Une nuit pleine de changements < PV Arack' >

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MessageSujet: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Ven 20 Jan - 21:11
Compréhension délicate.

Non je ne voulais pas que mon gentil monsieur ne me donne plus de travail, je ne voulais pas qu’il m’abandonne. Et puis quoi encore ! Sans lui je ne suis rien, sans lui pour me dire ce qui est bien et mal, sans lui pour me dire ce que je dois faire, sans lui pour m’aider … à survivre. J’étais désespérée, et je sentais nettement qu’il souhaitait se débarrasser de moi. Je ne comprenais pas ses raisons, soit disant j’étais en danger. Déjà, le terme en lui-même m’échappait. N’avais-je pas de mainte fois mise “en danger“ ? Pour une fois de plus ou de moins, cela ne me faisait pas peur. Alors voilà, ses raisons étaient incompréhensibles.

Je m’énervais, je le voyais moins, et cela me rendait irascible. Je regrettais les premiers temps de notre rencontre, mes entrainements, nos discussions, ses explications. L’après-midi était bien avancée, et le soir n’allait pas tarder à arriver. Lorsque je le vis rentrer, j’étais ses affaires sur le canapé puis s’y affaler, je m’avançai d’un pas sage.

« Dis … ?
_ …
_ Je veux jouer.
_ Non, tu réagis mal quand tu perds, et je ne suis pas d’humeur à affronter ça ce soir, va jouer toute seule.
_ Je m’ennuies depuis que je ne travaille plus … »

Pour la première fois depuis que je vis avec lui, il me dit de sortir et que cela me fera le plus grand bien. Je restais sous la surprise, dans les grands principes qu’il s’était efforcé à m’enseigner, il y avait celui de : « ne sors pas sauf pour le travail et ne parle à personne. ». Tous changeaient … S’en était effrayant.

Je finis par accepter, et c’est ainsi que je me retrouvai à errer en ville. Le centre-ville était intéressant même le soir, c'est pour ça que je m'y rendis. Je savais qu'il y avait toujours quelque chose à observer, et ça, j'aimais, observer. Je m'appuyai contre le mur d'une boutique, et je regardai les passants. Je les regardais comme d'habitude, les yeux grands ouverts et le regard fixe. Eux aussi me regardaient comme d'habitude. Certains le regard inquiet, d'autres effarouchés, d'autres tout simplement empli de peur. Je regardais pour chacun les bifurcations de leur nez, le marquage plus ou moins prononcé de leurs commissures, l'inclination de leur coin de l’œil. Toutes ces choses là qui m'ont appris à différencier un visage d'un autre. Je me souvenais de l'époque où je résidais dans ma chambre blanche. Le défilé de gens était comme un défilé de corps sans visages, et je confondais si bien ma mère avec le docteur. Ainsi, depuis que j'eus appris cette astuce, j'aimais la pratiquer, que cela effrayait ou non.
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Ven 27 Jan - 10:43
Mon esprit était désormais obnubilé par ce cristal qui me semblait si puissant et qui pourtant ne m'avait pas été offert avec le mode d'emploi. Je me demandais par où commencer. Peut-être un magasin d'informatique ? Ou alors une boutique de spécialisation en technologie extra-terrestre. non, mieux, un laboratoire de scientifiques. Ah oui mais là, ça devrait pas être évident à trouver en plein centre-ville. Bon, alors je commencerais par prendre un café. C'est qu'il faisait soif dans le coin.

J'arrivais à trouver assez facilement un établissement avec une terrasse qui vendait du café. Je m'assis donc à table et attendit le serveur. Je me demandais si je pouvais sortir mon cristal ou si il attirerait les bandits. Finalement, je décidais de ne pas le sortir de ma poche, mais je le tournais dans tous les sens pour en connaître le moindre détail physique. Une courbure en forme de demi-sphère semblait être le dessous de la choses. Tandis que le haut tait une pointe très fine, dotée d'une aspérité au sommet. Sans doutes un branchement intérieur. Une prise qui m'était inconnue.

Le serveur arriva et me demanda, blasé, ce que je désirais. Je commandais un café sans me soucier vraiment de sa mine hagarde. J'observais les gens distraitement en triturant ce cristal. Quand soudain, une personne retint mon attention. J’eus l'impression de voir un personnage en 2D avancer. En fait, il s'agissait d'une femme, incroyablement mince, elle s'adossa au mur en face de moi. J'en recrachais une partie de mon café d'étonnement, et retirais ma main de ma poche par réflexe pour m'essuyer la bouche. C'est dans ce mouvement que mon cristal décida de tomber et de rouler par terre. Je sortis de table un peu brusquement pour tenter de le rattraper, et après quatre pas, je remis la main dessus.

A côté de l'endroit où il se tenait, je vis deux chaussures, j'étais accroupis et donc levais les yeux pour voir qui se tenait devant moi.

_ " Excusez-moi, j'ai fais tomber quelque chose et je voulais le rammas ... "

Je venais de voir un ange.Le jeune femme cambrée le long du mur. Je me sentais m'évanouir et me souvins de la dernière fois que j’avais perdu connaissance, alors je tentais tant bien que mal de me reprendre et commençais par me remettre en position debout. Fixant ces yeux gris, je me perdis dedans. J'aurais bien crié "A la Noyaaaade ! " mais j'en était incapable, ma bouche restait définitivement close. Je glissais le cristal dans ma poche tout doucement et attendis une réponse de cette charmante jeune femme. Qu'elle soit sympathique ou désagréable.
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Dim 29 Jan - 21:06
Une étincelle sur ma planète.

Je fus coupé dans mon observation par un événement assez étonnant. Cet homme, qui venait de ramasser quelque chose à mes pieds me semblait bien étrange. Je n’avais encore jamais vu tant d’expression sur un visage. Moi qui ne savait déjà pas discerner les simples et incontournables, je me référais tant bien que mal au image qu’on m’avait montrées tout le long de mon enfance. Mais là, je ne pouvais pas deviner, c’était un mélange de surprise, de gêne, de … non, vraiment je ne savais pas. Mon regard éveillé et arrondi s’était fixé dans l’observation détaillée de ce jeune homme, je voulais être sûre de le reconnaître. C’était la première fois que je tombais sur quelqu’un au trait difficilement reconnaissable. Je croyais être retournée en enfance, durant l’époque où les visages n’existaient pas pour moi. Là, je savais que cet homme en possédais un, mais tout les détails qu’il arborait, et cette étrange expression, me rendait dans l’incapacité de l’analyser.

Je n’avais pas fait attention aux mots qu’il m’avait dit. Toute mon attention s’était focalisée sur la décryptions de son expression. Je le regardais ranger un objet que je n’avais pas identifié. J’avais simplement entre-aperçu comme une étincelle, un scintillement.

« Ca brillait … »

J’avais soufflé ces mots. Et, comme un animal attirait par la lumière, je tentais de dérober l’objet. Bien entendu, à cette époque, j’étais ignorante des convenances, et je ne pensais pas que fouiller dans la poche d’un homme était indécent. Je le fis rapidement et aisément, ce que mon expérience de criminelle me permettait.

« C’est quoi ? »

Je tournai et retournai l’objet entre mes doigts. Les lumières de la ville se reflétaient sur lui. Je souris, c’était vraiment intriguant, ça me rappelait là fois où je jouais avec un miroir. Je ris, un rire ouvert, du moins c’est comme ça que l’aurait décris les autres.

« Quand je trouverais ma planète, je mettrais pleins de ce genre de chose partout ! Vous l’avez eu où ? »

Je me remis à regarder cet étrange bonhomme à l’expression qui élargit mon sourire. C’était vraiment un drôle de bonhomme.
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Ven 9 Mar - 6:13
Cette fille était étrange. A peine relevé, elle m'avait repris l'objet, aussi aisément que si je lui avais tendu. Je repris mon bien nonchalamment.

_ " C'est à moi. "

Je le remis dans ma poche et m'efforçais de prendre un air un peu fâché, bien que devant ce visage angélique, j’avais bien du mal à conserver mon calme.
Elle n'avait pas l'air d'avoir agit méchamment, aussi lui répondis-je :

_ " Oui, ça brille. Je ne sais pas ce que c'est, enfin pas vraiment, je recherche un spécialiste qui pourrait m'aider à discerner la fonction de cet objet. "

Je ne savais que penser de cette étrange fille. Elle était accompagnée d'une aura. Ou de deux même. Celle de l'innocence, et celle du calme plat. Elle semblait froide et attirante à la fois. Sans doutes cet aspect enfantin. Ses mimiques détachées et cet air ... troublant. Un peu comme lorsqu'on est enfant et qu'on croit que le mannequin de cire nous fixe. Sauf que là, le mannequin était vivant. Je ne savais vraiment pas où me mettre.

J'essayais de prendre un air détaché et sûr de moi.
" Tout le monde sur Mars se comporte de manière si étrange ou suis-je juste tombé de manière aléatoire en deux jours sur les trois plus hétéroclite ? "
Comme les deux précédents, cette fille me semblait fort sympathique. Et je risquais encore de perdre du temps. Non pas qu'il fut précieux pour moi, mais cela me ferait rentrer d'autant plus tard au vaisseau.J'avais vraiment envie d'en savoir plus sur cette jeune fille. Alors, je pris mon courage à deux mains et m'engageais dans la conversation :

_ " Qui êtes-vous ? "

J'avais pris un ton curieux teinté d'étonnement. J'espérais vraiment qu'elle me répondrait.

[HRP][b][i] ... Euh, désolé. Tout simplement. J'arrive jamais à être présent sr mes rp's décidément T.T [/HRP]


Dernière édition par Aracknur Toljièn le Sam 7 Avr - 15:55, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Sam 7 Avr - 15:34
Des actes portant l'innocence.

Je fixai cet étrange monsieur. Il m’avait repris l’objet de la même manière que mon gentil monsieur me reprenait les objets. J’avais fait quelque chose de mal ? Je l’ignorais, et comme je n’avais pas le droit de poser des questions, je ne dis rien. Moi, je sais très bien que je suis gentille. Bah oui quoi, je ne voulais pas faire quelque chose de mal. On m’a toujours dit que lorsqu’on ne fait pas exprès c’est qu’on est gentil. Et bien moi je n’ai pas fait exprès, s’il m’a arraché des mains le machin brillant comme le fait mon gentil monsieur quand il est en colère, et bien ce n’est pas ma faute. Je ne l’ai pas fait exprès. Donc je suis encore une gentille. Mais qu’est-ce que j’aimais cet objet. Il était si beau, dans ses facettes les lumières s’y reflétaient d’une manière qui m’étonnait. Serait-ce la beauté ? ou la fascination … Moi qui suis incapable de les comprendre.

Je restais muette comme une tombe. Mon entraîneur me disait que la pierre était le meilleur des modèle, elle était si impassible qu’elle ne faisait jamais d’erreur. Et bien je serais un être inerte sur un visage de pierre, un visage dont les traits ne dévoileront aucune incompréhension, même lorsqu’on me parle de spécialistes d’objet qui discernent je ne sais quoi sur eux. C’est vrai ça ? Il existe vraiment des gens pas du tout important. Je préfèrerais être spécialiste en observation comme moi, plutôt que spécialiste des objets. Un objet c’est mort. Un objet restera un objet, je ne vois pas à quoi peut bien servir un spécialiste. Je mourrai d’envi de poser la question, mais je me retenais du mieux que je le pouvais et je préférai me dénuer d’expression.

Une personne me bouscula. A vrai dire nous étions au milieu de la rue, et le soir, le Centre ville grouillait de monde. Au contact avec un étranger, je réagis au quart de tour, je me retournai vers lui, apeurée. C’était instinctif, je détestais qu’on prenne contact avec moi, j’avais une étrange impression de danger. Quand j’avais raconté ça à mon gentil monsieur il m’a dit que ça pouvait être comparé à l’instinct d’un animal. J’avais du mal à le croire. Mes membres tendues et mes regard apeuré retrouvèrent petit à petit leur état de pierre, et je redirigea mon attention sur le jeune homme qui m’avait posé une question avant l’incident. Je ne l’avais pas oublié.

« Perdue. »

Mes grands yeux gris le fixèrent.

« Je n’ai peut-être pas le droit de le dire, surtout que je suis en ville … Ce serait désobéir peut-être … »

Je baissai la tête, réfléchissant longuement, plongeant un silence d’une phénoménale étrangeté entre nous deux.

« Mais toi tu as un très joli objet. Il a un nom ? Comment t’appelles-tu ? On pourrait lui donner ton nom ? Comme ça on le reconnaîtra. »

Je souris. J’avais rarement vu des choses aussi semblables, mais parfois, les dames amies de mon gentil monsieur portent des pierres brillantes à leur cou. Mais celle de ce drôle de monsieur était bien plus attrayante. Peut-être de part le mystère qu’elle dégageait.

Je regardai à droite à gauche. Je pris la manche du monsieur et je l’attirai avec moi avec force. Je n’avais jamais eu de problème pour attirer les gens avec moi de force, parce que grâce à mon entraîneur, et bien j’avais de la force. J’avais même plus de force que mon gentil monsieur, alors qu’à mon arrivé sur Mars, avant, c’était lui qui m’attirait avec lui. En tout cas, si je l’attirais sans un mot, c’était parce que je m’étais rendu compte que parler avec tant de témoins autour de nous pouvait être dangereux. Et bien oui, imaginons que je fais une gaffe, qu’il me trouve bizarre, et bien je me retrouverais obligée de le tuer. Alors, pour pouvoir le faire sans problème, il fallait que l’on soit ailleurs qu’au milieu de la rue.

Nous arrivâmes face à une sorte de boîte de nuit, je souris au vigile, et nous entrâmes. Je le dirigeai, toujours de force, tenant son bras, vers les toilettes. Je connaissais cet endroit, j’avais signé beaucoup de contrat ici, et je savais que à l’étage, il y avait un espace privé, mais avant celui-ci, des toilettes publiques, où personne n’allait. Elles étaient bien plus sûres que celles qui étaient indiquées. Je le poussai à l’intérieur. Et enfin je poussai un soupir.

« C’est mieux ici. Si tu me trouves bizarre je pourrais te tuer plus facilement. Et puis, comme ça, on pourra parler plus facilement. Mon gentil monsieur m’a bien d’éviter de parler dans les lieux peupler, je ne pourrais pas réparer mes bêtises et nettoyer sans être repérée. Et puis, je suis recherchée, il faut que je fasse attention. Si je ne fais pas attention je désobéirais aux consignes, et je ne sais pas ce qu’il arriverait si je désobéissais ne serait-ce qu’une seule fois à mon gentil monsieur. »

Je levai les yeux au ciel, et eus un sourire de reconnaissance.

« Je suis tellement contente de l’avoir avec moi ce gentil monsieur … Toi aussi tu as un gentil monsieur pour veiller sur toi ? »

Je m’assis sur le promontoire où il y avait les lavabos. Je tournai le dos au miroir. Nous étions dans les toilettes des hommes, parce que chez les femmes, même si ce sont des toilettes sûres, j’ai appris qu’il fallait faire attention. Je pris une mèche de mes cheveux sombres et je jouai avec, remuant des jambes dans un battement funeste.

« Mais si je t’ai emmené ici c’est pour parler sûrement tu sais. Je suis prudente. Non, en fait j’obéis du mieux que je peux. Mais je voulais te demander quelque chose, et comme je ne sais pas si je pouvais te le demander devant tout le monde, alors je t’ai emmené ici. »

Je sortis mon arme, une simple arme à feu, je n’allais pas ramener mon artillerie de travail alors que je sortais simplement pour rompre l’ennuie. Qui plus est mise dehors par mon gentil monsieur. Je la tata un peu, et mes yeux se posèrent de nouveau vers le monsieur. Je lui adressai un sourire qui se voulait gentil et rassurant, un peu attendrissent. On m’a appris que cette expression servait lorsque je voulais demander quelque chose. Alors je l’utilisais, parce que moi j’apprends bien mes leçons d’expressions de visage.

« Tu voudrais bien me donner ce joli objet s’il te plait ? Je le trouve très joli et je voudrais le mettre sur ma planète. Mais ne t’inquiètes pas, on lui donnera ton nom à cet objet. »
[Hrp: Voilà, c’est long mais j’ai fait avancé les choses. Tu vois comment pense Moïra, tu peux interpréter ces faits et gestes comme tu le sens. Juste que elle, elle n’a pas conscience de la bizarrerie de ces actes, c’est innocent. Donc oui, tu peux très bien croire qu’elle te rackette XD]


Dernière édition par Moïra Tenderston le Dim 8 Avr - 9:16, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Sam 7 Avr - 19:24
Être fixé ainsi me déstabilisait plutôt. Je sentais mes joues rosir. Ou du moins, je sentais les courants d'air frais sur mon visage, ce qui me faisait penser que la température de mes joues montait. Ce qui voulait dire que je rougissais. J'attendais que cette jeune femme réponde à ma question. Lorsqu'elle le fit, je ne compris pas.

" Perdue. "

Qu'est-ce que cela voulait bien pouvoir dire. Puis elle enchaîna. en ne répondant toujours pas à ma question. Elle se contentais de me parler de ma pierre. On aurait dit une vieille intelligence artificielle mal codée, qui revient toujours au même sujet afin de soutirer des informations.
Un sourire. Instant fugace. Beauté empirique. Choc !

Reprenant mes esprit dans la seconde qui suivit la fin du sourire, je souris à mon tour. Un regard à droite puis à gauche et me voilà traîné par le bras. D'une force que je n'imaginais pas de la demoiselle. Impossible d'en réchapper. Elle me tira sur un bout de chemin avant d'arriver face à un mastodonte. Lequel me fit peur un instant mais nous laissa entrer dans l'établissement bruyant derrière lui. Cette femme qui me tenait m'emmenait à l'intérieur. Après être passé devant une foule se trémoussant sur un rythme endiablé, elle finit par me lâcher lorsqu'on arriva dans les toilettes.

Qu'étions-nous venus faire ici. Mon assurance me quitta d'un coup tandis que je me demandais si ce n'était pas un piège.

« Je suis tellement contente de l’avoir avec moi ce gentil monsieur … Toi aussi tu as un gentil monsieur pour veiller sur toi ? »

Qu'est-ce que cela voulait dire ? Un gentil monsieur veille sur elle. Ais-je un gentil monsieur qui veille sur moi ? Oh, il y a bien Erik, mais il ne veille pas vraiment sur moi. Je ne répondis pas, me sentant mal à l'aise. Le lieu était inopportun, la question me paraissait inadéquate et mal-amenée. Je n'arrivais décidément pas à suivre le cours de ses pensées. Un être bien étrange que celui-ci se tenant face à moi, assit sur un lavabo. L'ambiance sourde de la boîte de nuit me mettait au bord du malaise et l'incompréhension que j'expérimentait m'achevait. Je me demandais comment j'en étais arrive à cet endroit, avec cette personne, en ce moment.

« Mais si je t’ai emmené ici c’est pour parler sûrement tu sais. Je suis prudente. Non, en fait j’obéis du mieux que je peux. Mais je voulais te demander quelque chose, et comme je ne sais pas si je pouvais te le demander devant tout le monde, alors je t’ai emmené ici. »

Me demander quelque chose ? Je ne savais rien, et ne voulais rien savoir. Dans quel "merdier" m'étais-je encore fourré. C'est alors qu'elle sortit une arme. Je pris peur. Cependant, bien que le désirant du plus profond de mon être, j'étais bien incapable de bouger. Je ne pouvait qu'assister, impuissant, au déroulement de ce scénario qui aurait pu faire pâlir de jalousie les plus grand réalisateurs de films d'angoisse.

A nouveau, un sourire. Bien que chatoyant sur ce visage d'ange, il me mettait encore plus mal à l'aise et je sentais l'évanouissement venir. Quel piètre membre d'équipage faisais-je si je m'évanouissais devant chaque personne un peu "bizarre" que je rencontrais.

« Tu voudrais bien me donner ce joli objet s’il te plait ? Je le trouve très joli et je voudrais le mettre sur ma planète. Mais ne t’inquiètes pas, on lui donnera ton nom à cet objet. »

De quoi ? Oh ! Me menaçant d'une arme, elle me demandait ma pierre. De un, c'était un cadeau. De deux, c'était à moi. De trois, la façon de le demander me faisait peur. Qu'ais-je bien pu faire dans mes vie antérieures pour mériter un karma qui me mette dans des positions aussi inconfortables ? Le fil de ses pensées était comme une aiguille dans une botte de foin. Impossible de le trouver, et encore plus impensable d'essayer de le suivre. Je fis alors comme si rien ne s'était encore passé. Après avoir fais le vide dans mon esprit et combattu mon sentiment de malaise, je m'efforçai d'ouvrir la bouche afin de répondre :

_ " Non, j ... Je ne v ... Ne veux pas vous do ... Donner cet objet. C'est à moi. Et p ... Et puis, je ne vois pas en quoi il vous intéresse. "

Reprenant mes esprit un instant, je tentais de calmer mon rythme respiratoire qui s'emballait.

_ " Si ce n'est que parce qu'il brille, sachez mademoiselle qu'il existe des pierres encore plus belle de par l'univers. "

Espérant ne pas mourir l'instant suivant, j'attendais sa réaction, prêt à tourner les talons pour fuir. J'avais peur. Jamais je n'aurais imaginé avoir peur d'une telle créature. En tout cas, elle n'était pas humaine. Ou alors, elle n'y ressemblait guère, que ce fut de physique ou de mentalité.
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Sam 7 Avr - 20:49
La Crise de Différence.

Il ne comprend pas.
Quelle est cette expression sur son visage. Moi, je ne reconnais pas les expressions, moi, je ne comprends pas. Et lui non plus. Non lui il a cette expression qui m’effraie. C’est une expression que j’ai vu maintes et maintes fois lors de mon entraînement intensif. Je me rappelle de la voix tonitruante de mon entraîneur, elle raisonne encore dans ma tête :

‘C’est ça le secret ! La Peur ! Tu as peur ? Non ! Il a peur ? Oui ! S’il n’a pas cette expression sur son visage, c’est toi qui mérites de mourir ! C’est besogne de tout assassin, détruire par la peur sa proie, avant de le tuer une seconde fois par la balle. S’il n’a pas peur, c’est l’assassin qui doit mourir ! Regarde l’image, souviens-toi de cette expression !
-Elle me fait peur …
-Et bien meurs ! Car tu devras vivre avec cette expression sur tous les visages que tu rencontreras !
-Je préfère l’image qui représente la joie … ou celle du sourire. Je les ai bien retenues celles-là …
-Pas un seul ne t’adressera un sourire ! Tous auront peur de toi Moïra ! Et jusqu’à la fin des temps ! Peur ! Agonie ! Mort ! Ce sera ton quotidien !
-Mais mais mais …


Je me souviens de l’avoir tuer par la suite. Et aujourd’hui encore, dès que je vois cette expression, qui m’effraie tant, je tue la personne pour ne plus avoir à la revoir. Mais voilà, cette fois, ce n’était pas mon but premier. Je voulais juste que l’on me fasse un cadeau pour une fois … Je me sentais désemparée. Encore une fois, ça ne se passait pas comme je le pensais. J’avais encore ratée. Je savais qu’il avait peur, il ressemblait tant à l’image que j’ai vu. Et puis, les bégaiements. C’était un signe aussi. C’était irréfutable. Je ne semais que la peur.

Complètement anéantie, mes lèvres tremblèrent, et ma tête me faisait mal. Je sentais venir la crise. Non ! Je ne devais pas. Mon gentil monsieur me l’a dit, c’était mauvais pour moi et pour les autres les crises …

1 …. 2 .. 3
Non ma respiration était encore trop irrégulière. Je sentais les larmes coulées indéfiniment. Un flot incontrôlable. C’était tout mon être qui le devenait.

« Tu … Tu me trouves bizarre toi aussi … »

Je me mordis la lèvre inférieure, espérant trouver dans la douleur une échappatoire. Mais quand je sentis un goût chaud entrer dans ma bouche, je devinai que le sang s’écoulait, et ça ne servait à rien d’insister. J’entrouvris mes lèvres, un filet de sang s’écoulant sur mon menton.

« J’ai mal … Tu as peur ! C’est mal ! … Pourquoi je suis comme ça ? Pourquoi tu me trouves bizarre ? Pourquoi tu as peur de moi ? »

Je tenais mon arme sur mes genoux, la serrant très fort. Mes yeux se baissèrent sur elle.
1 … 2 … 3 … 4 …
Si seulement quelqu’un pouvait comprendre que je ne le faisais pas exprès. Que je n’étais pas mauvaise. Il voudront bien ne plus avoir peur et peut-être …

« Un ami … Moi je voulais juste que tu me donnes ta pierre parce qu’elle est jolie, et parce que tu pourrais être mon ami. »

Non. Mon gentil monsieur me l’avait dit. Il me l’a toujours dit. Les gens sont méchants. Ils ont peur de moi. Alors dès que je vois que ça déraille, je dois les tuer. C’est la règle. Mais là, j’avais préféré croire ce qui était écrit dans les livres. Lire me perdra. Les gens ne peuvent pas être des amis … Sauf mon gentil monsieur. Parce qu’il n’y a que quatre catégories de personnes. Les amis, qui sont très peu, les ennemis, qui sont partout, les clients, qui m’embauchent puis deviennent ennemis, et pour finir les victimes. Ces derniers sont tout le monde. Je peux tous les tuer, donc ce sont des victimes. Sauf mon gentil monsieur, bien entendu. En réalité, moi aussi je peux me tuer. Moi aussi je suis une victime.

« Tu es qui ? … »

J’avais peur … J’avais peur que le monde soit vraiment comme je l’ai appris. Si seulement je pouvais faire comme dans les films et les livres. Si je pouvais trouver ma planète que j’appellerais Moïra. Cette planète où on me comprendra. Ma respiration était encore forte, mais elle avait retrouvé sa régularité. Les larmes avaient cessées de couler, il ne restait que les sillons et les marques de leur passage sur mon visage. Je relevai le regard vers lui, un regard qui exprimait bien ce que je ressentais en ce moment : du désespoir, de la colère et de la tristesse à la fois.

« C’est pas grave si tu me trouves bizarre. De toute façon j’ai l’habitude. Mais j’en ai assez de devoir tuer tout ces gens qui le pensent… Tu sais … Je n’ai pas vraiment d’amis. En fait, je n’ai rien. Heureusement que mon gentil monsieur et là … ou malheureusement … »

Je pointai mon arme sur lui.

« Dis-le moi ! Qu’est-ce que tu penses de moi ?! Qu’est-ce que je suis ? Tu aurais envi de parler avec moi ou as-tu peur ? »

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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Dim 8 Avr - 15:47
J'attendais donc sa réaction à ma réponse. Elle mit un certain temps à réfléchir. Je me demandais bien à quoi elle pouvait penser. Peut-être se demandait-elle si elle allait me tuer ou non. En tout cas, son expression impassible ne me rassurait guère. J'hésitais, quand à moi, à partir maintenant. Traverser la foule des Martiens en train de danser, et passer inaperçu par la porte d'entrée pour ressortir, et courir le plus vite et le plus loin possible. Qui sait, avec un peu de chance, peut-être aurais-je une chance de m'en sortir vivant, d'atteindre le spatioport, et d'embarquer sur une navette avant qu'elle ne me retrouve. Le seul "hic" à cette échappatoire, c'est que je ne pouvais pas bouger. Paralysé par mon angoisse, je me sentais impuissant.

C'est alors qu'un détail sur mon interlocutrice retint mon intention. Son menton tremblait. Ou plutôt, ses lèvres. Comme un signe d'un futur pleur. Que se passait-il ? Elle n'allait tout de même pas se mettre à pleurer alors qu'elle m'avait entraîné dans un traquenard. Était-ce du à l'excitation ? J'avais lu quelque part, dans une revue, que certains criminels ne maîtrisaient plus certains spasmes musculaires lorsque l'excitation d'un potentiel meurtre les prenait. Je sentis plus que je n'entendis sa respiration se faire irrégulière. Dans la cacophonie assourdie de la boîte de nuit, filtrant sous la porte des toilettes, je n'entendais pas son souffle, mais je voyais les mouvements de sa poitrine s'accélérer. A quoi était-ce dû ?

Ses yeux se mirent à briller tandis qu'elle me fixait, puis une larme coula le long de sa joue, puis une deuxième et bientôt, elle se mit à pleurer. Pourquoi ? Qu'avais-je fais ? A part refuser de lui offrir mon bien. Ses larmes, si on pouvait appeler des flots aussi importants, simplement "larmes", coulaient sans discontinuer. Elles commençaient à tremper le haut de son col.

« Tu … Tu me trouves bizarre toi aussi … »

Elle m'avait posé une question pour le moins troublante. Bizarre ? Évidemment. Je décidais cependant de ne pas répondre. Car si je disais oui, elle risquait de me tuer. Si je disais non, elle risquait de ne pas me croire et de me tuer aussi. Le silence était pour moi la meilleure issue à ce moment.
C'est alors qu'elle se mordit la lèvre. Elle resta ensuite un instant à me fixer en pleurant, sans bouger, en continuant de se mordre, puis lorsqu'elle arrêta, un filet de sang s'échappa de sa bouche pour couler le long de son menton et rejoindre le tracé effectué par ses pleurs, pour finir au même endroit, sur son vêtement. En laissant une traînée vermeille le long de son cou. Ce que je voyait n'avait aucun sens pour moi. Je ne voyais qu'une seule possibilité. Cette personne était atteinte de folie et était capable d'entreprendre des séries d'actes sans fil conducteur. Elle ne devait pas réfléchir et penser comme moi. Elle était définitivement bizarre.

« J’ai mal … Tu as peur ! C’est mal ! … Pourquoi je suis comme ça ? Pourquoi tu me trouves bizarre ? Pourquoi tu as peur de moi ? »

Elle savait que j'avais peur. je n'en doutait point jusqu'alors. Mais, la suite de son monologue me fit tiquer. C'est mal d'avoir peur ? C'est pourtant le propre de l'Homme et de toute être vivant d'ailleurs. La peur fait partie de l'instinct de survie, et selon Darwin c'est ce qui a maintenu les espèces actuellement vivantes, en vie.
" Pourquoi suis-je comme ça ? " . En voilà une question fort intéressant. Hélas, je n'avais pas la réponse. Je ne pouvait pas lui répondre. " Pourquoi tu as peur de moi ? " . Et bien pour la même raison que tu évoques avant, parce que tu es bizarre. Je n'osais toujours pas répondre, mais me sentais plus rassuré. Au moins ne m'avait-elle pas encore tué, et engageait-elle le dialogue. J'avais finalement peut-être encore une chance de vivre.

Elle descendit ensuite son regard sur son arme. Je déglutit à grand peine.

« Un ami … Moi je voulais juste que tu me donnes ta pierre parce qu’elle est jolie, et parce que tu pourrais être mon ami. »

Voilà donc pourquoi elle voulait que je lui offre ma pierre. Afin de tisser avec moi un lien d'amitié. Étrange. Ce n'est pas comme ça que font les gens normaux. Mais, j'avais compris qu'elle n'était pas normale. Je me préparais donc à parler de façon à ne pas la brusquer. Je voulais m'en sortir, et si je devais pour ça lui donner ma pierre, alors j'allais m'y résoudre. C'est dommage. Elle avait l'air intéressante cette pierre.

« Tu es qui ? … »

... Je défis le nœud que j'avais dans la gorge par une force de volonté que je ne me connaissais pas.

_ " Je suis un ami. "

J'avais répondu en tentant une esquisse de sourire. J'espérais la rendre conciliante au maximum. Elle cessa de pleurer et me regarda à nouveau. Ce que je vis dans ses yeux m'attendrit. On aurait dit un petit animal perdu et apeuré.

« C’est pas grave si tu me trouves bizarre. De toute façon j’ai l’habitude. Mais j’en ai assez de devoir tuer tout ces gens qui le pensent… Tu sais … Je n’ai pas vraiment d’amis. En fait, je n’ai rien. Heureusement que mon gentil monsieur est là … ou malheureusement … »

Qui était ce gentil monsieur dont elle parlait tant ? Je me le demandais bien. Mais, je n'allais pas lui demander. Du moins pas maintenant. Reprenant peu à peu de l'assurance, je m'apprêtais à parler lorsqu'elle releva son arme et mit le canon en direction de ma tête :

« Dis-le moi ! Qu’est-ce que tu penses de moi ?! Qu’est-ce que je suis ? Tu aurais envi de parler avec moi ou as-tu peur ? »

J'espérais juste qu'elle n'allait pas me tuer. Je décidais alors de tenter le tout pour le tout, et pris mon courage à deux mains. Je la pris par le bras et abaissai son arme. La fixant droit dans les yeux, je répondis :

_ " Ce que je pense de toi ? ... Et bien je pense que tu n'es pas normale. Je pense même que malgré ton attitude inamicale et froide, tu pourrais être quelqu'un de bien. Hélas jusque là, tu as dû te sentir bien seul. Laisses-moi te montrer ce que je pense de toi et accompagnes-moi dans la rue. J'ai deux-trois choses à te montrer. Seulement, s'il-te-plaît, ne pointes pas ce truc sur moi, ça m'effraie. "

Ayant pris un ton convaincant, j'espérais qu'elle allait me suivre.
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Lun 9 Avr - 18:25
Avoir ou ne pas avoir un ami.

A quoi bon insister, je ne suis qu’un horrible monstre.
Muni d’un ‘instinct animal’ comme l’a si bien dit mon gentil monsieur. Je ne suis rien, je suis bizarre … Comment on se fait des amis ? Comment peut-on parler et être écoutée sans ressemblait à mes images de ‘monsieur qui a peur’ ou ‘monsieur qui est étonné’. Je l’ignorais. Un ami lui ? Lui qui avait peur. J’avais lu un jour que les mots sont des mensonges. Qu’étaient les siens ? Pouvais-je y croire. Comme moi je suis bizarre, je ne sais pas ce que je peux croire ou non. C’est pour ça que mon gentil monsieur veut que je me taise. C’est pour ça que je ne dois pas sortir ni parler sauf sous le costume de Moï V. Je dois tuer et obéir, je n’étais bonne qu’à ça. C’est déjà bien non ? Mais c’est difficile d’agir sous son propre chef en intégrant tout les ‘Principes Fondamentaux de la Société’ dans mes actions. Des écrits bien ennuyeux, je peux le dire.

Il m’a touché ! Il a osé me toucher ! C’était comme une convulsion éclectique qui se propulsait de mon bras pour ensuite pétrifier tout mon corps. Mes dents étaient serrées, et je crois bien que j’allais appuyer sur la gâchette. Mais lorsque je vis son regard, je me sentis apaisée, ce n’est pas pour autant que je me détendis. Mon gentil monsieur m’apaisait aussi en me lançant le même genre de regard.

Pas normal ça veut dire bizarre ? Quelqu’un de bien ? Mais bien sûr que je suis gentille … Les gens ne le savent pas ? Mais pourquoi, je fais pourtant tout pour. Ils sont idiots ou quoi ! C’est vrai ça. Montrer ce qu’il pense de moi ? Mais franchement je ne comprenais pas un traître mot de ce qu’il me disait. C’était bien trop étrange. Ne pouvait-il pas s’expliquer clairement, comme tout le monde ? En tout cas, j’avais compris qu’il voulait qu’on sorte pour qu’il puisse me montrer des choses dans la rue, et il voulait aussi que je range mon arme. Je ne comprenais pas très bien le pourquoi du comment, mais je repliai mon bras, mettant mon arme contre moi. Elle n’était plus du tout dirigée vers lui.

« Je suis gentille … Je ne sais pas pourquoi tu penses le contraire. C’est évident. »

Je me levai du lavabo, je le fixai dans les yeux. J’avais envi de pleurer, agacée de ne jamais rien comprendre. Il ne semblerait qu’il n’y ait qu’avec les princesses comme Meyline que je puisse m’entendre. Ca c’est parce que j’en suis sûrement une aussi.

« Tu sais … Comme je suis gentille, je vais te le dire. Mais je ne comprends pas un traître mot de ce que tu dis. Et puis tu as l’air idiot ! Parce que tu ne vois pas que je suis gentille, et parce que tu ne parles pas clairement. »

Je rangeai mon arme, je lui pris la main, je la regardait quelques instants avant d’esquissai un sourire. Je la serrai.

« Bon allez, je te fais confiance, je te suis. Mais tu sais, comme je suis … euh … comment on dit déjà ? Recherchée oui ! Comme je suis recherchée, et bien il faut que je fasse attention, c’est mon gentil monsieur qui me l’a dit. Alors ne dit jamais que je suis Moï V. D’accord ? Tu es mon ami, tu devrais comprendre, même si tu es idiot. »

On sortit des toilettes, je ne lâchai pas sa main. Je devais la tenir fort pour ne pas qu’on se perde. Je le suivis jusqu’à l’extérieur. On passa devant des gens qui s’amusaient, et même que certains nous sifflaient, mais puisque lui, il semblait les ignorer, je fis de même. Une fois dehors, on retrouva les rues animées du centre ville. La nuit était éclairée par pleins pleins pleins de lumières.

« En fait … Tu ne m’as pas encore dit ton nom ? Tu dois vraiment être idiot … Moi c’est Moïra. Mais comme je suis importante, et bien j’ai pleins de nom. Moïra, Moïra Tenderston, Moïra Valtusmin, Moï V., Moï, mademoiselle, eh toi …, je réfléchis un instant, j’en ai peut-être oublié .. Enfin, bon, ce ‘est pas grave. »

Je lui souris.
En fait, j’étais contente d’avoir un ami. Même si je n’étais pas sûre. Mais je préférais le croire. J’étais tellement contente que je lui dis :

« Je suis contente d’avoir un ami ! »

Et bien oui, la joie traduit les pensées en paroles. Je sautillais donc derrière lui, ce qui me valait quelques regards qui ressemblaient à ceux qu’on me lançait habituellement. Mais je m’en moquais, parce que là il me regardait et il voyait que j’avais un ami.

« Pas toi ? »
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Ven 27 Avr - 20:42
Elle eut une réaction inattendue lorsque je pris son bras. Elle semblait paralysée un instant, mais finalement rengaina, ce que je remerciait d'un soupir de soulagement à peine contenu.

En sortant, les gens nous regardaient, mais je n'y prêtais guère attention, je venais de conserver la vie, et je n'allais pas m'arrêter à quelques sifflements, je ne les entendais presque pas. Une fois sortit, elle me donna son nom, enfin, ses noms. Elle en avait plusieurs, assez semblables. Puis elle me sourit, ce qui me soulagea d'autant plus. Au moins n'allait-elle pas avoir de nouveau des attentions néfastes pour ma personne. Elle semblait aller mieux. Je la comparais avec un névrosé. Elle changeait d'attitude assez rapidement, et sans transition visible.

Elle me dit qu'elle était heureuse d'avoir un ami, et me demanda si je ne l'étais pas, moi aussi. Je ne savais pas trop que lui répondre. J'avais plusieurs amis. elle ne semblait pas en avoir des masses. je ne voulais pas la froisser en lui disant que j'en avais plusieurs, ni en lui faisant comprendre qu'elle devrait en avoir plusieurs aussi. Il suffirait qu'elle en ai déjà un certain nombre pour me croire arrogant. Donc, je répondis simplement.

_ " Je suis heureux aussi que tu soies mon amie. Je m'appelle Aracknur, mais Appelles-moi Arack', si tu veux. Mes amis m'appellent ainsi. "

L'emmenant un peu plus loin, je m'arrêtai au beau milieu d'une allée, sur le côté. Je lui lâchais la main, et pointai le doigt en direction des passants.

_ " Tu vois ces gens ? Ils sont normaux. Ils ont une famille, un travail, pour certains. On peut les classer en différentes catégories, et c'est ça qui fait d'eux des gens normaux. On sait qu'avec des gens normaux on ne risque pas de voir des comportements inattendus ou dangereux, sauf si eux-mêmes se sentent en danger grave.

Lorsque je t'ai dis que je ne te trouvais pas normale, c'est parce que je ne peux pas te classer dans une catégorie de gens "normaux". Regardes cet homme, il regarde sa montre, il doit être en retard, ou être pressé d'arriver là où il veut aller. Regardes cette dame, elle espère pouvoir donner à manger à ses enfants jusqu'à ce qu'ils puissent se sustenter eux-mêmes.

Regardes ces gens, ils courent, sont pris par le temps, ou alors, ils ont un moment de répit et traînent à des endroits qu'ils aiment. Certains dans des bars, d'autres dans des boîtes de nuit. D'autres encore, vont voir des amis.
"

Oups, j’espérais ne pas avoir gaffé en disant cela.

J'essayais donc de me rattraper sans qu'elle ne se rende compte de ma gaffe.

_ " Tu es gentille, je n'en doute pas. Mais tu es anormale. Ce n'est pas grave dans le fond, du moment que tu ne gênes pas autrui, soit mentalement, en lui disant des choses qui le mettent mal à l'aise, soit physiquement, en le blessant, ou en le tuant. Les gens n'ont pas pour habitude d'être mis en danger n'importe comment et n'importe quand. Ils savent où et quand, ils peuvent être mis en danger. Par des gens normaux classifiés dans la catégorie des gens dangereux. Lorsque tu as pointé ton arme dans ma direction, je me suis sentis agressé, et j'ai réagis du mieux que j'ai pu pour éviter d'être blessé ou tué. Saches que menacer les gens, n'est pas normal, sauf si tu as une raison qui provient de ta catégorie, tu me suis ? N'arrivant pas à te classer, je te trouve anormale.

La plupart du temps, les gens sont classifiés, grâce à leur éducation, qui détermine ce qu'ils sont vraiment. Toi, qui est inclassable, tu as dû recevoir une éducation anormale, ce qui veut dire : non-répertoriée.
"

Je parlais beaucoup et espérais qu'elle me comprendrait et qu'elle n'allait pas sortir son arme. Avec n'importe qui, je me serais senti à peu près en sécurité, en pleine rue devant plein de gens, mais là, j'étais mal à l'aise. Je n'arrivais vraiment pas à cerner Moï. Ainsi s'appelait-elle. Un joli nom, tout de même.

Je me souvins alors d'une chose.

_ " Au fait, tout à l'heure, tu m'as parlé d'un "Gentil Monsieur". Qui est-ce ? "
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Sam 22 Sep - 8:32
Le dénouement des idées. Idéal?

Me laisser guider, je savais faire ça. On me guidait toujours lorsque j'étais perdue, mais mon gentil monsieur m'a dit qu'il fallait que je me fasse guidé que par lui. Les autres sont des fourbes qui veulent me manger toute crue. J'ai peur. Ils m'emmèneront dans des chemins dangereux pour ensuite me manger le cœur. Ils vont me tuer, et la mort c'est … angoissant. Mais où est mon gentil monsieur ? Mon gentil monsieur devait me sauver ? Non, il ne joue plus avec moi, il est toujours occupé, et il m'abandonne, je ne travaillerais plus … Aera … Si tu me trouves, je serais arrachée de mon gentil monsieur. Les autres ne comprennent pas notre lien, les autres nous détestent, les autres me trouvent bizarre. Me cacher, me réfugier derrière mon gentil monsieur, me dissimuler sous ses habits dit de riches, courir plus vite que la police, n'être rien …

« Moïra Valtusmin ? J'ignorais que vous aviez de la famille Seamus, donc c'est votre fille adoptive. Mais pourquoi ne la voit-on jamais ? Tenez, ma fille organise une fête où il y aura que de ces jeunes gens de la haute société, pas de racailles, ne vous en faite pas, des anciens terriens aussi parmi eux, que diriez-vous de laisser notre petite Moïra y aller ?
_Non, elle doit étudier, elle est très studieuse, et comme vous l'avez remarqué, elle parle peu, elle en s'amusera pas là-bas.
_Très bien … Je comprends, quel dommage pour une aussi jolie demoiselle de se fermer ainsi. C'est normal pour les jeunes de sortir de temps à autres. »


La chambre. Je la connaissais par cœur, je savais que je finissais toujours par m'y cacher. Ma chambre blanche sur Terre, et maintenant la chambre que m'offre mon gentil monsieur. « C'est normal pour les jeunes de sortir ... » Qu'est ce qui est normal ? Je suis Moïra Tenderston, elle est là que pour son gentil monsieur, Moïra Valtusmin, elle est là pour les autres, Moï V. elle est là pour l'argent. Qui suis-je ? Moïra … Je m'appelle Moïra, et je suis anormale.

« Si tu sors tu te changeras en un monstre horrible après minuit. Un monstre plein de bave. »

Je vais me changer en monstre, c'est ce que m'a dit mon gentil monsieur. Je ne suis qu'un monstre qui s'appelle … Je ne sais plus. Tous ses noms me donnent mal à la tête, ces noms qui sont ma fierté, si j'en ai temps c'est parce que je suis importante. Importante. Pour mon gentil monsieur ? Qu'est ce que c'est que d'être importante ? Je suis dehors, les gens passent devant moi, ce ne sont pas des gens qui me comprennent, ce ne sont pas des gens de ma planète. Je ne suis pas avec eux, ou alors c'est eux qui sont ailleurs. Pourtant celui qui me tenait par le bras, c'était mon ami. S'il me tenait, c'est qu'il était là, s'il me tenait, c'est qu'il était avec moi. Même si je suis bizarre.

Bizarre … Pas bizarre … Bizarre … Pas bizarre …

Pourquoi ma tête elle tourne ? Pourquoi ma gorge se noue ? Ils ne peuvent pas comprendre qui est mon gentil monsieur, même lui, il ne pourra pas comprendre. Je ne saisis pas ce qu'il me dit ? Qu'est ce que je suis ?

« Qu'est ce que je suis moi ? »

Je voulais crier, mon bras qu'il tenait se mit à trembler furieusement, mon regard gris était fixé sur lui, et je le sentais larmoyant.

« Mon gentil monsieur ne me donne plus de travail … alors je suis toute seule … Bizarre ? Pas bizarre ? J'ai peur ... »

Non. Mon gentil monsieur … Aïe … pas lui ! Penser à lui fait … mal … bien … qu'est ce que c'est le bien ? Le mal ? Non mon instructeur. Mon instructeur m'a dit que crier devant tout le monde c'était pas bien. Crier, repérée. J'ai peur. Je ne sais plus quoi faire. Quoi penser. Je vois un homme portant des lunettes, des yeux jaunes, des cheveux roux … rouge. Un visage plutôt pâle. Un air … Monsieur indécis. Il tremble aussi ? Ou est-ce moi qui tremble trop ? Un monsieur. Je ne le connais pas. Regarde ses traits, ils sont uniques, observation. Les visages sont tous les même, sauf le sien. Ça c'est une vérité que même mon gentil monsieur ne pourra pas réfutée. Je vois, et c'est moi qui est appris toute seule à voir et à retenir. Car sinon, rien n'a de sens. Je pleurai. Pleurer c'est faible … Mais je ne voulais pas mourir.

« Sauve moi … Dis moi si c'est mal ou bien. Je ne sais pas faire la différence. J'ai le droit de pleurer ? Où dois-je aller ? »

Je me blottis contre lui. J'avais agis spontanément. C'est étrange, j'avais déjà vu une fille faire ça, je suis une fille, je peux donc le faire. Il fait nuit, et je suis toute seule, je copie les autres, mais tous ce que j'ai appris semble, se contredire. Je ne comprenais plus, et je ne savais plus si je devais aller voir mon gentil monsieur. Souffrir c'est normal, on me l'a dit. Quand je souffre je tue. Mais quand je sors mon arme, mon ami a peur …
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Mer 1 Mai - 3:58
« Sauve moi … Dis moi si c'est mal ou bien. Je ne sais pas faire la différence. J'ai le droit de pleurer ? Où dois-je aller ? »

Elle se blottit contre moi, j'en fus abasourdi, le choc s'amplifiait à mesure que les secondes défilaient. Je repris mes esprit et la serra contre moi dans un geste protecteur pendant que ses larmes coulaient le long de ses joues. Pourquoi pleurait-elle ? Elle était vraiment bizarre. Je n'en revenais pas de tout ce qui m'était arrivé aujourd'hui en si peu de temps. Je continuais de la serrer encore un peu jusqu'à ce que ses sanglots cessent.

La lâchant de mes bras je lui pris néanmoins sa main et la dirigeais vers un endroit où le ciel était dégagé. Je voulais lui montrer ça. Lui montrer. Nous arrivâmes à un lieu qui semblait adéquat. D'ici on voyait le ciel étoilé. Parfait. Pointant du doigt le ciel je luis dis :

_ " Vois-tu les astres, les étoiles ? Tout cela est contenu dans un système solaire, lui-même contenu dans une galaxie elle-même contenue dans une univers qui lui est contenu dans on ne sait quoi, pour peu qu'il soit contenu dans quelques chose. La taille de Mars dans cet univers équivaut à la taille d'une poussière sur Mars. Nous autres êtres vivants, nous ne sommes au final rien du tout face à cette immensité qu'est l'univers. Nos soucis ont l'air importants pour nous, mais au final, comparé à l'Existence elle-même, nos problèmes ne valent rien. Un problème se pose, contournes-le ou affrontes-le. Garde à l'esprit que ce problème n'est au final rien. Nous sommes tous des riens, qui par la force de penser sommes capables d'imaginer que notre existence vaut quelque chose. Je ne pense pas. Notre existence ne vaut rien, si on ne la vit pas. Passer sa vie à échapper aux problèmes, ce n'est pas ça qui importe. Ce qui importe vraiment, c'est vivre notre vie. Car c'est tout ce dont nous sommes réellement capables.

Mon point de vue est que rien n'est fondamentalement "bien" ou "mal". Il n'y uniquement que les actions. Si ton but est de vivre ta vie, alors tu feras tous ce qui te semble être en mesure de conserver cette vie. Tu feras le "Bien" moralement parlant. Profites de chaque chose, de chaque détail de chaque élément de chaque décor que tu rencontres. Apprends de tout, apprends de rien, reviens ensuite chasser tes problèmes avec plus de connaissances que tu n'avais lorsqu'ils se sont présenté à toi. Sois toi-même. Vis !

C'est tout ce qui importe.
"

J'avais la désagréable impression que mes explications n'étaient pas claires, mais je ne pouvais exprimer mes pensées avec de simples mots. Hélas, la télépathie n'était pas une de mes capacités. Je mis un bras autour de ses épaules et la fixa dans les yeux. J’espérais qu'elle y lirait ce que je voulais lui transmettre.

J'ai toujours pensé être seul. Être unique. Jusqu'à ce que je me rende compte que tout le monde était unique. Donc personne ne l'est vraiment. cependant, certaines personnes "tirent leur épingle du jeu" en ne suivant pas les classifications habituelles. Ces personnes là sont importantes à mes yeux. Car la différence amène la connaissance. La connaissance amène la compréhension et la compréhension amène la sérénité.

Un vent frais me faisait frissonner et la nuit commençait à envelopper les alentours de sa brume obscure. Je ne me sentais pas rassuré au milieu de la ville. Mais j'avais l'impression qu'il me fallait à tout prix rester, écouter Moïra, la guider, l'aider, et surtout, l'empêcher de me tuer. Même si mes mots avaient pour but de la distraire ils n'en étaient pas moins le reflet de ma façon de voir le monde. J'espérais sincèrement qu'elle comprenne, elle serait la première. Je me sentirais moins solitaire sur ma voie.


[HRP : Il est pas très long ce post. Mais j'espère qu'il te conviendra. Sinon, je te donne le droit d'exiger de moi que je le recommence ;) /HRP]
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MessageSujet: Re: Une nuit pleine de changements < PV Arack' > Ven 3 Mai - 23:56
A mon ami
J'avais un ami. Mais je sentais cette douleur qui fréquemment pouvait m'habiter. Souvent, cette douleur était liée à la pensée de mon gentil monsieur. Je n'avais jamais vraiment laissé quelqu'un me toucher à l'exception de mon gentil monsieur ou pour les cas de comédie. Je trouvais étrange de sentir et de mémoriser un nouveau contact. Je le sentais autrement. Je fermais les yeux, laissant mes sens découvrir cette nouvelle sensibilité que je découvrais. Je ne pensais pas qu'un humain pouvait être chaud. Si j'avais su, j'aurais user du contact plus souvent et j'aurais plus joué la comédie ! Quand il m'écarta, mes yeux étaient encore larmoyant, et j'aurais eu envie de lui dire de ne pas faire ça. C'est vrai ! J'aurais aimé mieux mémoriser cet instant. Pourtant, ma mémoire était loin de finir ses découvertes de cette soirée. J'avais appris à avoir un ami, et cette sensation sur le visage de l'autre, cette sensation de le sentir... comme toi. Bien plus tard cette soirée, j'apprendrais que c'est l'humanisation, le fait de considérer l'autre comme conscient et sujet de sa vie. Avec mon souci de non identification des visages, j'avais du mal à distinguer ce lien entre les traits qui rendait les gens humains. Je les considère tous comme objet de ma vie. Et c'est avec mon gentil monsieur, que je réussis à découvrir cette affection et humanisation. Aracknur possédait ce regard, cette sensibilité qui m'aidait à ... me sentir moins étrange.

Je restais longtemps à fixer son visage. Aïe. Il m’emmenait. Je ne devais suivre que mon gentil monsieur. C'est pas juste. Mais Aracknur lui aussi, influais en moi ce sentiment de chaleur. Je me sentais moins seule. Le suivre soulageait un peu ce mal que mon gentil monsieur m'avait laisser. Les rues défilaient, mais je connaissais bien cette ville. Je me souvenais de la première fois où je m'étais baladée ici.

Il me désigna les étoiles. Je ne compris pas. Il me parla de grandeur de l'univers. Mais ça je le savais déjà. Je l'avais lu dans les livres illustrés de ma chambre blanche. Je ne comprenais pas ce regard fasciné avec lequel il regardait le ciel. Moi aussi j'étais curieuse de savoir où était ma planète. Là-bas, ou là-bas, mais c'est pas facile de savoir. Son discours se poursuivait, et même si je ne saisissais pas tout, je décidai de jouer le jeu et de regarder le ciel aussi. Ses mots l'embellissait d'ailleurs. Il donnait un sens que je n'avais jamais attribué au ciel. Je n'arrivai plus à détacher mon regard. J'avais l'impression de la voir, là-bas, ma planète. Je levai mon doigt, et je pouvais presque la toucher. Je souris. Non pas d'un de ces sourires que j'arborais comme pâle imitation des illustration que j'avais déjà vu, c'était un sourire vrai, un sourire que je ne contrôlais pas. Je pense n'avoir que très rarement souris comme ça. Je n'étais donc qu'une toute petite graine de poussière moi ? Pourtant je me croyais importante avec tous mes prénoms. Mais cela ne me gênait pas. Vraiment pas. Mes prénoms et mon importance me pesait. Je n'étais pas... seule. Et ma planète m'attendait. Tout le monde se moque des grains de poussière. On devait bien se moquer de moi, qui irait chercher ma planète très, très loin... Je me sentais comme... libre.

Lorsqu'il prononça le mot 'bien' et 'mal', je me concentrai un peu plus sur ses paroles. C'était des paroles que, même si je les écoutais qu'à moitié, elle me parlait. Je cessais de sourire, et je le regardais avec mon air abasourdie et éveillée naturel.

« Je... entends. »

Je baissai légèrement la tête. Je n'avais pas vraiment besoin de réfléchir, tout s'enchaîner dans ma tête. Ouille... J'en ai assez de cette chaleur dans ma tête, une douloureuse chaleur qui m'envahit.

« Tu sais... Mon rêve, c'est de trouver ma planète qui... est là-haut. Une planète où je ne serais pas bizarre. Une planète que j'appellerais Moïra et de pleins d'autres noms puisque ce sera une planète importante. Je peux le faire. Si je suis... une si petite poussière. Ça ne dérangera personne. J'aimerais bien réussir à... trouver le bien du mal. Je ne comprends pas ce que c'est. Mais je sais que parfois j'ai... mal. Les autres je ne sais pas, et à vrai dire je m'en moque. Si j'ai serais-je le mal... Je m'en moque aussi... Je veux faire... comme t'as dit... l'action pour ne plus avoir mal. »

Je me tus. Je savais ce que je devais faire. Je devais retrouver mon gentil monsieur. Ça faisait peur, mais je devais... agir. Je le ferrais. Je ne suis qu'un grain de poussière. Je ne serais heureuse qu'en trouvant m planète, et pour le moment,elle est près de mon gentil monsieur. Travaille ou pas. Ordre de le laisser tranquille ou pas. Je savais que.. ça me ferait plus mal de le faire. Je devais le faire. Faire. Faire.

« Aracknur... ? »

Je m'étais tue longtemps en fait. Je m'étais laissée envahir par les pensées qui fusaient dans ma tête. Mon gentil monsieur, les apprentissages, les planètes, les visages... mon ami. Je soulevai lentement la manche de ma combinaison, laissant entre-apercevoir ma peau. Je souris de nouveau avec ce sourire honnête. Je regardais fixement mon poignet dégagée qui était orné d'un fin bracelet en argent. Je restai longtemps à l'observer dans les moindres détails, percevant la moindre parcelle de ce bracelet. Il était petit, adaptée à mon fin poignet. Mon gentil monsieur me l'avait offert, mais après il m'avait fait la tête pendant 5 jours. Il m'a dit que c'était pour mon anniversaire. Mon anniversaire c'est le jour de notre rencontre. C'est là que je l'ai établi. Je suis née avec mon gentil monsieur. Je détachai mon bracelet, et le mit dans la main de mon ami.

« Tiens. Comme ça on se retrouvera. Si jamais j'oublie ton visage, ce qui m'arrive souvent, et bien montre moi ce bracelet, et je saurai que c'est toi. »

Je partis en courant rentrer chez mon gentil monsieur. Je devais faire.
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