Tu ne pouvais pas savoir, et tu ne pouvais rien faire. Personne ne pouvais rien faire. Et elle va bien, c’est le principale non ? Cela devrai te suffire.


SaYoLe arrêta son mouvement, tournant un regard haineux vers son officier avant de reprendre son bandage, sa voix s’éleva doucement, mauvaise et désagréable, remplit d’une colère qui n’était pas fréquentes chez lui.

Tu crois quoi ?! Je suis heureux qu’elle soit en vie, mais ce n’est pas la Thais que j’ai laissé sur son lit d’hôpital, ce n’est plus elle.


Mais elle reste Thais, la jeune fille qui est devenue ta seconde. Si elle l’a fait une fois, elle le fera une seconde fois.


Mais ce n’est pas celle dont j’ai besoin !


Elle retrouvera la mémoire…


Et si ce n’était pas ce que je souhaitais ?


La réponse choqua Bragg qui resta sans voix un instant, le regardant d’un air surpris. Oui c’était là que résidait tout le paradoxe. Il avait besoin d’elle, en tant que seconde, et en tant que soutient, surtout après leur rapprochement. Mais après y avoir longuement réfléchit. Après tout, voulait-il vraiment qu’elle retrouve la mémoire ? Il pouvait lui offrir la porte de sortie qu’il avait refermé après la prise du Nemesis Bragg reprit doucement

Je ne pensais pas entendre ces mots dans ta bouche. Avec ce qui se passe entre vous…


Il fut interrompu sèchement par SaYoLe qui venait de finir son bandage

Tu ne sais rien du tout !


J’en sais assez parce que je te connais et que je la connais. J’en sais assez car j’ai vu ses larmes sur le Nemesis après un entretien avec toi. J’en sais assez parce que je sais lire dans ton regard comme tu sais lire dans les pensées. J’en sais parce que je sais saisir le vrai du faux des rumeurs qui circulent depuis quelques jours.


Le regarde de SaYoLe était colérique, autant à cause de la situation que par le fait que son officier venait de lui mettre devant les yeux ces évidences. SaYoLe attrapa son sac et se leva sans un mot. Bragg lui barrait la route et ne semblait pas décider à bouger

Laissez-moi passez Capitaine Bragg


Vouvoiement, grade… Tous les ingrédients qui sonnaient un signal d’alarme, même pour Bragg. Il s’écarta à contre cœur, lâchant d’une voix presque inquiète

Ce n’est pas à toi de décider, elle a le droit de se souvenir et de te retrouver… Si tu ne l’aide pas à retrouver sa mémoire, c’est moi qui le ferait


Il ramassa son verre, le termina d’un traite et il passa, donnant même un coup d’épaule au passage. Le coloss encaissa le choc en pivotant de lui-même, s’effaçant sur le passage de son command. Il aurait pu rester en place, mais n’avait pas souhaiter s’opposer.


Si tu veux être utile, occupe-toi de faire en sorte que la tête de ce cyborg repose sur mon bureau, quel que soit le prix à payer… Pour le reste, fais ce que tu veux, de toutes manières tu n’en fera qu’à ta tête…


Et il traversa le couloir, prenant le chemin de la salle qu’il avait repérer, son sac sur le dos
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Re: Brisée Lun 23 Avr - 16:55
Ne pouvoir bouger, se relever, agir seule était un supplice des plus pénibles pour la jeune femme, faisant d'elle une patiente pour le moins difficile a soigner, mais cela, Toubib le savait déjà, c'était donc la patience des infirmiers qu'elle épuisait peu à peu. Sans même s'en rendre compte, la jeune femme harcelait le personnelle pour des broutilles, alors qu'elle ne supportait en réalité, pas l'idée de rester seule, alors qu'elle même était perdue.

Les médicaments lui offraient un sommeil lourd, autrement, on l'eut entendu sangloter au travers de la porte de sa chambre... Si la nuit accueillait ses pleurs, le jour n'en laissait rien paraître que quelques traces salées sur ses joues. Son caractère avait toujours été ainsi fait, se montrer forte, ne se laisser atteindre de rien, ou du moins ne le laisser paraître... Question de fierté. Mal placée sans doute...

La présence de compagnon adoucissait ses comportements et offraient au personnel soignant quelques répits bienvenu. Le discours du Toubib avait éveillé en elle une part de rejet, si elle comprenait la possibilité de ce qui lui était arrivé, elle ne parvenait a croire que c'était réel, priant quelques dieux dont elle aurait nié l’existence plus tôt, de la réveillé de ce cauchemar. Mais plusieurs jours avaient passé, sans que s'efface ce délire... Et elle était alors forcé de reconnaître que c'était bien ce qui lui était arrivé... Qu'on l'avait capturer, puis torturer pour obtenir les informations qui, au vu de son rang était en sa possession, et qu'enfin, celui qui avait fait d'elle sa proie avait tenté un dernier coup contre elle, en lançant la destruction de la puce qu'elle avait en tête...

Et pourtant, quand Adam lui décrivait avec quelle force et quelle prestance elle avait déclaré être désarmait capitaine de l'Aurora, elle ne parvenait pas à le croire. Elle acquiesçait, alors, sans trop de conviction, comme pour ne pas le froissé alors même qu'il lui semblait qu'il parlait de quelqu'un d'autre... D'après leur dire, sous la coupe de Braag, elle avait peu à peu monter les échelons, réalisant les missions avec succès, jusqu'à ce qu'on lui confie sa propre unité. Peu à peu, elle aurait gagné la confiance de ses supérieurs et aurait noué une relation de confiance avec ceux qui jadis avaient été ses instructeurs, jusqu'à devenir la seconde de Sayole. Sa seconde... Elle avait du mal a imaginé leur rapport, alors qu'il était pour elle quelqu'un de particulièrement impressionnant, et aux yeux duquel elle espérait bien brillé. A croire qu'elle y était parvenu... Dommage qu'elle n'en ai aucun souvenir...

Quelques jours lui permirent de reprendre des forces, assez pour se levé, déambuler et rendre un peu plus folle ceux s'occupant d'elle. Elle émit alors le souhait de réintégrer l'Aurora, puisque n'ayant aucun souvenir du Némésis, son état s'étant stabilisé, on l'autorisa.
La jeune femme glissait dans un couloir quand son regard croisé celui de Braag...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Lun 23 Avr - 17:10


Dans le couloir, on pouvait entendre les pas rapides de SaYoLe. Malheureusement, il était ressortit de sa petite discussion avec Bragg encore plus colérique qu’il ne l’était avant. En colère contre ce que son ami lui avait dit, en colère contre sa propre réaction.
C’était horrible pour lui, cette fiche boule qui ne voulait quitter son ventre, cette sensation d’avoir le cœur étouffé. Il avait l’impression d’être abandonné, comme si Thais avait délibérément choisit ce qui se déroulait. Comme si quelqu’un agitait les fils du destin pour les séparer. Etre seul, sans attache, sans soutient ni ami. C’était peut-être ça qui était nécessaire, c’était peut-être ça dont il avait besoin pour mettre en marche ses plans. C’était peut-être son destin ?

Une question étrange lorsqu’on savait qu’il n’accordait aucune importance aux destins. Pour lui chacun traçait sa vie, rien n’était écrit à l’avance… Logan avait réussi, il l’avait mis à terre bien plus que Faust avait pu le faire en lui explosant la jambe. Alors qu’il avançait toujours, au fur et à mesure de sa réflexion, son regard se durcissait, devenant plus profond, plus froid. Des yeux sans émotions, le même regard qu’il avait au moment où sa lame avait tranché la gorge du précédent commandant du Nemesis. Oui, la solution était logique et claire. On lui avait enlevé Thais, mais on lui avait surtout tout remis dans le droit chemin, comme cela aurait dut être. Comme il aurait dut le faire…

Mais même avec ce changement de mentalité, avec le côté « positif » qu’il en tirai, sa haine contre Logan, sa tristesse d’avoir perdu sa seconde et sa détresse d’avoir perdu son amante, sans compte ce sentiment de culpabilité, tout ça avait besoin de sortir… Il fallait qu’il extériorise, qu’il lâche ses coups. Comme pour sortir les dernières traces de toute cette affaire



De son coté, Bragg avait quitté le commandant dépité. Il avait toujours plus ou moins sût pour son supérieur et Thais. Mais il n’avait pas pensé que cette relation avait de l’avenir, il savait que SaYoLe était trop à cheval sur ses propres règles… Il n’aurait jamais pensé que le Nemesis aurait changé tout cela. Mais à y réfléchir, c’était presque logique. Nouveau vaisseaux, nouvelle règles, nouvel enjeu…

Il passa la fin de journée et toute la nuit à bord de l’Aurora. Il ne ferma pas l’œil, enchainant les réunions et les lectures de dossier. Il fallait qu’il explique à l’équipage la raison de son 2 e changement de capitaine en peu de temps. SaYoLe était l’âme de ce vaisseau et Thais était ce qu’il en restait. Mais lui n’avait jamais voulu être à cette place, et il n’aspirait qu’à une seule chose, que la jeune femme la récupère. Ho oui, les dieux seuls savaient à quel point il ne pouvait supporter cela. Il avait accepté uniquement parce qu’il ne voulait pas contrarier son supérieur dans un moment comme celui-ci et car il savait qu’il était sans doute le choix le plus logique, mais il ne l’avait pas fait de gaité de cœur. C’était cette même raison qui avait poussé SaYoLe à faire de Thais sa seconde, tout simplement parce que Bragg avait toujours refusé.

A l’heure de la relève, il n’était toujours pas réapparut. C’est la mine fatigué qu’il quitta enfin l’Aurora prêt de 24h après y avoir mis les pieds. Dans ses mains, une tablette numérique semblable à celle que SaYole utilisait. Il arpenta les couloirs des pensées plein la tête. Les rumeurs sur une relation entre Thais et le commandant étaient arrivées aux oreilles des membres de l’Aurora, et rapidement beaucoup se rappelaient des détails plus ou moins lointain, et plus ou moins réelle qui expliquaient leur relation. C’est-à-dire que maintenant quasiment tous étaient sûrs d’avoir déjà pu observer un moment volé. Pour la très grande majorité, ils se faisaient tous des idées, leur relation n’avait jamais vraiment eut lieux, et donc aucun moment n’avait pu être repéré. La nouvelle de la perte de la mémoire de la jeune femme avait pris la place de cette histoire de couple, certains s’inquiétaient pour la suite des évènements, d’autre pour savoir ce qu’il s’était passé.

Bragg continua son chemin jusqu’à l’infirmerie de bord ou Thais était encore en observation. Malheureusement pour lui, Toubib lui refusa l’accès après avoir entendu la motivation de sa venue. Il lui expliqua que c’était encore trop tôt.

Résigné, il repartit dormir sur l’Aurora. Quelques temps plus tard, et seulement quelques minutes après que la jeune femme fut transférée à bord, il tenta une nouvelle approche et encore Toubib s’y opposa, lui expliquant qu’elle avait encore besoin de temps avant d’être confronter à tout cela. La troisième tentative fut la bonne et ce coup-ci, Toubib le laissa faire. Lorsqu’il arriva dans la salle, il la trouva vide. Un rictus mi- amusé et mi énervé se dessina sur ses lèvres et il partit à sa recherche. Oui elle ne changera jamais, malgré tout ce qu’on pouvait lui enlever.

Il la chercha de longues minutes, demandant aux personnes qu’il croisaient s’ils l’avaient vu. Après quelques indications et plusieurs couloirs, il tomba sur Thais. Adam était déjà là, et cela tira une légère grimace au nouveau capitaine. D’une voix douce mais ferme, il s’adressa au jeune homme


Adam, n’oublie pas ton role au sein de l’Aurora. Si une seule fois tu n’es pas à ton poste pour aider les cuisiniers lors d’un service, je m’assurerai que tu ne sortes plus de la cuisine avant un bon moment


Une menace sans doute inutile, mais c’était un moyen clair de lui faire comprendre qu’il n’avait pas intérêt à délaisser son travail. Il porta alors son regard sur Thais.

Bonjour Thais, tu vas mieux aujourd’hui apriority. Toubib sait que tu t’es faites la male ?


Alors qu’elle répondait, il hésita un instant. Il se souvint des paroles de SaYoLe. Il ne lui avait pas interdit, mais sa phrase disant qu’il ne souhaitait pas forcement qu’elle retrouve la mémoire restait gravé. Cela l’avait tellement choqué. Il s’était attendu à le voir prier pour l’inverse… Doucement, il lui tendit la tablette.

Je t’ai apporté ça, j’espère que ça t’aiderai. Dans la mémoire de la tablette, j’ai regroupé tout ce que j’ai pu retrouver te concernant. Tu trouveras des rapports de missions, des films d’intervention, des caméras de surveillances de l’Aurora et du Nemesis, l’épisode du duel de SaYoLe, ou encore des enregistrements de certains membres où tu apparais. J’espère que cela t’aidera à retrouver tes souvenirs… La dernière vidéo en date est celle de la journée de ton opération. Prend ton temps pour les regarder, ou ne le fais pas, c’est ton choix…

Dans tous les cas, revient nous vite, l’Aurora a besoin de toi, et pas que nous d’ailleurs…
En attendant, tu as toujours accès à tout le vaisseau, mais essaye de pas trop te précipiter, sinon tu ne gagnerai qu’un nouveau séjour dans le lit d’hopital…


Elle ne comprenait probablement pas, mais il parlait de SaYoLe. Il lui afficha un léger sourire et la salua avant de faire demi-tour pour partir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Re: Brisée Lun 23 Avr - 21:28
Dans le miroir qui trônait au dessus du lavabo, Thais observait son reflet, ajustant tant bien que mal la perruque blonde que lui avait déniché Adam. Si sur le coup, elle s'était demandé ce qui avait put lui passé par la tête, elle devait reconnaître qu'il avait eut le nez plutôt fin... Mais allez la mettre d'une seule main! Ce n'était pourtant pas une petite touffe de cheveux synthétique qui viendrait à bout de sa détermination... Quand elle fut enfin satisfaite, ou du moins, quand elle fut convaincu qu'elle ne pourrais faire mieux, elle s'arrêta. Le mieux étant l’ennemi du bien, mieux valait ne pas risquer de se foiré.

Retournant dans le centre de la pièce, elle attrapa sur sa table de nuit les cachets laissé à son intention et les avala tous en même temps. Y avait il des horaires à respecter? Aucune idée, ils n'avaient cas pas les mettre la tous en même temps... Thais glissa par la suite la boite supplémentaire que lui avait fournit le Toubib en cas de migraine dans la poche du treillis difficilement enfilé. Son bras gauche, toujours plaqué contre son corps ne lui était d'aucune utilité, et pour être sur qu'elle ne s'en servirait pas, même pour maintenir quoi que ce soit, la main elle aussi avait été lié. Même pas de quoi tenir un livre...

Il fallait faire avec. Et Thais ne supportait plus d'être enfermer. Elle étala son t-shirt sur le lit, et passa son bras libre dedans, enfilant la première manche avant d'attraper l'encolure qu'elle fit passé au dessus de sa tête. En finissant de le tirer sur son corps, elle s’aperçut qu'il était à l’envers, pesta mais décida que ce n'était pas assez important pour se donner la peine de le changer. Elle attrapa alors sa lourde veste, et se contorsionnant, réussit à l'enfilé et faire maintenir le morceau pendant sur son épaule gauche. Voila qui donnerait illusion pour quelques instants...

Fin prête, la jeune femme quitta la pièce, refermant la porte derrière elle. Pour aller ou? Elle n'y avait pas vraiment réfléchit, elle avait juste besoin d quitté cet espace confiné. Finalement, comme machinalement, ses pieds prirent le chemin de sa cabine, du moins, celle qui était la sienne de ce qu'elle se souvenait... Elle croisa plusieurs personnes, ne déclenchant d’abord pas de réaction, puis comme si progressivement on prenait conscience de sa présence, provoquant des salutations qui étaient plus respectueux que ceux dut à un simple soldat...

"Heureux de vous voir sur pied.", "Tout les hommes attendent que vous repreniez votre poste." Quoi répondre à cela? Elle leur rendait poliment leur salut, se contentant de quelques "Pas encore, mais bientôt j'espère", un doux mensonge, quoique teinté de vérité. Elle n'aspirait qu'à voir s'éclaircir les choses... Et si cela devait la mené à la tête de l'Aurora Spei... Pourquoi pas. Le pire était surtout quand certain, semblait attendre d'elle quelques marques de familiarité, un nom, le leur, mais qu'elle était incapable de le retrouvé, si jamais elle l'avait sut un jour. Elle pouvais alors lire dans leur air un mélange de déception et de frustration. Une pointe de rancœur... étaient-ils tous tellement persuader d'avoir été marquant? Assez important pour elle, qu'elle aurait dut fatalement s'en souvenir... Alors elle s'excusait, tandis qu'à l’intérieur, bouillait de colère. Rageait de leur dire quelques vérités de ce qu'elle même ressentait... S'ils savaient...

Alors qu'elle s'était planté devant la porte de cette cabine qui avait été la sienne, hésitante, comme bloquée, Adam était arrivé, et l'avait de suite attiré ailleurs. Elle ne vivait plus la depuis des années. Pourtant, elle avait de sacrés souvenir dans cette cabine... Quelque part, elle se sentie jalouse, comme dépossédé de son bien par celui qui l'occupait désormais. Ça lui avait appartenu, lui appartenait encore dans son souvenir, et elle s'en voyait déposséder... Comme du reste... Chaque jours, elle se découvrait des "amis", alors que ceux pour qui elle croyait avoir de l'affection étaient mort depuis plus ou moins de longues années.

Adam l’entraînait tranquillement vers sa cabine, il disait malicieusement que quelqu'un l'y attendait, et serait ravit de la voir, sans répondre au qui, quand elle lui demandais. Elle avançait doucement, s'économisant, alors qu'elle ressentait déjà la fatigue de ses muscles l'étreindre. Au détour d'un couloir, ils croisèrent Bragg, et alors que Thais le toisait simplement, Adam eut l'air de se ramasser sur lui même, comme pris en flagrant délit. La remarque de Braag à l'intention de ce dernier fit sourire Thais, alors qu'il se confondait en excuse.

    "Oui... euh... bien-sur. Mais je n'en ai jamais manquer un seul et, le chef m'as dit que je pouvais..."

    "File Adam... Je devrais m'en sortir seule."

    "Tu es sur?"

    "Oui... Ça serait con de te retrouver coincé."

    "Bon d'accord... C'est la troisième dans le prochain couloir. A gauche."


Sur ce, il détala. La troisième porte a gauche dans le prochain couloir... Elle devrait y arriver. Elle fixa alors Bragg avec un regard interrogateur, il avait l'air manifeste de l'avoir chercher. Elle offrit un maigre sourire quand il demanda si le médecin savait qu'elle se trouvait la.

    "Il m'as toujours laissé à pensé qu'il savait exactement tout ce qui pouvais se tramé dans son infirmerie... Alors j'imagine que oui, ou bien, qu'il le saura bientôt... Mais puisque personne ne m'as arrêter, j'ai pris ça pour un accord..."


Elle le vit hésité. Et l'interrogea du regard, alors il lui tendis la tablette qu'il avait dans les mains, et elle la saisit de sa seule main disponible, l'écoutant avec une pointe d’appréhension non dissimulé. Des vidéos... Des souvenirs... Elle sera les dents. C'était si étrange cette peur qui s'infiltrait en elle, se confronté avec cette réalité qui n'était pas, ou disons plus, la sienne... Lui aussi lui demandait de "revenir" vite... Mais redeviendrait elle jamais celle qu'on attendais? Le doute était en elle, et elle sentit son nez la piquer. On déposait tant d'espoir en elle, que ceux ci devenaient lourds, pénible à porter.

    "Bragg? Je... Non rien... Merci."


Elle avait hésité, puis finalement, quand il s'était retourné pour la regardé, avait senti son courage se défilé. Elle le regarda partir, la laissant seule avec ces souvenirs qui lui étaient étrangers. Elle était curieuse bien-sur, mais cela n'égalait pas l'appréhension... Alors, quand le bruit de ses pas se furent éloignés, après quelques instants, elle repris son chemin, rejoignant le prochain couloir. Une, deux, trois... Sur la gauche. Elle se planta devant la porte de sa cabine. Glissant la tablette sous son bras pour ne pas la faire tombé, elle posa par la suite la main sur la poignée de la porte et l'ouvrit. Elle n'était pas verrouillé. Elle n'avait jamais verrouillé ses portes...

A peine eut elle ouvert la porte qu'un bruit entre le feulement et le miaulement se fit entendre alors qu'une boule blanche déboulait entre ses pattes. Elle eut le réflexe de fermer la porte derrière elle, pour ne pas le laissé s'échappé et l'observa avec un sourire, avant de déposé la tablette sur son bureau. Elle se pencha alors que l’animal se frottait dans ses jambes, et l'attrapa alors de sa main libéré, le portant contre elle glissant son nez dans sa fourrure.

    "Le Chat..."


Elle le jeta sur le lit sans ménagement. Bizarrement son ronronnement l’apaisait. C'est comme si il avait toujours été la. Elle ne se souvenait plus à quelle occasion il avait fait son apparition dans sa vie, mais elle était heureuse de le retrouver. Elle s'allongea à son coté un moment, jouant avec ses moustaches, grattouillant son ventre alors qu'il lui mordait légèrement la main. Quelques instants de tendresse... Apaisante. Elle resta alors un moment, allongé sur le dos, la main sur son coeur, observant le plafond puis fermant les yeux.

Les souvenirs lui manquait, elle se concentra donc sur les odeurs. Ces odeurs familières, son lieu de vie... Une bouteille trônait dans le double fond du placard. Depuis quand? Aucune idée. Elle savait juste qu'elle était la, mais boire dans sa situation n'était peut être pas des plus indiqués. Elle se releva alors, tirant quelques protestation au Kantan lové contre elle, et attrapa la tablette sur le bureau avant de retourné s'installé dans le lit. Elle se cala contre le mur, repliant ses jambes, déposant la tablette sur ses pieds afin que celle ci soit calé, et à un angle qui lui permette facilement de voir, et de son doigt commença a fouillé la mémoire de l'engin. Les documents étaient classé par dates.

Le Chat vint se glissé sous ses doigts, l’empêchant de consulté l'écran, elle l'attrapa donc et le força à se couché à coté d'elle, le caressant jusqu'à ce qu'il ne bouge plus et qu'elle puisse de nouveau observer l'écran. Elle choisit alors une date au hasard... tombant sur quelques images d'archive. Des vidéos longues, qui n'en disait pas beaucoup plus que ses déambulations. Elle reconnut un visage, ou deux, d'homme qui l'avait salué et qui lui avait jusque la échappés. Alors, comme pour se rassurer, elle remonta plus loin dans le temps, visionnant une vidéo qui avait été faite dans le réfectoire après son intégration dans l'équipe des soldats. Ça elle s'en souvenait... Elle eut un faible sourire en observant Adam, dans un coin, paumé au milieu de ces fortes tête qui constituaient son groupe.

Plus loin, une session de tir. Un entrainement, un test qui avait été filmé. Elle se voyait peu à peu devenir un soldat, et gagné cette morphologie qu'elle avait aujourd'hui. Et petit à petit, elle se voyait rapproché de ces personnes qui l'avaient entouré à son réveil. Hanna, la navigatrice, Bragg, son instructeur... Sayole... Il était de plus en plus présent sur les images.

Plusieurs heures de film... Pas forcément intéressant. Thais décida de sauter quelques mois, quelques années, se rapprochant un peu plus du temps présent. Elle se vit, enfermé au retour d'une mission, dont elle ne connaissait pas la nature. Punition sans doute. Elle vit le capitaine lui rendre visite puis repartir, et s'observa un peu plus énerver à son départ. Pas de parole, l'effet lui était étrange, comme un rêve. Elle se vit quitter la cabine du commandant, pleine de colère, et s’effondrer dans la salle d'entrainement, alors que Braag, présent lui lançait des mots qu'elle n'entendaient pas. Elle senti alors une larme coulé sur sa joue, comme revivant l'instant. Elle l'essuya.

Son supérieur avait dit que la dernière vidéo datait de son retour de mission, de sa torture... Elle avait frôlé la mort. Toubib le lui avait dit, et elle avait tendance à le croire. En observant l'opération, elle senti une douleur se réveillé dans son épaule. Elle vit son agitation, et trésaille quand elle se vit lancé les ordinateurs sur le sol. Pourquoi une telle réaction? Elle n'en savait rien, et pourtant, les hommes avaient l'air terrorisé par elle... Elle senti poindre une certaine angoisse, inconnue en elle. Puis Sayole fit son entrée...

"Je veille sur toi, comme toujours..." Le Katan avait volé en même temps que la tablette alors que Thais s'était relevé d'un coup. Elle fut forcé a s'accrocher au bureau un instant, car le changement brusque de position avait provoquer une chute de tension pour le moins déséquilibrant. Une fois le léger malaise, elle reparti de plus belle, quittant la pièce, surprenant quelques personnes dans le couloirs qui ne s'attendaient pas à ce que la chambre soit occupé et se dirigea d'un pas décidé vers le poste de commandement.

    "Bragg!!"


Sa voix se fit entendre bien avant qu'on la voit et quelques uns se serait même crut revenir quelques temps auparavant, alors que l'âme de Thais habitait encore le vaisseau, aussi bruyante que la furie qu'elle était. Elle courrais presque quand elle déboula dans le poste de commandement. La forçant alors à un arrêt contre le mur, pour reprendre sa respiration. Elle avait pleurer, mais cela était désormais masquer sous la rougeur de l'effort. Une femme s'approcha d'elle, comme pour la soutenir, lui proposé un siège, mais elle la repoussa sans ménagement.

    "Pourquoi m'avoir montrer tout ça... A quel fin?! Dit moi! Qu'est-ce que j'ai vu... Je ne me souvient pas, mais toi tu le sait!"


Elle semblait comme posséder, alors qu'elle avançait sur lui, en quête de réponse.

    "Il faut que je le vois... Il faut que je lui parle."


Quelques rumeurs commencèrent à monté, de celle qu'elle avait ignoré jusque la, mais qui pourtant, courraient dans tout le vaisseau...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Lun 23 Avr - 22:30
La réponse de la jeune femme lui tira un large sourire. C’était elle tout cracher. Elle venait de démontrer une fois de plus si besoin en était qu’elle n’avait pas changé. Elle avait perdu de l’assurance, de la prestance qu’elle avait gagné avec l’expérience, mais la base était encore là, et bel et bien là. Il ne répondit pas, cela ne servait à rien, son coté esprit rebelle ne changerai pas de sitôt, et il ne voulait pas vraiment s’opposer à tout ça.

Alors qu’il allait repartir, sa tache accomplit elle l’interpela. Il se retourna, mais elle s’était ravisé. Lui rendant un sourire rassurant, il soufflé en guise d’adieu


Si tu as besoin, tu sais où me trouver.


Et il la laissa sur place. Il devait rejoindre la zone de commandement. Un long briefing l’attendait, et il ne pouvait pas y couper. Les heures suivantes furent barbantes. Près de deux heures de réunion, une petite heure pour manger, et il regagna le siège du capitaine. Au programme de la journée, un check-up complet des programmes du vaisseau ainsi qu’une simulation des systèmes de défense.

Ils venaient de finir leur affaire lorsque le crie de Thais se fit entendre, lui faisant immédiatement tourner la tête. Ce crie réveilla ses craintes. Et si SaYoLe avait eu raison ? Il se leva de son siège alors qu’elle faisait irruption dans la poste de commande, rembarrant l’un des officier de communication qui tentait de l’aider. Se dirigeant vers elle. Etait-ce une larme qu’il pensait apercevoir sur sa joue ? Elle l’interrogea, et la crainte était visible dans sa voix. Derrière lui, il entendit les murmures s’élever. Elle reprit, réclamant après quelqu’un et tout le monde en déduit rapidement qu’il s’agissait de SaYoLe. Les murmures reprirent. Il attrapa fermement, mais néanmoins avec douceur le bras de la demoiselle pour l’entrainer à contre sens, lâchant derrière son épaule


Lancer la simulation suivante ! Je reviens rapidement


Et il entraina Thais dans le couloir, reprenant la direction de la cabine de la jeune femme. Il la soutenait, elle avait visiblement du mal à supporter l’effort, et cela pouvait se comprendre. Vérifiant que personne n’était à proximité, il commença d’une voix basse.

Je suis désolé, je ne savais pas que ça te chamboulerai autant… Je t’ai donné ça car j’ai pensé que cela pourrait t’aider… C’est ton histoire, ta vie, les souvenirs que tu as oublié…


Il s’arrêta un instant alors qu’ils croissaient un petit groupe de mécanicien. Non pas qu’il avait quelque chose à cacher, mais c’était une conversation privé, et les rumeurs étaient déjà assez grosse comme ça.

Toubib pense que tes souvenirs ne sont pas perdus, que tu peux les retrouver au fil du temps. Je pensais que ces vidéos te permettraient de les retrouver bien plus vite…


Il hésita un instant à poursuivre, préférant laisser un blanc s’installer. Ses prochains mots devaient être durement choisit… Il devait lui répondre, et sa réponse signifiera beaucoup. Ils étaient arrivé à la cabine de Thais qu’il ouvrit avant de l’aider à s’installer sur son lit, adressant une douce caresse au chat tout en reprennant.

Je pense savoir ce que tu as vu… Si tu veux le voir, c’est que tu as vu la vidéo de ton réveil après ton sauvetage…


De nouveau il hésitait, ne sachant vraiment s’il avait raison de poursuivre. C’était vraiment son rôle ? Mais après tout, il faisait ça pour son bien à elle, elle avait le droit de savoir, de se souvenir… Et SaYoLe en avait besoin aussi, la douleur qu’il avait pu lire dans ses yeux en disait long.

Je suis un ami de SaYoLe, et je suis devenu l’un des tiens… Avant ton opération, tu étais depuis des années la seconde de l’Aurora, et tu en es devenue le capitaine après que SaYole ait pris le contrôle du Nemesis. Tu es d’ailleurs devenue la dirigeante de toute la flotte…
Et tu étais bien plus que sa seconde…


Il marqua une pause, essayant de lire la réaction de Thais, comme pour l’encourager à continuer. Il reprit doucement.

Ni lui ni toi n’en avez jamais parler. Mais je suis observateur, et je le connais bien plus que je te connais… Vous avez toujours plus ou moins eut une relation depuis quelques années. Vous l’avez caché, et je pense qu’il s’y refusait afin de garder une sorte de rigueur à bord du vaisseau.

Mais je pense que la prise du Nemesis à changer beaucoup de chose, surtout de son point de vu. Quand tu as été capturé, il s’est lui-même rendu sur le terrain pour te venir en aide, usant des moyens conjugué du Nemesis et de l’Aurora. Et tu es assez intelligente pour savoir que politiquement ce n’était pas une manœuvre des plus intelligentes. La suite, je pense que la vidéo se place de commentaire…


Il afficha un regard désolé. Il se sentait coupable de tout lui raconteur, et ce n’était pas son rôle

Ce n’est que mon avis et ce que je déduis de ce que j’ai vu… Mais sache que des rumeurs sur vous deux circulent depuis ton sauvetage, peut-être en as-tu déjà entendu parler…

Mais ce n’est pas mon rôle, et j’ai l’impression de venir dans ta vie, là où je n’ai pas ma place. Mais je t’ai répondu parce que je suis votre ami à tous les deux, et que je crois que c’est mon rôle de tout faire pour que tu retrouves tes souvenirs…


Il se redressa, et appuya sur l’interrupteur qui ouvrit la porte.

Je vais le faire appeler, mais je ne sais pas s’il viendra… Essaye de mettre de l’ordre dans tes pensées, que tu saches quoi lui dire.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Re: Brisée Mar 24 Avr - 13:21
Il l'avait rapidement attrapé par le bras, et bien qu'elle l'aurait souhaité, elle ne put s'extraire de sa poigne. Outre sa masse colossale, la propre faiblesse de la jeune femme l'en empêchait, alors qu'il la tirait dans le couloir comme indésirable, alors qu'il recommandait une nouvelle session de test, indiquant qu'il ne serait pas long. Mais elle avait droit de savoir, et comptait bien le faire valoir...

Il la traînait en direction de sa cabine, et elle se sentait alors comme une enfant, contrainte. Il s'arrêta un instant dans le couloir alors qu'un groupe les croisaient, Thais ne se déroba pas pour autant, elle avait besoin d'entendre ce qu'il avait a dire, qu'importe qu'il la trimbale comme une gamine. Il s'excusait, prétendait ne pas avoir mesurer combien ces images pouvait la perturbé, mais qu'avait il crut en lui montrant ceci? Qu'elle se montrerais calme? Qu'elle retrouverait simplement ses souvenirs? Au contraire! Elle s'était vu agir sans comprendre, sans connaitre le contexte, sans même savoir ce qu'elle avait put pensé, ressentir sur l'instant. Il lui avait montrer une autre elle...

Comment ne pas comprendre dès lors les attentes de ces gens qui l'entouraient? Si jusqu'alors elle n'avait qu'une idée flou de ce qu'elle avait put perdre, il venait de lui montrer ce qu'on attendait d'elle, et accessoirement, ouvrir sous ses pieds le faussé entre celle qu'elle était, et celle qu'on voulais qu'elle soit. Il lui confia ce qu'avait put dire Toubib à son sujet, et ce qu'il avait crut bon de faire, la repoussant de nouveau en direction de sa cabine. Cette fois-ci, elle se dégagea.

    "Mais tu ne comprend pas! Je ne suis pas elle..."


La cabine arriva alors, ouverte par le colosse, Thais s'y engouffra, bien consciente que cette discutions avait tout intérêt a rester privé, il la maintint debout jusqu'à son lit, ou elle s'assit, même si elle brûlait de rester debout, d'hurler quelques désespoir, sa condition ne lui permettait pas. Il lui glissa alors qu'il supposait qu'elle avait visualisé la vidéo la plus récente... Celle de son réveil, il supposait bien... Mais il n'y avait pas que cela.

Il poursuivit, avouant ce qu'il savait, également ce qu'il croyait savoir... Des hypothèses... Est-ce que cela était suffisant pour étayer quelque chose? Elle ne savait si entendre que Sayole avait mené lui même l’assaut pour la tirer du pétrin lui était agréable ou au contraire si cela la perturbait encore plus. Les rumeurs... avait elle put les ignorés? Sans doute son esprit était trop ailleurs pour qu'elle les aient captés...
Il s'excusait d'intervenir ainsi, mais prétextait ce rôle, de devoir lui faire retrouvé la mémoire à tout prix, alors qu'il ouvrait la porte pour partir, elle le retint.

    "Mais pourquoi n'a t'il rien dit?! Vous attendez tous tant de moi! Chacun d'entre vous! Il n'y en as pas un seul que je croise qui n'espère pas que je puisse mettre un nom sur son visage, comme s'il était impensable que je ne me souvienne pas! Vous attendez tous que je reprenne je ne sais quelle place que je ne suis pas en mesure d'assumer! Et s'il est ce que tu prétend! Pourquoi est-ce que lui seul n'as rien dit?!"


Une question à laquelle il ne pouvais pas réellement répondre. Simplement pouvait il entendre sa détresse, son incompréhension. Même sa question était teinté d'une pointe d'illogisme... Elle secoua la tête. Qu'il oubli, laisse tombé, il n'y pouvais rien et sa frustration ne s'évacuerait pas ainsi. Son ton qui s'était fait violent s’éteignit.

    "Excuse moi... Mais c'est tellement... Tu ne peut pas imaginer... J'ai l'impression de vivre un cauchemars..."


Comme soudain gêné d'avoir confessé sa faiblesse, elle se détourna, tirant le Katan à elle alors qu'il jouait avec sa manche pendante.

    "Appel le... Il faut qu'on parle... Ne serait-ce que pour mettre au clair ces choses..."


Il ferait ce qu'il pourrait... Elle le remercia alors même qu'il quittait la pièce. Pas sur qu'il vienne. Elle n'était en même temps pas vraiment sur de vouloir le voir... Que pourrait elle lui dire? Je ne me souvient de rien, mais, a ce qu'il parait, on était devenu très proche, tu veux pas m'en parler un peu? Tsss, ridicule... Elle resta enfermer un long moment, tourmenté, sans que sa réflexion ne la mène nulle part, allongé sur le lit.

Elle venait d’avaler plusieurs cachets quand on toqua à sa porte. L'angoisse qui s'était alors estompé revint à la charge, alors que la porte s'ouvrait sur le capitaine... Non le commandant. Pénétrant dans l'espace, il lui demanda simplement sur un ton calme, distant, si elle souhaitait le voir. Elle ne répondit pas immédiatement, comme hésitante avant de lâché un simple:

    "Oui..."


Pas tout a fait la réponse qu'il aurait souhaité. Elle ne disait absolument pas pourquoi, confirmait simplement qu'elle avait demandé a le voir. Mais il était la maintenant. Et quoi lui dire.... Elle désigna du nez la tablette qui trônait sur le bureau.

    "Braag m'as apporté ça..."


D'un mouvement de tête, elle lui indiqua qu'il pouvait s'en servir, regarder. Soudain, comme piqué par une idée, elle se dirigea vers le placard, en vida le fond, et d'une main, la seule disponible essaya d'en arracher le double fond, sans succès. Ses doigts ripèrent, lui ouvrant légèrement un doigt alors qu'elle retombait en arrière. Elle jura, portant l'index à sa bouche en se relevant. Par contrariété, elle aurait shooter dans le placard, mais elle évita.

    "Il y a un coffre dans le fond. Je ne peut pas l'ouvrir..."


Une manière détourné de lui demandé de le faire. Il y trouverait, emballé dans un papier craft marron, une bouteille, une semblable à celle qu'ils avaient échangé dans sa cellule, lorsqu'elle avait été enfermer, elle ne savait d’ailleurs toujours pas pourquoi, n'ayant pas pris le temps de lire le rapport de mission associé a la vidéo.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Mar 24 Avr - 14:11

Alors qu’elle s’énervait presque, oscillant entre colère et peur, il regrettait petit à petit son geste. C’était-il tromper tant que ça ? En tout cas, les vidéos ne semblaient pas avoir eu l’effet désiré, bien au contraire, elles l’avaient plongé dans un état bien pire. Soudain, une de ses phrases le glaça : « Pourquoi n’avait rien dit ? » Il resta silencieux, se remémorant la réflexion de SaYoLe qui l’avait tant choqué. Alors qu’il était encore bloqué dans ses pensées, elle s’excusa, reprenant un ton plus doux. Il reprit alors la parole

Non tu as raison, je ne peux pas savoir, et j’ai peut-être fait une erreur. Mais si tes souvenirs reviennent, je pense encore que cela pourrai t’aider…

Les gens attendent de toi que tu reviennes, mais comprend les. Tu étais devenue l’âme de l’Aurora presque autant que SaYoLe lui-même. Tous te connaissent, se rappel de toi, et t’étaient plus ou moins proche. Tu ne peux pas leur en vouloir de formuler une attente même silencieuse envers ton « retour ».


Il sembla hésiter, et reprit doucement, la voix plus pensive

Pour le commandant, je ne sais pas. Votre relation n’a jamais été réelle, dans le sens ou vos fonctions même l’empêchaient d’exister. Vous en avez souffert tous les deux, chacun à votre manière. Peut-être a-t-il peur de te faire souffrir de nouveau, ou peut-être attend-il patiemment que tes souvenirs te reviennent pour ne pas donner l’impression de s’imposer. A vrai dire je n’en sais rien…

Vous seuls avez la réponse, même si tu l’as oublié. Ton caractère n’a pas changé, peut-être simplement ton assurance en a pris un coup. Pourquoi ton cœur aurait-il changé lui ?


Elle reprit alors, disant qu’elle voulait bien qu’il le fasse appeler. Il soupira un instant, se demandant si c’était la bonne chose à faire. Lui et ses principes, elle sans ses souvenirs, pouvaient-il vraiment en retirer quelque chose de bon ?

Je vais le faire, mais fait attention, vous êtes deux dans cette histoire, tu n’es pas la seul impliqué…


Et il quitta la pièce. Le sous entendu était claire : Tu risques de lui faire autant de mal qu’il peut t’en faire. Fais attention… Au détour d’un couloir, il salua un officier activant son communicateur pour donner le message à SaYoLe. Il ne voulait pas spécialement lui parler, il gardait en travers de la gorge leur conversation. Lorsqu’il entendit décrocher, un simple « Elle veut te voir » fut prononcé avant qu’il ne raccroche…
De l’autre côté du combiner, SaYoLe était sur une pile de document, et restant un instant bloqué sur la situation. Il s’alluma une clope, et resta ainsi, pensif à fumer, cherchant l’attitude à adopter… Des sentiments contraires s’agitaient en lui. Que devait-il faire ?


Lorsqu’il monta à bord de l’Aurora, cela faisait plus d’une heure de Bragg l’avait contacté. Entre son temps de réflexion et le trajet pour venir, il n’avait toujours pas pris de décision. Certes il allait la voir, mais pour lui dire quoi ? Avait-elle retrouvé ses souvenirs ?

Hasard, il croisa Bragg et presque l’intégralité des officiers, changement d’équipe oblige. Le regard des deux hommes se croisa un instant, chacun affichant une sorte de courage, comme si tous les deux voulaient montrer qu’ils assumaient leur décision. A peine avait-il tourné à l’angle qu’il entendit des paroles rapidement échanger. Lui ne le savaient pas, mais les hommes faisaient le rapprochement entre la scène de toute à l’heure et sa présence.

Il lui était étrange d’arpenter de nouveau les couloirs de son vaisseau. Une odeur et des bruits qui lui manquaient. De nouveau ce sentiment de culpabilité alors qu’il arrivait devant la cabine de la jeune femme. Il marqua un temps d’arrêt, et frappa enfin, le cœur serré par l’angoisse de ce qui allait suivre. Il ouvrit la porte, portant son regard sur la jeune femme


Tu voulais me voir ?


Le ton étant doux et calme, mais il avait pris soin d’essayer d’y chasser toute trace d’émotion. Avait-elle retrouvé sa mémoire, ces pensées et ces moments partagés ? Un simple oui s’offrit en réponse. Bien qu’il ne le montre pas, il en fut légèrement perturber. Un suspense maintenu en somme.

Elle lui présenta la tablette, disant que cela venait de Bragg. Il l’attrapa, et l’alluma, tombant sur la dernière vidéo visionné. Il revit la scène, la voyant se blottir dans ses bras. Son cœur se serra de regret autant à la vision de ce passage qu’à l’idée qu’il s’en faisait. Un sourire ironique se dessina sur son visage, voulant clairement dire : Sale con, je savais bien que tu ferai un truc dans le genre ! Faut vraiment que tu te mêles de tout…
Son attention fut alors focaliser sur Thais qui s’acharnait sur son placard avant de partir en arrière et se retrouver au sol. Dans d’autre circonstance, il ne se serai pas prier pour éclater de rire, mais la scène avait quelques choses de plus tragique.


Laisse moi faire..


Il la regarda se relever plus ou moins péniblement pour lui laisser la place. Ils se croisèrent, s’effleurant dans l’espace confiné de la cabine. Il retint un frisson à ce contacte couplé à l’odeur de la jeune femme, détournant le regard afin d’être sûr de ne laisser trahir aucune émotion et s’accroupit à son tour devant le placard. La petite cachette de Thais. Quelques chose qui était plutôt ressent, qui datait de quand elle était sa seconde… Habilement, il tira légèrement l’étagère pour découvrir un peu d’espace sur le faux fond, ce qui lui permit d’y glisser un doigt pour retirer la plaque de métal. Il en retira la bouteille et reposa le reste. Sans rien dire, il se retourna pour ouvrir un tiroir et en sortir deux petits verres. Visiblement, il connait l’endroit. Il tira deux chaises dont l’une pour faire office de table et déposa l’intégralité dessus. Il s’assied à son tour

La dernière fois que l’on a bu ce type de bouteille, tu étais en cellule après avoir désobéit à l’un de mes ordres…


Ce n’était pas un reproche, juste une information, comme s’il cherchait à lui remettre un contexte, à l’informer. Il n’avait toujours pas de nouveau croisé son regard, la tête légère baissé. Il retira son bonnet pour découvrir des cheveux ébène qu’il laissait poussé depuis quelques temps. Un changement de look pour coller d’avantage au Nemesis… Il observa la bouteille et reprit

Tu sais que tu n’y a pas le droit ?


Etrangement, alors même qu’il faisait cette constatation, il commença a servir les deux verres, mais prenant bien soin de ne remplir qu’a peine l’un d’entre eux.

Tu as demandé à Bragg de me contacter, me voilà… Que voulais-tu me dire et qui nécessitait que tu quittes l’infirmerie ?


Ce n’est qu’alors qu’il vint planter son regard dans le sien. Un regard calme et imperturbable, un regard dont il avait eu besoin de temps pour réussir à en chasser toutes émotions qui l’aurait trahit.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Re: Brisée Mar 24 Avr - 17:41
Les remarques de Bragg avant son départ lui avaient donné du grain a moudre. Une pointe de culpabilité, était elle égoïste de vouloir avoir le coeur net? De chercher à comprendre? D'essayer péniblement de rassembler les morceaux de sa vie en lambeau? N'était-ce pas pour cette unique raison qu'il lui avait fournit ces vidéos? Pourquoi la mettait il alors en garde comme si elle était sur le point de faire une énorme connerie?

Il n'était plus l'heure d'y penser. Alors qu'elle l'avait invité à le faire, Sayole s'était saisit de la tablette, arborant l'espace d'un instant un sourire mauvais avant de s'approcher alors qu'elle était tombé en arrière, avec un simple "laisse moi faire" assurer. Elle le laissa passé sans un mot, observant son geste sur, et l'habilité avec laquelle il fit céder la cache, comme si ce n'était pas la première fois, en extrayant la bouteille. D'elle même elle retourna s'asseoir sur le lit, alors qu'il prenait possession des lieux, tirant deux chaises déposant deux verres et s'installant.

Alors qu'il annonçait que la dernière fois qu'ils avaient partagés ce genre de boisson était dans une cellule ou il l'avait cloué, elle eut envi de répondre qu'elle savait... mais ce n'était pas tout a fait vrai... Pourtant, c'était bien ce "souvenir" visionné a l'aide de la tablette qui lui avait donné l'idée, comme si elle était persuader que ce petit "rituel" leur apporterais satisfaction. Elle s'entendit alors répondre.

    "Je sait... Mais je me suis dit que tant qu'à faire... Une bonne bouteille devrais être associé a autre chose qu'une punition..."


Ses propres paroles l'étonnèrent par leur assurance, et surtout ce qu'elles avaient l'air de sous entendre. Un souvenir qu'elle n'avait pas. Alors qu'il était penché sur les verres, il retira son bonnet et elle fut surprise d'y voir la naissance de cheveux bruns. D'autant qu'elle se souvienne, il les avaient toujours raser. Elle sourit alors légèrement,son naturel revenant au galop, et alors qu'il lui rappelait quelques contre-indication de l'alcool dans son état, elle ne put s’empêcher une remarque.

    "Ils n'ont pas de tondeuse sur le Némésis?"


Elle avait esquivé la question concernant l'alcool. Ce n'était pas comme si elle s'était embarrassé de demander ce qu'en pensait le médecin... Ni même si elle avait vraiment eut l'intention d'en boire. Dans la reproduction de geste passé, il lui avait juste semblé que ce serait une bonne idée... Elle se glaça de nouveau quand il lui demanda pourquoi elle l'avait fait appeler, et qu'est-ce qui avait put justifié sa venue et le fait qu'elle ai quitté l'infirmerie. Elle attrapa le verre qu'il avait servit a son intention et se perdit alors dans sa contemplation, plutot que d'observer ces yeux froids posés sur elle, qui la mettait mal a l'aise, aussi bien parce qu'elle les trouvais inquisiteur alors que dans ses propres souvenirs, elle avait toujours observer son "sauveur" de loin, que parce qu'elle n'était pas sur de ce qu'il pouvait attendre.

Bragg l'avait dit lui même... Jamais ils n'avaient parler de quoi que ce soit à personne, alors comment être sur. S'était elle attendu à un regard plus doux? Qui l'aurait confirmé dans ce qu'elle avait vu? Ou au contraire à une attitude plus trancher, simplement refuser de la voir qui aurait été clair... Mais non, il était la, impassible, et dans ce regard, elle ne pouvais rien lire qui la renseigne. Elle en était toujours au même point... Il était l'heure de se jeter a l'eau alors... Elle but son verre, d'une traite, comme pour se donner du courage, sans aucun doute le seul auquel elle aurait droit et le reposa sur la table de nuit près d'elle avant de simplement déclarer.

    "Il fallait que je sorte. J'étouffais... "


Une justification bien maigre pour l'infirmerie... Mais s'il la connaissait aussi bien qu'on voulais bien le lui dire, il le saurais déjà. Elle releva alors la tête vers lui, glissant ses yeux dans les siens.

    "Les choses sont un peu flous dans ma tête, et... j'espérait que v... Que tu puisse m'aider à y mettre un peu d'ordre..."


Elle guettait chez lui une quelconque réaction qui pourrait lui en apprendre un peu plus qu'elle ne savait déjà...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Mar 24 Avr - 21:25

Elle avait énoncé préférer associer la bouteille à autre chose qu’une punition. Un instant, l’espoir naquit dans l’esprit du Commandant, se disant qu’elle recommençait à retrouver ses souvenir. Se souvenait-elle de l’épisode de la geôle ? Ou celui qui avait suivi dans sa cabine ?

Alors santé…


Une manière de lui dire qu’elle avait sans doute raison. Mais le petit sourire qu’elle afficha alors qu’il retira son bonnet fit le reste, fêlant légèrement carapace qu’il c’était constitué. Il crut un instant revoir la Thais qu’il avait perdu il y avait de cela quelques jours. Ce petit sourire, cette assurance, et la petite pique sur sa nouvelle coupe de cheveux. Son cœur s’emballa légèrement, l’espoir renaissait, remettant de nouveau en cause tous ses plans. Il se passa une main dans les cheveux, et attrapa a son tour son verre.

Disons simplement que les règles changent, et que l’atmosphère du Nemesis n’est pas celui de l’Aurora. Ils ne sont pas des militaires, plus une sorte de milice, il faut avoir le look de l’emploie.


Une sorte de petite boutade qui lui tira un sourire à son tour, fendillant un peu plus sa carapace. Mais il la vit soudain se perdre dans ses réflexions, comme si elle cherchait la réponse à une question, ou qu’elle retrouvait un souvenir. Ce regard vite et hésitant le fit déchanter doucement, comme un doux retour à la réalité… Cela faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas vu aussi hésitante… Elle était entière mais changeante, soufflant le chaud et le froid, mais l’hésitation n’était pas dans sa nature, du moins pas dans la Thais qu’il connaissait…

Il l’observa finir d’une traite son verre alors que lui en absorbait doucement le contenue, l’observant alors que la peur le saisit. Son espoir s’écroulant aux fils des secondes. Elle justifia son évasion, et il put qu’acquiescer. Elle releva alors la tête vers lui, et reprit la parole.

Un vouvoiement. Même si elle c’était rattraper elle avait commencé à le vouvoyer. Tout venait de finir de s’écrouler. Un voile de déception et de tristesse passa dans ses yeux alors qu’il se repenchait en arrière, s’adossant au siège dans un léger soupire qu’il dissimula en absorbant la totalité de ce qu’il restait de son verre. Lorsqu’il le reposa en rouvrant les yeux, son regard neutre caractéristique avait refait surface. Alors qu’il reprenait la parole, il avait déjà saisit la bouteille alors qu’il remplissait son verre, et uniquement le sien.


Alors tu ne te souviens encore de rien…


Ce n’était pas un reproche, et son ton calme le laissait clairement comprendre. Il attrapa son verre, et le porta à ses lèvres après en avoir fait tourner le liquide pour en faire ressortir les arômes.

Je ne peux pas t’aider, du moins pas sur tous les souvenirs qu’il te manque… Je ne t’ai connue que ces dernières années, après ta dernière montée en grade avant que je te choisisse pour me seconder sur la recommandation de Bragg…


Il en absorba une nouvelle gorgée, comme si cela lui donnait du courage. A vrai dire, cela lui laissait surtout le temps de digérer cette déception, et de choisir ses mots avec soin.

Si t’es souvenir doivent te revenir, c’est avec le temps. Et visiblement cela a déjà commencé.


Il ponctua sa phrase en pointant du doigt la cachette maintenant vide qui avait protégé la bouteille de wisky. De nouveau une gorgée avant qu’il ne reprenne tout en sortant un paquet de cigarette de sa poche.

La question est de savoir combien de temps cela prendra, et est-ce que tu pourras te souvenir de tout… Bragg avait son idée de l’aide à t’apporter, et visiblement cela n’a pas marcher même s’il a cru faire au mieux. Si ces vidéos n’ont ramener aucun souvenir en toi, mes paroles ne pourront pas en faire d’avantage…


La cigarette était extraite de son paquet et venait de prendre place sur ses lèvres. Il fouilla un instant ses poches pour en sortir un briquet fine ouvré pour en allumer l’extrémité.

Dis-moi ce dont tu te souviens ou les questions qui te pèsent, j’essayerai d’y répondre correctement…


Il ponctua sa phrase pas une longue inspiration, avant de souffler le petit nuage de fumé au-dessus de sa tête légèrement penchée en arrière. Il ne savait pas vraiment quoi penser, ou quoi faire. Il ne savait même pas pourquoi il voulait l’aider, sans doute ses sentiments et ce besoin de la protéger. Mais serait-il capable de répondre correctement aux questions de la jeune femme ? Les prochaines minutes allaient le dire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Re: Brisée Jeu 26 Avr - 10:32
Le look de l'emploi... Voila qui tranchait avec celui qu'elle avait connu. Toujours carrés, toujours dans les règles. Un ancien militaire de carrière... avant... avant ce qui les avait poussé a prendre possession de l'Aurora... Il avait sourit, légèrement, comme si sa propre remarque l'amusait, comme une sorte de connivence entre eux, qu'elle vit peu à peu disparaître à mesure de ses hésitations.

A sa phrase, il se pencha en arrière, comme si cela lui permettait de mettre de la distance entre eux... Elle s'en sentie... blessée, alors qu'il lachait sur un ton calme, froid qu'elle ne se souvenait de rien... Le "encore" faisait tout... Comme s'il avait put en être autrement. Comme si, elle aurait put être utile et puis... Finalement non. Les yeux sur son verre, il ne put la voir détourné le regard. Qu'avait elle vu en lui? De la déception? Était-ce tout ce qu'elle lui inspirait? Sans doute devait il regretter les efforts qu'il avait fournit pour la tirer des griffes de l'Aera, tant elle lui était aujourd'hui si inutile...

Il annonçait simplement qu'il ne pouvais pas l'aider. En réalité, ne s'y refusait il pas tout simplement? Il lui appris que c'était sous la recommandation de Bragg qu'elle en était venu à secondé l'Aurora. Il ne lui avait pas dit. Quelque part, savoir que ce colosse, que cette montagne aussi impressionnante par sa stature que ses capacités avait put croire en elle lui donnait un peu de baume au coeur.

Il se voulut un peu plus rassurant, indiquant que les choses commençaient apparemment a revenir, désignant la cachette... Mais quelle chose? Savoir qu'il y avait la de quoi boire... utile s'il en est... Elle l'entendit alors dénigré la tentative de Bragg pour l'aidé, et se redressa un peu plus, plus combative. Comment pouvait il dire cela? Infructueuse? Pas plus que les autres, et au moins, même si cela lui apparaissait comme une vision lointaine d'un film et non de sa propre vie, elle avait une idée d'en quoi avait constitué ses dernières années. Tout le monde avait a sa manière tenté de lui rapporter quelque chose, quelques souvenirs, même si bien souvent égoïstement... Il n'y avait que lui. Rien que lui, qui s'était si bien tenu à l'écart...

Des questions qui la pesaient... Il y en avait tellement. Elle redressa la tête, le fixant alors qu'il avait basculé en arrière, et évacuait la fumée que contenait ses poumons, comme faussement détendu. Si elle ne se souvenait d'ou elle avait put obtenir de telles convictions, ses yeux étaient eux, rester bien aiguisé. Et elle voyait la une manœuvre d'évitement évidente.

    "Ce don je me souvient n'est pas le problème... Tu le sait aussi pertinemment que moi... C'est ce qui m’échappe qui est gênant..."


Son ton s'était fait un peu plus dur. Elle le fixait, ne se dérobait plus. Pourquoi avoir peur de lui après tout? S'ils étaient si proche que ne le laissait pensé les vidéos, les rumeurs. Pourquoi aurait elle encore dut avoir peur de ces yeux la?

    "Tu peut reprocher a Bragg sa tentative... Mais il est sans doute le seule qui de prêt ou de loin m'as offert quelque chose d'utile... Je ne me souvient peut être pas... Je ne me souviendrait peut être jamais. Mais quoi qu'il en soit, il va bien me falloir faire avec. Que doit-je faire alors? Tout abandonné? Recommencer une nouvelle vie je ne sait ou? Ça serait tellement facile, je n'aurait même pas a oublié une autre vie... Ou alors je continue, je m’efforce de redevenir celle que j'était, ou un être proche de celle ci, je m'efforce de ne pas décevoir tout ceux qui compte sur moi..."


La question était réelle, bien que l'idée de partir ne l'ai pas vraiment séduite. Sa vie était ici, elle n'en doutait pas. Elle le fixait toujours, alors que son ton était légèrement acerbe. Lui en voulait t'elle? Quelque part oui... De jouer de sa distance, alors qu'elle l'avait clairement vut prendre du recul... Alors qu'elle avait bien saisit l'espoir en lui quand il avait put pensé qu'elle se souviendrait.

    "Je ne doute pas que tes implications actuelles te demande beaucoup de temps, et que tu n'en ai donc pas beaucoup à accorder à un poids de ma sorte... Tu es le seul à me fuir... Mais j'ai vu des choses, entendu d'autre... Et puisque je ne me souvient pas, je ne peut pas faire la part du vrai et du suggérer... Il semblerait que tu soit le seul a détenir la vérité..."


Elle le toisait. Mais avait comme l'impression qu'il s’échapperait encore, voyant son malaise grandir à mesure qu'elle parlait. Elle n'avait jamais été timide, et elle était sur sa lancé, ce n'était plus le moment de faire machine arrière. Elle décida de ne pas lui laissé la possibilité de s'esquiver. Elle poserait donc la question, franche.

    "Je veux savoir quel est la nature des relations que nous entretenions."


Pas même une question, presque un ordre. Oh, il pouvais toujours joué de sa position de commandant, refuser de répondre et s'en aller. Mais ce serait alors un aveu aussi éloquent qu'une réponse... Il n'avais pas le choix.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Ven 27 Avr - 12:41
Elle semblait avoir repris de l’assurance, et le regard qu’elle portrait sur lui, étrangement lui donna un peu de baume au cœur. Il revoyait les prémices de la Thais qu’il connaissait, et non la jeune fille presque timide qu’elle était à ses débuts. Elle énonça alors que ce qui était important n’était pas ce don elle se souvenait, mais ce qu’elle avait oublié. Oui c’était le problème, mais dans le même temps, le temps passant, il y voyait presque une chance. La dualité entre ce qu’il souhaitait et ce qu’il aurait dû vouloir était encore forte. Son cœur réclamait Thais auprès de lui, sa raison voulait simplement l’éloigner, lui faire prendre de la distance avec tout ce qui se préparait. Il ne répondit pas immédiatement, continuant de lentement tirer sur sa cigarette, la laissant poursuivre.

Elle enchaina sur son propre avis concernant Bragg, ce qu’il avait fait pour l’aider, le regard des autres. L’attente qui pesait sur elle. Et sur ce qu’elle devait faire, affirmant son intention de tout réapprendre, de continuer à avancer. Le coté battant qui l’avait toujours caractérisé, sauf à ce fameux moment ou pour la première fois son esprit était entré dans le sien et qu’il avait vu son intention de suicide…

Elle enchaina, continuant encore sur sa lancé, comme galvanisé par l’assurance qu’elle avait retrouvé, comme la vrai Thais. Son regard ne scilla pas, pourtant il avait l’impression de la voir renaitre sous ses yeux, juste devant lui, au fur et à mesure que sa manière de parler lui rappelait des moments à ses côtés, parfois même des disputes. Elle l’accusa de fuir après avoir naïvement supposer le travail comme l’une de ses possibles excuses. Elle se faisait éco de la vidéos qu’elle avait vu, des rumeurs qui circulaient et contre lesquelles il n’avait rien pu faire.

Enfin, arriva la question qu’il attendait et redoutait. Elle voulait savoir ce qui existait entre eux. SaYoLe tira une dernière bouffée de sa cigarette, laissant le mégot tomber dans le verre vide de Thais. Il attrapa son verre, fit tourner quelques secondes le liquide et enfin reprit la parole, légèrement soucieux.


Tu l’as dis-toi même Thais, tu veux redevenir celle que tu étais ou plutôt se rapprocher de cette femme… Mais laisses-moi te poser une question.
Pour cela, faut-il simplement te calquer sur ton passé ou vaut-il mieux que tu te créer ton futur ?


Il ne la laissa pas répondre, ne s’arrêtant qu’une brève seconde pour mettre un petit blanc, juste de quoi lui laisser le temps de formuler cette réponse dans sa têt.

Dans un sens, tu as une chance que beaucoup aimerai : Une nouvelle vie, un passé qui c’est effacé. Certes tes paroles et tes gestes sont resté, et ont touché beaucoup de gens ici. Mais tu as l’opportunité de te reconstruire une vie, peut-être même d’éviter les erreurs que tu as pu commettre, peut-être en faire d’autre.
Mais veux-tu vivres en pensant à chaque seconde de ta vie, qu’aurait fait la Thais que j’étais, ou veux-tu plutôt te demander ce que toi tu dois faire ?


Une question dont il était presque persuader qu’elle ne s’était pas posée, ou du moins dont elle n’avait pas encore trouvé la réponse. Il venait rajouter à son trouble et en était conscient, mais il pensait tout ce qu’il venait de dire.

Dans ce cas, quel est ton intérêt de savoir ce que tu as pu faire ? Le passé est le passé, on ne peut de toute manière pas revenir dessus…


Il restait néanmoins conscient qu’il n’avait pas répondu à sa question, et même si il détournait le sujet, elle en interpréterait ce qu’elle voudra. Il but une gorgée et reposa la verre.

Mais si ça te mine tant que ça de savoir, je vais te répondre. Nous n’avons jamais été ensemble…


Ce n’était que la pure vérité, ils n’avaient jamais eu une vraie relation au sens strict du terme. Ils avaient partagé certaines nuit ensemble, il y avait eu des gestes, des mots, des disputes même, mais rien qu’il ne pouvait clairement définir comme une relation…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
avatar

Féminin Métier : Mercenaire / Contrebandière
Caractère : Lunatique - Inconstante

Messages : 256
Billets : 22911

Carnet de Bord
✦ Don: Détonnation
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
MessageSujet: Re: Brisée Dim 29 Avr - 15:52
Un léger instant d'hésitation. Un seul. Mais déjà de trop. Comme s'il se donnait le temps de la réflexion. Comme si la réponse si simple a cette question devait mérité une réflexion. Elle sut dès l'instant qu'il ne serait pas honnête, ou pas complètement. Une question... Voila ce qu'il trouvait à répondre... une question pour un peu plus de doute... Mais comment pouvait elle ignoré tout de son passé? Comment pouvait-elle parvenir a concilié sa propre vie, ses propres manquements et ceux des autres, si elle vivait sur une ligne de temps différent?

Il ne la laissa pas répondre, reprenant, lui décrivant quelle chance était la sienne. Elle aurait voulut se mettre en colère... Quelle chance... Entendait il ses propres paroles? Elle avait tout perdu, absolument tout. Il n'y avait rien d'appréciable la dedans. Cette chance, elle la laissait à d'autre...

    "Eviter mes erreurs?! Mais comment veux tu que j'évite des erreurs dont j'ignore tout! Et ce n'est pas parce que je ne m'en souvient pas qu'elle n'ont pas exister! Ce n'est pas parce que tu te borne a ignorer quelque chose que cette chose la n'existe pas... "


Quel était l’intérêt de savoir connaitre le passé? Était il réellement sérieux? Ou bien cherchait il juste une échappatoire... Car elle ne pouvais croire qu'il tienne pour véritable le fond de son propos. Elle s'était levé, comme révulser par ses dires et cracha assez justement.

    "Ce n'est pas parce que tu as toujours refuser de parler du passé de l'Aurora que celui-ci n'as jamais existé. Comment pourrait-je aller de l'avant si j'ignore d'ou je vient? C'est en apprenant du passé qu'on évite de renouveler les erreurs... Pas en se voilant la face, pas en croyant pouvoir faire comme si elles n'avaient jamais exister. Je te croyait plus sage..."


Un reproche? Oui... A peine voilé... Mais édulcoré à souhait par la prestance qu'il avait encore à ses yeux. Parce qu'elle le voyait encore de sa position médiane de nouveau soldat, mais qui se sait pouvoir se permettre quelques écarts d'un passé oublié. Il rayonnait encore de son autorité... Et elle n'aurait osé contredire un ordre... Mais il ne s'agissait ici pas de cela... Mais d'une façon de pensée, d'une chose qu'elle vivait de l’intérieur, et qu'il se permettait d'appeler une chance... S'il n'avait pas été son supérieur, elle lui aurait lancer son verre au travers de la gueule.

Il répondit enfin... Mais son ton n'avait rien de convainquant, ou surtout la phrase qu'il avait crut bon d'ajouter avant. Ce "si cela te mine". Evidemment, que cela la minait... Pouvait il être ignorant à ce point de ce que pouvais provoquer comme sentiments la perte de son passé? Elle inspira profondément, relevant la tête, l'air fermer, cet air qu'elle prenait, après une colère, un désaccord qu'elle ne pouvais exprimer librement de par sa position.

    "Dans ce cas, arrange toi pour faire taire les rumeurs... Puisque moi je ne peut rien démentir, je suppose que votre version devrais leur suffire."


Le ton était froid, acerbe même, contrarié. Et le vouvoiement avait alors repris naturellement sa place, puisqu'il s'imposait en tant que supérieur en lui indiquant ce qu'elle devait ou non penser... Mais Thais n'avait jamais été du genre à se laissé dicter sa conduite morale... Elle se rapprocha, le toisant alors qu'il était assit. Une attitude assuré, mais sur la défensive. Pas totalement celle de la Thais qu'il connaissait, pas totalement celle de la jeune entrante parmi les Gosth... un savant mélange des deux...

    "Je compte bien reprendre ma vie en main... Et de la manière ou je l'entend. Je ne demande pas votre approbation. Je vous le dit. Un jour, je saurais tirer le vrai du faux... Vous avez le droit d'en pensez ce que vous voulez, peut m'importe... Mais plus jamais... ne me dites que c'est une chance."


Elle le fixait droit dans les yeux en prononçant ces derniers mots. Qu'il prenne sa place, s'il l'estimait chanceuse... Autrement, qu'il s'abstienne de ce genre de commentaire... Elle s'écarta, détournant le regard.

    "Je tient à reprendre l'entrainement des Gosths dès que Toubib aura donner le feu vert... Qu'on sache de quoi je suis encore capable... Peut être même m'étonnerais-je... Vous n'avez cas emporter la bouteille... Je ne suis de toute façon pas censé la boire..."


Voila quelle douce manière elle avait de le congédier... L'associer a de meilleur souvenir... Tu parle... C'était rater. Elle était partagé entre colère et déception. Entre cette connivence qu'elle avait put voir entre eux sur les vidéos et cette distance qu'il offrait, il lui semblait, de manière pas complètement naturelle.

    "Désolé d'avoir abuser de votre temps..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sayole
avatar

Messages : 78
Billets : 19390

Carnet de Bord
✦ Don: Télépathie
✦ Pts Vote:
0/0  (0/0)
✦ Objets:
Commandant du Némésis
MessageSujet: Re: Brisée Dim 29 Avr - 19:24
Doucement, il la voyait s’énerver, reprenne d’avantage confiance. Une chose était sûr, sa mentalité n’avait pas complètement été effacé. Il n’avait observé depuis qu’elle était monté sur l’Aurora, simplement parce qu’elle était l’une des premières à chercher à s’intégrer à l’équipage. Si elle était vraiment la jeune fille qui commençait son entrainement chez les Ghosts, elle n’aurait jamais osé s’opposer à lui, du moins pas de cette manière. Mais elle ne transpirait pas non plus l’assurance dans la jeune femme qui était sa seconde. Oui sans doutes un mix entre les deux, comme si sa réelle personnalité prenait doucement le pas sur ses souvenirs effacé.

Elle avait raison paradoxalement. Mais elle n’avait pas saisit le sens de ses mots. Le pouvait-elle ? Ce n’était pas évident. Cela lui faisait mal au cœur, elle avait tout saisit de travers, était-il en faute ? Sans doute, il n’avait pas eu les bons mots, n’avait pas clairement expliqué sa pensée. Il ne chercha pas à riposter, la connaissant suffisamment pour savoir qu’il valait mieux ne pas l’arrêter.

Elle continua, lui mettant sous le nez le passé de l’Aurora. Ses yeux ne vacillèrent pas, mais il avait l’impression de revivre une de leur ancienne dispute. Sans doute un mix entre leur dispute à bord du Nemesis et l’explication de texte qui avait eu lieux entre eux suite à l’épisode d’Ethan.

Elle repassa au vouvoiement, signe très caractéristique de sa colère ? Peut-être, ou peut-être que sous l’émotion elle était repassée à sa nature amnésique, reprenant le vouvoiement dû à son rang. Faire taire les rumeurs ? Impossible, elle devait pourtant bien le savoir. Même avec son don, sur une telle population cela n’était pas envisageable. Et malheureusement pour eux, cela resterai, s’estompant avec la distance qui allait avoir lieux entre eux avec cette situation…

Elle mit ensuite en avant son intention de reprenne l’entrainement, d’aller de l’avant dès que Toubib aura donné son autorisation, lui demandant dans le même temps de repartir avec la bouteille. Son regard se porta alors qu’elle le congédiait plus ou moins doucement. Il soupira doucement, relevant son regard vers elle tout en remettant son bonnet, montrant clairement qu’il comptait bien la laisser.


Cette bouteille et à toi, pas à moi… Garde là, elle t’aidera peut-être à passer certaines nuits plus au calme.


Une manière de lui demander de se souler ? Certainement pas, mais il était bien placer pour savoir qu’un petit moment seul avec un verre permettait de réfléchir et de faire le point…

Je suis désolé sit u as mal pris mon petit discours. Il était sans doute maladroit. Mais tu sais, je pense qu’un jours, que tes souvenirs soient de retour ou pas, tu comprendras ce que j’ai voulu dire… Il est plus facile de tenir se discourt lorsqu’on a pleine connaissance de son passé, mais il y a parfois des choses que l’on aimerai oublier ou changer…


Elle c’était écartée, aussi il ne pouvait capter ses yeux. Ces yeux, sans doute la chose qui lui manquait le plus, ce regard dans lequel il pouvait lire et où il aimait ce perdre. Ce regard qui l’avait tant marqué cette fameuse nuit ou pour la première fois ils avaient passé du temps ensemble dans ce petit hôtel-restaurant. Ce regard qui lui avait permis d’oublier l’espace de quelques heures cette mission foireuse, la perte de l’un des Ghosts et toute cette pression et cette culpabilité qui reposait sur ses épaules. Depuis cette fameuse nuit, et dès le lendemain lors de l’extraction, ces yeux restaient un repère pour lui, qu’il l’accepte ou pas…

Il joua instinctivement avec son biquet sans qu’une nouvelle cigarette vienne pour autant fleurir sur ses lèvres. Ce briquet, acheter dans ce fameux hotel était devenue une sorte de porte bonheur, et qui visiblement et au vu de leur relation ne semblait pas vraiment marcher, c’était le moins que l’on pouvait dire.


Je ne m’opposerai pas à ce que tu t’entraines avec les Ghosts. Je ne l’ai pas fait à l’époque, et je n’ai donc pas de raison de le faire aujourd’hui. Mais la situation est différente. Tu n’es plus la frêle petite fille qui voulait savoir se battre. Tu es leur ancienne capitaine, ils ne te regarderont pas de la même manière, quel que soit leur souvenir…


Il se leva tout en déposant le briquet métallique sur la chaise à côté des verres.

Il m’aide à réfléchir de temps en temps, à effectuer le bon choix. J’espère qu’il t’aidera…


Il espérait surtout qu’il lui sera plus utile qu’à lui. Il se tourna et ouvrit la porte, franchissant le sueil de la porte, avant de conclure

Fais attention à toi


A peine sa phrase termina qu’il appuya sur la porte qui se verrouilla. Il resta un instant devant la plaque de métal avant de reprendre le chemin du poste de commande du Nemesis, se demandant s’il avait bien fait de venir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
MessageSujet: Re: Brisée
Revenir en haut Aller en bas

Aller à la page : 1, 2  Suivant
Page 1 sur 2
 

 Sujets similaires

-
» 2ème entrainement de Nuage Brisé [PV Ombre du Crépuscule]
» Mon verre s'est brisé comme un éclat de rire.[Alfred]
» D'un coeur brisé naîtra une passion dévorante [Aurore]
» 04. Le chocolat ne peut réparer un coeur brisé
» Petite fleur brisée...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
 ::  :: ✦ NÉMÉSIS ✦ :: ♁ Zone de Soins-
 ::  :: ✦ NÉMÉSIS ✦ :: ♁ Zone de Soins+