Promenade de santé

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Kurt Raynor
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MessageSujet: Promenade de santé Sam 3 Mar - 21:00
Narvek était vu de l'espace une jolie petite boule verte et bleu. Climat tropical et touffue d'énormes jungles et de forets luxuriantes. Mais une fois au sol, vous maudissiez cette planète. La chaleur combinée à l'humidité vous rendent malade, et favorise les infections des plaies. Les moustiques vous piques, mais pas comme ailleurs, ici c'est toute la ruche qui se fait un festin de votre sang. Les forêts denses sont impraticables pour la plupart des véhicules et les routes sont rares, et inconfortables qui plus est. Et si vous aviez le désir de vous plonger plus profondément dans la jungle, parce que vous n'aviez que ça à foutre par exemple, vous pouviez vous attendre à croiser toute sorte de bêtes aussi féroces les unes que les autres. Des serpents géants de 10 mètres de longs, des sortes de tigres avec des gueules énormes et qui vous avale la jambe d'un coup de dent, des poissons carnivores qui hantent les cours d'eau, des insectes qui ont la taille d'un petit rocher, et c'est une bien faible liste comparée à ce qui vous attendiez réellement.

Et cela faisait deux semaines que Raynor était sur place, basé dans une des quelques villes humaine qui peuplait la planète. "Venez en avance, le temps de vous acclimater" qu'il disait. Enfoirés.

C'est maintenant le moment où vous vous dites : "mais qu'est-ce qu'un type qui ne pense qu'au fric fait dans ce trou du cul du monde ?". Et bien bonne question ! Une bande de scientifiques et d'archéologues avait contacté le MA-85 il y a de cela quelques semaines. A ce moment là Kurt était pas mal occupé, mais dès son retour sur le vaisseau mère Erik lui avait sauté dessus en lui expliquant le topo, clamant l'éternel "Tu sais, c'est une mission de la plus haute importance qui nécessite les meilleurs éléments du MA, il n'y a que toi qui peut le faire, et puis on manque de personnel, et puis...". Bref, la flatterie n'avait la plupart du temps aucun effet sur Kurt, même si il appréciait parfois, c'était quand le Commandant avait dit : "La paye est bonne" qu'il s'était décidé à accepter.

Il avait laissé le Léviathan à bord du vaisseau mère et avait embarqué sur son propre vaisseau PRIME, le Darksword. Emmenant avec lui le pilote du Léviathan : Dwayne, afin qu'il lui serve d'aide de camp. Son boulot était à priori pas plus compliqué que ça : diriger une équipe de garde du corps et les protéger durant une sortie en jungle. Les civils avaient trouvé une vieille ruine ou un truc comme ça, et ils pensaient faire fortune avec les objets qu'ils trouveraient dedans. Soit, c'était pas le problème de Kurt. Le Darksword parqué dans un hangar en ville, il s'était empressé de faire une reconnaissance des environs afin d'étudier la topographie et se renseigner sur la faune et la flore. Une bonne préparation donnait plus de chance de succès aux opérations. Le QG des scientifiques se trouvait en banlieue, à quelques centaines de mètres du spatioport, derrières de haut murs de béton. Pauvres fous avides de protéger leurs découvertes. Ils avaient mis à disposition de Kurt un petit bâtiment de deux étages afin d'y loger et lui avait donné carte blanche pour gérer les autres mercenaires engagés pour participer à "l'aventure". "Le MA nous a envoyé ce qu'ils ont de mieux, alors c'est vous qui prenez le commandement." Huh. Mauvaise surprise pour le type qui croyait qu'il allait agir en solo. Voila qu'on lui demandait de diriger des mercenaires qui ne faisaient pas parti du MA, super, merci connards !

Donc, nous disions donc que cela faisait une semaine que notre Kurt intergalactique était là. Depuis son arrivé il avait largement eu le temps de planifier certaines choses et conditionner le contingent. Des brutes, issues d'un peu partout, mais heureusement tous humains. Plus facile pour communiquer. Il y en avait une dizaine, et quelques un devaient encore arriver dans la journée. Le départ pour la mission était programmé le lendemain à l'aube. Kurt était assis à un bureau dans une petite pièce, occupé à nettoyer un fusil d'assaut. Il interrompit son travail pour consulter sa montre et se tourna vers Dwayne.

- Les derniers vont pas tarder à arriver, va les attendre au spatioport et amène les moi ici.

Son adjoint acquiesça et quitta l'enceinte scientifique, arrivé au dit spatioport, deux mercenaires se présentèrent à lui. Après quelques indications il les envoya rejoindre Kurt à son bureau. Il en restait encore un qui n'était pas encore arrivé. Dwayne commençait à s'impatienter, lui qui avait un caractère plus ou moins similaire à son boss. Il vit enfin un vaisseau qui ne collait pas du tout au décor se poser sur une des plateforme, et le "un" qu'il attendait s'avéra être "une". Pourquoi pas.

- Le Capitaine Raynor vous attends, suivez moi.

Sympa comme accueil. Après quelques minutes de marche, il indiqua la porte du bureau où Raynor attendait. Les deux autres mercenaires étaient déjà briefés et s'étaient installés dans des chambres. Restait plus que la petite blonde. Dwayne la laissa sur le pas de la porte et alla se détendre dans le salon au rez-de-chaussé. En pâture au loup.
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Sam 3 Mar - 22:27
Un travail facile et bien payer. C'est ce que lui avait dit l'un de ses contacts sur Mars. Le dit homme avait un cousin qui connaissait un ami dont le beau frère avait une tante dont l'époux... Enfin bref... Par quelques réseaux que ce soit, elle avait appris l'existence d'une belle opportunité sur Narvek. Un groupe assez hétéroclite avait manifestement trouver au coeur de la forêt quelques trucs dignes d’intérêt, mais souhaitaient s'entourer d'une bande de bras suffisamment musclés pour assurer leur protection. Sans doute craignaient ils quelques attaques de bête sauvages... A moins que ce ne soit le vent de révolte nationaliste qui animait les autochtone qui ne les inquiète...

Toujours était ils que par usage de quelques contacts, elle avait réussit à se faire embaucher pour cette mission. Une partie de plaisir... Bien-sur le climat et le terrain n'étaient pas des plus praticable, mais la chaleur lui rappellerait celle de sa planète natale, et avec sa tenue thermorégulé, pas de quoi fouetter un chat... après tout, il n'y avait pas de réelles raisons que cela se passe mal.

L'Epsilon approchait du spatioport... De la haut, la ville avait l'air d'une petite colonie, perdue dans cette jungle. Une colonie humaine, à n'en point douter. On était loin de la base touristique situé à plusieurs centaine de kilomètre. L'endroit avait quelque chose de perdu, loin de l'idée qu'elle s'était faite du lieu. C'est l'absence de tout qui était le plus impressionnant, outre cette végétation luxuriante. Pas de multiple vaisseau, se croisant d'un sens et de l'autre, pas de multiple désert... C'était une autre face de la planète découverte à ce moment.

    "Aller mes mignons! Préparer vous! On arrive au terminus!"


Quatre hommes se tenaient dans l'Epsilon à ses côtés. Ils avaient profité du transport dûment proposé pour s'offrir quelques vacances sur Narvek, a eux toute fois, de rejoindre par leur propre moyen la face "paradisiaque" de la planète. Après avoir acquérit les autorisations nécessaire, Thais posa l'Epsilon sur la plateforme qui lui avait été attribuée, ouvrant les portes du vaisseau, elle les laissa descendre, tenue légère et bariolé, en leur adressant un signe avant de rassembler ses propres affaire puis de mettre le nez dehors. Sa tenue contrastait largement avec celles de ceux qui étaient sortis avant elle, pas la pour lézarder.

Alors qu'elle sortait son museau à l’extérieur, la chaleur lui agressa le visage. Le reste de son corps était peut être au frais dans sa combinaison, mais elle avait comme l'impression que le climat ne leur faciliterais pas la tache. Qu'à cela ne tienne, elle n'avait pas honte de suer a grosse gouttes. Alors qu'elle descendait de la plateforme, son barda sur le dos, un homme vint directement à sa rencontre, lui annonçant que la Capitaine Raynor l'attendait. En voila un qui ne perdait pas son temps en bavassement... Si l'idée d'être soumise aux ordres d'un inconnu ne lui plaisait guerre, elle s'en accommodait... La paye le justifiait.

    "He bien... En route alors."


Le trajet se fit sans un mot de plus. Thais était avide d'observer les environs, et l'homme n'avait pas l'air d'avoir envi de jacasser... Tout ce qu'elle espérait, c'est que ce capitaine ne serait pas un gros con misogyne, ou le séjour serait nettement moins plaisant. Peu importait la paye, elle n'avait pas envi de supporter cela.

Leurs pas les conduire jusqu'à un bâtiment de deux étages. Thais se claqua la joue, alors qu'un insecte qui avait élut domicile, tout en pestant. Elle avait le sang sucré, une vrai Vapona... Il suffisait qu'elle dorme dans une pièce, elle attirerait tout les moustiques, et ses compagnons de dortoir seraient tranquille... Un dortoir, depuis combien d'année n'avait elle pas dormit dans un dortoir? Cela devait remonter a son arrivé sur l'Aurora, plus de dix ans auparavant, alors qu'elle traînaient dans les cuisines et n'avait pas de cabine particulière...

L'homme l’abandonna devant une porte, le bureau ou le "Capitain Raynor" l'attendait, sans plus de cérémonie. Quoi? Même pas une petite introduction? Sympathique. Enfin, puisque les choses ne sont jamais mieux faites que par soit même, elle s'avança face à la porte, et y frappa trois coup vigoureux, attendit qu'on lui réponde avant d'ouvrir la porte.

Vision d'horreur... Ce visage qui la regardait, cet homme... Sans doute le dernier qu'elle s'était attendu à voir ici, le dernier qu'elle aurait souhaité revoir. Comme un vague souvenir, sa mâchoire la fit soudainement souffrir. Elle portait encore les marques de leur dernière rencontre. Raynor c'était cela? Elle n'avait jamais connut son nom...

Sa bouche s'ouvrit d'entrée, alors qu'elle aurait dût se présenter, mais les mots ne virent pas. Elle détourna la tête, et sa main gauche vint agripper ses cheveux tandis que la droite était accroché à la sangle de son sac, qui reposait sur une unique épaule.

    "Putin... Dites moi que c'est pas vrai..."


Les mots avaient été susurrer, sans destinataire précis, mais largement audible pour quelques oreilles attentives. Elle serra les dents. Sous les ordres de cet homme? Un sacré con! Misogyne? elle n'en savait rien. Elle ne l'aimait pas, un point c'est tout, mais elle n'avait rien a lui reprocher directement. Il lui avait mis une branlé, puis avait finit par laissé son compagnon s'en tirer, il l'avait jouer grand prince... Mais ce sentiment d'être redevable lui était infernal... Et quel enfoiré! Alors qu'il s'était tiré alors même qu'elle lui parlait!

Les souvenirs défilaient, nombreux et amers... Mais puisqu'il n'y avait rien à dire, rien à faire (elle n'allais pas tourné les talons maintenant), elle se redressa et lui fit alors face, l'observant droit dans les yeux, mais avec cet air, beaucoup moins enjoué qu'à son arrivé. Avec un peu de chance, il ne se souviendrait pas d'elle... Mais dans son genre, Thais était plutôt poissarde...
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Dim 4 Mar - 9:52

Bin s'il s'était attendu à ça... Les gens qu'il décidait d'épargner étaient peu nombreux, aussi il arrivait à se souvenir de tous. Et cette tignasse blonde comme le blé, il s'en souvenait. Le contrat d'Asheryth. Ethan Hewley, tous ça. Les risques qu'il avait prit pour ces parfaits inconnus qu'il pensait ne plus jamais revoir. La galaxie est décidément trop petite. Et voila que tous les deux se regardaient en chiens de faïences. Aucun mot, ce qui n'aidait pas vraiment. Juste une petite réflexion de la part de la blonde. Kurt se décida finalement, pas la peine de perdre du temps.

- Vous avez un nom, ou vous êtes juste une porte flingue anonyme ?

Il continua de la fixer droit dans les yeux. Au fond il n'avait rien de personnel contre elle. S'il lui avait refait le portrait la première fois, ce n'était que du business : elle se mettait sur son chemin. Empêcher un mercenaire d'atteindre sa cible n'est déjà pas bien malin en soit, quand on perd en plus du temps à négocier là ça devient carrément suicidaire. Et Kurt en avait tué pour moins que ça. Mais maintenant qu'elle se tenait face à lui pour la seconde fois, il n'éprouvait à son sujet que de l'indifférence. Comme si les derniers évènements avaient été balayés par le vent. Son professionnalisme et son expérience reprenait le dessus pour le bien de la mission.

- Asseyez vous.

Le ton était froid, tout de même. Il donna un coup de pied dans la chaise devant son bureau pour la faire glisser jusqu'à la jeune femme. Il avait toujours du mal à admettre qu'il allait être obligé de travailler avec elle. Qui est-ce que ces scientifiques avaient bien pu contacter pour que ça soit elle qui vienne ? Question intéressant, il se pencherait dessus. Une chose était sure : ce n'était pas une indépendante comme il l'avait d'abord cru sur Asheryth. Il avait vu derrière elle plusieurs silhouettes. Elle appartenait à un groupe. Il décida d'enchainer avec ce qui les intéressait vraiment pour l'instant.

- J'imagine que les civils vous ont déjà dit pourquoi vous êtes là. Ce qu'ils ne vous ont pas dit c'est que vous me serez subordonnée pendant plusieurs jours.

Tout en parlant, il inspecta une a une les pièces de son fusil d'assaut posé sur le bureau, faisant tourner l'extracteur et l'obturateur dans ses mains pour vérifier que tous les recoins étaient bien propres et huilés, regardant l'intérieur du canon pour vérifier qu'il ne restait plus de poudre... Il commença à le remonter tout en reprenant son briefing :

- En gros nous sommes chargés de chaperonner une bande d'archéologues pour une sortie en jungle. Bien entendu la jungle est dangereuse mais jusque là pas de problème, sauf qu'elle est impraticable pour les véhicules et qu'on va tout se taper à pied, ce qui représente un peu moins de 200 bornes étalées sur trois jours. Pour peu que vous arriviez à suivre mon rythme de marche.

Petite pointe de défi teintée de sarcasme. Compte tenu de sa dernière prestation il avait du mal à la considérer comme une professionnel digne de ce nom. Il verrait ça sur le terrain. L'arme remontée, il tira deux fois le levier d'armement pour vérifier que les mécanisme n'étaient pas bloqués, provoquant un CLAC CLAC froid et mécanique avec le regard d'assassin de Raynor qui allait avec.

- Vous avez des questions ?

Il parlait de questions en rapport avec la mission actuelle, pas de ce qui avait pu se passer avant.
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Dim 4 Mar - 11:00
Il la fixait également, et ce regard montrait bien qu'il ne l'avait pas oublié, mais ce n'était pas comme si Thais avait compté sur sa légendaire chance... Quoique avec lui, elle en avait déjà largement profité, qu'il laisse Ethan en vie n'était sans doute pas gagné d'avance. Ils se regardèrent un moment sans mot dire avant que le Capitaine ne se décide. Son nom? Ou était elle juste anonyme. Pour une raison inconnu, quoiqu'elle devait tenir d'un fort esprit de contradiction, elle eut très envi de répondre anonyme, mais mettre de l'huile sur le feu n'était pas dans son intérêt pour le moment. Pense à la récompense... D'un autre côté, elle n'avait pas non plus réellement envi de donner des informations la concernant, à cet homme qui avait traquer son compagnon, et promis de l’abattre s'il le recroisait...

    "Ethigan. Ethel Ethigan."


Son second prénom, pas la première fois qu'elle l'utilisait, une maigre protection, certes, mais elle s'en sentait étrangement mieux que d'avoir prononcer celui d'usage. Il lui demanda froidement de s'asseoir, repoussant d'un coup violent la chaise alors accolé au bureau, qui glissa jusqu'à buter contre ses jambes, elle posa alors une main sur son dossier et la repoussa légèrement.

    "J'aime autant rester debout si vous n'y voyez pas d’inconvénient."


Un haussement d'épaule comme unique réponse. Elle resta donc droite, laissant toute fois glissé son sac de son épaule, le déposant au sol, tout en le maintenant à portée, la main le retenant par la sangle. Il continua alors, imperturbable, lui glissant quelques mots alors même qu'il inspectait son arme en professionnel. Si on lui avait dit pourquoi elle était la? Elle n'était pas stupide au point d'accepter une mission dont elle ne connaîtrait pas la nature... Quand à la subordination... Elle ne lui ferait pas l'affront de dire qu'elle n'aurait pas de problème avec cela. S'il était bon dans son rôle, tout irait bien, si elle n'était pas d'accord avec lui, elle aurait beaucoup de mal à se la fermer, elle le savait.

Elle écoutait sans interrompre, inutile de se le mettre déjà à dos, elle avait le sentiment que cela arriverait bien assez tôt. Il résuma alors la mission, tout en prenant le soin de lâché quelques insinuations sarcastiques à son encontre. Si elle tiendrait le rythme? Quand son genou ne faisait pas des siennes, elle pouvais courir des heures. Marcher ne devrais donc pas posé de problème. Un petit sourire était apparut sur son visage, mais un de ses sourires sans chaleur, qui laisse entrevoir tout le bien que l'on peut pensé de ce genre de remarque. 5 minutes. C'était le temps depuis lequel elle était arrivé, en comptant son entrée dans le bâtiment. Et il n'avait pas fallut plus que cela pour déjà entendre une remarque sexiste. Qu'à cela ne tienne...

Il releva a peine un oeil sur elle pour lui demander si elle avait des questions. Elle l'observa encore quelques instants avant de se lancer.

    "Oui. Deux. A propos de l'équipement? Il va sans dire que si je doit utiliser mon propre matériel j'attend à ce que je soit indemnisé des frais engagés."


En réalité, elle aimait autant user de son propre matériel, car elle le savait fiable, et quelque chose lui disait que le nouveau laten dont elle avait fait l'acquisition au marché noir dernièrement lui serait utile, elle l'emporterais, quoi qu'il en soit. Jamais trop prudent. Si l’expédition avait prévu ses propres armes, il faudrait qu'elle prenne le temps de les inspecter, les tester, se les approprier en somme. Du temps perdu...
Quand il eut daigné lui répondre, elle posa alors sa seconde question.

    "Quand partons nous?"
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Lun 5 Mar - 12:48

Ethigan donc. Il avait enfin un nom à mettre sur l'étiquette de sa personne. Lorsqu'il lui présenta la chaise elle préféra rester debout. Après tout pour Kurt ce n'était qu'une politesse d'usage de lui avoir fourni de quoi s'asseoir, si elle n'en profitait pas il s'en tapait royalement. Cependant elle avait une attitude militaire qui lui plaisait : une posture droite, silencieuse, carré, sobre. Tout ce que Kurt voulait voir dans l'attitude d'un soldat. Vint enfin le tour de ses questions. Équipement. Elle était intelligente pour s'en soucier, et surtout pour demander une prise en charge des frais de matériel.

- Les vivres vous sont fournis. Quant au reste, vous prenez votre propre équipement. Pour votre indemnisation ce n'est pas mon problème, si vous souhaitez un dédommagement vous voyez ça avec les patrons, le financement de l'expédition n'entre pas dans mes prérogatives.

La question n'était pas bête mais elle ne concernait pas Kurt. La seconde qui vint juste après, si.

- Le départ est prévu pour demain matin, dès le levé du soleil.

C'est à dire tôt. Un bon sommeil était donc de mise. Kurt se leva, emportant son fusil avec lui et fit signe à Ethigan de le suivre. Il monta d'un étage et lui indiqua une chambre dans laquelle elle pourrait loger. Ses collègues avait déjà étés dispatchés dans d'autres chambres par Dwayne. Mais c'est quand il remarqua que cette dernière chambre disponible se trouvait être celle juste en face de la sienne qu'il sera les dents. Voila qu'il se retrouvait voisin de palier avec celle qui lui en voulait à mort. Il dormirait d'un seul œil et avec un flingue son son oreiller.

- Votre chambre. Vous êtes libre d'aller en ville et de faire ce que vous voulez pour le reste de la journée mais si vous n'êtes pas apte à combattre demain vous pourrez mettre un croix sur votre paye, évitez donc de vous saouler.

Il ne pensait pas qu'elle le ferait, elle semblait être une personne responsable. Toute fois ça s'était déjà vu et il préférait prévenir. Sur ce, il laissa la jeune mercenaire s'installer et ouvrit la porte de sa propre chambre afin d'y déposer son fusil d'assaut contre son lit. Il ressortit en jetant un dernier coup d'œil à Ethigan et redescendit l'escalier afin de s'entretenir avec son adjoint dans le bureau.

- Dwayne, j'ai besoin que tu reste ici. Il remarqua la mine soudain dégoutée de son pilote et lui donna une petite tape sur l'épaule. Tu gardera un œil sur le vaisseau et tu en profitera pour te renseigner sur une certaine Ethel Ethigan, regarde dans la base de donnée du vaisseau et sur celle du MA-85, vois si tu trouve quelque chose d'intéressant sur elle.

- Compris, Mon Capitaine.

Aucune question, Dwayne était un ancien pilote des Force Spéciales Terriennes. Poser des question n'était pas nécessaire, il découvrirait ce qu'il voudrait en faisant les recherches pour son Capitaine. Il savait que si celui-ci le laissait à l'arrière pour une investigation, cela devait avoir son importance. Le pilote du Léviathan laissa son boss. Kurt alla s'acquitter de ses tâches de prépa-mission.

Il sortit du bâtiment et alla vérifier des caisses de matériel dans la grande coure de l'enceinte scientifique. Il y avait des denrées de longue conservation, idéal pour ce type de climat, elles ne pourriraient pas. Certaines contenait divers matériel de survie et des trousses de soin. Il transporta les caisses dans le salon du rez-de-chaussé et passa dans les chambres afin d'y déposer une trousse de survie et de la bouffe pour plusieurs jours, aller-retour compris. Venait enfin la chambre de Ethel. Il toqua, attendit une réponse (des fois qu'elle soit peu vêtue) et entra sans dire un mot, se contentant de poser le rationnement sur une table avant de sortir aussi vite qu'il était entré.

Le reste de la journée passa vite, il prépara son sac, sa tenue camouflée et son équipement tactique, vérifia son armement au complet et grailla ses munitions dans ses chargeurs. Tout état fin prêt. Aussi se décida-t-il à sortir en ville afin de se détendre un peu en cette fin de soirée. Il n'y avait évidemment pas grande chose a faire, mais puisqu'il avait faim il s'arrêta dans un petit restaurant et s'installa à une table pour y consulter le menu. Pas beaucoup de choix évidement, il prendrait bien de la viande... Hmmm, oui, décider quel allait être son repas était une question épineuse et il se concentra sur le menu pour faire son choix.
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Jeu 8 Mar - 20:39
Vivres fournit, équipement non. Elle tiqua légèrement, alors qu'il énonçait que son problème d’indemnisation ne le regardait pas. Ce n'est pas qu'avoir plusieurs interlocuteurs la dérangeait, mais cela représentait une perte de temps et qui plus ai, une perte de fiabilité flagrante. A qui obéissait on, lorsque du capitaine ou de l'employeur les discours étaient différents? Hum, a son instinct, elle supposait... mais alors, celui ci ne se trouverait pas invariablement du côté de l'argent... Et ça, ça l'emmerdait.

    "Dans ce cas, auriez vous l’amabilité de m'indiquer ou je pourrais trouver ceux dont ce sont les prérogatives..."


Du côté du Spatioport, des murs si haut qu'elle ne pourrait pas les rater... Tant mieux, elle n'avait pas de temps a perdre a les chercher. Départ dès le lendemain... lever du soleil. Vu l'ensoleillement du lieu, elle supposait qu'il serait tôt. Elle n'avait pas de réel problème pour se lever, juste un soupçons de flegme qui rendait les premières minutes difficiles, mais tout comme elle était capable de s'endormir en quelques instants, elle pouvais déhotter instantanément, à croire que son corps était toujours en veille, et que cela suffisait. Un poil hyperactive, mais ça avait toujours été.

Quand il se leva, elle ramassa spontanément le sac qui était appuyer contre sa jambe et entreprit de le suivre. Il lui désigna alors une chambre. Individuelle, le luxe! Elle était petite, sobre, mais relativement propre. Il n'y avait pas de quoi se plaindre, même si elle n'y resterait sans aucun doute qu'une nuit. Elle entra alors qu'il lui parlait toujours, laissant glissé son sac de son épaule pour se retrouvé contre le lit. Il faudrait qu'elle retourne a son vaisseau, récupérer d'autre partie de son équipement puis qu'elle devrait l'utilisé. Ce quartier libre tombait bien.

Soudain, une nouvelle insinuation. Remettait il en cause son professionnalisme? Sans aucun doute, elle se tourna vers lui, et lui coula un regard en biais, un sourcil relevé, avec une de ces têtes qui voulaient dire: "Ne me prenez pas pour l'un de vos hommes". Si sa tête était largement expressive, elle n'en fit rien de plus, pas un mot, alors qu'il s'éloignait a son tour, franchissant à l'entendre, la porte d'en face. Alors qu'elle était retourner à ses affaires, elle se retourna vivement alors que la porte avait claquer, observant par l'ouverture de la sienne, celle fermé du capitaine.

Quand peu de temps après il en ressortie, elle avait repris son manège, vidant une partie de son sac, de ce qui pouvais rester sans crainte. Après un moment, on toqua a sa porte. Elle se contenta alors d'un oui sonore, sans se détourner de sa tache, elle entendit le bruit caractéristique d'un objet posé, et se retourna juste attend pour voir le Capitaine quitter la pièce.

    "Merci..."


Elle fixa un moment la porte, elle ne savait pas comment se comporter, partagé qu'elle était entre l'expectation de la mission, et ses réticences envers celui qui allait la dirigé. Devait elle lui sauter dessus sauvagement? Aller quérir sa vengeance? Ou continuer a faire comme si de rien n'était... Quoiqu'il en soit, elle était certaine qu'à un moment ou l'autre, ce ressentiment nuirait à leur mission, et ce n'était pas pour lui plaire.
Quand elle eut terminer, elle quitta la pièce, fermant simplement la porte derrière elle, ne prenant pas le temps de savoir si verrou il y avait ou non. Sa porte restait toujours ouverte, c'est pourquoi elle n'y laissait rien qui puisse craindre... malheur toutefois, à celui qu'elle prendrait à fouiller dans ses affaires.

La jeune femme retourna à l'Epsilon, ou elle pris le soin de compléter son équipement , effectua les vérifications nécessaire et s'apprêta à se rendre du côté de leur "employeur". Avant de quitter le vaisseau, elle marqua une hésitation, avant de s'approcher d'un petit compartiment à code qui s'ouvrit sous ses doigts habiles. Un pistolet particulier y siegait, la cristal allongé brillait d'une étrange lueur verte. Elle le regarda encore quelques instants, avant de saisir l'objet, le fixant à sa ceinture. C'était l'occasion rêver pour tester ce laten dont elle venait de faire l'acquisition... Une nouveauté encore assez rare sur le marché... Un avantage a coup sur.

Le crochet par la direction lui permit d'obtenir ce qu'elle voulait. En réalité, la personne concernée était trop occupé pour réellement s’intéresser à ce qu'elle avait à dire et s'était donc empresser de lui dire oui, de sorte qu'elle disparaisse de sa vue. Méfiante, face à ce genre de promesse en l'air, elle avait pris le soin de lui faire mettre par écrit leur accord, avant de retourner dans le bâtiment ou se trouvaient les autres. Après avoirs mis de coté ses affaires, elle rejoignit une partie du groupe au rez de chaussé, il était temps de faire connaissance.

Il lui semblait important de se familiarisé au moins légèrement avec le groupe avec lequel elle allait exercer. Savoir sur qui il faudrait compter, pour qu'un minimum de confiance puisse régner. Après les quelques instants routinier de remarque concernant son appartenance au beau sexe, la glace fut brisé. Un groupe assez hétéroclite, mais comportant de bon éléments. Certain semblaient être des mômes a peine sorti des jupes de leur mère, d'autre, plus âgés, avaient l'air de s'y connaitre, mais leur air noir ne lui donnait pas envi de se reposer sur eux. Pas confiance...

La fin de l'après midi passa rapidement, a raison de question indiscrète sur les uns et les autres, quand le sujet dériva invariablement sur la manière dont chacun percevait la capitaine, elle se garda bien d'y répondre préférant s'esquiver que de laisser paraître son animosité marquée. Inutile de créer des dissensions, il y en aurait sans doute bien assez tôt. Alors qu'ils avaient épuisés les sujets possibles, plusieurs estomac commençaient à crier famine et c'est donc dans un mouvement assez unanime que le groupe quitta les lieux à la recherche d'un endroit pour se restaurer.

La ville n'était pas très étendu, et ils se rendirent donc dans l'un des seuls restaurants capable d’accueillir un groupe de leur ampleur. L'arrivé fut légèrement bruyante, une dizaine de personne, on ne pouvais en attendre moins, Thais qui avait remarquer la présence du Capitaine s'était soudain tue, puis avait dévié le regard, mais son soudain malaise ne resta pas longtemps inaperçu, et son objet non plus. Dès lors qu'ils l'eurent repérer, le groupe se rapprocha spontanément de la table ou siégeait Raynor. Thais, pleine de réserve se tint alors au second plan, se démarquant du groupe. L'un des hommes se tourna alors vers elle.

    "Bah alors? T'as perdu ta langue?"


Le coup de coude qu'il lui lança lui valut un regard assassin de l’intéresser, déclenchant son rire.

    "C'est le capitaine qui t'intimide?!"

    "Peut être bien? Et qu'est-ce que ça peut te foutre?"


Le ton avait été suffisamment agressif pour qu'il lâche l'affaire, sans doute avait il compris que ce n'était pas le moment de lui chercher des noises. Le groupe s'était légèrement resserrer autour de la table, alors qu'une serveuse s'était approcher, essayant tant bien que mal de les dirigé a une table ou ils pourraient tous tenir. Thais ne se fit pas prier, la suivant, avec quelques uns des hommes, tandis que d'autre se tenaient toujours près de Raynor.

    "Vous n'allez tout de même pas manger tout seul? Allez! venez avec nous, je vous offre le plat mon capitaine!"
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Sam 10 Mar - 0:27
Tout semblait aller pour le mieux, Kurt se permit même une petite goutte de whisky qu'il s'empressa de boire avant qu'un idiot vienne l'interrompre dans le seul moment pas trop chiant de la journée, c'était toujours dans les meilleurs moments que les gens semblaient se réveiller et se souvenir qu'il fallait poser des questions urgentes aux gens. Ou que les pires crasses arrivaient. La loi de Murphy, quoi. Il avait déjà commandé son plat et attendait d'être servi. Et bien sûr, ce qui devait arriver arriva. Le petit calme qui s'était installé depuis quelques heures avec son départ en ville et la distance qu'il avait mit entre lui et ses subordonnés vola en éclat avec leur arrivé dans le restaurant.

L'humeur collective semblait joviale, presque festive. Mais, qu'est-ce qu'ils croyaient faire là ? Ce n'était quand même pas un putain de repas d'entreprise après le boulot, avec des collègues qu'on apprécie. Bon sang. Sur quel bande de mercenaires était-il tombé ? La nouvelle, Ethel Ethigan semblait encore toute fébrile de se retrouver là. Presque gênée par la présence du Capitaine. Tandis que son regard froid se plantait dans celui de la jeune femme, l'un des mercenaires, un petit jeune évidemment venait lui proposer de partager leur table avec lui. A cela Kurt aurait pu répondre avec mépris, avec colère ? Il n'avait aucune envie d'être ami avec eux. Rien ne l'attirait chez eux. Il était payé pour travailler avec eux et leur dire quoi faire une fois qu'ils seraient dans la verte. Rien de plus. Pas de vagues avec les autres, juste un éloignement progressif, des petites marques d'ententes cordiales, une aide de temps à autres, mais pas de débordements affectifs.

- Merci, mais je crois que votre table est trop petite pour faire tenir tous le monde, je préfère rester ici et ne pas vous déranger.

Il avait opté pour une réponse courtoise, même si le ton était resté froid. Du pipot aussi évidement. Il n'avait aucune envie de passer son temps libre avec ses subalternes. Il mangerait rapidement, comme d'habitude, et partirait rapidement, comme d'habitude aussi. Le bon sens n'était pas son fort. L'ennui est qu'il y avait maintenant du monde dans le restaurant et que sa commande mettrait du temps à arriver. Il allait devoir supporter les discutions bruyante d'une bande de mercenaires. Mentalement, il finalisait certains détails de la mission. Même en dehors du boulot, il pensait au boulot. C'était malheureux mais nécessaire, car la confiance non plus n'était pas son fort. Il profita néanmoins du temps qu'il lui restait à attendre son plat à regarder, et analyser, la mercenaire Ethigan, car au final elle était la dernière arrivée et malgré l'expérience inoubliable qu'ils avaient en commun, c'était celle qu'il connaissait le moins.

Chacune des réactions de la jeune femme, à commencer par son attitude défensive en face de lui, fut détaillé par le chef des Spectres. Elle avait une allure somme toute normale, bien que plus musclée que la plupart des femmes, mais il savait qu'elle avait quelque chose en plus. Il en avait fait les frais a un moment crucial sur Ashéryth. Un moment qui aurait pu lui épargner le fait d'avoir à choisir d'épargner ou non sa cible s'il avait agit avec plus de rapidité. Quand cette petite tête blonde avait déployé sur lui une force inattendue. Une force qui n'était pas physique, mais qui pourtant l'avait propulsé sur plusieurs mètres et mis au sol. Réactive. Hmpf. Bande d'inhumains. C'était l'une des rares choses que Kurt n'arrivait pas à comprendre. Tout comme les émotions. Du moins les émotions intenses. Exceptée la colère. Bref, il ne comprenait pas comment des composés chimiques additionnés dans un corps pouvaient donner lieu à ce genre de pouvoir "magiques". Car au final c'était bien ce que c'était. Pouvoir élémentaires déployés par la volonté d'un être pensant. Kurt n'était pas scientifique, mais si il l'avait été il aurait certainement consacré son existence à comprendre ce phénomène. Quitte à capturer les réactifs et à les mettre en pièce pour voir s'il n'y avait pas un facteur physique développé dans leur corps qui rendait ce genre de choses possible.

Son repas arriva enfin et il détacha l'attention qu'il portait à Ethel pour se concentrer sur son alimentation. Pas plus d'une dizaine de minutes plus tard, il avait englouti le contenu de l'assiette. Il resta là un moment à observer, puis se leva et passa à côté des mercenaires, et sans même les regarder ou s'arrêter :

- Rassemblement à 5 heures demain, départ à 6 heures.

Tout en s'éloignant dans la rue, il chercha dans sa poche une petit oreillette avec un micro en prolongement et la fixa à son oreille. Un petit instant... Dwayne était à l'autre bout, à bord du Darksword. Kurt prenait la précaution de garder un canal radio constant avec son vaisseau lorsqu'il était en ville.

- Du nouveau ?

- Pas grand chose. Un rapport sécurisé du Commandant Erik dans une archive assez datée évoque une potentielle collaboration avec un groupe de mercenaires concurrents, mais leur nom n'est pas donné. L'archive est également incomplète, le Commandant Erik préférait peut-être tenir ça caché au moins jusqu'à ce que ce soit officiel mais le nom de Ethigan apparait quelque part entre plusieurs lignes de code cryptées.... Silence de la part de Kurt. Vous souhaitez autre chose ?

- Négatif. C'est du bon boulot Dwayne. Reste à bord du vaisseau et assure la liaison avec l'autorité. On se revoit après la mission, terminé.

Mercenaire concurrents, ça ou ils pouvaient bien l'être compte tenu de l'agacement que provoquait en lui la fameuse Ethigan. Il soupira et rangea son oreillette. Quelques minutes plus tard et il était à nouveau dans sa chambre. Une dernière revue du matériel, soigneusement préparé à côté du lit. Dernière vérification de l'armement, des munitions. Pas de blocages. Sac prêt, équipement embarqué. Parfait. Il passa les dernières heures avant la nuit à étudier des cartes locales et des photographies aérienne de la zone cible, quand les archéologues avaient découvert les ruines. Il traça sur l'une des cartes une ligne rouge qui représentait l'itinéraire qu'ils emprunteraient pour les jours à venir. Les zones déclarées hostiles et habitée par les autochtones avaient été soigneusement évitée, ce qui rallongeait légèrement la marche. Tant pis. Les mercenaires étaient payés pour faire ce qu'on leur dis et pour fermer leurs bouches. Ils étaient déjà chers payés juste pour protéger une bande de chercheurs contre quelques bêtes sauvages. Tout semblait correcte. Tout était prêt. Dehors un camion attendait patiemment, demain il les mènerait au point de départ de leur voyage, à la lisière de la jungle. Oui, c'était bon.

Les bruits de pas dans l'escalier lui indiquèrent que la troupe était revenue. Une fois son travail terminé il éteignit la lumière et alla s'allonger sur son lit, demain, ce serait peut-être la guerre. A moins qu'elle ne vienne à lui pendant la nuit ?


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MessageSujet: Re: Promenade de santé Mer 28 Mar - 13:29
Trop heureuse de pouvoir battre en retraite, Thais était partie s'installé en compagnie de quelques uns des hommes, alors que les autres tentaient toujours de rameuté le capitaine. Non pas qu'elle ai craint de l'affronter, ce petit duel de regard ne l'impressionnait guère, mais il était sans doute de bon ton d'éviter de le froissé, d'avoir envi de l'étriper, ou pire encore, d'attisé la curiosité des autres.

Le capitaine avait refusé, tentant vainement de camouflé son mépris sous un air poli. Les mercenaires n'insistèrent pas. La décision arrangeait tout le monde dans un sens, sauf peut être celui qui avait crut cette idée bonne. Si elle n'avait pas entamé la jovialité de certain, l'ambiance était moins détendu qu'à leur arrivé, sans compté l'attitude bien plus réserver qu'avait adopté Thais, tirant manifestement la gueule. Elle s'était volontairement placé dos à Raynor, de sorte de ne pas avoir à le voir, et de pouvoir ignorer qu'il l'observait.

Mais l'opération n'était pas une véritable réussite. Bien-sur, elle pouvais feindre de ne pas sentir son regard peser dans son dos, mais elle n'en était pas moins attentive, concentrée. Oui, elle avait perdu sa jovialité, et cela ne passa pas aperçut au sein de sa tablée. Ses compagnons s’abstinrent de tout commentaire, du moins jusqu'à temps que le capitaine ai quitté les lieux, laissant alors débordé leur curiosité, auprès d'oreille moins susceptible.

    "Vous vous connaissez c'est pas possible! Vous avez déjà travaillé ensemble?"

    "M'est d'avis qu'ils n'ont pas fait que travaillé, ça pue la rancœur a plein nez!"


Plusieurs rires s'étaient déclenché face au sous entendu, sauf celui de la principale concernée bien sur. Elle repoussa son assiette d'un mouvement violent, les faisant taire. Elle n'avait plus faim. Elle les fixa d'un air mauvais, alors que le groupe l'écoutait pour le coup, trop heureux d'avoir quelque chose a se mettre sous la dent.

    "D'abord, c'est de la rancune, pas de la rancoeur. Ensuite, non, nous n'avons jamais travaillez ensemble. Et pour terminer. Vous êtes tous une belle brochette de cons."


Elle s'était levé d'un bond, assise sur une banquette, les hommes à côté d'elle l'empêchait de quitta la table facilement. Qu'à cela ne tienne, elle s'assit sur le dossier avant de faire basculer ses jambes de l'autre côté, enjambant ainsi le meuble.

    "Ho! C'est bon quoi! T’énerve pas!"[/b]

    "Bon appétit."


Elle quitta le lieu, laissant à ces imbéciles la charge de payer ce repas qu'elle n'avais finalement pas consommé. Elle les avait pourtant trouvé sympathique l'espace d'un instant, ah oui, c'était avant qu'ils ne la mettent sur la défensive, et accessoirement, sur les nerfs.
Son départ brusque avait laissez les occupants plein d'incompréhension, mais ils n'étaient pas du genre à faire un drame de si peu, quelques remarques sur la versatilité naturelle des femmes, et ils se rassurèrent eux même sur l'absence de responsabilité dans ce qui venait de se produire, avant de reprendre comme si rien ne s'était déroulé.

Le soleil couchant lui chauffait le dos alors qu'elle regagnait la base, rageuse. L'envie de se tirer d'ici, d'oublier cette galère était forte. Il était encore temps, mais elle n'aurait sut se satisfaire d'une telle retraite. Elle tourna un moment, incapable de prendre une décision, avant de reprendre la route de la base, force de juron entre ses lèvres. Elle remonta à pas feutré à l'étage, repérant la lumière sous la porte du capitaine, elle passa sans s'arrêter, regagnant sa propre chambre.

Vérification de coutume, elle sortie de ses sacs une barre protéiné qui constituerait son repas puis elle s'allongea sur le matelas, mâchonnant le regard accroché au plafond . Le départ sonnerait tôt, autant être reposé. Son laten à porté de main, elle s'étendit, ferma les yeux. Répéta mentalement quelques séries de chiffre et en moins de 3 minutes, fut endormit. Elle avait cette capacité à tombé et ressortir du sommeil en 4e vitesse. Toujours en veille, il était rare qu'on la prenne par surprise parce qu'elle dormait. Un lendemain de cuite, éventuellement...

4h de sommeil lui avait suffit, et à trois heure du matin, elle était déjà au pied levé, rassemblant ses affaires et quittant l'espace de cette chambre qui ne l'aurait abrité que le temps d'une nuit. Préparation, dernier repas en solitaire, passage en revu de quelques cartes. A 5h moins 10, elle était au point de rassemblement. Attendant droite, l'oeuil sur l'horizon, ou le soleil se levait, la baignant doucement de son halo rougeoyant et teintant d'or ses cheveux.
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Ven 6 Avr - 19:05


Réveil à 5 heure qu'il avait dit ? Kurt s'était levé à 4 heure moins dix. Il s'était habillé de son treillis de jungle camouflé, bardé de son gilet tactique et de son équipement de combat, et sans faire de bruit avait descendu l'escalier afin de poser son sac et son fusil d'assaut à côté de la porte du salon. Et ce fut alors la plus grande surprise de sa journée : Ethel Ethigan, là, debout avant lui. Il la regarda un moment, laissant son esprit analytique faire le reste.

Soit il sous-estimait cette fille qui sortait peut-être effectivement du lot, soit elle faisait de l'excès de zèle et le regretterait amèrement après quelques heures de marches au rythme du Capitaine. On allait bien voir.

Il s'alimenta de façon légère. De quoi avoir assez de force pour marcher jusqu'à midi sans faire de pause, mais il se doutait qu'avec le personnel qu'il se trimbalait il allait devoir en faire. Pour eux, pas pour lui. Arrogance quand tu nous tiens. Il quitta le bâtiment et alla jusqu'au camion, vérifiant si le plein avait été fait et que le lot de bord était bien présent. Après quoi il démarra l'engin et le ramena à côté du bâtiment afin de favoriser un départ rapide. Le bruit du moteur aiderait peut-être à réveiller les autres, il était 5 heures moins 5 minutes. Comme on dit à l'armée : être à l'heure c'est déjà être en retard.

Petit à petit les gars arrivèrent. Son sac était déjà à bord. L'heure H approchait, c'est donc comme prévu que les mercenaires grimpèrent dans la caisse de l'imposant camion de manœuvre, et qu'il prit la route derrière le véhicule des scientifique. Une rapide observation des cartes locales avait permis de déceler une route et une clairière qui les rapprocheraient un peu plus de l'objectif, c'était déjà ça de prit même si il restait encore 200 bornes à faire à pieds. Le temps passa vite, deux heures plus tard ils étaient stationnés sur la clairière, personnels débarqués et véhicules soigneusement camouflés. Laissant un dernier moment de répit aux hommes il sortit sa carte et sa boussole afin de définir un azimut pour partir. Le reste, il suivrait l'itinéraire qu'il avait tracé la veille au soir. Après quoi, quand les clopes furent éteintes et écrasées au sol, Raynor donna les ordres de marches. Une équipe de trois prendrait une avance de cinquante mètres afin de leur tailler un chemin à travers la jungle, le reste du groupe avancerait en colonne juste derrière, les scientifiques au nombre de cinq dispatchés entre plusieurs mercenaires qui leur serviraient de couverture.

Raynor marchait en tête du groupe, entre le trinôme de tête et les autres, afin de garder la liaison entre les deux éléments et surtout pour ne pas avoir à supporter les bavardages intempestifs et inutiles de certains mercenaires les plus jeunes. Certains montraient déjà des signes de fatigue, mais si ils arrivaient encore à parler, ils arrivaient encore à marcher. Telle était sa façon de penser.
Ils ne s'arrêtèrent que vers midi, et encore, seulement une fois qu'ils eurent trouvé une position défendable. Kurt avait répartie cinq hommes tout autour de leur point de repos qui seraient relevés d'ici une demi-heure. Les plus jeunes éléments de la troupes se plaignaient déjà de leur mal de pieds et Kurt les fixa avec tout le mépris que son regard était capable afficher. Pauvre troufion qui croit qu'il peut devenir un professionnel compétent sur un coup de tête après avoir regardé un film d'action. Il maudissait ces idiots là, ceux qui croyait que la télé et les jeux vidéos étaient la réalité.

Il posa son sac et s'adossa à un arbre, posa son fusil d'assaut polyvalent sur ses jambes et sortit sa carte et sa boussole. Simple contrôle de routine. Ils étaient encore suffisamment loin des terres sous emprise des autochtones, demain les rapprocheraient un peu plus, mais pas de danger, normalement. Il reprit rapidement un azimut afin de savoir précisément dans quelle direction repartir quand l'heure serait venue et ouvrit enfin son sac à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent. Il tomba sur une ration de combat de l'armée terrienne, meilleure en gout et bien plus nourrissante que ces ersatz de bouffe de survie que les scientifique avaient subventionnés. Comme leur nom l'indiquait, il les garderaient pour la survie, quand il n'aurait plus rien d'autre. Inutile de s'empoisonner l'estomac avec ça maintenant.

Il mangea rapidement et creusa un trou dans lequel il enfouit ses déchets. Pas très écologique, mais se trimballer des emballages vides durant plusieurs jours était stupide, sans parler de l'odeur de bouffe y étant associée qui permettrait à n'importe qui de les suivre à la trace. Pour un animal ou un de ces sauvages ayant vécu toute sa vie dans la foret, l'odeur d'une boite de bœuf bourguignon se sentait à plus de cent mètres à la ronde. Et ne laisser aucune traces de passage était un ordre qu'il avait donné au départ et il comptait sur le fait que les autres novices en fasse de même s'ils ne voulaient pas avoir le Capitaine sur le dos. Il fit rapidement le tour des sentinelles afin de s'enquérir de leurs comptes rendu de sécurité. Pas plus. Quand ceux-ceux tentèrent de faire la conversation, il s'esquiva et ils ne reçurent pour seule réponse que le bruissement des branches et des feuilles indiquant qu'il s'éloignait.

Aucune envie de se mêler à ces intermédiaires de mission. L'heure du départ arrivait enfin, il rassembla tout le monde, et avant de se remettre en marche, il ne déclara qu'une seule chose, sur le ton froid et sec qu'était le sien :

- Fermez la.

Pour une raison X ou Y, le reste de la marche se passa dans le silence. Mais peut-être était-ce plutôt dû au fait qu'il avait mis son doigt sur la détente de son fusil quand il avait ordonné de se taire. Entre les bleu bites qui jactaient et les scientifiques qui réclamaient une halte chaque fois qu'ils trouvaient un rocher gravé de motifs tribaux, l'après-midi aurait vite été invivable et Kurt aurait peut-être abattu quelqu'un afin de faire de la dissuasion préventive. Pour rattraper le temps perdu il avait accéléré le pas, au grand dam de certains. Il était payé pour tenir certain délais imposés par les "blouses blanches", peu lui importait le mécontentement des autres amateurs.

Les premiers signes du soir commençaient à se montrer. Le soleil ambré se couchait doucement, il était temps de s'arrêter pour aujourd'hui. Il choisi pour zone de bivouac une ligne de crête plus ou moins plate et assez large, bien fournie niveau végétation, et offrant une vue suffisamment dégagée des deux côtés. D'un côté une vaste clairière en pente négative qui ne permettrait à rien ni personne de s'y dissimuler, de l'autre la jungle infinie. Plus problématique. Le groupe resta là à installer le camp tandis que lui même et deux autres personnes -dont Ethigan- allaient effectuer une petite PLO (patrouille légère d'observation) du côté de la jungle. Pas plus d'un ou deux kilomètres d'écart avec le camp. Cela leur permit de déceler trois points d'insertion pour une entité hostile. Il piégea l'une d'entre elle avec une claymore qu'il camoufla soigneusement, les deux autres seraient surveillées de nuit par deux sentinelles relayées par tour de garde de deux heures.

La patrouille rentra au camp et Kurt désigna les sentinelles pour la garde de nuit, puis donna ses ordres pour le reste de la soirée.

- Camouflez vos tentes et vos positions de garde avec de la végétation. Si vous voulez bouffer chaud, faites le tant qu'il fait encore jour. Plus aucun feu une fois la nuit tombé. Personne n'allume de lumière -ni lampe, ni clope- non plus sans mon autorisation. Faites le moins de bruits possible et ne laissez pas trainer vos affaires. Il se revoyait à l'armée, en train de dispenser les même consignes à ses anciens hommes, dans des conditions similaires. Voila pourquoi il insista sur un dernier point : Notre survie à tous dépend de la discrétion dont vous faites preuve sur un terrain hostile. Si quelqu'un compromet notre discrétion et la sécurité qui va avec, et nous met en danger, je le descend. Il regarda tour à tour ses hommes pour s'assurer qu'ils avaient assimilé ce dernier détail puis leva son regard attentif en direction du ciel nuageux. Il va pleuvoir.

Avertissement clair, tant pour le silence que pour la pluie. Surtout pour le silence. Un bruissement dans les buissons pouvait autant être un ornithorynque à crête parti faire sa promenade nocturne qu'un chasseur indigène ou un putain de serpent géant. Leur vie dépendait donc de leur habileté à savoir vivre dans un calme extrême. Sur ce, il retourna à son sac et en sortit son matériel.

Un hamac d'abord, qu'il fixa entre deux arbres. Ceci afin de ne pas dormir par terre. Un hamac était plus léger et prenait moins de place qu'un sac de couchage et un tapis de sol. Et bien entendu, évitait le fait qu'au contact du sol, on se réveillait avec tout un tas de courbatures, couvert d'insectes et trempée par la montée des eaux de pluie. Après quoi il déplia une bâche camouflée et la suspendit un mètre au dessus de son hamac afin de le protéger de la pluie qui ne tarderait pas à tomber. La bâche, suffisamment grande, permettait encore à une deuxième personne de venir se réfugier en dessous.

Il accrocha son sac à une grosse branche et y déposa la veste de son treillis de jungle et son gilet tactique. Il se sentit immédiatement plus léger. Il fit quelques étirement afin de se détendre les jambes et le dos, desserra les lacets de ses rangers pour plus de conforts et laisser ses pieds respirer un peu, puis s'installa dans son hamac, une ration à la main. Tout en mangeant il prêta une dernière attention aux novices. Certains soignaient leurs pieds, d'autres camouflaient leur tentes, d'autres dormaient déjà comme de vulgaires loques humaines. Et son regard se posa alors sur la crinière blonde. Il la regarda fixement jusqu'à ce qu'elle se tourne vers lui. Après s'être assuré qu'aucune oreille indiscrète ne trainait :

- Votre ami a-t-il suivi mon conseil ?

Aucun intérêt pour l'état de santé de l'ami ou le train de vie qu'il menait actuellement. Aucune inquiétude non plus. Ce qu'il voulait savoir, c'est si Ethan Helwey se tenait à carreau, s'était fait oublier comme convenu, et que Kurt n'aurait pas à la pourchasser une deuxième fois pour s'assurer pour de bon qu'il ne se montrerait pas en publique.

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MessageSujet: Re: Promenade de santé Sam 7 Avr - 22:53
Le capitaine de l’expédition s'était levé tôt, bien qu'un poil plus tard qu'elle, mais aucuns mots n'avaient été échangés, trop tôt pour cela, aussi bien en terme d'heure qu'au point de vu de la nature de leur relation. Alors qu'elle se tenait prête, seule dans la cours, il fit avancé l'imposant véhicule qui leur permettrait de parcourir la première partie du chemin. Sans attendre que les autres ne l'y rejoigne, elle grimpa dedans, s'installant dans le fond, calé dans un coin du camion.

Quelques deux heures de trajets, laissant les esprits émerger du sommeil, et se préparer mentalement pour la suite, la longue marche que leur corps auraient à assumer. Thais s'était caler dans un coin et avait rapidement fermer les yeux, comme en pleine concentration. Elle profitait en réalité de l'instant pour offrir quelques moments de sommeil supplémentaire à son corps, inaperçu puisqu'elle ouvrit les yeux, parfaitement consciente lors de l'arrêt du véhicule, en descendant prestement, à la suite des autres, alerte et tout à fait apte à poursuivre, sans transition.

Thais fut placé dans la colonne de soldat qui encadrait les scientifiques, contrainte de supporté leur jacassement. Cela ne la dérangeait pourtant pas, certaines remarques, naïves, concernant leur escorte la faisait doucement sourire, mais c'était surtout le reste de leur propos, concernant leur but, ou bien d'autre découverte ou émerveillement qui l’intéressaient, et sans en avoir l'air, elle y prêtait une oreille attentive. Son regard lui, était porté sur la végétation, et sur le Capitaine Raynor, qui marchait plus loin devant, sans compassion manifeste pour les jérémiades de leurs compères.

Lors de leur arrêt, Thais resta en compagnie du reste des mercenaires, observant de loin l'attitude méprisante du Capitaine. Il s'y prenait mal... Oui, c'était très certainement une bande d'amateur, mais peut être serait il content de les trouver en cas de besoin... Et ce n'était pas en les méprisant si ouvertement qu'il s'attirerais leur sympathie. Au moins aurait il put faire l'effort de camoufler son antipathie, mais cela n'avait pas l'air d'être son genre. Le pire fut sans aucun doute quand il leur ordonna à tous de se la fermer lors de leur reprise de la route.

Même les scientifiques n'osaient plus parler sur le moment, face à cette brute, qui, il fallait le dire, en imposait. Elle même senti qu'il n'était pas moment de plaisanter, même si elle n'avait pas eut dans l'intention de se jouer de quelques ordres que ce soit. Elle l'avait vu en action, et si elle n'en gardait plus aucune douleur aujourd'hui, rire était bien la dernière chose dont elle avait envi.

Sous la ligne des arbres, les heures semblaient passé lentement, la végétation dense filtrait naturellement la lumière qui parvenait jusqu'au sol, si bien que sans la technologie dont ils disposaient, il aurait été très difficile de déterminé avec précision l'heure actuelle. La seule chose dont elle fut sur, c'est que la nuit approchait, quand la luminosité décrut progressivement. On décida d'installer un camp, et, hasard ou non, Raynor la désigna avec un autre homme et lui même pour effectuer la reconnaissance des lieux. En silence une nouvelle fois, il n'y avait pas besoin de beaucoup de mot pour désigner les zones à risque.

Quand ils rentrèrent au camp, l'estomac de Thais commençait à gronder. Elle se posa, heureuse de pouvoir étendre un peu ses jambes, tout en écoutant les dernières recommandations, pour ne pas dire ordre de Raynor. Elle continua a observer les alentours en défaisant son paquetage en quête de quelque chose à se mettre sous la dent. La clairière derrière eux, la jungle devant... Voila ce qui les attendaient. Si jusque la, leur progression avait été plus simple, elle deviendrait de plus en plus difficile quand ils s'enfonceraient dans la jungle, elle eut une brève grimace avant d'avaler une de ces barres composé spécialement pour ce type de mission. C'était dégueulasse, mais ça tenait au corps, et ne prenait pas de place, autant dire un repas vite expédier.

Par la suite, suivant l'exemple du capitaine, elle commença à déplier son nécessaire de couchage. Mieux valait le faire alors qu'il faisait encore jour et qu'il ne pleuvait pas. L'humidité était déjà dans l'air donnant au lieu une odeur particulière. S'isoler du sol, meilleur moyen d'éviter de recevoir de la compagnie en pleine nuit. Thais chercha alors une branche épaisse, suffisamment solide et souple pour supporter son poids à elle seule. Son équipement, espèce de hamac offrant une position mi-couché mi-assise, qui avait l'avantage de ne s'arrimer que par un unique point, mais encore fallait il en trouver un assez solide. Une branche avait bien attiré son attention, mais sa localisation lui en interdisait l'accès.

Pourtant, sous la bâche de Kurt, elle serait de plus à l'abris des intempéries. Elle se tata longuement, jusqu'à sentir son regard pesé sur elle, elle l'observa alors que de son coté, il en faisait de même. Il était en train de manger, et pour la seconde fois de la journée (la première étant l'ordre de l'accompagner pour la reconnaissance), il s'adressa directement à elle. Finalement, c'était lui qui avait aborder l'unique sujet qui les réunissait.

Elle s'approcha alors, son paquetage sur l'épaule et glissa jusque sous la bâche qui la protégeait des premières gouttes. Il n'y avait pas de mal a rester au sec. Sans répondre de suite, elle entrepris de tester la solidité de la branche qu'elle avait repérer, avant d'y faire passé la sangle qui maintiendrait son couchage au dessus du sol.

    "J'y veille."


La réponse avait sonné, courte, alors même qu'elle avait le dos tourné, occupé a récupérer les derniers trucs qui pouvaient lui servir avant de suspendre son sac à son couchage, puis d'y grimpé, une corde suspendu lui servant de marchepied. Elle referma la moustiquaire sur elle, formant comme un oeuf, un cocon protecteur qui l'isolait des créatures de cette jungles.

Non, elle n'avait pas compter sur l'unique bon sens d'Ethan, bien que techniquement, de la ou elle était, elle ne pouvais l’empêcher de faire une connerie. Une pensée pour lui. Bon dieux, qu'il se tienne a carreau... Ou elle lui collerais une balle dans les deux jambes, histoire d'être sur qu'il ne bouge plus. Dans son cocon, elle entreprit de retirer ses chaussures, et massa légèrement ses pieds endoloris.

    "Merci..."


Le mot avait eut du mal a sortir, et se passerait d'explication tant il lui était désagréable à la bouche. Le mercenaire aurait pu, aurait du tuer Ethan ce jour la. Il ne l'avait pas fait pour une raison qui lui échappait encore. Un soudain sursaut d'empathie? De compassion? Ça ne ressemblait pas à l'homme qu'elle était en train de découvrir. Elle soupira. Que dire de plus? Ni l'un ni l'autre n'avait réellement envi de poursuivre une conversation.

Elle se détendit alors légèrement, s’étalant le plus qu'elle le pouvais dans son hamac, mis assise, elle croisa ses bras sous sa tête, le regard vers le ciel, et en l’occurrence vers la branche et la bâche qui la surplombait. Son tour de garde était sur le matin. Logique, dans la mesure ou elle se levait très tôt, elle n'aurait pas de mal à supporter d’enchaîné la journée, elle l'avait déjà fait le matin même.

Elle ferma les yeux, et rapidement, se laissa gagné par l'étrange sommeil dont elle avait le secret, à l’affût des bruits de la nuit. Un peu avant 4h du matin, un petit bruit discret se fit entendre, et Thais ouvrit les yeux, quelques secondes pour que son regard s'habitue (autant qu'il le puisse) à l'obscurité. En silence, elle renfila ses chaussures et glissa hors de son cocon. Elle entreprit de refaire son paquetage, et décrocha son hamac. Ils partiraient vers les 6h, elle ne reviendrait donc pas au camp pour avoir le temps de le défaire.

Elle partie alors en direction de la position. Le ciel s'éclaircissait déjà, mais il était encore difficile de se repérer, elle enfila donc ses lunettes de vision nocturne. Un mouvement attira son attention quand elle approcha du point. Son arme visa les fourrés, mais rien. Une bestiole sans doute, qui était partie se planquer à son approche. Elle repéra enfin la silhouette de celui qu'elle venait remplacer.

    "Je vient te relayer... Donne moi la situation et va te pieuté... On part dans deux heures..."


Elle avait chuchoter, mais n'obtint pas de réponse. Elle fronça les sourcils. S'il était en train de dormir, c'est qu'ils étaient pire que ce que Raynor pouvais pensé. Elle posa sa main sur son épaule pour le secoué, mais le corps se fit alors lourd et glissa, s'étalant sur le sol. Mort. Aussitôt Thais se tandis, se plaçant arme au poing, prête à tirer. Elle tourna, retourna à la recherche d'un ennemi.

Le corps avait une protubérance assez impressionnante à la base du cou. Elle s'approcha, observant ce qui ressemblait étrangement à une piqûre qui aurait gonflé à l’extrême, un œdème de quincke ou ce genre de chose. Un bruissement, crissement l’alerta alors, et se relevant, elle vit une silhouette de la taille d'un lapin se déplacé entre deux buissons. Elle serra les dents. Pas très gros, certes, mais non identifié, et a la faveur de la nuit, il y avait de quoi faire des cauchemars. Elle continua alors sa progression, observant les alentours, a la recherche d'une présence, d'une menace identifiable. Aucune trace humaine ou affilié, du moins, qu'elle ai put repérer. Mais ce bruissement, mouvement la poursuivait toujours, montant d'un cran la pression.

Elle avait une petite idée en tête de ce que pouvais bien être cette créature pour l'avoir aperçut, et cela lui faisait froid dans le dos, mais elle se tourna vers le dernier amas de feuille dans lequel elle l'avait vu disparaître. Pas le choix, il fallait bien arrivé à déterminé quel était cette menace. A geste lent, elle troqua son arme à feu contre son laten. Plus de lumière mais moins de bruit. Sa lueur verte ne serait visible que pour les êtres proches, et il n'y en avait manifestement pas, alors que son arme a feu rameuterait tout les abrutit sur plusieurs km. Elle s'approcha à pas lent, doucement, doucement... Et soudain, quand elle eut franchit cette limite virtuelle de sécurité, les feuillent s'agitèrent alors que la créature tentait de s'évadé, ou bien d'attaquer. Elle n'eut pas le temps de faire la différence, et tira. La bête émit alors un bruit strident alors même que toutes ses pattes, multiple se rétractaient.

Oui... Multiples. Thais tira du buisson un arachnide de la taille d'un petit chien, à l'abdomen énorme, de quoi lui tirer quelques frissons d'horreur. Jamais trop prudente, même si elle avait l'air morte (l'effet du laten paralysant sur une créature de cette taille pouvais avoir n'importe quel effet, elle n'en savait rien), elle tira son couteau et transperça la tête de la créature, histoire qu'elle ne se réveille pas d'un coup. Le tressaillement des pattes au moment ou la lame s'introduisait dans le système nerveux lui indiqua qu'elle avait sans doute eut raison. Elle se redressa alors. Soupirant en observant le corps de l'homme mort puis celui de la créature qui l'avait sans doute mis dans cet état. Elle estima qu'il n'y avait pas de danger réel sur la position et retourna alors en direction du camp.

Arrivé a celui ci, certains avaient commencer à se lever, et se préparer. Elle débarqua d'un pas vif au bivouac et jeta le corps de l'énorme araignée sans ménagement au milieu du camp, sous les regards surpris, parfois effrayer de ses compères. Il n'était plus l'heure de prendre des gants.

    "On as un mort."


Thais jeta alors un oeil à Raynor, comme pour attendre des ordres. Un des scientifiques, plus matinal que les autres s'approcha pour observer la trouvaille, presque ravi.

    "J'ai de bonne raison de pensé que cette bestiole à attaquer /un instant de silence alors que le nom du mort lui échappait/... l'a attaquer, et qu'il en est mort. Venin, ou réaction allergique, j'en sait rien... Il avait un oedeme important qui as dut l'étouffer... Je n'ai pas relevé d'autre présence..."

    "Mais ma chère c'est formidable!!!"

    "Pardon?"

    "C'est une espèce rare de d'arachi-parasitus! Une femelle, pleine en plus!"


Bizarrement, c'est vers Kurt que se tourna son regard désespérer alors que l'homme s'émerveillait de ce qui leur avait coûté un homme, gisant toujours dans la jungle d’ailleurs.

    "Vous en vous rendez pas compte de cette chance! Cette créature dévore son partenaire après l'accouplement, puis après une période de gestation de quelques semaines, se met en quête d'un mammifère dans lequel pondre ses oeufs! D'ou son nom, parasitus! Vous comprenez?! C'est un parasite! Le mammifère survit la plupart du temps... Jusqu’à ce que les oeufs, éclosent, alors, les centaines de petits le dévore... Mais seuls quelques uns atteindrons un age suffisamment avancé pour atteindre cette taille!"


Un homme était mort. Non pas que cela la dérange, mais lui témoigné un poil de compassion ne lui aurait pas sembler anormal. Elle sera les dents en arrachant la créature des pattes du scientifique, lui tirant par la même quelques cris d'exclamation qui terminèrent de tirer tout le monde de leur songe. De son discours elle avait retenu l'essentiel. Elle avait bien fait de viser la tête avec son couteau, évitant ainsi les oeufs... Quoique le laten avait put les rendre inoffensif, mais dans le doute... Cette créature contenaient de quoi en dévorer plusieurs d'entre eux... Et le cadavre du mercenaire également...

    "Il faut le brûler. Je n'ai aucune envie de me réveiller avec une de ces créatures dans mon lit. Et nous devrions faire de même avec le refroidis."


Des mots crus, mais qui prenaient tout leur sens. Le scientifique émit une série de petit cris de protestation, se dandinant devant elle comme un enfant tentant de récupérer son jouet. Elle lança alors le cadavre de la bête aux pieds de Raynor, et étrangement, le scientifique arrêta sa course en le voyant, n'essayant pas de le récupérer. Thais eut un bref sourire, son air aimable avait au moins l'avantage de tenir les blouses blanche muselé. C'était lui le chef du groupe, la décision lui revenait. Mais cela ne l’empêcherait pas pour sa part de mettre les choses au clairs avec ce type.

Alors que le jour s'élevait en douceur, elle retira ses lunettes puis approcha imposante vers le scientifique, sa voix se fit menaçante.

    "Vous trouvez peut être cela génial que nous soyons tombé sur l'un de vos parasitusmachinchose! Mais n'oubliez pas qu'un homme est mort, et que la prochaine fois, cela pourrais être vous! Je pense que si vous avez connaissance d'autre truc de ce genre dans cette jungle... cela pourrait être une bonne idée de nous en informer..."

    "Euh... Oui... mais inutile de vous mettre en colère..."

    "Je ne suis PAS en colère!"


Elle le foudroya une dernière fois avant de s'éloigné, déposant son sac au pied d'un arbre. Il allait falloir du monde pour ramener le macchabée. Pour l'heure, elle attendait les ordres.
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Dim 8 Avr - 19:32


Elle y veillait. Peut-être que cela devait être rassurant. Ethigan, vu l'acharnement qu'elle avait mis à vouloir le sauver sur Ashéryth, n'allait surement pas le laisser tout seul dans la nature et il pouvait s'attendre à ce qu'elle garde un œil sur lui. Pour s'assurer qu'il ne fasse aucune bêtise. Maligne. Soit, il se reconcentra sur la ration qu'il consommait, jusqu'à ce qu'elle prononce l'impensable : "Merci..."

Kurt écarquilla les yeux sous le coup de la surprise, puis se contenta d'afficher un léger sourire en coin. Pas quelque chose de triomphale comme Ethigan aurait pu s'y attendre. Plus quelque chose de "pour une fois qu'on me dit merci pour ce que je fais de bien". Mais il ne dura pas. Il termina sa ration et alla l'enterrer un peu plus loin, puis régla sa montre afin qu'elle émette son petit *bip* à 23h50. Il avait fait exprès de prendre le tour le plus chiant : de minuit à deux heures du matin. La garde qui coupe la nuit en deux. Les autres ne pourraient pas dire qu'il était complètement vache avec eux.

Mais vint alors une deuxième surprise : Ethel Ethigan qui déballait son coucha à côté de Kurt, sous sa bâche. Il aurait presque pu en rire, ne le détestait-elle pas ? Il la regarda faire un moment, puis laissa courir, il n'en avait cure. Il posa son fusil contre la branche qui tenait son propre hamac et retira le bouton à pression qui maintenant l'un de ses pistolet à son holster de cuisse. Sa main se posa délicatement sur la crosse et il ferma les yeux paisiblement. Juste le temps de se reposer un peu avant sa garde, mais pouvoir agir rapidement en cas de pépin.

Et 23h50 arriva plus tôt que prévu. Tous le monde dormait dans le camp. Y compris la crinière blonde qui remuait doucement dans son espèce de cocon. Dans le plus grand silence ou ouvrit sa gourde et but quelques gorgée d'eau, s'en étale un peu sur la figure pour le réveiller, puis il enfila sa veste de treillis sans la refermer et s'empara de son fusil. A pas de loup il alla rejoindre l'un des deux poste de garde, un autre mercenaire s'était levé de son côté pour aller prendre la garde de l'autre poste. Une légère petite tape sur l'épaule et un signe de tête pour dire au jeunot de se tirer. Kurt s'assit au milieu des fougères, adossé à un arbre, et caché par les branches. Le point d'insertion juste en face de lui, à cent mètres en bas d'une légère pente. C'était parti pour deux heures.

Dans ces circonstances là, le vent passant dans les buissons vous maintient en état d'alerte constant et vous mène à la limite de la paranoïa. Le moindre craquement de brindille que fait la belette nocturne vous fait serrer votre prise sur votre arme. Et lorsque vos yeux trop longtemps plongés dans le noir croient apercevoir des ombres mouvantes dans l'obscurité, vous vous mettez vraiment à épauler votre flingue, simple précaution. Bien sur, la plupart du temps cela n'est que le fruit soit de l'imagination soit de mauvaises images interprétées par votre cerveau. Vous croyez voir un type debout alors qu'il n'y a rien, ou juste un buisson. Une garde de nuit en forêt est stressante par définition. Quand la forêt en question à le degré d'hostilité de Narvek, c'est encore pire.

Soudain, un craquement de brindille bien plus net. Juste derrière lui. Il reteint sa respiration, son torse pivota, fusil épaulé et doigt sur la détente prêt à ouvrir le feu et envoyer à ad patres !!! Un pauvre couillon tomba à la renverse, tête rentrée dans les épaules, yeux fermés et mains devant le visage comme pour se protéger. Ridiculement inutile. Kurt soupira et aida l'homme à se relever. Lui chuchota les consignes de garde et retourna au camp. Il n'enleva même pas sa veste, il retourna s'allonger dans son hamac pour ce qui restait de la nuit. Pas longtemps, il se réveillerait dans trois heures et le groupe partirait dans quatre.

En attendant Kurt fit un rêve étrange. A propos d'un crocodile dévoré par une chèvre... Enfin bon bref. Il se leva bien assez tôt et était en train de ranger son hamac dans son sac quand Thais arriva dans le camp et jeta une grosse araignée au sol sous le regard perplexe du Capitaine. Il ne dit rien, attendant le compte-rendu. Clair, concis. Tout ce qu'il attendait d'un bon rapport. Il fixa l'araignée, puis le scientifique qui parut soudain extrêmement joyeux. Bien mal lui en prit, ses réflexions eurent le don d'agacer Kurt qui venait de perdre un subordonné, et Thais qui ne supportait vraisemblablement pas qu'on parle ainsi d'une telle découverte alors qu'elle avait causé un mort. Pour Kurt le mercenaire ne signifiait pas grande chose : seulement qu'il allait devoir faire le même travail mais avec un effectif réduit d'une personne. Mais il était d'accord avec elle. Fallait s'en débarrasser.

Elle jeta l'araignée à ses pieds, et lorsque le scientifique tenta de la récupérer, sa lourde rangers s'abattit sur la créature dans un bruits visqueux et répugnant. Silencieux, son regard disait "viens le chercher si tu le veux". Le scientifique s'arrêta net, et c'était d'autant mieux. Pendant que Thais lui remontait les bretelles il désigna deux types au hasard :

- Vous deux, creusez un trou là bas. Dit il en désignant un point a 50 mètres d'écart. Se tournant vers deux autres : Vous deux, allez chercher le morts et mettez le dans le trou une fois creusé. Pour les autres, remballez vous affaires, on bouge bientôt.

Il adressa un dernier regard à Ethigan et hocha la tête, ajoutant un "Bon travail" bref. Il alla remettre son équipement de combat, puis quand on lui annonça que le trou était prêt il ramassa la dépouille de l'araignée du bout d'un patte et la jeta à côté de sa victime, dans la petite fausse. Il enflamma un plein paquet d'allumettes et les laissa tombé sur les victimes recouvertes de petits bois morts et autres combustibles végétales. Quand ils eurent bien cramé il ordonna aux mercenaires de reboucher le trou avec la terre, quant à lui, il se dirigea vers le sac du mort, s'en saisit et le posa au centre du campement. Il lança le fusil du mort à un autre mercenaire et désigna le sac du doigt.

- Il n'en aura plus besoin, servez vous.

Tant pis si on le prenait pour un vulgaire dépouilleur de cadavre, son arme était sans tireur, et son équipement inutile. Ses munitions seraient également d'une meilleure aide à d'autres gars. L'heure du départ arrivait, et le groupe reforma la colonne suivant la même configuration que la veille, avec un homme en moins...

Ils allaient tous au devant d'ennuis bien plus grands.
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Sam 14 Avr - 20:25
Obtenir le soutient du capitaine la conforta dans son opposition au scientifique alors qu'elle lui crachait sa mauvaise humeur au visage. Oui, un cadavre au petit déjeuné, elle s'en passait. Au regard que le lui lança Raynor elle répondit par un hochement de tête. Peut être ne lui était il finalement pas si antipathique. Il était pro en tout cas, peut être même supportable quand rien ne les opposaient...

Deux hommes entreprirent de creuser la fausse, tandis qu'elle guidait a travers la jungle les deux autres pour ramener le corps. Il lui sembla un instant que celui ci avait changer de position, sans doute quelques créatures curieuse l'avaient renifler, déplacer, il se trouvait toujours à l'endroit ou elle l'avait laissé. Elle s'approcha du cadavre, le retourna pour ôter tout ce qui pouvais l'être de ses poches et de ses vêtements, récupérant cartouche et autre utilitaire qu'elle glissa dans le sac avant de le jeter sur son épaule. Les deux hommes l'empoignèrent alors par les pieds et sous les bras pour le ramener au camp, elle ramassa l'arme avant de les suivre.

Jetant un oeuil peu discret dans le contenu du sac alors qu'ils retournaient au camp, elle y vit un bijou, qu'elle reconnu religieux. Elle l'en extirpa sous les regards réprobateur des deux hommes qui la prenaient sans doute pour une voleuse, mais ce contenta de ce "trésor". Elle referma le sac, et lorsqu'ils furent arrivés au camp, le déposa non loin du trou.

Le cadavre fut descendu dans la fausse, mais avant qu'on y mette le feu, elle y sauta à son tour, déposant entre les doigts du mort l'objet qu'elle avait tirer du sac. Ils n'opposèrent pas de résistance, et si sur le moment, cela l'intrigua, il aurait déjà dut commencer à se raidir, elle n'y accorda pas d'importance. Une main tendu la tira de la fausse avant qu'on y mette le feu. Observant le foyer prendre, la fumée se formé d'abord, en consumant les divers branchages, elle se tendit, quand il lui sembla voir l'amas bougé. Faiblement certes, mais comme si la douleur le tordait.
Illusion sans doute, mais une foule de détail l'interpella alors. Le cadavre ayant changé de position, son manque de raideur... "Le mammifère survit la plupart du temps..." Et s'il n'avait été que paralysé? Elle se détourna, préférant croire que la chaleur déformait sa vision, plutôt que d'imaginé qu'ils l'avaient brûlé vif. Quoi qu'il en soit, son dieu ne serait pas de trop pour l'apaisé...

Quand ils eurent rebouché le trou (cette fois ci, il était mort...), le capitaine jeta son sac au milieu du camp proposant à chacun de se servir. Les hommes se regardèrent un moment, sans bouger. Sans doute certains étaient tenté, les moins scrupuleux, mais le regard des autres les dérangeaient, pour se laisser aller à dépouillé un mort. Les choses ne devaient pas traîner, Thais s'approcha alors et ouvrit le sac, le chopant par les coins du bas, le retourna pour versé son contenu au sol, le dévoilant alors aux yeux de tous. Elle récupéra des cartouches, compatible avec sa propre arme et abandonna la le reste des affaires pour retrouver son propre sac.

Puisque le coup d'envoi avait été donné, les charognards ne mirent pas longtemps à dépouillé ce qu'il restait des affaires. Elle leur avait ôter toutes culpabilité. Avant de jeter son sac sur son dos elle attrapa une barre énergétique qu'elle englouti simplement. Quand tout le camp fut prêt, ils reprirent la route. Les évènements de la mâtiné avaient jeter un froid, et le groupement fut plutôt silencieux, sans même que l'ordre n'ai eut besoin d'être donné.

La journée avança, mais bientôt, la position du soleil ne leur fut plus d'une grande utilité, tant ils s'enfonçaient dans la végétation, toujours de plus en plus dense. La progression devint plus lente, les lianes, feuilles et autres racines, qu'elles soient aérienne ou enterrer les gênaient. Certains obstacle à contourner leur faisaient perdre du temps, mais les stèles de pierre et autre totem de bois qu'ils commençaient à découvrir leur indiqua qu'ils étaient sur la bonne piste.

L’atmosphère, chargé d'humidité se faisait oppressante, et depuis longtemps, Thais avait la sensation d'être épié. Mais dans cette jungle ce n'était pas étonnant. Leur présence dérangeait beaucoup de créature qui se faisaient silencieuses à leur approche. Pourtant des bourdonnements, impressionnant et autres cris étaient perceptible a plus grande distance d'eux.

Après quelques 5 heures de marches, une halte fut effectué, et Thais ainsi que certains des autres hommes entreprirent de reconnaître le périmètre. Arme engagé, doigts déposé avec légèreté sur la gâchette, elle avançait, il suffisait de quelques mettre pour que la végétation engloutisse le camp, la prudence était donc de mise... Ses yeux, alertes, repérèrent des traces de passage. Branche cassé, voir sectionnés pour certaines, la terre tassé formait comme un léger sillon, signe que quelques créatures que ce soit emprunte régulièrement ce chemin. Elle avança en silence, de cet endroit se dégageait quelque chose d'étrange. Une stèle, une autre, elle avança un peu plus et déboucha alors sur ce qui se tenait la, a quelques 30m du camp... Invisible jusqu'à ce trouver sous leur nez.

    "Je pense que vous devriez venir voir ça..."


Sa présence fit s'envolé flopée d'oiseau étrange, alors que sa voix avait retenti, assez fort pour alerter le camp, qui ne tarda pas a rappliquer. La vision semblait presque irréelle, bercé d'horreur. Thais couvrit son nez alors que l'odeur de la décomposition l'agressait. Ici, la végétation semblait s'arrêter brusquement, comme refusant de pénétrer dans cette enceinte. Un arbre, imposant se tenait en son centre. Des faces souffrantes avaient étés gravés dans l'écorce de son tronc. Celui ci étendaient vers le ciel sa ramure constitué de doigts crochu, alors qu'à ses branches pendant un feuillage pour le moins écœurant...

Des corps, par dizaines étaient suspendu dans cet arbre, dont certain avaient atteint un niveau de putréfaction avancé à en jugé par les asticot et autres larves qui grêlaient leur face. Ils étaient suspendus par les pieds et comme ligoté, de sorte que leur bras restent accroché le long de leur corps.

    "Qui as bien put faire un truc pareil..."

    "C'est pas tant ce qui m'inquiète... Moi j'aimerait surtout savoir qui as fait ça..."


Elle pointa alors du bout de son arme la direction des corps les plus bas sur l'arbre. Si ceux d'en haut avait manifestement été laissé intact ou du moins, étaient la proie réserver des asticots et des oiseaux, ceux du bas possédaient de nombreuses marques de "mauvais traitement"... A certain il manquait un bras, arraché, ou encore une tête. Et pour les plus malchanceux, ils avaient été dévoré jusque la taille. Ca n'aurait pas vraiment été un problème... Si les hommes n'avaient pas été suspendu à plusieurs mettre au dessus du sol...
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Ven 20 Avr - 23:44

La marche avait repris, Kurt profitait de ce moment relativement calme pour réorganiser mentalement sa gestion de l'unité, qui était maintenant privée d'un fusil en moins. Un fusil, oui, pas un homme. Cette indifférence meurtrière qui s'était forgée en lui durant ses années de guerre reprenaient maintenant le dessus un fois qu'il était confronté à une expérience presque similaire à ses missions d'antan. Sauf qu'il accordait plus de valeur à ses propres hommes qu'à ce ramassis d'amateurs. Il soupira. En fait il préférait le mercenaire mort que blessé. Un blessé ralentit la marche, donc le bon déroulement d'une mission, utilise des ressources superflu, force d'autres combattants à quitter leur rôle de tireur au profit de celui de brancardier. En clair il ne fait que mettre le groupe tout entier en danger. Maintenant, il n'en représente plus pour personne, bien qu'il soit gênant d'être privé d'une paire de bras supplémentaire.

Le côté pratique, Kurt ne voyait plus que ça dans ses relations inter-professionnel. Si un collaborateur s'avérait inutile, il n'avait plus rien à faire là. L'affection, la sympathie ou l'amour n'avait pas leur place dans le monde du travail, surtout pas celui de mercenaire. Kurt ne prendrait jamais au sérieux quelqu'un lui affirmant le contraire. Ni ami ni ennemi. Juste des alliés et des adversaires. Voila comme le Capitaine Kurt Raynor avait appris à penser au fil de toutes ses années d'affrontement. Les états d'âmes des autres lui importait peu.

Le soleil était maintenant haut dans le ciel. Il faisait humide et chaud. Saleté de jungle. Ces foutus scientifiques n'avaient donc pas envisagés le fait qu'il puissent se rendre sur place en hélicoptère ? Sans doute que si, mais ils avaient déjà explosé leur budget en matériel de recherche, l'envoi d'un avion de reconnaissance pour découvrir les ruines, et l'emploi de la quinzaine de garde du corps pour la plupart bon marché. Kurt pesta d'ailleurs sur ce dernier point, il s'agissait d'une mission confié au MA-85 et les tarifs étaient donc ceux d'Erik. S'il était venu en tant que mercenaire freelance sous le nom de Deathstrike il aurait pu revendiquer plus du triple, le pire était que les clients se bousculaient pour lui confier un contrat. L'avantage d'être l'un des mercenaires au sommet de la pyramide du marché de l'emploi et d'avoir une notoriété à en faire pâlir Boba Fett. Revenons en donc au boulot, un travail se fait correctement ou il ne se fait pas du tout.

Après les demandes plaintives de plusieurs scientifiques pour qu'une halte soit effectuée, Kurt fit arrêter le groupe sur une position défendable. Bien qu'elle fut dure à dénicher vu que le terrain était très plat depuis quelques temps et que les arbres masquaient la visibilité afin de trouver un point en hauteur. Tant pis. Une petite équipe partit en reconnaissance, Kurt et Ethingan compris. Kurt était sur ses gardes, comme d'habitude en fait, mais le fait de voir les autres ainsi survoltés par leur récente perte et à la limite de la paranoïa l'agaçait. Les doigts sur la détentes de leurs armes en était le parfait exemple. Le premier réflexe d'une personne surprise est de serrer les doigts, si ceux-ci sont posé sur la détente d'une arme à feu, voyez où cela nous mène... Et une simple chute pouvait occasionner la mort accidentelle par balle d'un nouveau membre de l'équipe. Kurt exigeait du sang froid de la part de ses hommes. Il en fit la rapide recommandation à ses subalternes (pour ne pas dire qu'ils ne leur laissait pas le choix en fait) tant pour la position de leurs fichus doigt que pour leur dire de se calmer , pour sa part son index était posé juste au dessus de la détente, sur le fût du fusil. L'action serait tout aussi rapide et éviterait tout accident.

La patrouille se révéla être intéressante. Si l'on peut dire. Silencieusement, l'équipe progressa en suivant les traces de passages qu'ils venaient de découvrir. Tandis que Ethigan avançait, Kurt se pencha sur les empreintes. Son visage n'était plus qu'à une dizaine de centimètres du sol. Il observa. La profondeur des traces, la tailles des pointures, le modèle de rainures. Tout ceci lui donnait des informations sur qui ils suivaient. Bottes de marches de l'armée Terrienne. Une dizaine, de corpulence relativement faible, ce qui pouvait permettre de penser que ces types n'était pas militaires et s'était juste équipés aux surplus de l'armée. D'autres scientifiques ? Il se releva quand il prit conscience que l'équipe s'était arrêtée quelques mètres devant lui, derrière des buissons. Méditant sur son analyse il alla les rejoindre et découvrit alors le spectacle macabre que seul un fou ou une bande de sauvages auraient été capable d'orchestrer. Une dizaine de corps, dépecés comme des bêtes à l'abattoir, démembrés et pour certains dévorés.

Les autres fixaient les corps bêtement. C'était certes un panorama hideux, mais le plus important ne se trouvait pas là. Et Kurt était alors le seul à fixer le sol tout autour d'eux. Des douilles, il y en avait des dizaines, orientées dans tous les sens. Les tireurs avaient été pris dans une embuscade ? Son regard se releva et étudia soigneusement les troncs d'arbres, certains perforés par les impactes de balles. Avec une analyse plus poussée, cette partie de la jungle révélait alors bien des secrets. Les tirs avaient arrachés des branches désormais au sol. Tirs peu précis. Les empruntes tout autour de l'arbre des morts lui disaient que les tireurs s'étaient tournés dans tous les sens tout en tirant. Ils ignoraient où était leur cible. Si il ignorait comment ces hommes s'étaient fait tués, les traces de giclées de sang sur le sol lui fournissaient plusieurs angles de tirs possibles, certains en hauteur, dans les branches d'arbres. Celui ou ceux qui avaient fait ça avaient une parfaite maitrise du terrain et n'avaient laissé aucune chance à ce groupe-ci.

Son attention se reporta sur les cadavres pendus. Rituel tribal ? Peut-être, si les corps avaient tous subi le même sort. Mais vu que certains cadavres avaient des parties manquante ça semblait bien plus que ça. Pour eux : un avertissement. Kurt l'avait senti, ils étaient suivis depuis le début de leur marche. Et le fait qu'il soient en direction de ces ruines devait avoir son importance pour celui ou ceux qui avait laissé ces corps à leur intention. Cela ne voulait dire qu'une seule chose : retournez d'où vous êtes venu avant qu'on vous tue vous aussi. Ce qui l'étonnait en revanche, c'était justement la présence d'une telle menace en dehors des frontières définie des autochtones. Il ne restait rien pouvant permettre d'identifier les corps. Ni effets personnel, ni vêtement, ni même armement. Et ces types étaient maintenant méconnaissables pour qu'on les identifie avec leur physionomie. L'Andarien n'y connaissait rien en coutumes autochtones locales. C'est tout juste s'il savait à quoi ils ressemblaient, il en avait croisé quelques un en ville mais n'avait pas pris le temps de les détailler. S'était juste contenté de retenir le gros de leur anatomie afin de savoir comment les tuer facilement. Une dernière chose le dérangeait. Il se faufila dans les buissons.

- Retournez au camp.

Là, son ton ne laissait aucun choix, c'était bel et bien un ordre, et il veillerait à ce qu'il soit appliqué. Pour le bien de tous. Les laisser regarder ça n'était bon pour personne, et il fallait tenir la position sous surveillance. Le gros de la troupe retourna sur la position de repos alors que Kurt faisait le tour de ce cimetière, à la recherche d'autres traces. Là, ça l'inquiétait. Car il n'y en avait aucune... Pas la moindre. Ni au sol, ni dans les arbres. Grimper dans un arbre laissait des traces, occuper une branche en laissait également. Mais là, il n'y avait rien. C'était comme si ces types s'étaient fait tués par un fantôme. Affronter des tireurs embusqués était une de ses expériences connue, mais se battre contre une présence totalement invisible et indétectable, ça, c'était nouveau. Il revint vers le groupe. C'était son rôle de leur sauver la peau et d'éviter qu'ils se fassent tous tuer. Il se demandait même s'il était bien raisonnable de continuer. Les autochtones était surement supérieurs en nombres et tenaient à garder leur ruine inviolée. D'un autre côté, les scientifiques avaient payés d'avance, et la réputation du MA-85 était en jeu, les scientifiques eux aussi tenaient à cette ruine.

- Assez trainé, on repars.

Il n'eut pas de protestation, ou du moins, le seul type qui s'y risqua décida de se taire finalement quand Kurt fit mine de s'approcher de lui. Il changea quelques points de son plan. Ré agencement de dernière minute qui s'avérait vitale. L'itinéraire s'éloigna de plusieurs kilomètres supplémentaires des frontières autochtones. Cela ne changerait rien au final à leur destination mais ça leur laisserait le répit suffisant dont ils avaient besoin. Il était sous le doute, étaient-ils surveillé à ce moment précis ? Il épiait alors le haut des arbres afin de discerner des formes humanoïdes, mais rien. Il évitait maintenant volontairement les chemins dégagés, la végétation ralentirait un peu leur marche mais au moins les dissimuleraient.

L'heure était déjà bien avancée et la fatigue commune commençait à se faire ressentir, plus à cause de l'état d'alerte constant qu'à cause de l'effort physique de la marche. Il y avait une atmosphère pesante. Plus qu'au début en tout cas. Un cri bref et sec se fit entendre à l'arrière et Raynor s'y dirigea rapidement, fusil épaulé. Le serre-fil était entravé entre les anneaux d'un énorme serpent noir et rouge aussi épais qu'un homme bien constitué et long d'au moins sept mètres. Se prise sur le mercenaire se resserrait et l'on entendait ses os craquer alors que ses mains et ses jambes dépassaient des interstices laissées par l'énorme créature qui toisait le reste du groupe terrifié en donnant ses brefs coups de langues. Instinctivement Kurt se mit à genoux et tira sur le gigantesque reptile avec de courtes rafales de trois cartouches. La bête envoya sa longue queue sur un mercenaire qui vola et s'écrasa plusieurs mètres plus loin, puis d'un mouvement fluide, fit aller son énorme gueule vers la tête du mercenaire prisonnier et l'avala avant de déguerpir en zigzaguant dans les buissons, comme si les tirs des mercenaires ne l'avaient qu'effleurés. Il y avait bien une légère trainée de sang sur le passage du serpent, mais bien peu comparé aux cartouches qu'il avait reçu. Il tourna son regard vers le groupe, tout en gardant son arme épaulé, pointé dans la direction qu'avait prit le serpent.

- Compte rendu !

- Rodney s'est fait bouffer par cette chose, et Bob est blessé ! Environs 50 cartouches tirées pour le groupe.

La voix provenait d'un des "anciens" mercenaires, ceux à l'air louche, mais aguerris. Son compte rendu était clair et précis, allant directement à l'essentiel, signe qu'il avait du avoir un certain temps de service dans l'armée pour savoir les faire correctement. Très bien. En revanche, le groupe était privé d'un nouveau membre, et un autre était blessé. Ils n'avaient même pas pu tuer cette saleté d'animal. Le blessait souffrait de côtes fracturées à cause du coup de queue et de sa chute. Son genoux semblait avoir ramassé aussi. Il ferma les yeux pour arriver à contenir la tentation d'abattre sur place le blessé afin qu'il ne les gêne pas, mais ça ne se faisait pas. Il désigna deux des hommes les plus jeunes afin qu'ils soient responsables de l'aider à se déplacer. Fallait pas trainer dans le coin, les tirs et les cris avaient du alerter les autochtones si ils n'étaient pas déjà là. Peut-être étaient-ce même eux qui avaient jeté sur les mercenaires cet énorme serpent noir et rouge.

La marche reprit, jusqu'à ce que Kurt trouve une position en hauteur. Il désigna cinq hommes chargés de creuser des trous d'un diamètre de cinq mètres pour un mètre et demi de profondeur. Ils seraient relevés toutes les dix minutes par un autre groupe de cinq. Les autres étaient placés en cerclé tout autour de la position. Cette nuit, il serait trop dangereux de dormir à la belle étoile, il optait alors pour la méthode militaire du trou de combat camouflé. Les bâches furent tendues au dessus des trous et recouvertes de terre, de branches et de feuilles afin de parfaire le camouflage. La nuit n'allait pas tarder à tomber. Les trous étaient donc au nombre de trois, placés en formation triangulaire au sommet de la hauteur et chacun offrant une vue sur 360°, relié entre eux par une petite tranchée couverte et espacés par un intervalle de trois mètre entre chaque trous. Les mercenaires et les scientifiques furent répartis à nombres plus ou moins égale dans les trous. Et personne n'en sortirait avant le lendemain matin. Ils avaient largement avancé durant la journée et si ils ne s'était pas fait attaquer pendant qu'ils préparaient leurs trous, c'était qu'ils n'avaient pas été suivis et que leur position n'était pas repérée. Très bonne chose. Pas de feu cette fois-ci. Les consigne avait été simples : Vous avez faim, vous bouffez froid. Vous avez froid, vous vous collez aux autres. Vous ne voyez rien, alors vous ne bougez pas. Kurt avait pour sa part ses lunettes multispectrales offrant plusieurs modes de vue : jumelles, vision thermique, vision nocturne, détecteur de mouvement et scanner à pulsation. La dernière consigne avait été celle du silence. La tranché reliant les trois trous entre eux permettrait d'envoyer un messager dans chaque trou pour communiquer à voix basse si une information était à faire passer.

La nuit était tombé voila quelques heures et les gardes s'effectuaient à intervalle de deux heures, avec trois sentinelles par trous. Kurt était en train de surveiller en bas de la pente, lunettes fixées et allumées en mode de vision nocturne. Tout semblait calme. Relativement. Il sentait que quelque chose n'allait pas. Il aurait presque eu envie de sortir la célèbre phrase "nous ne sommes pas seuls". Et son instinct le trompait rarement dans ce genre de situation. Il tapota sur l'épaule d'un de ses compagnon de garde et tendit son index levé, placé devant sa bouche en signe de silence, puis lui fit signe de réveiller les autres. Tous les autres. Il préférait qu'ils le détestent pour rien plutôt que de les voir morts alors qu'il y avait effectivement quelque chose dehors. Son doigt glissa et fit aller et venir les crans de ses lunettes, changeant les modes de vue, jusqu'au mode thermique. La forêt était d'un bleu reposant, constellée de dizaines de grosses taches jaunes et rouge tout autour d'eux ! Étaient-ils repérés ? Et si oui, qu'attendaient les créatures pour se jeter sur les mercenaires ?! Kurt se tourna vers l'un d'eux et lui chuchota à l'oreille :

- Quand j'en donnerais l'ordre, je veux qu'un homme sur deux tirent vers la base des arbres, les autres tireront vers la base des arbres et remonteront ensuite leurs tirs en hauteur jusque dans les branches, ensuite, feu à volonté sur tout ce qui bougera.

Il donna une petite tape sur l'épaule afin que le mercenaire aille faire passer le message aux autres. Quand il fut sur que chacun avait bien prit la consigne, il cria :

- Feu !

Et ce fut alors le tonnerre qui s'abattit sur la colline. Les corps des autochtones tombaient alors que les tirs fusaient sur eux. Certains ripostaient, mais les mercenaires avaient maintenant l'effet de surprise. La jungle se transforma en champ de bataille, et la bataille dura longtemps...
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Sam 28 Avr - 8:25
Un frisson la parcourut, alors qu'elle prenait conscience de la scène macabre qui avait eut lieu ici. Des douilles, nombreuses témoignaient d'un affrontement sauvage. Mais encore... Qui après ce carnage avait bien put suspendre les cadavres? Et quoi, avait put laissez ces impressionnantes traces de dents?... Elle n'eut pas le temps de pousser plus loin son investigation, le Capitaine leur demandais de retourner au camp, et a peine y furent tous rendu, qu'il annonçait un nouveau départ.

Aucun de ceux qui avait vu ce spectacle sordide n'en parlèrent, mais même ceux qui n'y avaient pas assisté surent aux visages des autres que quelque chose n'allait pas, si bien qu'il n'y eut pas de réelle prestation. Un départ précipité? Cela ne sentait pas bon... La tension était palpable et les discutions du premier jours avaient laissé place au silence, aux regards inquiets, aux sursauts quand la jungle livrait ses mystères... Et l'attaque d'un serpent géant ne fut pas pour arranger les choses...

Un mort de plus, et un blesser bien amoché à se traîné... Elle avait pitié de lui, mais ne pouvais s’empêcher de penser qu'il serait plus handicapant vivant que mort... Elle fut bien heureuse de ne pas être désigné comme devant l'aidé à se déplacer... Ceux la seraient les prochains a mourir, dommage qu'ils ne s'en rendent compte plus tôt. Le reste du trajet se passa sans désagrément manifeste du moins, pas de créature géante ou de macchabée suspendus aux arbres à déplorés... Mais la question restait entière, pourquoi essayait on à ce point de les tenir éloignés? Car elle ne pouvais pas croire que cet arbre aux pendus soit une pure tradition... Non. C'était sans doute le sort qu'on leur réservait...

Quand vint l'heure de s'arrêter, la jeune femme était partagé entre le soulagement du repos, et l'angoisse de ce qui pourraient leur tombé dessus. Alors qu'ils s'enterraient, elle avait la désagréable impression d'être la proie et que ces trous ne leur offrirait qu'une protection dérisoire... La nuit était tombé rapidement, les enveloppant dans l'obscurité. Après un repas dérisoire, Thais se cala dans un coin de son trou. Il fallait dormir afin de pouvoir tenir le rythme le lendemain, qu'importe cette impression d'être la sourie dans son terrier... Mais comment, lorsqu'on as pas réellement confiance en ses partenaires?

Aussi, elle ne trouva le sommeil que lorsque montèrent la garde des hommes en qui elle avait un semblant de confiance. Les plus âgées, de manière générale, le capitaine... Mais ce repos ne fut que de courte durée. Alors qu'un frisson la parcourait, elle ouvrit les yeux, un homme était penché sur elle, doigt sur sa bouche pour lui intimé le silence. Immédiatement en éveil, elle se redressa et l'aida à réveiller les autres, avant de récupérer ses lunettes de vision nocturne qu'elle plaça sur sa tête avant de rejoindre la périphérie du trou, observant comme les autres, armes au poing. La jungle, elle ne voyait que la jungle. Mais ce n'était pas parce qu'elle ne voyait rien qu'il n'y avait rien...

L'ordre fut donner, tirer en bas, tirer en haut, de sorte que personne ne puisse leur échappés... Un cri, et le déluge de balle débuta, cueillant les hommes comme par surprise. Elle voyait les feuillages s'agiter alors que des formes indistinctes tombaient des arbres. Dans son dos, le scientifique s'était recroqueviller sur lui même alors que pleuvait les douilles. Les éclats de bois fusaient en même temps que les balles se fichaient dans l'écorce des arbres. Soudain, l'homme à son côté s’effondra. Thais avait a peine eut le temps de le voir, une espèce d'épine de sacrée taille lui avait transpercer la gorge sans plus de cérémonie. Thais se baissa, appuyant son dos à la parois pour recharger; c'est ce moment que choisit un objet non identifié pour tombé dans leur trou. On eut dit une espèce de grosse boule organique hérissé de ces pics qui avait transpercer le pauvre homme. A sa surprise, c'est le scientifique qui réagit, attrapant l'objet et le jetant rapidement hors du trou avant de se recoucher. Elle entendit alors la faible détonation que provoquait l'objet, mais senti bien plus que ne vit le déplacement d'air provoqué par ces pics projeter.

L'homme savait manifestement de quoi il en retournait... Une plante surement, mécanisme de dispersion de graine, engin autrement dangereux quand il servait ainsi d'arme... Se relevant, Thais recommença à arroser les ennemis. Le combat ne dura pas plus d'une dizaine de minute, mais qui lui en sembla le triple... Peu à peu, la riposte s'arrêta, puis le bruit de leur balles s'estompèrent. Laissant place à un silence de mort...

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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Ven 11 Mai - 22:02



L'orage s'était abattu sur cette nuit qui à la base semblait si calme et si paisible. Non pas un orage au sens météorologique. Les coups de tonnerre qui résonnaient loin dans la nuit étaient les détonations des armes à feux des mercenaires, des grenades parfois aussi. Les arbres s'illuminaient de manière saccadées avec les flammes sortant des canons des fusils tel des éclairs foudroyant. L'air était chaud, et il y flottait une odeur de poudre noire presque étouffante. Une pluie de balles s'abattait sur les autochtones qui avaient pensé à tort pouvoir lancer une attaque surprise sur leur bunker improvisé. Les corps se faisaient déchiqueter par le plombs fusant sur eux. Les longues lignes lumineuses laissée derrière les balles traçante rendait cette scène presque belle alors que des corps s'écroulaient sans vie, démembrés, les tripes à l'air, tant chez les autochtones que chez les mercenaires.

Le trou de combat avait été une bonne idée dans le sens ou les mercenaires n'étaient pas postés en découvert et réduisait également d'avantage la surface de leur corps exposée au danger, pas plus bas que les épaules en principe. Mais ils essuyaient tout de même des pertes. Une bâche et quelques branches n'arrêtaient pas des flèches, ou quoi que ce soit d'autre. L'homme à la gauche de Kurt s'écroula en hurlant quand une flèche se planta dans son œil. Kurt ordonna d'intensifier le feu. Ce n'était pas encore assez, les vagues continuaient de fondre sur eux, parmi elles des cibles parfois plus petites que les autres. Raynor ne prit pas le temps d'y réfléchir, son esprit entièrement tourné vers l'action en cours. Malgré tout le chaos ambiant qui se déchainait tout autour de lui Kurt restait... Calme. Serein. Il ne braillait pas ses ordres comme le fait quelqu'un qui panique et qui hésite. Il les clamait de manière clair et audible sans le moindre doute dans leur énonciation ou dans leur logique. Il savait ce qu'il faisait, et cela marchait.

Les cibles se faisaient moins nombreuses à chaque cartouches enflammée, jusqu'à ce qu'au final la nuit redevienne aussi calme qu'avant que Raynor ne donne l'ordre d'ouvrir le feu. Repli stratégique pour la nuit ou simple réorganisation des effectifs pour une attaque en masse ? Non, ces créatures n'étaient pas si bête que ça, ils avaient subis bien trop de pertes. Ils ne s'étaient pas attendu à se faire repérer et l'effet de surprise avait été retourné contre eux, voila ce qui les avaient perdu : leur habitude à se croire indétectable.
Tous le monde resta en place encore un moment, sans que personne ne bouge. Tous les yeux rivé sur les endroits où quelques instants plus tôt s'étaient tenues des hordes de ces sauvages. Un scan au détecteur thermique ne donna rien. L'assaut avait été repoussé avec succès. Relatif. Une petite victoire demandant de gros sacrifices. Raynor fit le tour des trois trous de combat en empruntant la tranchée centrale. Six morts : cinq mercenaires dont le blessé par le serpent, et un scientifique. Si les vies de leur gardes du corps ne représentaient rien pour eux, la mort d'un de leur confrère de la science affecterait peut-être un peu plus la clairvoyance des blouses blanche. Il alla voir celui qui semblait à leur tête, dans le trou où était posté Ethigan, comme par hasard...

- Il est maintenant temps pour vous de faire un choix. L'un des votre est mort, et vous y passerez peut-être tous si nous continuons d'avancer. Alors décidez-vous : on continue ou pas ?

Les autochtones avaient vu de quoi ils étaient capables, mais maintenant que leur effectif était si réduit il serait difficile de repousser un nouvel assaut. Il le savait. Le scientifique lui, bien qu'hésitant et encore sous le choc, ne sembla pas douter du bien fondé de sa mission.

- On vous paye une fortune pour nous protéger. Ces ruines sont une découverte exceptionnelle et leur étude est vitale pour le bon déroulement de nos recherches. Nous continuons.

Pauvre idiot qui ne savait pas quand il faut s'arrêter, même les plus niais des officiers Terriens savaient quand ordonner la retraite des troupes de ligne. Mais Kurt n'était plus là pour discuter les ordres, il avait accepté l'argent et avait une importante réputation à tenir.

- Soit. Si nous avons une bonne allure nous devrions arriver sur le site vers 11 heure. Une dernière chose. Quel était cette chose que vous leur avez renvoyé, et qui a projeté ces sortes d'épines.

- Oh ça... ! C'est une cosse dardée de Scorpinus Guiligulus Cunnilungus Cortexéminus Géranïomus. Une espèce de plante carnivore intelligente qui pousse sur la planète, appelée "plante scorpion" en raison de la forme des épines projetées par les cosses. En général il est difficile voir impossible de détacher l'une de ces cosse de la plante car elle détecte les formes de vie, mais ces autochtones semble pouvoir s'en procurer s'en éveiller la fureur de ces belles fleures. Ah... Comme j'aimerais pouvoir étudier l'un de ces sauvages dans mon labo et...

Kurt avait déjà tourné les talons avant le début de sa dernière phrase. Avant qu'il ne quitte le trou un mercenaire attira son attention et lui indiqua son bras. Kurt regarda. La manche de son bras gauche avait été déchirée au dessus du coude et l'on devinait une fine entaille ensanglantée dans le trou de la veste. Du sang en ruisselait doucement et avait presque entièrement coloré son avant bras en rouge. Kurt ne l'avait pas senti. L'adrénaline. D'ici quelques minutes l'hormone se dissiperait et ferait place à une vieille douleur vicieuse. Il soupira.

- Tenez la position. Dit-il, presque blasé.

Il s'assit, toujours dans le trou de Thais (edit après relecture : c'est pas ce que j'ai voulu dire ! =O !), et sortit d'une des poches de son gilet tactique une petite trousse de soin. Rudimentaire, mais contenant ce dont il avait besoin. Il devrait se recoudre la plaie immédiatement, dans l'obscurité. Le jour se levait dans deux ou trois heures mais il n'avait pas le luxe d'attendre jusque là. Avec la chaleur, l'humidité, les bactéries, la transpirations et tous le reste, il y avait beaucoup trop de risques d'infection percutanée. Fort heureusement la lune était pleine et il y avait beaucoup d'étoiles, il se mit au bord du trou de combat afin de bénéficier de la faible lumière lunaire. Il retroussa sa manche jusqu'en dessous de l'épaule afin d'avoir le bras dégagé, dévoilant son tatouage de corbeau et marqué de l'inscription "Deathstrike", ce qui ne manqua pas d'attirer le regard d'un des mercenaires. N'y ayant pas fait attention, Kurt sortit de la trousse une petite bouteille d'alcool modifié, en versa abondamment sur la plaie non sans serrer fort les dents. Ça piquait fort mais c'était efficace.

Après s'être armé d'une sorte de petit crochet métallique d'où pendait un fil spéciale, il entreprit de refermer la plaie, mais il y glissa d'abord l'une de ces petites pilules blanches que Léna lui avait donné sur Echo, afin de favoriser une cicatrisation rapide. Encore une énième cicatrice sur son corps. Il ne les avait jamais compté, il savait juste qu'il y en avait beaucoup. Il esquissa une moue ennuyé, se demandant ce qu'il pourrait ressentir physiquement si elles se rouvrait toutes en même temps. Il n'avait jamais expérimenté la mort sur lui même, c'était un concept qui lui était obsolète, mais cela pourrait l'en rapprocher.

Le fait de se broder ainsi la peau lui donna le temps de réfléchir à la marche à suivre. Ils ne sortiraient pas du trou avant le lever du jour, trop dangereux de circuler dans l'obscurité. La protection des quatre scientifiques restant allait être plus compliquée maintenant qu'ils n'étaient plus que huit mercenaires. Les deux jours de marche et les combats successifs avaient entamés les forces physiques et le morale des troupes, mauvais. Mais il était le responsable et il devrait faire avec. Voila pourquoi il préférait travailler seul, on a pas besoin de se soucier des autres. Il se releva afin de regagner son trou de combat mais fut une fois de plus retenu par le mercenaire.

- Bon sang, tu es Deathstrike, le mercenaire Andarien. Je ne t'avais pas reconnu jusque là ! Comment...

- Ce n'est pas le moment. Lâcha-t-il froidement.

- Ce type est presque une légende ! Déclara le mercenaire à son voisin, une fois Kurt parti.

Dès le levé du jour, le groupe repartit. Pas d'enterrement ou d'incinération cette fois. Trop de corps et pas assez de temps. Juste une simple récupération des munitions et des armes encore utiles. Il fallait maintenant traverser le champ de bataille parsemé des dépouilles des extra-terrestres.

Kurt fixait les cadavres, peut-être y en avait-il encore en vie, agonisant là depuis des heures. Aucun. Et il voyait maintenant ce qu'étaient les "cibles plus petites". Des gosses. Pas d'émotion, aucune. Pas de remords, surtout pas. Premièrement parce qu'il n'aurait aucun remord pour quelqu'un ayant essayé de le tuer, fut-il très jeune, deuxièmement parce que ce n'était pas la première fois qu'il tuait un enfant. Il passa au dessus des petits cadavres sans s'arrêter, sans même y jeter un dernier regard. Il continua machinalement son chemin s'assurant que plus personne ici ne vivait. Une fois sortit du champ de cadavres le groupe pu enfin reprendre sa cadence de marche, les scientifiques étaient pressés d'arriver aux ruines.


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MessageSujet: Re: Promenade de santé Sam 12 Mai - 21:57
Les détonations résonnaient encore a son oreille, ou était-ce les battements de son propre coeur? Le silence était oppressant alors que tout semblait se borner a être immobile. Toute vie avait quitter les corps sur le sol à une dizaine de mettre d'eux, elle en était certaine... On ne pouvais pas feindre aussi efficacement la mort et les chaires déchirés... Combien de temps avant que les corps dégage cette odeur de pourriture qui attirerait les bêtes? Combien de temps avant que les charognards ne s'empare de ce festin? L'arme toujours engagé, elle scrutait l'obscurité.

Le mouvement peu à peu revint. Bruissement, effleurement. Ils provenaient de l’intérieur de leur trou. C'était terminé. Son bras se détendit, alors que son regard pivota pour obtenir son trou dans son champ de vision. Le scientifique était recroqueviller, mains sur ses oreilles, mais bien vivant. Sur les 6 présent dans son trou (4 mercenaire dont elle, et deux scientifiques), ne restait que quatre hommes en vie, dont un blesser à l'épaule.
Laissant soin au mercenaire encore en parfait état de surveiller la zone, elle ôta son arme, la posant sur le sol pour vérifié l'état des hommes. Le scientifique prostré, celui qui avait ingénieusement renvoyer la boule de pic s'étaient réanimer, secouait son comparse avec vigueur. Thais posa une main sur son épaule pour l'arrêter, et plaça ses doigts sur la gorge de l’inerte. Vaine recherche du pouls, il était mort. De même que le mercenaire qui avait pris un pic en pleine gorge...

Elle avait assit celui dont l'épaule avait été atteinte, lui glissant entre les dents un chiffon, avant de retirer sans douceur le pic qui s'y était ficher. Son hurlement fut largement étouffer par le linge qu'il mordait avec force. Alors qu'elle commençait a lui bander rudimentairement l'épaule, le capitaine fit irruption dans leur trou, constatant le nombre de mort et de blesser. Trop, a voir son visage. Son ton restait posé mais, le message était clair. Il y avait eut assez de perte... C'était le moment de rebrousser chemin alors qu'ils le pouvaient encore. Elle serra les dents en entendant la réponse du scientifique. Une chose était certaine... Elle n'était pas payer assez chère pour se faire trouer la peau.

Elle ne dit cependant rien, ce n'était pas le moment. En pleine nuit, entourer de cadavre... Elle avait tendance à pensé que pour le capitaine, un de plus ou un de moins ne ferait pas la différence... Et elle ne comptait pas que le sien en fasse parti. Elle continua alors a panser son compagnon, lui tirant un soufflement étouffe alors qu'elle serrait trop, s’énervant en entendant le scientifique partir dans ses délires d'admiration de ces espèces autochtones qui avaient faillit leur coûter la vie.

Alors qu'il repartait, un homme arrêta Raynor, lui indiquant sa propre blessure. Thais coula alors un regard vers lui, avec le peu de luminosité, et vu la localisation de la blessure, il aurait du mal à se démerder, bien qu'elle ne doute pas qu'il en soit capable. Il sorti de sa poche une petite trousse de soin, de son côté, elle termina le bandage sommaire du mercenaire, avant de s'approcher du Capitaine. Il avait remonter sa manche, et vidé une gourde d’alcool sur la blessure pour la désinfecter entreprenant alors gauchement de se recoudre. Elle s'installa à côté de lui et attrapa la main qui tenait l'aiguille fermement. Ils échangèrent un regard et il la laissa faire.

De tout ces emmerdeurs, c'était probablement le plus efficace. Elle augmenterais ses chances de survit en restant avec lui. Le calcul était donc simple... Sans douceur, elle le fit pivoté afin que la lumière de la lune éclaire "efficacement" la blessure, elle releva un peu plus la manche qui la dérangeait, dévoilant un tatouage auquel elle ne jeta qu'un regard rapide avant de se re-intéresser a la blessure. Il y avait glissé un espèce de cacheton blanc. Elle ne posa pas de question, se contentant de recoudre la peau par dessus. C'était un peu comme recoudre un jean... Elle n'était pas professionnelle, mais savait que plus on hésitait, moins c'était facile, les doigts maniant l'aiguille avait donc des geste rapide, suffisamment précis pour être correct.

Il ne broncha pas, mais elle aurait de toute façon ignorer ses tressaillements s'il en avait eut. Elle n'était pas sa nounou, qu'il ai mal lui importait peu, du moment qu'il restait efficace. Alors qu'elle le tenait toujours, terminant son oeuvre, elle se pencha légèrement sur lui, lâchant froidement.

    "J'crèverais pas dans ce trou."


Le message était clair. Elle ne restait que parce que les chances de survit étaient plus grande. Mais elle ne crèverait pas pour les beaux yeux de ces scientifiques. L'argent est une chose... mais de vie, on en possède qu'une, et elle doutait que le jeu en vaille la chandelle. Elle le relâcha, rangeant le matériel dans la pochette qu'elle plaqua sur son torse jusqu'à ce qu'il la récupère avant de s'écarter, ramassant son arme. Alors qu'il allait retourner dans son trou le mercenaire blesser l'interpella, le nommant Deathstrike. L'Andarien. La frappe de la mort. Elle eut un maigre sourire, mauvais. C'est ce qu'il avait dit a Ethan avant de le laissé pour mort.

Alors que le capitaine l'avait envoyer balader, glissant dans la tranché, le mercenaire se tourna vers elle, annonçant qu'il était presque une légende. Elle le foudroya du regard.

    "Légende ou pas, tu n'as aucune envi que d'autre créature nous tombe sur le râble, surtout dans ton état. Alors ferme la. Le prochain qui parle... C'est moi qui le termine."


Son ton dut faire autorité, car il n'ajouta rien. Elle repris son arme, scrutant de nouveau l'obscurité, alerte. Ce n'était surtout pas le moment de faire taire sa vigilance. Les heures suivantes n'apportèrent rien de nouveau et seul au petit matin, les hommes s'autorisèrent à se mouvoir de nouveau. On replia les affaires, tria ce qui pouvais être encore utile et qui ne les alourdiraient pas trop avant de lever le camp.

S'extraire des trous leur donna l'occasion de pouvoir observer le spectacle macabre auxquels avait donner lieu leur fusillade. Alors qu'ils se rassemblaient, Thais, elle observait. Des enfants. Des femmes. Quelques hommes. L'une d'elle semblait être morte en faisant rempart de son corps a sa progéniture, protection bien dérisoire, puisque les balles avaient déchirer leur chaires à tout deux, sans prendre compte de cette tentative. Elle les observa longtemps, avant que ne sonne la reprise de la marche, la poussant à rejoindre le groupe.

Quelque chose clochait dans ce tableau. Les autres n'avaient pas l'air de s'en émouvoir. Était-ce parce qu'elle était une femme, que la situation lui apparaissait comme étrange? Une sensibilité, fibre qu'elle aurait plus développer? Elle n'y croyait pas... Qui avait ouvert le feu? Eux... Non pas que cela l'emmerde... Elle préférait les choses ainsi, ne pas avoir attendu de se faire canarder. Seulement voila. Comment pourraient ils être sur que cela étaient dans leurs intentions? Des flèches, quelques plantes... Les autochtones s'étaient défendu avec ce qu'ils avaient put, ce qu'ils avaient trouvé. Voila l'impression que lui donnait la scène. Ceux d'hommes surpris. D'observateur surpris. Quelle mère placerait son enfant dans une telle situation de danger? Un rite de passage a l'age adulte? Elle n'y croyait pas. Une pratique ritualisé impliquait un évènement périodique... Et les intrusion dans ces lieux était loin d'être récurrentes...

La marche avait repris, deux mercenaires pour un scientifique, voila un ratio qu'elle trouvait bien faible... D'autant que certains étaient blesser, même si c'était léger comme le capitaine... Deathstrike... Nul doute qu'elle en apprendrait plus sur lui une fois sortie de ce guêpier. Ne serait-ce que pour en savoir plus sur ce a quoi elle avait échappé sur Ashéryth. Les légendes? Elle n'en avait que faire... c'était la vérité qui l’intéressait. L'homme a l'origine de la légende. Mais pour l'heure, c’était loin d'être une priorité.

    "Que savez vous de leurs coutumes?"


La question sembla étonné le scientifique, bien-sur, il n'avait pas remarquer ce que plusieurs avaient vu, et avait été épargner par le spectacle de l'arbre au pendu, mais devant son sérieux, il répondit.

    "A vrai dire, pas grand chose. Les Narvecks que nous pouvons côtoyer en ville sont bien différent de ceux la... Ils sont... Civilisés. Hors, déjà avec eux, il est très difficile d'établir des contacts durable, alors imaginé les difficultés pour pouvoir en apprendre plus sur leur mode de vie antérieur... Difficile d'étudier quelqu'un qui vous tue a votre approche... C'est un moyen de défense assez efficace de ne rien laissé apprendre de soit qui puisse être retourner contre vous."

    "Hum... Je ne sait pas... Quelques chose me dérange."

    "Que pensez vous? Ils protègent leur secret, c'est bien connut. Même pas sur qu'ils sachent eux même de quoi il s'agit, ces ruines sont si vieille..."

    "Nous avons tirer les premiers. Pourquoi ne pas nous avoir agresser plus tôt dans ce cas? Ils connaissent ces lieux comme leur poche, ça n'aurait pas été difficile de nous éliminer un par un. Cela ressemble plus a une manœuvre d'intimidation pour moi... Ils auraient déjà dut nous descendre..."


Leur avancé continua pendant quelques temps. Sur leur gauche, le terrain partait en pente, sans que la vue ne leur soit dégagé. Les capteurs leur indiquait n'être plus très loin de la zone désiré. Alors que le passage devenait de plus en plus impraticable, un des scientifiques glissa alors qu'elle se trouvait à coté de lui. Tentant de se rattrapé, il la saisit par le bras l’entraînant avec lui dans sa chute. Elle tenta de faire contrepoids, mais le sol se déroba sous ses pas, l’entraînant dans les feuilles.

Si elle glissa d'abord dans la pente à sa suite et tendis qu'il s'échinait à s’agripper a elle, se mit rapidement à rouler, sans pouvoir se rattraper efficacement, désorienté alors qu'elle culbutait entre les feuilles et lianes. La végétation la ralentissait légèrement, mais, la frappant dans le même mouvement, lui fit perdre son sac, puis son arme. La végétation se raréfiait, seules les lianes auxquels elle tentait de se raccrocher la ralentissaient maintenant, mais craquaient le souvent sous son poids et sa vitesse. Il lui sembla voir le scientifique s'arrêter, alors qu'elle poursuivait sa chute vers... le vide!

L'absence d'arbre lui avait soudain révéler ce fait. Pas étonnant que la pense soit si vertigineuse, elle s'arrêtait net au bout... Effectivement ils étaient proche des ruines... Ils les surplombaient! Enfoncer ses pieds dans la terre pour se ralentir n'eut pour effet que de la faire se retourner, dos à la pente, au vide. Par chance la pente se fit moins vertigineuse, et sa course ralentie légèrement, permettant à ses accroches de tenir. Quand elle s'immobilisa enfin, elle ne se tenait qu'à un mettre du grand plongeon.

Sa respiration haletante mis un instant à se calmer, elle n'osait plus bougé de peur que quelque chose cède sous son poids. Plus haut, elle vit le scientifique commencer à se relever. Après quelques instants, elle se retourna elle même, s'assurant de ne pas tomber. Elle se pencha légèrement, observant ce qui se tenait devant elle.

    "Je suis la!! Je crois qu'on as trouver ce qu'on cherchait!! Faites gaffes a pas tomber..."


Si les deux premières phrases avaient été crier, la dernière n'avais été que murmurer. Ne restait plus qu'à remonter, ou les laissez descendre, pour récupérer au passage son barda. Les ruines étaient gigantesque... Dépassant des arbres qui semblaient les manger. S'ils les avaient repérer d'en dessous, pas étonnant qu'ils en ai louper une bonne partie... Mais ces dessins caractéristique qui rongeait la végétation laissait envisager quelque chose de bien plus grand que ce a quoi ils s'étaient attendus...

Ne restait qu'à trouver un moyen de descendre, en s'évitant une chute de plusieurs centaine de mètre.
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Ven 1 Juin - 20:45


La jungle, toujours la jungle. Verdure infinie où le danger est omniprésent et parfois quasi impossible à détecter. Du moins avant qu'il ne soit trop tard. Pour le groupe de mercenaires, le danger avait été découvert et évalué bien trop tard, et l'effectif en avait sévèrement souffert. Mais ils étaient plus que jamais près des ruines, deux kilomètres, peut-être même un. Difficile à dire, impossible à voir. La jungle était dense, préservée à son état naturel. Ses arbres centenaires étaient haut et généreusement feuillus, à tel point qu'il était difficile de voir le soleil dans le ciel. Quelque rayons filtraient entre les branches, pas plus.

Il était des plus important de garder ses sens en alerte, maintenant qu'ils étaient tout proches du sanctuaire, surveiller le moindre buisson, surveiller les branches. De quoi devenir paranoïaque. Cette jungle était pire qu'un combat urbain intense. Pire que la "Sniper Avenue" de l'ancienne Sarajevo. Cette mission d'escorte lui rappelait beaucoup d'autres missions remplies sous le commandement de l'armée terrienne. La bataille de Darigun entre autre, bien que les attaques sournoise n'aient durées qu'un temps avant de passer à l'attaque massive de front. Et une fois de plus, il avait survécu, lui de 24 autres soldats... Sur un contingent de plus de 500 hommes équipés et entrainés. Oui, cette mission ressemblait beaucoup à Darigun, bien qu'à moindre échelle. Mais la situation était presque similaire : traverser une jungle pour se rendre à un point donné, se faire attaquer en chemin, et se défendre d'attaques multiples une fois arrivé. Hmpf, de la routine pour l'ex Lieutenant des Forces Spéciales Kurt Raynor.

Le coin semblait relativement calme, les autochtones devaient sans doute se réorganiser après leur cuisant échec de la veille au soir, et décider de la marche à suivre qui à présent semblait évidente : se venger de toutes ces pertes. Le chemin était difficile car en pente, instable à cause des branches mortes au sol et de la terre meuble. Facile de glisser la dessus... La Force (c) voulut qu'il en aille ainsi, un scientifique dévala en roulant sur lui même la pente vertigineuse sur le côté du groupe. Était-il seul ? Raynor jeta un coup d'œil au reste du groupe. Manquait la tignasse blonde...

Il soupira face à ce nouveau problème, c'était pourtant pas compliqué de faire attention où l'on met les pieds. Les circonstances l'exigeaient : rester discret et ne pas perdre de temps. Bon... Ne pas agir dans la précipitation, sinon lui aussi allait les rejoindre. Il examina la descente. Forte inclinaison, parsemée d'objets glissants et peu de prises. Il avait bien emmené avec lui une corde de 20 mètres mais elle n'était pas assez longue. Faire descendre tout le groupe serait également stupide et augmenterait les chances que quelqu'un d'autre glisse et se blesse. A l'heure actuelle Kurt préfèrerait l'achever sur place plutôt que se trimbaler un autre blesser. Tant pis pour le malheureux, même s'il s'agissait de lui. Restait une seule chose à faire, dangereuse mais seule alternative possible.

- Continuez à marcher dans la même direction et cherchez une pente moins inclinée pour descendre, ensuite attendez nous au pied. Toi, tu viens avec moi.

Il désigna un mercenaire pour qu'il l'accompagne en bas et laissa le groupe partir avec ses indication. Il entama alors la descente avec l'envie furieuse de coller son poing ganté dans la figure du maladroit qui lui valait maintenant ce mauvais détours. Manquerait plus que l'un des deux soit blessé. Il ramassa durant la descente un flingue et un sac qui devait appartenir à Ethigan, au moins pour le flingue. Ils étaient enfin là, au bord d'un précipice. Manquait plus que ça. Ethigan lui informa que les ruines étaient en bas mais il ne l'écouta que d'une oreille, tourné vers le scientifique, il laissa tomber le sac au sol et lança l'arme assez violemment dans les bras de Thais sans même la regarder, s'approcha du civil et l'attrapa par le col de sa veste en le faisant légèrement basculer en arrière au dessus du vide, quasiment au bord de la falaise.

- Si vous me refaites un coup pareil je vous garantie que votre prochaine chute sera nettement plus brutale. Est-ce bien compris ?

Le scientifique, trop paralysé par la peur pour répondre, se contenta de hocher la tête frénétiquement en signe d'acquiescement de l'information qui avait tout l'air d'être sérieuse. Il l'avait formulé avec une certaine colère qu'on sentait dans son intonation, mais pourtant avec un calme incroyable. Il ramena vers lui le scientifique et l'écarta du bord, le propulsant ensuite vers la pente. Bien, retour aux affaires présentes. Il posa un genou au sol et examina l'étendue au bas de la falaise. On y voyait effectivement des ruines en pierre qui ressemblaient à ces espèces de pyramides d'Amérique du sud qu'il avait un jour vu dans un documentaire télé sur la vie avant la pollution de la Terre. Certaines rumeurs parlaient d'extra-terrestre venus sur Terre et s'étant imposés comme des Dieux aux humains vivants là, leur apprenant comme construire des prouesses architecturales comme celle-ci. Tiens donc...

Descendre était une autre question. Il fallait d'abord retrouver le groupe qui continuait encore sur le même chemin, cette petite équipe-ci allait devoir les rejoindre en marchant le long du bord de la falaise. Remonter était exclu : trop fatiguant et prenant beaucoup trop de temps. Sans dire un mot, juste un signe de la main, il reprit sa marche dans la même direction que le groupe. Si ce dernier trouvait une pente plus praticable ils finiraient bien par se retrouver.


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MessageSujet: Re: Promenade de santé Dim 3 Juin - 11:15
La jungle s'étendait a perte de vue sous leur pied. Une main fermement arrimé sur quelques lianes, Thais se penchait pour observer cette mer verdoyante dans laquelle semblait affleurer quelques îles de pierres. Pyramidale... Gigantesque. A ce demander par quel moyen elles avaient été construites, tandis que la planète ne disposait pas de leur avantages technologiques. Un vol d'oiseau aussi blanc que neige, et manifestement assez grand attira son attention, alors que les arbres semblaient secoués progressivement, comme si une créature se mouvait sous leur couvert. Elle resta un moment a observé pareil spectacle, grisé par l'altitude, comme happé par le vide.

Elle s'en détourna toutefois quand elle entendit derrière elle les pas de ceux qui descendaient, glissaient légèrement, tout en conservant leurs appuies. Raynor en était, ainsi qu'un autre. Elle en déduisit que les autres avaient continuer. Se séparer... Pas forcément la meilleur idée... Mais les voir tous descendre dans la pente n'aurait pas été bon non plus... Le capitaine avait l'air énerver et pour cause. Comme s'il était persuader, a juste titre cela dit, que Thais n'avait rien a voir dans ce qui venait de se produire, il déclencha sa colère sur le scientifique.

Il avait récupérer son barda, elle le vit le lâcher sur le sol sans ménagement, et le sac glissa alors jusqu'à ce qu'elle l'arrête, bientôt suivit par l'arme lancer dans sa direction. Elle ne s'y attendait pas et manqua de se déséquilibrer pour la rattraper, alors que le capitaine avait attraper le scientifique pour le maintenir penché au dessus du vide, l'invectivant violemment. Elle l'aurait bien arrêter, le passé par dessus bord ne résoudrait pas leur affaires. Mais elle tenait bien loin d'elle l'idée de s'opposé à lui... Trop risqué. Le scientifique resta sans voix, trop crispé pour répondre, n’émettant qu'un son étouffé quand il rencontra le sol, dans la pente ou Raynor l'avait projeté. Thais avait profiter de ce cours laps de temps pour se réequiper.

Sans un mot il s'était remis a marcher. Penchant la tête, inspirant profondément, elle en fit de même, attendant toutefois que le scientifique la dépasse pour se placer derrière lui. Pourquoi n'avaient ils pas été déposé ici par transport Aerien directement? Cela leur aurait évité tellement de mésaventure... Elle le surveillait, se tenant toutefois assez éloigné pour qu'il ne puisse pas l'attraper une nouvelle fois en cas de chute, elle n'était pas prête a faire le grand plongeons... Mais il représentait leur solde. Car elle se refusait a compter sur le reste du groupe. Tant qu'ils ne se rejoindraient pas, mieux valait comptez qu'ils étaient seuls et agir en conséquence.

Voila un bon quart d'heure qu'ils marchaient, la pente était toujours la, mais le plat d'arrivé s'était élargie, leur permettant de marcher avec moins de crainte. Rien de suspect pour l'heure, la pente s'adoucit, leur permettant au bout d'un moment de rejoindre la trace du haut. Plus praticable, celle ci avait manifestement, au vu des traces permis aux autres mercenaires de progresser plus rapidement. Ils se mirent alors en tête de les rattraper, mais quand ce fut fait, ils durent faire face a quelques réalité difficile.

Le reste du groupe avait subit une attaque des autochtones. L'echafourée de la nuit avait provoquer quelques volonté manifeste de vengeance... 2 morts de plus... Leurs forces s'amenuisaient. Rien de bon... Il fallut prendre le temps de faire le point, et la sécurisation du périmètre révéla quelques points intéressants... Des gémissements a une dizaine de mettre, presque des pleurs, craintifs.

    "Ne tire pas!"


Son ton s'était fait ordre, bien qu'elle n'ait aucune légitimité au commandement, sans doute sa force de conviction avait suffit a convaincre le mercenaire avec lequel elle se trouvait. Un enfant, rien qu'un enfant. Narveck qui n'avait pas l'air d'avoir plus de 10 ans. A abattre. Un ennemi voila ce qu'on verrait en lui. Et sans doute les autres verrait en ce geste la faiblesse d'une femme. Quand elle s'approcha l'enfant tenta de se dérober craintif, de la mordre même.

    "Qu'est-ce que tu fait! Descend le et partons!"

    "Tais toi. Il peut nous être utile."


Évitant les dents et le saisissant avec poigne, elle le tira de son buisson. Oui, quelque part il éveillait une fibre maternelle en elle qui ne souhaitait pas le voir souffrir qu'il ne l'avait déjà dut. Mais elle savait aussi que prouvé son utilité lui assurerait pour l'heure la vie. Elle le colla contre elle alors qu'il se débattait, refermant les bras sur lui dans un geste protecteur qui ne semblait pas souffrir les coups, sans l'agresser, murmurant quelques mots doux. Impuissant, il se calma après quelques instants.

Il était natif d'ici, nul doute qu'il pourrait les guider... Et l'avoir avec eux leur éviterait peut être de nouvelles attaques, si tenter que la vie de leur progéniture trouve un intérêt dans la mentalité de ces gens. Se redressant, maintenant toujours une mains ferme sur son épaule, elle le poussa devant elle pour rejoindre le reste des mercenaires.

    "Il en restait un... Je pense qu'il pourra peut être nous guider si on arrive a communiquer avec..."


Un regard noir en direction des scientifiques leur évita tout "émerveillement" a l'idée de pouvoir étudié ce genre de créature dont ils étaient coutumier.
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Sam 9 Juin - 8:26


La piste les rapprochaient à chaque pas un peu plus de leur objectif. Un pas après l'autre, doucement mais surement, l'attention portée sur l'environnement et ce qu'il peut cacher. Car ici les choses cachées sont toujours dangereuses, toujours. Reflexion faite, les scientifiques et leur escorte armée n'a essuyé que des attaques surprises : d'abord l'araignée, puis ce foutu serpent géant, et enfin l'assaut des narveks sur leur campement. Ce monde était une pomme pourrie, impossible de savoir où exactement se trouvait le ver avant d'avoir croqué. Le moment de calme qu'il avait imposé grâce à ses menaces sur le scientifique lui permirent de faire un point équipement du groupe. Les vivres restaient au niveau normal, chacun consommait la portion standard pour une journée sur le terrain. Les munitions, elles en revanche, se grillaient bien trop vite et malheureusement Kurt ne pouvait compter que sur la récupération sur les morts pour espérer pouvoir tenir plus longtemps. La sécurisation des ruines par les mercenaires restants, puis l'investigation des scientifiques, prendraient déjà un certain temps, il fallait à cela adjoindre les trois jours, peut-être plus, pour le voyage de retour. Si il y en aurait un.

Kurt le savait déjà, il y avait peu de chance que tous s'en tirent. Il le savait déjà avant que le groupe ne parte, et cela s'était vérifié à de multiples reprises. Peut-être que lui arriverait à s'en tirer. Comme toujours, il était l'intuable du contingent, la Human Unit Never Killed comme on l'avait surnommé à l'armée après la campagne dévastatrice de Darigun. Mais qu'en était-il pour les autres ? Le groupe ayant prit de l'avance était composé de membres peu expérimenté par ce type d'affrontement, il risquait déjà de se faire attaquer avant même d'être rassembler avec Raynor. Ceux-là étaient sacrifiables. Peut-être seraient-ils la diversion qui leur permettraient d'atteindre eux-même les ruines sans heurts. Et pour son groupe ?

Difficile à dire. Un scientifique qui pissait dans son froc depuis la recommandation du Capitaine, un mercenaire qui visiblement ne devait sa survie qu'au fait que les narveks ne l'avaient pas choisi comme cible, et la petite blonde qui de manière surprenante s'était avérée la plus compétente de ses subordonnés. Soit, des chances bien faibles en somme. A ce stade là, peu importait qu'il ne reste que cinq minutes sur le site des ruines, le nouvel objectif était de ramener ce scientifique là en ville pour empocher le reste de sa prime. Mais comment échapper à une horde de sauvages pendant encore trois jours de marche ? Ces foutues blouses blanches avaient vraiment mal budgétisé leur expédition...

La pente sur leur côté se faisait moins inclinée ce qui leur fit remonter jusqu'à la piste en haut, de là ils rejoindraient l'autre groupe. Si il existait encore... Il existait encore, mais comme cela avait été prévisible, le groupe avait encore été réduit de deux âmes. Kurt s'agenouilla et effectua une dernière check de l'état des membres du groupe et de l'équipement disponible avant qu'ils ne se dirige pour de bon vers les ruines. Thais qui s'était éloignée revint avec un enfant narvek entravé dans ses bras. Mais qu'est-ce qu'elle fout ?

- Ethigan, descendez ce sauvage et partons. Dit-il en reportant son regard à sa vérification de l'équipement.

Absence de réponse. Pas acquiescement, pas de tir non plus, pas même le son d'une lame. Raynor releva la tête et fusilla la mercenaire du regard. Il se releva et dégaina son arme de poing, prêt à faire le sale boulot lui même, cela ne le dérangeait pas. Finalement, Kurt avait peut-être surestimé cette petite teigne blonde, elle n'avait pas le cran de faire ce qu'il fallait. Pas autant de cran que lui. Son arme s'aligna sur l'axe de visée en direction de la tête de l'enfant, en réponse Ethigan enlaça l'alien dans ses bras en un geste protecteur. Mais QUI avait recruté cette bonne femme qui se prenait pour une pro ? Une raison de plus pour lesquels Kurt préférait travailler seul, et surtout évitait les femmes mercenaires. Trop sentimentales pour faire le travail jusqu'au bout. Oui, en dépit de l'affirmation qu'il se faisait à lui même en considérant les gens comme des soldats avant tout plutôt que comme des hommes et des femmes, il restait encore quelques traces de sexismes dans son sens analytique. Peut-être à juste raison semblait-il. En d'autre circonstances, Kurt aurait tiré, quitte à ce que la balle traverse le corps du Narvek et blesse Ethigan, mais là, il avait encore besoin d'elle. Restait à la persuader, bien qu'il sentait déjà que son argumentation de militaire sonnerait creux dans la tête d'une blonde.

- Ce gosse était avec ceux qui ont attaqué le groupe juste avant, sinon il ne serait pas là. Peu importe son âge, c'est un combattant qui a sans doute le sang d'un de ces types sur les mains. Il ne fera que nous ralentir et signalera notre position à l'ennemi dès qu'il le pourra. On ne peut pas prendre le risque de le garder vivant.

A cela pouvait s'ajouter le fait qu'il avait vu combien d'humains il restait en tout, et que leur réserve de munition s'amenuisait de plus en plus. Non, ce gosse n'était plus une personne, c'était un élément de renseignement pour l'ennemi. Un danger. Restait Ethigan qui tenait toujours cette source d'ennui entre ses bras. Il aurait du la tuer sur Ashéryth...

- C'est votre fardeau, si vous perdez du temps, démmerdez vous toute seule.

Songeait-il vraiment à l'abandonner avec l'enfant ? Qui sait. Il avait l'air sérieux. Mais a vrai dire, Kurt avait toujours l'air sérieux. Il rangea son arme dans son holster et s'approcha du gamin qui gigota dans les bras d'Ethigan. Communiquer avec lui n'était pas un problème quand on employait des signaux simples. Il pointa son index sur l'enfant, puis le dirigea vers le bout d'une pyramide blanche qui émergeait des arbres en contrebas. Puis il pointa son pouce sur lui même, désigna son arme, et repointa l'enfant du doigt. En clair : emmène nous là-bas ou tu meurs. Peut-être que Kurt l'épargnerait si il se montrait raisonnable. Il semblait peut-être incapable d'éprouver un sentiment ou de la pitié pour quiconque mais il ne manquait jamais à sa parole et tenait toujours ses engagements commerciaux.
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Ven 29 Juin - 22:44
A peine un regard voila tout ce qu'il lui avait adresser, comme sur un chose aussi insignifiante qu'elle ne méritait pas qu'on s'y attarde. Il lâcha d'une voix froide l'ordre de se débarrasser de ce rebut. Plus une demande, l'expression d'une évidence qu'un réel ordre d’ailleurs. Thais arqua un sourcil. Avait il écouté ce qu'elle venait de dire. Comme s'il avait compris que les choses allaient chauffer pour lui, le môme s'était raidit, comme prêt à s’échapper, mais elle raffermit sa poigne sur son col.

    "Je ne pense pas que ce soit judicieux..."


Il se retourna vers elle, l'air mauvais et dégaina son arme, l'enfant eut une réaction de panique, mais elle l'attrapa, le soulevant du sol et l'enveloppant dans ses bras tout en fixant le capitaine dans un air qui ressemblait presque à du défit. Peu s'en fallut qu'il ne lui éclate la cervelle en même temps qu'au gosse... Elle ne devait sa survit qu'à la pointe d'utilité qu'elle était parvenue a démontrer, elle le savait bien. Il ne la portait déjà pas dans son coeur à l'origine... Rapport à leur passif, mais après cela...

Une pointe d'angoisse l'avais saisit alors qu'il l’avoir pointé de son arme, il en était bien capable après tout... Mais la raison semblait avoir le dessus alors qu'il abandonnait l'idée, tentant de la raisonné par les mots. Elle l'écouta, mais ses propres arguments semblaient vouloir répondre point par point à ceux du capitaine. Elle redéposa l'enfant sur le sol, il pesait son poids, tout en le gardant maintenu fermement contre elle.

    "On ne peut pas prendre le risque de continuer sans savoir dans quoi on met les pieds. Comme vous le dites... Ce gamin a surement le sang de certains des nôtres sur les mains... Il n’empêche qu'il est capable de survivre ici... Et sans doute seul. Il vit ici, il connait les pièges de cette forêt et saura les évité mieux qu'aucun d'entre nous. Je vous l'ai dit... Je n'ai aucune intention de crever ici... Et pour l'heure, fardeau ou non... Il est selon moi notre meilleur option pour avancer convenablement."


Il serait son fardeau. Elle acquiesça d'un mouvement de tête... Pas comme si elle ne pouvais s'en débarrassé a tout moment... Il s'approcha, provoquant l'agitation du môme, et le pointa sans délicatesse, lui faisant comprendre par quelques geste explicite ce qu'il voulais. Il n'était sans doute pas stupide, Thais le laissa faire, réprobatrice toutefois. Quand il se fut éloigné elle s'accroupie face au gamin. Car c'est ce qu'il était après tout, un gamin, âgée de pas plus d'une dizaine d'année, et sortie d'une de ses poche une barre de céréale qu'elle ouvrit face à ses yeux, elle lui tendit, mais il la regardait sans réaction, alors elle en pris un morceau et le mit dans sa bouche avant de lui tendre l'autre.

Il l’imita avec quelques méfiances, goûtant la chose avant de l'engouffrer dans sa bouche comme s'il s'agissait d'une véritable friandise. Elle caressa légèrement sa joue d'un doigt, avec un sourire qui se voulais rassurant. L'amadouer... Voila son partis prix...

    "Aller, en route."


Elle lui fit signe qu'il était l'heure d'avancer, et le poussa légèrement, une main sur l'épaule pour se faire. Il mis quelques temps a avancer convenablement, sans qu'elle n'ai à le pousser, mais il lui fallut rappeler plusieurs fois à l'enfant la direction qu'ils souhaitaient prendre. Celui ci hochait la tête en signe d’acquiescement, puis reprenait sa route, sans se rapprocher du chemin qui aurait sembler le plus évident. Plusieurs fois, comme s'il avait flairer certains danger, ils les fit contourner des lieux d’apparences inoffensives, et malgré leur réticence et méfiance, ils n'eurent pas a déplorer d'incident nouveau.

Quelques deux heures de marches terminèrent de les descendre dans la cuvette qui abritait les édifices, encore éloigné de plusieurs centaines de mettre. L'enfant s'arrêta, manifestement retissent a aller plus loin. Si plusieurs fois, la nourriture proposé avait vaincu ses résistances, elle semblait ici inefficace. Il s'était immobilisé et refusait de faire un pas de plus, et tandis qu'elle tentait de le forcer à avancer, il se débattait farouchement et reprenait ses distances dès lors qu'il lui échappait des mains, sans pour autant chercher a s'enfuir. Sans doute savait il qu'on le tuerait s'il fuyait... Mais ce qu'il y avait la bas lui faisait bien plus peur que ce même sort.

    "Je ne comprend pas la réaction du gosse..."

    "Ces terres sont surement sacrée pour leur peuple, et il n'as pas le droit d'y pénétrer du fait de son jeune age..."
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Jeu 2 Aoû - 18:33

Le gosse s'avérait assez fiable, mais ce n'était que dû à l'épée de Damoclès qui planait au dessus de sa tête. Des chemins qui n'y paraissaient rien devenait alors des guet-apens quand le petit sauvage leur montrait la raison du passage au large. Au final le chemin s'était avéré plus long en prenant ses détours, mais au moins le reste du groupe n'eut pas à subir plus de pertes. C'était déjà ça. Raynor avait au départ mal prit l'insistance de sa camarade blonde. Un ordre n'était pas sujet à débat avec lui. Mais il appréciait sa ténacité, aucun autre membre du groupe n'aurait tenu son point de vue aussi longtemps face à Deathstrike la légende.

Les ruines étaient toutes proches, visibles, atteignables, plus qu'une ou deux centaines de mètres, en plein découvert. Mais la marche s'arrêta brutalement, leur petit guide avait stoppé sa cadence et refusait coute que coute d'avancer malgré l'insistance d'Ethigan. Un lieu sacré ? Peu importe, c'est leur objectif. Mais cette vermine était leur laisser-passer pour rentrer sans se faire écorcher vif, donc au diable ses craintes mystiques de sauvage vaudou et en avant. Kurt l'attrapa par ce qui lui servait de nuque et le força à avancer. Tout résidait dans la manière de faire. Il passait à coup sur pour une brute sans scrupules, mais le travail était fait et leur groupe gagnait quelques chances de survie en plus. Et la niveau de danger avait quelque peu érodé sa patience légendaire. Aussi décida-t-il se sortir son couteau de combat et de le placer sous la gorge de l'enfant afin de le décourager de tout acte stupide, et dissuader les autochtones qui les observaient, ça il en était sur, de se lancer dans une attaque qui condamnerait l'enfant. Même eux tentaient de sauver les otages.

D'un autre côté la journée avait déjà été longue et les détours avaient pas mal puisé dans les forces du groupe, il fallait se poser quelque part, à l'intérieur d'une de ces ruines. Avant que la nuit ne tombe. Il ordonna à un des rare survivant de ramasser quelques branches mortes au passage, sans s'arrêter ou s'éloigner. Se cacher ne servirait plus à rien ici. Ils sauraient de toute manière où il se trouvaient, mais Kurt comptait sur la présence de l'enfant pour éloigner toute tentative d'attaque sur eux. Et si il se trompait, alors il aurait essayé, et comme toujours ferait en sorte de survivre, même si les autres devaient mourir pour cela. A ce compte là l'enfant prenait une toute autre importance, il faudrait le garder avec eux jusqu'au retour dans des terres plus sures, en dehors des territoires autochtones. Même s'il devait se le trimbaler jusqu'au centre ville où était posé son vaisseau. Rha, peste soit que cette jungle, pas le moindre signal radio ne passait, sans quoi il aurait demandé à Dwayne une extraction.

Le gamin les mena vers une sorte d'immense pyramide à l'apparence aztèque dont des grandes colonnes sculptées en forme de serpents géants faisaient une allée sinistre pour cet espèce de temple maudit. Les alentours étaient complètement découvert, plus de jungle, juste quelques bâtiments en ruines tout autour, reste d'une ville depuis longtemps abandonnée. Des fabrications de pierres gravées, massives, imposantes, sur lesquelles la nature avait peu à peu repris ses droits en y faisant pousser mousse, lianes et mauvaises herbes. Animaux en tous genres devaient déjà y avoir installés leur terrier, leur ruche, ou leur antre. Et il craignait déjà les scientifiques qui voudrait tout fouiller, sécuriser chaque bâtiment allait prendre un temps fou. Mais Kurt s'y opposerait surement. Restait juste cette pyramide qui semblait presque en parfait état. Les pierres sur les façades extérieurs avaient certes subis les dégâts du temps et des intempéries, mais elle tenait toujours. Se dressant fièrement comme une flèche sortant du sol et allant toucher les nuages.

Le groupe gravit un escalier d'une vingtaine de marche et entrèrent dans ce qui pourrait dans les temps prochains devenir leur tombeau. Pas de porte, l'entrée était à l'air libre. Un mur se dressait face à l'entrée et donnait deux accès sur les côtés pour passer dans le hall principal, comme s'il s'agissait de l'entrée d'un checkpoint militaire. Au moins ils ne seraient pas en vue de ce qui se trouverait dehors, et le fait qu'il n'y avait pas de porte leur fournirait l'aération qu'ils avaient besoin pour pouvoir allumer leur feu. Les règles changeaient suivant les circonstances. Une source de lumière serait nécessaire dans l'édifice, et leur lampe ne suffiraient surement pas, autant en économiser les batteries.

Le hall devait bien mesurer cinquante mètres de long et une vingtaine en largeur, des colonnes à l'allure agressive taillées en représentation de divinités autochtones faisaient une haie d'honneur jusqu'à un grand escalier au fond, qui menait on ne sait où. Ils exploreraient les lieux demain. L'enfant fut acculé dans un coin le temps que le camp se mette en place. Une sentinelle serait placé à côté du mur face à l'entrée afin de surveiller l'extérieur, et un autre surveillerait l'intérieur du camp afin de s'assurer qu'aucune menace ne viendrait de l'intérieur, ou que le gamin ne tenterait de faire quelque chose d'idiot. Un petit feu de camp fut rapidement mis en place, le groupe dormirait tout autour afin de rester dans la lumière.

Les scientifiques examinaient déjà les gravures sur les murs et les colonnes, ce lieu si dangereux était pour eux le paradis de l'archéologie et de la recherche. Kurt se chargeait d'établir un périmètre de défense, mais avant ça il se tourna vers Ethigan :

- Vous semblez vous entendre avec lui. Demandez lui ce qu'il sait sur cet endroit. Si il y a des choses qu'il vaut mieux ne pas toucher.

Est-ce que cette créature comprenait au moins le langage terrien ? Pas sur, mais il était toujours possible de lui faire comprendre par des gestes clairs comme il l'avait fait lui même.



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MessageSujet: Re: Promenade de santé Dim 26 Aoû - 22:29
Sans doute s'étaient ils interrompu trop longtemps, car déjà les avait rejoint le capitaine et son regard noir. Il aurait put le fusillé sur place, au sens propre comme au figuré, et plusieurs s'attendaient vraisemblablement a ce qu'il le fasse. Le Scientifique s'était écarté, seul restait à coté du gamin Thais, qui avait toujours tenue tête au chef concernant son sort et qui n'était pas prête a abandonné. Elle le laissa néanmoins faire quand il approcha, et empoigna la nuque du jeune garçon avec force, le poussant en avant, et brisant par la force les résistances de ce dernier. Sortir son couteau était sans doute de trop, mais personne ne trouva rien a redire, pas même Thais.

Elle était éreinter, le niveau de tension permanent leur limait les nerfs à tous et avait peu à peu éroder sa volonté de se montrer douce. Raynor leur ordonna de ramasser de quoi faire du feu, tout en continuant d'avancer. Sa décision de les mettre a couvert pour le moment lui convenait, mais elle ne pouvais cacher une certaine appréhension face à ces ruines dans lesquels ils s’engouffraient. Pour elle, de telles réticence de la part de l'enfant ne pouvais signifier qu'une seule chose. Danger.

Le gamin pleurait en silence, mais les larmes avaient creuser des sillons visibles sur ses joues sales. Ils pénétrèrent l’intérieur d'une construction immense, dont chacun se demandais quels trésors elle pouvait bien receler... Pour Thais, ce n'était qu'un présage de mort. Il suffisait d'observer ce môme... Tout comme leur situation. Ils étaient certes à l'abris... Mais seraient rapidement encercler et ne disposait d'aucun élément pour communiquer avec l’extérieur, ni de quoi tenir un siège, même sans affrontement. Quant à tenter une percée? Du suicide... Alors que l'obscurité se refermait sur elle, elle eut l'impression que venait d'être prononcer leur sentence pour avoir oser profaner ces lieux sacrés...

L'ambiance resta lourde, mais peu à peu le camp s'organisait alors qu'était dresser un feu. L'enfant avait été parquer dans un coin, et Thais se refusait a regarder dans sa direction, préférant ignorer son air à la fois terrifier et résigner, qui déclenchait en elle un double sentiment, celui d'une compassion maternelle, et celui d'une crainte sourde, face a ce que lui semblait connaitre et redouter et qui les attendaient probablement au delà de ces couloirs sombres.

Elle s'était posé non loin du feu, afin de profiter de sa clarté, occupé à étirer ses muscles qui la faisaient légèrement souffrir après ces jours à les rudoyer. Elle entendit le capitaine s'approcher avant même de le voir et leva a peine le regard sur lui alors qu'il la dominait par sa stature debout. Le feu faisait danser les ombres sur son visage, lui donnait un air étrange qui ponctua ses paroles. Un ordre, a peine... Il voulais qu'elle s'occupe du goss... Non, elle n'était pas la pour faire le garde chiourme... Et en même temps c'était elle qui avait insister pour qu'il soit parmi eux... Et un autre ne ferait que le martyrisé un peu plus... Quelle faiblesse que ces sentiments...

    "Ça me semble évident. On ne devrait rien toucher et plier nos gaules tant qu'il est encore temps. Si on rend le gamin aux siens, avec un peu de chance on nous laissera partir. Après tout, ils ne nous ont attaquer que parce qu'on cherchait a venir ici... Si nous partons avec la promesse de ne pas revenir, il n'y a pas de raison qu'il s'en prenne a nous..."


Relâchant sa jambe, elle attrapa une brindille près d'elle qu'elle jeta dans les flammes. Quelques instants de réflexion lui firent remarquer que son discours pouvais sembler extrêmement couard... Mais elle l'assumait. A quoi bon accomplir une mission jusqu'au bout si c'est pour ne pas en revenir? A qui cela profitera? Pas a vous...

    "Je n'ai pas pour habitude d’abandonner... Mais tout ce que je voit, c'est que nous sommes en train de nous suicidé... Et je sait pas vous, mais moi j'en ai pas l'intention... A quoi bon accomplir les lubies de ces fous, si au final, on ne peut même pas toucher la récompense pour cause de mort peu enviable..."


Elle plongea son regard dans le sien à la recherche d'un quelconque signe d'assentiment ou de désaccord. A quoi bon... Ils étaient coincés ici. Sortir maintenant serait aussi suicidaire que leur décision de venir s'installer la. Elle se leva avec lenteur, et son mouvement fit craquer certaines de ses articulation, pour se diriger vers le gamin. Un ordre est un ordre.

    "Hey..."


A son approche, le petit s'était recroqueviller un peu plus dans son coin. Elle s'en senti légèrement coupable avant de balayer ce sentiment et de s'accroupir près de lui. Elle sortie de ses affaires une des barres qu'elle lui avait déjà donné dans la journée, la tendant sous son nez.

    "On s'entend bien tout les deux... On est un peu pareil... Différent de tout ceux qui sont la... hein? Raconte moi. Qu'est-ce qu'il y a ici que tu tient tant à fuir..."


Pas de réponse, mais un léger couinement lui fit comprendre qu'il pleurait. Elle serra les dents puis l'attrapa par le bras avec douceur mais fermenter, il tenta de se dégager, mais elle imprima alors une force supplémentaire, l'obligeant à se dégager du mur et le plaqua contre elle, l'entourant de ses bras, elle déplia ses jambes pour s'asseoir, le tenant toujours, et imprima un léger mouvement de balancier, le berçant jusqu'à ce qu'elle sente ses résistances se vaincre, alors qu'au lieu de la repousser, il s’agrippait a elle. Le berçant toujours, elle passa une main dans ses cheveux avec douceur lâchant simplement:

    "Dit moi ce qui t’effraie autant..."


Alors qu'elle ne s'attendais à aucune réponse, un flot ininterrompu de parole sortie de la bouche du gamin, dans une langue qu'elle ne connaissait pas, alors qu'il suffoquait à moitie. Il s'était partiellement décoller d'elle, la regardant avec son visage noyer de larme, puis semblant tout en parlant lui montrer certains dessins au murs, mimant certains geste qui dans sa culture avait sans doute des significations particulière mais dont le sens lui échappait complètement. Les gesticulations attirèrent plusieurs personnes, mais d'un geste et d'un regard noir, elle leur intima de se tenir écarté.

Plusieurs mots revenaient toute fois régulièrement dans son discours, et peu à peu les choses s'organisèrent afin d'observer les gravures qu'il montrait, ou essayer de retenir ces différents mots. C'est près d'une heure plus tard que, rompu par la fatigue, le petit se tue, s'endormant, laissant le calme revenir. Elle le déposa au sol, le recouvrant de sa veste avant de se relever, faisant jouer ses muscles engourdis par la position, revenant auprès du feu ou chacun attendait d'elle qu'elle leur rapporte ce qui avait été dit.

    "Je n'ai pas compris grand chose... Mais il y a quelque chose qui avait l'air de le terrifier plus que le reste... Akhanor. Il répétait ce mot en pointant les murs..."

    "Ce nom revient souvent. C'est un de leur dieux, ce temple lui serait dédier à en croire ce que nous avons put trouver... Haha... le petit craint sans doute la colère divine."


Thais laissa entendre un petit hum songeur. Elle n'était que faiblement rassurer par cette boutade du scientifique. Les mains posé sur les hanches, elle releva la tête d'un coup, posant les yeux sur le capitaine, songeur lui aussi.

    "Capitaine... Puis-je vous parlez en privé."
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Ven 31 Aoû - 17:11


Ce temple avait quelque chose de malsain, Kurt le sentait, alors que la superstition n'était vraiment pas son truc. Bah oui, ça portait malheur de l'être... L'air était lourd et assez humide, un courant d'air provenait du fond du hall encore dissimulé dans le noir et s'échappait par la porte d'entrée. Malheureusement, cette espèce de pyramide était le seul refuge à peu près sur qu'il avait décelé sur le chemin. Les petites bâtisses aux alentours étaient sans importance aucun et trop facilement attaquable. En outre, les autochtones semblaient craindre ce lieu ce qui était un bon comme un mauvais signe. Peut-être devrait-il sécuriser le reste du hall maintenant, afin de s'assurer qu'il n'y ait aucune mauvaise surprise pendant la nuit. Oui... En effet ce serait peut-être mieux. Peut-être des guerriers autochtones avaient-ils étaient prévoyants et avaient déjà investit les lieux, attendant un moment propice pour se jeter sur ce qui restait du groupe.

Voila le plan qui commençait à s'élaborer dans sa tête alors que Ethigan lui exprimait sa volonté de décamper aussi sec. Il laissa échapper un certain "hmpf" amusé et à la fois énervé d'écouter un plan si simplet.

- Bin voyons, et vous pensez vraiment qu'ils laisseront passer le fait qu'on ai tué une centaine des leurs ? Il adressa un regard fatigué en direction de l’enfant, recroquevillé dans son coin. Comme vous l'avez dit, ce gosse a encore son utilité, et j'ai bien peur qu'il faille se le trimbaler jusqu'à ce que nous sortions des terres de ces sauvages. Maintenant allez vous en occuper, comme je vous l'ai dit c'est votre fardeau.

Pourtant elle n'avait pas tort sur un point précis : ne toucher à rien. Il savait que ces fichus temples anciens avait pour notoriété d'êtres truffés de pièges sordides, et en général abritaient des choses inimaginables. Oui, il faudrait se méfier de ça, mais avec les scientifiques dans les pattes, ça allait se compliquer. Ceux-ci examinaient déjà les gravures murales et les colonnes du hall, les voila occupés pendant un moment. Il désigna un des mercenaires restant pour garder un œil sur eux, puisque après tout, c'était encore eux leur mission à tous. Kurt retira sa veste et l'accrocha face au feu afin qu'elle puisse sécher, puis se dirigea vers le fond du hall, seul, fusil en bandoulière, pistolet dans la main droite et lampe torche dans la gauche. Il voulait en avoir le cœur net. La lumière de leur feu de camp se faisait de plus en plus faible et seul le faisceau de lumière de la lampe pouvait à présent lui permettre d'y voir quelque chose.

Un énorme escalier apparut au fond. Massif, taillé dans la pierre, mais toutefois gardant le style précis et esthétique du reste du hall. En haut des marches se trouvait un porche qui pouvait donner sur n'importe quoi, la dénivellation empêchait au Capitaine de savoir ce qu'il pouvait bien s'y trouver. Le fond du hall semblait sur, il scruta les parois, le sol, les coins, le plafond. Bien entendu, si ils devaient s'aventurer plus loin, il se doutait bien que les choses ne seraient pas aussi facile pour déceler les pièges. L'idée machiavélique d'utiliser l'enfant comme éclaireur et de recapturer un nouveau prisonnier à la sortie lui traversa l'esprit, mais non. Cela ne se faisait pas, il ne pensait qu'au frique, certes, mais il avait tout de même un certain sens de l'honneur. Son rayon de lumière s'abaissa sur les marches alors qu'il les gravissait avec précaution une à une, pistolet braqué vers le haut des marches le rapprochant de plus en plus du sommet de l'escalier. Il entendait de loin l'enfant jacasser, sans doute à la demande d'Ethigan. Rien de très clair, juste des échos. Il approchait, plus que deux marches, une...

Pas de couloir, de pièce à caractère religieux. Ce qui vit le Capitaine en balayant la zone avec sa lampe fut un autre escalier, qui cette fois-ci descendait, semblait tourner sur la droite en un angle droite près de trente mètres plus loin et plusieurs mètres plus bas, et semblait descendre bien plus profond que le niveau du sol. Autour de l'escalier ? Le vide absolu. Les parois de cette nouvelle salle était aussi rocheuses, mais encore à un état brut. Plus aucune sculpture. Tout en haut, une ouverture dans le plafond laissait apparaitre le ciel qui se faisait de plus en plus sombre et qui en journée devait sans doute laisser suffisament de lumière pour pouvoir arpenter l'escalier dans une sureté relative, jusqu'à une certaine profondeur... C'en était trop pour aujourd'hui.

Pas de signes de vie, à part un ou deux cranes au sommets de piquets plantés dans le sol. Mauvais signe. Signe qui l'incita à poser une claymore en travers du porche afin d'en condamner l'accès jusqu'au lendemain, et couvrir leur arrière au cas où. Il alla ensuite rejoindre les autres au camp, éteignant sa lampe et rengainant son arme de poing. Ne leur adressant pas le moindre regard. Revenant tout juste au moment où Ethigan traduisait les dires du petit. Il ne s’arrêta pourtant pas une fois arrivé à hauteur du groupe, mais continua de son pas rapide et régulier jusqu'à la sortie, franchissant l'épais mur de pierre qui lui bloquait la vue. De la il empoigna son fusil et regarda par la lunette vers l'extérieur, sous le regard curieux du mercenaire qu'il avait placé en faction. Sa mire balaya le découvert, les fenêtres et entrées des ruines aux alentours, variant les modes de vision en passant de normal à nocturne, puis à thermique, et enfin infrarouge. Il n'avait pas vu ce qu'il cherchait, à savoir une forme de vie autochtone. Tout juste quelques animaux nocturnes. Les sauvages devaient vraiment craindre ces ruines. S'appuyant contre le mur de l'entrée, il soupira. Il était presque à découvert et représentait une cible presque trop facile pour un archer expérimenté, ce qu'ils étaient. Il déposa alors sa dernière claymore afin de sécuriser l'entrée, bien qu'il doutait que cela soit vraiment nécessaire. Peut-être l'avait-il plus placé pour ce qui voudrait sortir ? Quoi que ce soit.

Revenant au camp il alla s'adosser à un rocher, près du feu, et s'autorisa enfin à prendre un peu de repos. Pausant son fusil à côté de lui et retirant son pesant gilet de combat. De sa poche il sortit un petit calepin et fit le décompte de ses munitions restantes, interrogeant ensuite un par un les mercenaires restant afin d'établir un inventaire de leurs ressources. Les vivres alimentaires ne manquaient pas, en revanche ce n'était pas le cas des munitions. S'il n'avait tiré que durant le siège des trous de combat et avait fait preuve d'une grande précision lors de ses tirs afin d'économiser de précieuses cartouches, il n'en était pas forcément le cas de ses accompagnateurs qui pour certains étaient des gâchettes faciles. Il devrait surveiller ça de près. Encore un poids... Alors qu'il rangeait son calepin Ethigan vint se placer à côté de lui et lui demanda un entretient seul à seul. La fatigue avait à ce point épuisé ses réserves de courtoisie, mais son attitude n'en demeurait pas moins professionnel.

- Je vous écoute.

Il se préparait déjà mentalement à lui dire que non, ils ne partiraient pas tout de suite.

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MessageSujet: Re: Promenade de santé Lun 3 Sep - 9:38
Un hmpf qui n'augurait rien de bon. Voila la première réponse qu'elle obtenue. Suivit d'une tirade peu amicale sur sa naïveté quant à leur chances de survit. Il avait sans doute raison... Mais rester ici signait leur arrêt de mort... Elle préférait s'accrocher a quelques espoirs... Mais il avait l'air de savoir ce qu'il faisait... ou presque, et se cacher derrière ses décisions pour éviter d'en prendre soit même était reposant... Mais ce repos ne durerait pas, elle n'était pas assez confiante sur leur chance de survit pour que cela suffise à l'écarter. Il termina en lui enjoignant de nouveau d'aller trouver l'enfant, son fardeau comme il l'appelais... Son fardeau... leur chance.

L'interrogatoire avait été plutôt facile, dans le sens ou le petit n'avait pas fait de résistance, mais sans traducteur, cela tenait de l'incompréhension générale... Se dégageait juste une sorte d'avertissement clair que Thais ressentait dans ses tripes depuis plusieurs heures déjà. La peur, celle de ce gamin, elle la sentait courir dans ses veines, comme si, alors qu'il s'agrippait fermement a elle, il lui avait transmise. Mais elle était adulte, combattante et rationnelle. La parole du scientifique avait beau ne pas l'avoir convaincu, elle s'y raccrochait pour essayer de trouver un semblant de sérénité mais elle restait tendue, c'était un fait. Ils l'étaient tous.

Alors que le Capitaine avait finit de faire son tour d'inspection, elle alla le trouver, se plantant devant lui pour lui demander un entretient privé qu'il accepta sans une once de joie. Thais lança un regard autour d'elle, sur les hommes présents qui s'éloignèrent alors. Puisqu'il ne se levait pas, elle s'accroupie, posant ses mains sur son genou surélever. Puisqu'il n'avait pas été présent lorsqu'elle avait parler du gamin, trop occuper a condamner leurs moyens de sortie, elle lui en ferait le résumer, ne manquant pas d'y ajouter son ressenti personnel. Pas très professionnel, mais efficace si cela était assez bien camoufler. Elle ne voulais pas crever ici, elle l'avait déjà suffisamment répéter.

    "A combien estimez vous nos chances de survit? Nous savons très bien vous et moi qu'il y aura encore des pertes..."


Qui resterait il? Entre les boiteux, ceux qui comme elle sentait l'ambiance leur glacer jusqu'au os... La question était presque rhétorique et elle enchaîna, lui offrant son rapport de ce qu'elle avait put apprendre du gamin.

    "Il ne parle manifestement pas notre langue, mais est terrifier par ce qu'il croit se trouver ici. Akhanor... Les scientifiques disent que c'est le nom du dieu auquel se temple est dédier, et il suffit de regarder les gravures sur les murs pour comprendre qu'il ne s'agit pas d'un ''dieu'' très amical. Je crois que les Narvecks réalisent ici des sacrifices... Pour "nourrir" leur dieu. Je m'attendait à ce qu'on ai des ennuis dès que nous aurions pénétrer cet endroit, il est sacré après tout... Mais non. Ils semblent tous se tenir a l'écart , et ils savent seuls pourquoi... Et personnellement, je ne tient pas réellement à le découvrir..."


Comme pour faire écho à ses dires, une sorte de grondement puissant sembla monter des entrailles du temple. Le silence s'abattit soudain sur la pièce alors que chacun étaient aux aguets. Mais rien, rien que le silence pour leur répondre. La tension les avaient tous fait halluciné voila tout... Et certains hommes rirent de leur propre peur, a demi voix seulement, preuve que celle ci n'était pas complètement passé. Thais qui avait tourné la tête vers l'origine du bruit et scrutait l'obscurité finit par reposé son regard sur le capitaine. C'était a lui de les sortir du pétrin.

    "Qu'est-ce qu'on fait maintenant?"
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Kurt Raynor
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MessageSujet: Re: Promenade de santé Ven 14 Sep - 16:07

A combien il estimait les chances de survies... ? Mais que voulait-elle, un tableau de statistiques ? Il était évident qu'il y aurait encore des pertes. Leur effectif réduit et leur manque de munitions croissant oblige, réduisait considérablement les chances de s'en tirer intact. Peut-être que même lui serait victime de ces fichus narveks, et qu'il finirait pendus par les pieds écorché vifs, comme les autres. Occupé à vérifier les mécanismes de son fusil, il ne releva même pas la tête. Pas par crainte du regard de la blonde, et pas non plus par irrespect. Il était juste nécessaire d'être attentif lors de la vérification d'une arme, le plus infime des blocages pouvait signifier la mort d'un tireur lors d'un échange, et Kurt ne voulait pas devoir sa mort à un défaut d'entretient.

- Nous le savons tous les deux, confirma-t-il en hochan la tête, toujours concentré à manipuler le levier de culasse et les optiques de son arme. Je ne vais pas me prononcer sur nos chances de survies, cela ne servirait à rien, si ce n'est à vous pourrir le peu d'espoir qu'il doit vous rester. Tout ce que je peux faire maintenant c'est limiter la casse.

Pas franchement le genre de chose que l'on a envie d'entendre, surtout pas de la part d'un chef. Il le savait. Mais jamais il ne leur mentirait, et avancer des théories foireuses sur leur chances de se sauver ne ferait que les distraires, les briseraient un a un jusqu'à ce qu'ils perdent la volonté de se battre. Un avenir incertain gardait le potentiel combatif au maximum de ses capacités. Ethigan, surement pas très satisfaite de sa réponse, enchaina avec un rapport sur le débit de paroles précédent du gamin.

Clair, concis, annoté d'une petite reflexion sur l'écart que voue les autochtones envers le temple. Un bon rapport en somme. Ca pouvait lui donner une idée de l'étendue de la menace intérieur. La crainte des sauvage pour le temple signifiait assez évidement que les mercenaires n'en croiseraient pas à l'intérieur. Restait à savoir pour cet Akhanor. Peut-être juste une vulgaire statue à laquelle ce tas d'arriérés supersticieux et idolatres vouaient une certaine adoration muée en terreur à cause des dits sacrifices. Très égyptiens comme concept. Sacrifier des vies pour une statues de pierre, ou d'or dans le meilleur des cas...

Il resta donc silencieux quant à la dernière phrase d'Ethigan, qui semblait-il, commençait à craindre elle aussi la présence d'un dévoreur divin, et termina donc d'inspecter le couloir d'alimentation de son arme, affichant une légère moue ennuyée. Laissant seulement la place au silence absolu, bientôt troublé par un grondement rauque et sourd. Très cliché d'ailleurs vu les circonstances, on aurait dit le gorille Ranko dans l'Ile noire. Mais là où ses hommes rirent en imaginant une terrible créature, Raynor lui ne voyait qu'un pan de mur qui venait de s'écrouler. Soldat incrédule qu'il était. Ce temple était très vieux. "Château vieux !" comme aurait dit un célèbre prisonnier de guerre dans un film. Un rat aurait suffit pour faire dégringoler un tas de pierres. Vint alors la question fatidique de la jeune blonde : On fait quoi ?

- On tient la position jusqu'à ce qu'il fasse jour.

Oui, ça aussi c'était un plan très simpliste, mais sur le moment il n'avait rien de mieux à proposer. Les solutions de s'en sortir n'étaient pas nombreuses. Aucune communication radio ne passait, et trois jours de route les séparaient maintenant de la ville. Sortir en pleine nuit était tout bonnement du suicide, si les ruines étaient apparement vides, la foret alentour devait encore grouiller de narveks qui n'attendaient qu'une chose : le départ de la troupe. Il adressa enfin un regard à Ethigan, fatigué mais toujours dure et ferme.

- Bon travail. Allez prendre du repos.

Du repos, oh ça oui ils allaient tous en avoir besoin face à l'inconnu qui les attendait. Raynor posa enfin son fusil, prêt à être utilisé dans l'instant, et le cala sur une grosse pierre taillée qui quelques temps auparavant devait faire corps avec une des imposantes colones du hall. Puis il se leva et décida d'attraper le bras de l'enfant pour le ramener vers le feu. La température dans le temple était déjà fraiche à la base, mais maintenant qu'il faisait nuit dehors, il faisait sacrément froid. De la gentillesse ? Peut-être, mais pas de la stupidité. Il sortit un bout de corde et attacha solidement les mains du garçon dans son dos. Ce n'était pas le moment de perdre leur unique otage, ou prendre le risque qu'il s'en prenne à eux durant leur sommeil. Un enfant était parfois plus rusé qu'un homme adulte.

Après quoi il donna les dernières consignes de garde aux mercenaires, et ordonna aux scientifiques de se rassembler autour du feu. Il posa son sac contre la grosse pierre, face au feu, et s'y cala aussi conforablement qu'il put, en position semi-assise, et examina sa blessure. La petite pillule miracle que lui avait remis Léna semblait fonctionner, bien que la plaie ne se soit pas encore complètement refermée. La douleure se faisait encore ressentir dans son bras et le faisait souffrir lorsqu'il pliait le bras ou contractait ses muscles, le forçant à serrer les dents et exprimer une légère grimace sur son visage. Il prit un moment pour retirer l'ancien bandage et en appliquer un propre; ce n'est qu'après qu'il s'autorisa à avaler un peu de nourriture et d'eau. La journée était passée vite et il se rendait maintenant compte qu'ils avaient tous sauté le déjeuner, faute de leurs mésaventures. Il soupira en s'étirant les jambes et les bras, geignant presque. Ses mucles étaient en feu et tiraient sec. En fermant les yeux il se passa une main fatigué dans ses cheveux humides et sur son mentons où une barbe de trois jours avait fini par s'installer. Puis il bascula la tête en arrière afin de la poser contre le dessus de son sac et tenta de sombrer dans les méandres du sommeil, détendu, se laissant cajoler dans les bras de la douce morphée, une main posée sur la poignée de l'un de ses pistolets. Fallait pas rêver non plus hein.

Ce soir là Raynor ne rêva pas, ou du moins il n'en prit pas conscience. Les images que l'on s'imagine habituellement lorsqu'on rêve n'apparurent pas. Il dormait du sommeil du brave, celui du combattant, celui qui se contente de réparer sans se soucier du spectacle à offrir pour passer le temps. Il se réveilla vers minuit afin de relever le planton à l'entrée, et y resta pendant deux heures. Il détecta des mouvements rapides, signe que certains autochtones se risquaient à approcher, mais pas de trop près. Juste pour observer semblait-il. Il faudrait qu'il se renseigne un jour si les narveks étaient nyctalopes. Le détail pouvait avoir son importance, à plus forte raison au vue de la mouise dans laquelle ils étaient. Un autre homme vint enfin le relever au bout des deux heures et Raynor retourna au camp. Debout, il resta là un moment à fixer l'enfant narvek qui avait réussi à s'endormir. Son extrême fatigue ayant vaincu sa peur du temple. Puis son regard passa sur la tignasse blonde située non loin de l'endroit où il avait lui même posé son paquetage. Il en vint à se demander si elle dormait bien. Si l'enfant lui avait transmit sa crainte d'un dieu dévoreur de chair. Il soupira, plus longuement cette fois, mais ne retourna pas s'installer. Pas tout de suite. Pistolet en main et lampe dans l'autre il retourna à l'escalier, grimpa les marches et... ET... !!!

Et la claymore était toujours là... A l'endroit exacte où il l'avait posé et armé. L'escalier infernal de l'autre côté du porche était toujours si vide d'animation. Il se demanda alors ce qu'il faisait là. Question idiote, mais il y était pourtant. Peut-être était-ce juste afin de satisfaire sa conscience professionnel et son obsession du controle. Le besoin de tout vérifier, de tout sécuriser. Encore une chose que la guerre avait transformé en lui, autrefois jeune homme je-m'en-foutiste.

Satisfait, il retourna au camp. Restait encore quelques heures de sommeil à rattraper. La prochaine fois qu'il ouvrit les yeux, les rayons du soleil franchissaient les deux entrées des deux côtes du mur central, éclairant le hall. Des sortes de meurtrières situées loin en hauteur joignaient leurs efforts pour éclairer le fond du hall. Kurt se leva et commença par quelques étirements, ses muscles étaient toujours douloureux, mais fonctionnels. Dernières vérifications : il ne manquait personne, même pas le gamin.
Alors qu'il s'équipait il vit les scientifiques s'éloigner vers l'escalier du fond.

- Où est-ce que vous croyez aller ? Dit-il en se redressant.

- Ces ruines sont la raison de notre présence, et vous avez été payé pour nous protéger lors du trajet, mais également lors de l'exploration. C'est donc ce que nous allons faire.

Il soupira, fronça les sourcils, mais il ne pouvait nier les faits. C'était pour ça qu'ils étaient là, et le travail n'était pas terminé, même si il semblait dérisoire de s'y intéresser encore alors qu'ils étaient cernés. Il pointa deux mercenaires, ils resteraient ici à l'entrée, puis il empoigna son fusil et son gilet de combat avant d'aller rejoindre les scientifiques déjà en avance, ajoutant un bref signe de la tête à Ethigan et les derniers mercenaires pour qu'ils les suivent aussi. Il désamorça sa claymore et la remit dans une des poches de son ceinturon. La longue et lente descente dans les abîmes commençait seulement, et qui sait ce qu'ils trouveraient au bout ?





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MessageSujet: Re: Promenade de santé
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